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voilà les causes efficientes de la vertu de la morte. Plus bas le symbole de sa pureté, voilà l'effet de ces causes ; enlin l'inscription, c'est l'oraison funèbre et Y âme de la devise. — Dans tout cela, rien de forcé, rien
3ui ne tende directement au but, à l'unité e pensée : le symbolisme est complet et sans mélange. Vous avez eu bien raison d'écrire que ce monument est d'un immense intérêt. — Je dirai, en passant, que dans la planche m bis do l' Architecture religieuse de M. de Caumont, on a figuré deux moulures de Saint-Samson-sur-Rille, antérieures au x' siècle, et dictées par une pensée analogue : on y voit la grappe de raisins accompagnée de feuilles d'eau, fig. 9. (Nymphœa et alisma ou sagittaria). — Dans la fig. 5, les feuilles de nymphœa sortent précisément du calice au-dessus duquel sont les grappes.
Feuilles de vigne et raisins.
Vigne sauvage. — A mon sens , c'est du lierre; et je signalerai, à ce propos, une collection bien curieuse que M. Durand, architecte de la ville et membre de l'Académie de Bordeaux, a faite de toutes les formes de feuilles de cette seule plante qu'il a pu rencontrer. Ce sont des dessins d'une pureté parfaite, au simple trait : ils sont déjà, je crois, au nombre de plus de cent, tous différents, et il trouve journellement de nouvelles formes; tout cela, convenablement réduit, serait intéressant à publier en deux ou trois petites planches.
Fleurs de violettes, caractérisées par la présence constante de Yéperon et par les pointes des folioles du calice qui se montrent parfois dans les angles laissés vides par les pétales.
Nénuphar. — Cela semble évident par la position de fleurs nageantes et vues de côté; mais ces fleurs ont trop peu de pétales, les feuilles sont droites, leurs oreillettes sont trop arrondies, et le sculpteur a craint qu'on ne les reconnût pas pour des feuilles s il ne leur donnait une pointe; à moins qu'il n'ait cru employer un artifice de perspective qui les ferait croire étalées sur 1 eau et vues de côté (?); mais, je le répète, l'intention me semble évidente. Le bouton de lotus des hiéroglyphes vaut bien mieux que ces fleurslà, et cette réllexion me conduit à dire qu'il me semble avoir vu quelque part des feuilles de lotus ( hiéroglyphiques ou monétaires) qui étaient pointues comme celles-ci : je ne connais pas de figure botanique de cette plante, mais cela forcerait-il à chercher nos végétaux sculptés jusque dans la flore exotique? ou serait-ce une réminiscence de l'antique? Au xinc siècle, vu l'origine égyptienne du lotus, j'aimerais mieux encore la première hypothèse que la seconde.
Chêne, avec et sans glands.
Guirlandes de Roses.
Roses en bouquets.
Feuilles de Renoncules.
Pensées.
Feuilles contournées sans dénomination
générique. — On pourrait les ranger parmi les imitations de l'acanthe ou dans le groupe si varié des chardons.
Feuilles déchiquetées portant des vésicules. — Le Fucus vesiculosus, dont on aurait laissé les digitations trop élargies, par économie de travail, parait clairement indiqué par la décurrence de la fronde, la finesse et la flexibilité du rameau : je ne fais là que de choisir entre deux dénominations proposées.
Violettes. — Ce sont des fleurons tétraphvles ou poulaphyles, indéterminables vu l'immense quantité de fleurs analogues.
Feuilles entablées. —Elles sont tout à fait fantastiques; crochets en haut, patinettes en bas.
Au xve siècle, les feuillages sculptés sous les corniches sont des chardons dans la première, et ceux de la seconde ressemblent extrêmement à des feuilles de séneçon.
M. Desmoulins a rendu service à la science archéologique en s'occupant , un des premiers, à déterminer quelques-unes des espèces de la flore murale du moyen âge.
Mais le travail est loin d'être achevé. Il y a beaucoup encore à faire sous ce rapport, Mais ce n'est guère que par des monographies que l'on peut espérer de faire faire des progrès à cette partie de l'archéologie chrétienne. D'autant plus que la flore murale n'est pas partout la même, et que les artistes, dans les diverses régions de l'Europe, ont eu une prédilection marquée pour des plantes différentes.
M. Saubinet a reconnu, dans la cathédrale de Reims , les plantes dont les noms suivent :
Façade.
Guirlande d'acanthe.— Cirsium acaule. — Quercus. — Quercus pedunculata ou robur.
— Vitis vinifera. — Potentilla fragaria. — Potentilla reptans. — Rosa canina (ornée de ses fleurs). — Ranunculus acris (avec ses fleurs). — Rosa arvensis. — Ranunculus lingua.
A l'intérieur de l'église.
Sagittaria sagittifolia. — Agrimonia. — He-^ dera hélix. — Hydrocotyle vulgare. — Azarum vulgare. — Ilexaquifolium.— Vitis (avec grappes).— Ranunculus (avec fleurs). — Castaneus? (avec fleurs). — Glecoma hederacea. — > Fougères.
Dans le triforium. m
Azarum europœum. — Glecoma hederacea, — Acanthe. — Vigne sauvage. — Laurier. — Arum vulgare. — Malva silvestris. — Ranunculus (avec fleurs).
FOLIATION. — Sous le nom de Foliation, que l'on pourrait désigner en français sous celui de feuillaison, s'il n'était pas si vague, les antiquaires anglais indiquent les petits arcs ou feuilles séparées par des pointes saillantes, comme dans les formes trilobées, quadrilobées ou multilobées. Les foliations sont usitées comme ornements dans les ar cades du style ogival. L'introduction en a été faite dès le commencement du style à