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FORCE COUPAUÉE DE l'OGUE KTBl' PLEU
cintre. — Les mathématiciens et les auteurs do traités d'architecture ne sont pas d'accord sur la force comparée de l'arc en plein cintre et de l'arc en ogive, et par conséquent sur celle des deux genres de voûtes qui en résultent; ruais le plus grand nombre d'entre eux penchent en faveur de l'ogive.
L. B. Alberti, il est vrai, après avoir décrit l'arc en tiers-point, ajoute qu'il regarde l'arc circulaire comme le plus fort : Rectum arcum omnium esse firmissimum cum reipsa censent, tum et ration* argumentoque monstrant.
(lib. ni, cap. 13.)
Brunelleschi, au contraire, dans le discours que Vasaii lui fait tenir lorsqu'il rendit compte de ses opérations pour la construction de la voûte de Santa Maria del Fiore, explique comment, pour la rendre plus forte, il a préféré lui donner: 11 sesta di quarto acuto.
Cesariano, dans une note de son commentaire sur le chap. 2 du liv. rr de Vitruve, observe que l'arc aigu est capable de soutenir un grand poids dans sa partie supérieure et perpendiculairement, mais que latéralement il olfre moins de résistance que l'arc en plein cintre.
François Sansovino , fils du célèbre architecte de ce nom, dans une lettre qui est la 5* du tom. V des Lettere pittoriche, rapporte ainsi les motifs qui engagèrent à faire usage de l'arc en ogive dans la construction des voûtes du palais de la commune , à Venise: « Perché frà le forme de ' volti , è moito più forte l'acuta chè la mezza sferica, essendochô l'acuta, per essere parle di triangolo, è difficile chè per l'angolo nel quale le due linee si urtano e serrano insieme, possa cedere o spezzarsi. »
Blondel , dans son Cours d'architecture, pense quu l'arc en ogive a moins de poussée.
Bélidor, au liv. n de la Science des ingénieurs, donne une méthode pour calculer la poussée que les arcs circulaires et aigus exercent vers le point de l'imposte.
Le P. Frisi, dans une petite dissertation imprimée à Livourne en 1766, sous le titre de saggio soprà Varcltitettura gothica , fait une distinction confoime à celle de Cesariano.
Milizia dit formellement: « Gli archi golici sonoi più forti » (Princip. d'Archit. civ., tom. I, cap. 17); et tom. III, cap. 5: « La slruttura délie volte gotiche è la più svantaggiosa ; ha minore spenta di qualunque altra specie di volta. »
Rondelet est du môme sentiment : « Les voûtes surhaussées, c'est-à-dire dont la hauteur du cintre est plus grande que la moitié du diamètre, on! l'avantage de pousser moins que celles qui sont en plein cintre. » (T. II, p. 130.)^
FORET. — On a longtemps désigné et on désigne souvent encore sous le nom de forêt les grandes charpentes des cathédrales. La quantité de pièces de bois - ::iployécs dans leur construction justifie cette expression. Yoy. Coataignibb (Bois de) , Charpente La
charpente de la cathédrale de Chartres jouissait d'une réputation bien méritée de grandeur et de magnificence : mais un fatal incendie l'a détruite entièrement, il y a quelques années. La forêt de la cathédrale de Chartres ou les combles avaient U pieds de hauteur perpendiculaire, depuis l'extrados de la voûte jusqu'au faîtage. L'assemblage de chaque forme se composait d'un entrait , d'un poinçon, de deux chevrons et de deux croix de saint André , servant à cont rebouter les fermes.
Le clocher vieux de la cathédrale de Chartres contenaitautrefois trois bourdons qui ont été brisés et fondus en 171)2. La charpente qui les supportait était remarquable par sa belle construction. On y vo\ail deux poinçons dont les culs-de-lampe sont ornés de bas-reliefs : sur l'un était un écusson aux armes de France, dont le nombre des fleurs de lis, réduit à trois, indique le règne de Charles VI; sur l'autre cul-de-lampe étaient les armes de l'ancien chapitre de Chartres. Ces armoiries étaient d'azur à une chemise d'argent. Le chapitre avait adopté cette pièce dans ses armes, afin de rappeler que son église possédait la tunique de la sainte Vierge, qui lui avait été donnée en 877 par Charles le Chauve, roi de France.
La charpente de la cathédrale de Bourges mérite bien le nom de forêt. Elle s'élève depuis l'extrados fies voûtes, jusqu'au faîtage, de 11 mètres 60 centimètres, ou 35 pieds 8 pouces; sa longueur est la même que celle de tout l'éditice.
FORME. — Dans la vie de saint Guillaume de Roschild, on trouve le mot forma employé pour signifier le siège sur lequel un i cclésiastique, un religieux ou religieuse est assis au chœur. On trouve celui de formula dans le même sens, dans la Vie de saint Lupicin (au 21 mars, n° 2), dans celle de saint Eugène (l"janv.,n"4),et dans la Règle du monastère de Sainte-Césaire (12 janv., ri" 35). D'où vient que la religieuse qui préside au chœur est appelée Primiceria ou formaria. On peut consulter a ce sujet les Acla sanctorum des Bollandistes , aux jours ci-dessus indiqués, et en outre Avril, tom. I, pag. 639 F, et 641 D. Yoy. Stalle.
FORMERET. — Cote ou moulure, ou nervure placée à la jonction d'une voûte avec le mur vertical de l'édifice.
FOUGÈRE. — Appareil en feuille de foufère, opus spicatum. Voy. Afpaiieil.
FOUILLER. — En sculpture, fouiller c'est évideret tailler profondément les ornements
et draperies pour leur donner un grand relief. En pratiquant des enfoncements profonds on produit des ombres fières et vigoureuses. Les plis des draperies dans les ligures romanes ne sont point foui. lés : ils sont minces, fins et plats. Ils sont encore entortillés ou contournés d'une manière tout à fait fantastique : on voit que les artistes de la période romano-byzantine ne consultaient pas la nature et ne travaillaient pas d'après un modèle. Au xm' siècle, les draperies de/
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