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(!" diamant et la pointe peuvent attaquer, user et tailler les pierres les plus dures; une tspèee de tour, appelé tourel; la bouterolle, petit rond de cuivre ou de fer émoussé, propre à user la pierre et a l'entamer.
Les pierres gravées nous offrent une multitude de sujets , do signes et de symboles ; ce sont des monuments très- intéressants pour L'histoire des mœurs et des usages civils, religieux et militaires des ditférents peuples. On y trouve les images des héros, des princes , des hommes célèbres , et ces portraits sont , en général, mieux conservés .pic sur les marbres et sur les médailles.
On appelle cabochons les pierres convexes; scarabées, les ovales qui ont servi de base aux figures de cet insecte; Grylli , les tètes très-laides, du nom d'un Athénien connu par sa laideur ; conjuyées , les têtes représentées sur le même profil ; affrontées, celles qui se regardent; opposées, celles qui ne se regardent pas.
Les pierres gravées s'appellent camées ; celles qui sont gravées en creux s'appellent intailles.
Nous nous écarterions trop de notre sujet si nous traitions avec quelque étendue de la science attrayante des pierres gravées. Nous renvoyons aux traités spéciaux. Nous ajouterons seulement ici quelques détails empruntés au grand ouvrage de Sérouxd'Agincourt.
On a dit avec raison que ce que la miniature est à la peinture, la gravure sur pierre l'est à la sculpture. Ses travaux ajoutent à l'éclat rose et pourpre de l'améthiste, au vert doux et velouté de l'émeraude , un intérêt qui rend ces pierres infiniment plus précieuses. C'était de ces productions charmantes de la nature et de l'art, que les dames romaines, au temps de Martial, ornaient leurs mains avec profusion : mais laissons à part l'abus que le luxe et la mode ont fait et font encore des ouvrages trop brillants de la gravure sur pierres fines , pour ne considérer cet art qu'en lui-même, c'est-à-dire, que comme soumis , dans des proportions presque toujours fort petites , aux mêmes principes qui guident l'esprit et la main des sculpteurs dans la composition des statues et des bas-reliefs.
L'art de graver les pierres a trouvé son origine, comme la sculpture en grand , dans les sentiments les plus chers au cœur humain , les plus universellement répandus parmi les hommes; le respect des dieux, l'attachement à la patrie et au souverain , toutes les affections qui résultent de l'état social. Ajoutons à cela , un emploi particulier dans une foule d'actes de l'autorité publique et de la vie civile, emploi d'où résultait l'authenticité des lois , la foi dans les eonventions, le secret et la confiance dans les communications; et nous ne serons plus surpris des innombrables productions d'un art qui servait à des usages si variés et à des besoins si fréquents: sans doute l'abondance des travaux et la multiplicité des artistes durent contribuer à l'avancement ra-
pide de co genre de gravure; mais peut-être contribuèrent-ils aussi à sa décadence.
Pour fixer l'époque de sa plus grande perfection, rappelons-nous les noms d'Apollonide, de Pyrgothèle , de Solon , de Dioscoride. Voyons ces habiles artistes, tantôt graver à traits profonds sur une cornaline la majesté sombre d'une tète de Jupiter, la fureur impie d'une tête d'Ajax ; tantôt, par un travail plus léger, mais non moins précieux, tracer sur une pierre d'une pâte plus fine les contours purs et coulants du corps d'Apollon, les formes mollement arrondies de celui de Vénus. Voyons-les encore, employant pour un camée lès deux lits de couleur différente qu'offre une agate , laisser l'un à découvert pour servir de champ, et modeler sur l'autre une tête de face d'Hercule ou d'Auguste, avec un relief qui approche de la ronde-bosse; voyons-les enfin, loin d'être effrayés de la variété des couleurs et des nuances d'une sardoino onyx , en profiter dans leur travail avec une telle adresse , qu'on croirait que la nature , d'intelligence avec l'art, les leur avait préparées pour peindre les chairs et les draperies d'une manière victorieuse du temps.
On ne peut guère douter qu'un grand nombre de pierres gravées antiques, et même les plus belles , n'aient été des imitations des statues et des bas-reliefs exécutés par les plus habiles sculpteurs, comme les peintures étonnantes des vases grecs dits étrusques furent probablement inspirées par les ouvrages des peintres les plus célèbres. L'espèce de vénération qu'excitaient ces admirables produits des grands genres de l'art , devait naturellement conduire à les imiter de toutes les manières. 11 est probable aussi que le travail mécanique de la gravure sur pierres imita dans son caractère et suivit dans ses progrès celui de la sculpture en grand. Ainsi les deux arts, liés entre eux par de nombreux rapports, éprouvèrent nécessairement les mêmes vicissitudes; et ils ne nous présentent, en quelque sorte, dans des monuments si différents par leurs dimensions, qu'une même histoire.
Dans les premiers temps de l'établissement du christianisme, et surtout depuis qu'il fut devenu la religion dominante dans l'empire romain, on occupa fréquemment les artistes à graver, sur des pierres fines , destinées aux usages civils et religieux, des sujets de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les auteurs agiographes en font connaître , et nous en possédons un grand nombre. Si elles ne multiplient que trop les preuves de la détérioration de l'art, elles ont du moins l'utilité de servir à l'histoire des institutions, des arts et des mœurs. Il s'en est trouvé beaucoup dans les Catacombes. Il y en a une (n° 78, Séroux) qui représente Jonas rejeté par le monstre marin. Le style de la gravuro n'est pas mauvais, et le lieu dans lequel la pierre a été trouvée fait présumer qu'elle est des premiers temps.
Des considérations analogues, et l'inscrip-
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