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nures verticales , et que l'on pouvait faire tomber brusquement en interceptant ainsi tout à coup le passage au travers de la porte où die se trouvait alors placée. Les herses étaient connues des Romains sous le nom de cataractœ
HEXASTYLE. — Cette expression s'applique aux monuments d'architecture antique qui ont six colonnes de front. Les temples de l'Honneur et de la Vertu, à Rome, étaient hexastyles.
HIÉRATIQUE. — L'art hiératique ou sacré est celui qui porte fortement empreinte l'influence des caractères primitifs que l'on peut considérer comme ses caractères essentiels. Les artistes qui ont contribué à l'exécution des œuvres de cette nature ont été sous l'influence de certaines conditions , qui font qu'elles portent toutes un cachet propre à les distinguer. L'originalité n'est pas le propre des œuvres hiératiques : on y retrouve plutôt la forte direction générale qui apparaît dans toutes, sans exception. Les traditions religieuses y ont trouvé une sorte de consécration , et les types religieux s'y reproduisent avec les mêmes données. Les formes principales y sont pour ainsi dire immuables : c'est le thème auquel l'artiste ne peut faire subir que de légères variations.
Les arts ont tous eu leur époque hiératique, et les ouvrages de cette époque sont plus ou moins remarquables : ils sont toujours fort précieux, au point de vue historique et archéologique
Les compositions hiératiques sont toujours naïves ; on n'y voit aucun apprêt , et la nature y est rendue avec la plus grande simplicité, et quelquefois avec une ignorance des ressources techniques qui n'est pas sans charme. Ces œuvres sont donc plus importantes au point de vue scientifique qu'au point de vue artistique proprement dit.
Les peintures des catacombes chrétiennes offrent un immense intérêt aux antiquaires, comme œuvres hiératiques. C'est une source inépuisable d'observations de tout genre. Il en est de même, quoique d'une époque bien plus rapprochée de nous, des verrières peintes du xir siècle et du commencement du xnr siècle. Ces verrières sont pleines d'attrait et de poésie. Ce qui en fait le charme, c'est la naïveté et le caractère hiératique. Vouloir aujourd'hui reproduire dans nos vitraux modernes cette naïvelé, c'est tenter l'impassible; Respectons et étudions les œuvres hiératiques de l'art chrétien ; inspironsnous de ce qu'elles ont de beau et d'admirable : nous ne réussirons jamais à les faire revivre dans nos modernes tableaux, parce que la naïveté ne saurait appartenir aux époques artistiques aussi avancées que celle à laquelle nous appartenons.
Les vrais amis de l'archéologie chrétienne apprécient justement le mérite des restes de nos vieux monuments hiératiques. On peut même dire qu'il n'y a que les antiquaires éclairés qui sachent les apprécier convenablement et à leur valeur, Les archéologues,
comme il y en a tant aujourd'hui malheureusement, qui sont à peine initiés à la connaissance de nos antiquités ecclésiastiques, et qui en raisonnent avec une hardiesse qui est chez eux toujours delà témérité, ne sont pas assez instruits pour en comprendre lu mérite.
HIÉROGLYPHES. — L'écriture hiéroglyphique des anciens Egyptiens a longtemps été indéchiffrable, Malgré les nombreuses tentatives faites à ce sujet à diverses époques , surtout dans le cours du siècle dernier, elle était demeurée muette : c'était une énigme, et l'Œdipe du P. Kircker n'avait pu la deviner. On pressentait néanmoins que sous ces caractères mystérieux étaient cachés des renseignements précieux , et que chaque monument égyptien couvert d'hiéroglyphes était un livré écrit où l'on pouvait retrouver de magnifiques documents historiques. Il était réservé à notre siècle de découvrir le sens caché derrière les signes hiéroglyphiques , et c'est à un savant français, M. Champollion le Jeune , qu'est due cette découverte. Nous devons ajouter que la religion a été vengée des attaques de l'impiété moderne, à l'aide des résultats obtenus par la science des hiéroglyphes dès ses premiers débuts; de prétendus philosophes, tels que Dupuis, dans ses écrits astronomiques, avaient osé avancer que le récit de Moïse, dans les premiers chapitres de la Genèse, recevait un complet démenti de la part des monuments les plus anciens de l'Egypte.
N'était-ce pas, en etl'et, une bonne fortune pour ces esprits forts que de pouvoir mettre en avant, dans leurs théories irréligieuses, des monuments mystérieux qu'ils reportaient à une antiquité fabuleuse , et qui appuyaient, disaient-ils, leurs théories jusqu'à la plus évidente démonstration? Mais la Providence se rit des tentatives de ces pseudo-philosophes ; au moment où ils avaient cru triompher, on lisait les inscriptions séculaires gravées sur cesantiques monuments, et bien loin d'y trouver des preuves contre le récit de la Rible, on y rencontra , à chaque ligne, de nouvelles confirmations de sa vérité et de son authenticité.
Les écrivains romains prétendaient que , déjà de leur temps , les prêtres égyptiens ignoraient le mécanisme de la langue des hiéroglyphes, et le sens des signes symboliques qui recouvrent leurs monuments. Clément d'Alexandrie était l'écrivain qui avait le mieux compris les combinaisons du système épigraphique des Egyptiens, et les Sti'omates de cet écrivain ecclésiastique devaient servir de point de départ à toutes les investigations des érudits modernes ; aussi certain passage de son livre fut-il souvent commenté sans être jamais bien compris.
Ce qui a empêché les savants des deux derniers siècles de chercher avec succès l'interprétation des hiéroglyphes ," c'est qu'ils pensaient que cette écriture ne se composait que de caractères dont chacun représentait une idée tout entière. Or, celte donnée était tout à fait fausse : on ne put, en