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conséquence, que faire des hypothèses. Ou peut voir, dans VOEdipus Jigyptianus du P. Kircker, tout ce que 1 imagination humaine peut faire de suppositions ingénieuses pour interpréter des signes énigmatiques, Avec ces singularités, qui nous paraissent présentement extravagantes, mais qui excitèrent jadis l'étonnement et l'admiration, le P. Kircker réussit à fonder une école. Warburton, «'appuyant sur les ouvrages des auteurs anciens, "et discutant, analysant leurs textes, approcha beaucoup plus de la vérité ; mais (•('[tendant il resta dans les idées générales et ne résolut aucune difficulté. L'abbé Pluche,doué d'une imagination riche et créatrice, ne titque des rêves ingénieux, comme le P. Kircker.
Il semblait que les savants fussent condamnés à ne pas sortir de la sphère des hypothèses et des conjectures les plus vagues quand une découverte ouvrit tout à coup un champ vaste et fécond à leur érudition. J)es ouvriers français étaient occupés à creuser les fondements du fort Saint-Julien, à Rosette , en Egypte. Ils trouvèrent une pierre qui portait, gravées en creux, trois inscriptions, en trois caractères différents. Les Anglais s'emparèrent de cette pierre et la déposèrent à Londres, au Bristish Muséum. Bientùt on vit qu'elle était de la plus haute importance. Une des inscriptions était en grec, et apprenait que sur ce bloc était gravé un décret en caractères sacrés ou hiéroglyphiques, en caractères enchoriaques ou populaires, et en caractères grecs. Alors on put commencer une série de travaux qui ont amené les résultats extraordinaires et inespérés que l'on connaît. Pearson et Heine complétèrent et traduisirent le texte de l'inscription grecque, dont M. Ch. Lenormand a donné une nouvelle traduction dans ces derniers temps. M. Sylvestre de Sacy découvrit, dans le texte tnchoriaque ou démo tique, les groupes de caractères qui désignaient trois noms propres, ceux d'Alexandre, d'Alexandrie et de Plolémée. Un diploma e suédois, fil. Akerblad, démontra que la découverte de M. de Sacy était fondée. 11 essaya de former un alphabet, mais il échoua dans son entreprise, | arce qu'il crut que le texte de l'inscription était simplement alphabétique, et qu'il pensait trouver le même nombre de voyelles que dans la langue copte ■ actuelle, langue que MM. Etienne Quatre- ; mère et JabloDski avaient [trouvé être identique à celle qui fut parlée dans l'ancienne Egypte. Ei 183i, M. Thomas Young essaya uii!' traduction conjecturale de la pierre de Kosette , et la publia dans VArchcologia Britannica; une seconde version, plus complète, parut ensuite dans le Musœum criticum de Cambridge. Mais avec toutes ces données il n'était pas possible encore de débrouiller le chaos des inscriptions égyptiennes: il lestait une grave difficulté a surmonter; il s'agissait de savoir si chaque signe phonétique était l'image d'un objet physique, dont le nom, dans la langue vulgaire, commençait par le sou que ce signe
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lui-même est appelé à représenter. Cette loi épigraphique,qui a été la cause de toutes les découvertes relatives à l'Egypte, c'est Champollion qui l'a trouvée et qui l'a démontrée : c'est à lui qu'en revient la gloire. Cependant une grande partie de cette gloire appartient aussi au docteur Th. Young. Avant Champollion, il avait annoncé que les caractères phonétiques avaient été emplovés dans les inscriptions hiéroglyphiques, mais seulement pour exprimer les mots étrangers , tout en soutenant que les systèmes d'écriture des anciens Egyptiens étaient purement idéographiques. Cette dernière partie de la proposition était une erreur fondamentale. L'ouvrage de Champollion, qui a opéré uno révolution dans la science, est le Précis du système hiéroglyphique des anciens Egyptiens. C'est dans ce livre que se résument tous ses travaux et toutes ses découvertes ; et c'est ce travail qui a servi de base et de [joint de d ipart à toutes les recherches, à toutes h-s investigations subséquentes. La publication de la Grammaire égyptienne vint mettre le comble à la réputation de Champollion, qu'une mort prématurée a enlevé trop toi h laseien e qu'il avait, pour ainsi dire, fondée.
Aujourd'hui, il est généralement admis dans la science que Je système d'écriture égyptienne se compose de la manière qui suit : on distingue Yécriture hiéroglyphique, qui représente directement les objets, ou les idées métaphoriques des objets; l'écriture hiératique, qui semble être une abréviation, une simplification des signes hiéroglyphiques ; et enfin l'écriture démotique , qui se rapproche de l'hiératique, mais qui est encore plus simple et plus alphabétique.
C'est en partant de ces principes que Jes travaux sur l'antiquité égyptienne sont continués avec succès. Nous devons mentionner ici, avant de Unir, les grands travaux de Rosellini. 11 y a dans son ouvrage de curieux aperçus des monuments égyptiens et des inscriptions hiéroglyphiques dans leurs rapports avec la Bible.
H1RONDE (Queue©*). — On dit aussi Queue d'aronàe. C'est un tenon d'assemblage de deux pièces de charpente ou autres, taillé en s'élargissant. Yoy. Aiionde, appareil.
HISTORIÉ. — L'épithète d'historié convient à tous les membres d'architecture sur lesquels on a tracé, au moyen de la sculpture et de la peinture, des personnages ou des sujets tirés de l'histoire sainte, de l'histoire profane, de la légende, du symbolisme, ou de l'allégorie. C'est ainsi qu'on a appliqué celte expression aux chapiteaux, aux colonnes, aux vitraux, aux stalles, etc. Nous n'avons point à décrire chacun de ces objets au point de vue spécial de leur ornementalion Historique ou historiée. Yoy. Chapiteaux, etc.
HORLOGE. — Pierre de Chalus, abbé do Cluny, vers le milieu du xiv siècle, introduisit dans son église une grande quantité d'embellissements. Il porta la magnilicence jusqu'à l'aire placer, dans l'église abbatiale.