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d'un diadème ; elle tient une crois à la main ; elle pèse 37 onces. — Item, une grande image de Notre-Dame assise dans une chaire, en argent et en or, avec quatre saillies, dont deux sont décorées d'armoiries; h statue a une couronne d'argent doré, avec des perles et des pierreries; elle tient un sceptre en main, surmonté d'Une fleur avec des pierres fines et des perles; l'enfant est assis sur les genoux de sa mère, avec une couronne en tète et un diadème orné de pierres et de perles ; il tient en main une croix, argent et or, et à ses pieds il y a un écusson d'armoiries ; ce don de M. Marston, chantre.
Inventaire de la cathédrale (Y York. — Item, images de la sainte Vierge Marie : l'une de ces statues d'argent doré est assise dans une chaire, et pèse 19 livres ; une autre, en argent doré, tenant l'enfant Jésus, avec un saphir dans sa main, que le semainier porte au grand autel quand il y doit célébrer la messe ; elle pèse 5 livres et 11 onces. — Item, une image de la sainte Vierge en or, pesant 3 onces et demie, le don de M. Thomas Ehden, pour être placée sur l'extrémité orientale du tombeau de lord Richard Scrope, ancien archevêque d'York. — Item, l'image de la sainte Vierge Marie d'argent doré, avec l'enfant sur son bras droit et des lis dans sa main gauche. — Item, une image de saint Paul, avec un livre dans la main droite et une épée dans la main gauche.— Item, l'image de saint Pierre, argent et or, avec les clefs dans sa main droite et un livre dans sa main gauche. — Item, l'image de saint Jean-Baptiste avec l'agneau et la croix. — Item, l'Assomption de la bienheureuse Vierge Marie, avec des joyaux, placée sur quatre colonnes, avec les armoiries de Scrope. — Item, l'image de saint Gabriel, avec les armes de Scrope par derrière. — Item, l'image de sainte Marguerite, argent et or, avec une croix dans sa main droite et un livre dans sa main gauche, marchant sur un dragon vert, qui rampe sur une montagne verte, avec un pied en argent doré et les armoiries de lord Thomas Rotheram, autrelois archevêque d'York. Ses armoiries sont au-dessus du dragon.
Les images des saints nous montrent toujours leur tète entourée du nimbe, parce qu'ils ont gagné une couronne incorruptible et glorieuse, dans le séjour de la vie et du bonheur, suivant la promesse faite par Dieu à ceux qui l'ont aimé et servi sur la terre. (/ Petr. v, k ; Jacobi i, 2 ; Apoc. n, 10.)
Dans l'ouvrage intitulé : Historia SS imaginum par Jean Molanus ou Jean de Meuien, on trouve de bons renseignements sur les images. Cet ouvrage a été enrichi de notes. Il a été édité de nouveau par M. l'abbé Migne, Theologiœ Cursus completus, tom. XXV1L Nous allons en placer ici un seul extrait, sur le nombre des catholiques qui se sont distingués par leur zèle pour défendre le dogme orthodoxe relativement aux ima-
ges et au culte qu'il est permis de leur rendre.
« L'Eglise catholique romaine compte, parmi ses enfants, de nombreux défenseurs de la foi orthodoxe, qui se sont recommandés au souvenir de la postérité par de savants travaux. On compte parmi eux Jean Manzur Damascène, ou Jean de Damas, qui vécut du temps du pape Grégoire III et écrivit trois livres contre ceux qui, dans la Grèce, attaquaient et détruisaient les images : il habitait au milieu des Sarrasins et des barbares, dans une ville dépendante des Arabes. Ces livres furent traduits en latin par Godefroy Tillmann, en 1555. Dans un synode hérétique, on s'éleva fortement contre l'auteur orthodoxe de ces trois livres : « Anathème à Manzur, l'infâme, le saracénique ; anathème à Manzur, l'iconolâtre et ie menteur ; anathème à Manzur, le docteur d'impiété et l'interprète pervers de la sainte Ecriture. » Jean, patriarche de Jérusalem, ajoute, dans la Vie de saint Jean Damascène, que l'empereur Léon l'Isaurien, irrité de la hardiesse de ce pieux écrivain, qui ne craignait pas d'attaquer ses doctrines impies, ayant en sa possession des lettres autographes de saint Jean, les fit imiter, quant à l'écriture parles notaires, et envoya à l'émir de Damas ces lettres supposées, dans lesquelles il était question de livrer la ville par trahison. En recevant ces lettres, le prince barbare, furieux, ordonna de couper la main droite de saint Jean, sans vouloir entendre aucune explication, ni aucune raison de défense. La main fut donc tranchée, cette main qui avait écrit de si admirables pages pour la défense des doctrines orthodoxes : elle est couverte de sang, elle qui avait si vaillamment tenu la plume pour venger la foi catholique. Cette même main fut rattachée au poignet et la blessure guérie miraculeusement, grâce à l'intervention divine et a l'intercession de la sainte Vierge, à la grande surprise des Sarrasins. Le prodige s'opéra pendant que le courageux martyr priait devant une image de la mère do Dieu, et, entre autres prières, prononçait les paroles suivantes : Très-sainte mère de Dieu, ma maîtresse et ma patronne, cette main a été coupée pour avoir défendu les sacrées images.
« Le peuple italien manifesta fortement sa dévotion et son zèle envers les saintes images. « Toute l'armée de Ravenne et de Venise, dit Paul Diacre (lib. vi, cap. 14-) résista unanimement aux ordres de Léon : et si le pontife ne s'y était opposé, ils auraient élu un autre empereur pour les commander. » « Jamais, dit Anastase, ils ne consentiraient à laisser leur pontife subir la mort ; ils étaient préparés à combattre vaillamment pour sa défense. » Quelques lignes plus bas, le même écrivain ajoute : « Connaissant la méchanceté de l'empereur, toute l'Italie forma le projet d'élire un empereur et de le conduire à Constantinople ; mais le souverain pontife réussit à faire tomber cette résolution, espérant que l'empereur se convertirait à de meilleurs sentiments. »
IMA
h Pour connaître la piété des habitants do
la f.aule envers les sacrées images* il suflit
de consulter les écrits de Wilffïd Strabon, de
Rébus ecclesiasticis, cap. 8.
' « 11 serait trop long de nommer tous ceux
3ui ont subi les horreurs du martyre, pour étendre les saintes images, sous tant de princes, ou plutôt sous tant «le tyrans cruels, qui ont attaqué le culte des images. Il suffira de consulter le 25e chapitre du cinquième dialogue d'Alain Copus, pour en v;>ir une longue et intéressante énurnération. »
Comme nous l'avons dit précédemment, à l'article Iconoclaste, l'Eglise catholique -a constamment recommandé le culte des saintes images, comme propre à nourrir la piété des fidèles. Elle a condamné à plusieurs reprises et sévèrement l'erreur des iconomaques. Nous ne saurions mieux terminer l'article présent, qu'en citant un passage de Bosio relatif à l'usage antique des images et le passage du saint concile de Trente relatif à (a vénération des sacrées images.
Dell' uso antico délie sacre imagini.
Ora cominciando dall'uso délie imagini, certo è che il primo istitutore di esse fu l'onnipolente Iddio , quando comando a Mosè che facesse l'arca e il propiziatorio con due cherubini : e quando ordino al raedesimo che formasse un serpente d'i bronzo, e lo ponesse sopra un legno;acciocchè quelli ch' erano morsicati da serpenti fossero sanati guardando a quel segno ed imagine, che figura va il Salvator nostro posto in croce; corne esso medesimo diehiarô in S. Giovanni, dicendo : Sicut Moyses exaltavit serpentera in deserto, ita exaltari oportet Filium hominis, etc.
È ben vero, che il re Ezechia con santo zeio toise via quel serpente, dopo esser conservato 600 anni in circa : perché in detto tempo, che vi furono lanti sacerdoti, giudici.ere santi ed insigni, il popolo governato successivamente da quelli, se ne serviva per memoria del benetizio ricevulo; e solo per legno, e figura, corne era stato ordinato da Dio a Mosè con queste parole : « tac serpenlem œneum et ponc eum pro signo, etc. » Quando poi l'istesso popolo eomincio ad idolatrare, e non tenerlo più per segno, ma offerirgli incenso, corne a Dio, fu conveniente e necessario che fosse dissipato, e si togliesse l'occasione di tanto maie. Questo dicc S. Agostino nel suo libro de Civitatc, lib x, c. 8, e si raccoglie dal testo medesimo délia Scrittura; dove descrivendosi il zelo di quel rc in distiugger l'idolatria, si dice : Jpse dissipavit excelsa et contrivil statuas, et succidit tucos, confregitque serpentent œneum, quem feccrat Moyses; siquidem usque ad illud tempus (ilii Israël adolibunt ei inemsum, etc.
Saiomone ancora nel tempio da lui edihciito pose con particolar misterio moite
Dir.TioNN. d'Archéologie sacrés. 11.
imagini di cheiubini, palme, bovi ed altre, corne leggiamo nel libro dei Re e nel Paraliporneno.
S. (iermano Constantinopolitano, il quale avendo saputo l'ordine di Leone Isaurico iconoclasta di abolire l'imagini sacre, lo ripresc , mostrandogli l'use antico dello dette imagini.
S. Epifanio Sardicensc disse nel conciiio Niceno queste parole : Quod autem cum muftis aliis, quœ in Ecclesia observant ur sine. Scriptura, nohis imaginum veneratio tradita est.
Non solo poi furono istituite e comandato da Dio le sacre imagini, rna gli apostoli medesimi, nel principio délia predicazione loro, le ordinarono in un sinodo, che fecero in Antiochia, corne afferma Innocentio 1* (Innocent. I, epist. 8) nell'epistola che scrive ad Alcssandro vescovo : net quai sinodo si legge questo canone : Ne decipianlur salvati ob idola : sed pingant ex opposito divinam humanamque manufactam impermixtam effigicm Dei veri, ac Sahatoris Dnmini nostri Jesu Christi, ipsiusque servorum, contra idola et Judœos : neque errent in idolis, nec similes sint Judœis. Il medesimo canone si trova citato da Gregorio vescovo di Pessinunte nel secondo conciiio Niceno, e dell* istesso fantio rnenzione Turriano contro Magdeburgensi, e Baronio ne i suoi Annali ( Baron, Ann. tom. I, ann. 57. j
Negli atti ancora di S. Niceta confessore si legge che Eutimio vescovo Sardense , per provar il medesimo uso antico délie sacre imagini, disse a Leone Armeno, chesimiravigliava mollo, corne si trovasse persona tanto ardita ed arrogante, che volesse opporsi ail' adorazione délie sacre imagini, continuata nella chiesa dalla venuta del figliuolo di Dio in terra, per antica tradizione degli apostoli, e de' martiri, e de'SS. Padri; fin a quel tempo, ch'erano scorsi più di ottocento anni. Queste sono le sue parole : Audiat imperator, ex quo tempore Chrislus in terram descendit usque ad hune diem, per octingentos annos et amplius, in ecclesiis, quœ ubicumque gentium sunt, Christus ipse depingitur^ et in imaginibus adoratur. Et quisnam tam arrogans est, qui audeat tôt annorum traditionem a sanctis apostolis, martyribus, ac piis patribus profectam dissolvere, tel paululum mo~ vere t
S. Giovanni Crisostomo nell' orazione cho fecepro Melctio, dice di se stesso,che quando leggevaoscriveva, teneva l'imagine di S. Paolo avanli di se.
Àdriano papa nella sua epistola che sciïveva a Carlo Magno (Epist. I) in materia délie imagini , afferma che S. Celestino (il quale fù nell' anno del Signore W») orno il suo cimiterio di figure sacre, dicendo : Iterum de sancto tertio conciiio sanctus Cœlcslinus papa proprium suum cimitrrium picturis decoravit , etc., intendendo nel suo proprio cimiterio quelle di Priscil'a, corne fu detto.
Conc. Nicacn. u , act. 6, tom I : Epipha*nius ait : Utinam erubescant , cum in pnscos Cltristiunorum mores inspiciunt , qui nunc