‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 69 sur 276 · INF · texte numérisé non relu

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IMPLUVIUM —Dans tes habitations des anciens Romains, on appelait impluvium la place au milieu (te la cour <]ui était à découvert, et par conséquent exposée à la pluie.

IMPOSTE. — Le mot imposte vient d'un mot de la basse latinité, impostare , qui signifie reposer sur. On désigne sous ce nom l'ensemble des moumres qui couronnent le pied-droit d'une arcade et lui servent, en quelque sorte, de chapiteau. On donne encore ce nom au sommet dormant d'une fenêtre, ou à une petite fenêtre pratiquée audessus d'une porte.

Ce n'est que dans l'architecture a plein cintre qu'il existe des impostes proprement dites; elles sont ordinairement formées par la continuation du tailloir des chapiteaux appartenant aux colonnes engagées dans les pieds-droits.

On appelle imposte cintrée celle qui couronne un pied-droit , et retourne en archivolte, suivant le contour de la douelle d'une arcade, ou qui couronne un mur circulaire, comme une niche, la tour d'un dôme, etc.; imposte coupée, celle qui est interrompue par des colonnes ou des pilastres, dont elle excède le nu. On appelle imposte mutilée, celle dont on a diminué la saillie.

1ISCERTUM OPUS.— Vitruve désigne sous le nom dlncertum opus un appareil ou une manière de bâtir qui consistait dans l'emploi de petits moellons liés avec du mortier. Yoy. Appareil.

INCRUSTATION, — On appelle incruste* tion toute sorte d'ouvrage d'architecture, de sculpture ou d'ornementation, en quelque matière que ce soit, qui consiste à introduire dans un corps quelconque, une autre substance qui est fixée dans des inlailles pratiquées exprès. Voy. Damasqlinlre et Nielle. On connaît des exemples dlincrustations de divers genres dans les monuments du moyen âge. On a quelquefois incrusté des yeux è maillés ou simplement de verre coloré dans les yeux de statues en pierre. Par fois encore on.a incrusté des pierres de couleur ou. des pâtes propres à durcir à l'air dans les petits ornements-, tels que galons, broderies, etc., de ces mêmes statues. Les pierres tombales, gravées avec soin, ont souvent été incrustées de cuivre, de plomb, ou de mastics colorés. On y incrustait parfois , aux figures , les mains et le visage en marbre blanc. Ces incrustations n'ont pas toujours résisté au frottement des pieds, et beaucoup de pierres tombales , ainsi incrustées, sont actuellement fort dégradées.

1NFULE. — On donnait autrefois le nom d' in fuies aux ornements des pontifes. Festus dit que les infuies étaient des filaments de bine, des franges de laine dont on ornait les prêtres et les. victimes, et même les temples. Plusieurs confondent les infuies avec Ift mitre, la tiare ou le bonnet orné que portaient les prêtres. 11 y avait cependant beaucoup de différence. ISinfule était proprement une bandelette , ou bande de laine blanche qui courrait la partie de la tète où il v a des che-

veux jusqu'aux tempes, et de laquelle tombaient de chaque coté deux cordons ,rittœ, pour la lier , ce qui fait que l'on confond souvent le mot vittœ, cordons , avec le mot infulœ.

V infuie était aux prêtres ce qu'était le diadème aux rois, la marque de leur dignité et de leur autorité. La différence entre le diadème et l'infule est que le diadème était plat et large, et l'infule était entortillée et ronde.

Dans les auteurs ecclésiastiques, en donne quelquefois le nom d'in fuies à l'habit des évêques et des prêtres qui se nomme proprement chasuble. On peut voir ce que Du Cange dit à ce sujet au mot inflla.

INFUNDIBULIFORME. — Chapiteau en forme d'entonnoir. Voy. Chapiteau.

INHUMATION. — Autrefois on fit beaucoup d'inhumations dans l'intérieur des églises; les autres se faisaient autour de l'église, car les cimetières alors entouraient communément les édifices consacrés parle culte. Cette coutume était inspirée par les idées chrétiennes. Il était, en effet, conso.lant pour la foi de voir les restes de ses proches, de ses amis, de ceux que l'on-alfectionnait le plus vivement ici-bas ,. reposer dans un lieu béni par la religion , et protégé par tout ce que les hommes ont accoutumé de respecter sur la terre. De là, les pierres tombales, les dalles funéraires ,. les cuivres funèbres , les simples pierres avec des signes rustiques, les. tombeaux somptueux qui se trouvent encore en si grand nombre- dans nos vieilles églises , malgré des siècles de mutilations et de destruction.

On a invoqué toute espèce de raisons contre l'usage d'inhumer les morts dans les églises ou dans le voisinage des églises. La philosophie-moderne, c'est-à-dire cette fausse sagesse du monde , qui s'est montrée constamment l'ennemie de la religion, a prétendu que les lieux de sépulture inspiraient une horreur qui ne devait pas s'étendre sur une église , et que les inhumations ainsi pratiquées étaient nuisibles à la salubrité publique. Combien de déclamations ont été débitées à ce sujet et sur tous les tons 1 Quand la science moderne a été consultée sur cet objet , à l'occasion de certaines épidémies qui ont exercé leurs ravages dans nos cités les plus populeuses, sans que l'art de guérir ait pu en percer les mystérieuses influences, elle n'a pas osé soutenir les paradoxes si affirmât ils des prétendus, philanthropes du siècle dernier et des premières années do notre xixc siècle.

Les inhumations à l'intérieur des églises, faites avec précaution et avec des conditions qui ont été constamment observées , même aux époques que notre orgueil a traitées de barbares, ne peuvent être la cause d'aucun accident, et elles sont la source de plusieurs avantages, au point de vue religieux. La vanité des grands, auxquels on érigeait de superbes mausolées , a été aussi un thème sur lequel on a répété , en mille variations,

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