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do sottes attaques contre l'Kgtise. Qu'est-ce que cela prouve? Rien, sinon que la jalousie et l<i basse envie trouveront toujours às'exercerdequelque manière queeesoit. Lesenseignemeits de la mort et la suprême égalité de la tombe en sont -ils moins éloquents parce que le marbre , au lieu d'une simple pierre , recouvre les cendres d'un homme? Non. 11 semble au contraire que la leçon soit plus frappante encore par la comparaisonque l'esprit lait naturellement entre la brièveté delà vie , le néant des choses d'ici-bas , la faiblesse de la puissance humaine , et les monuments qui semblent vouloir éterniser ces choses périssables , passagères, fugitives 1 Voy. Tombeau, Pierres tombales, Enkeu.
INSCRIPTIONS MURALES. — Une inscription est un récit succinct qui fait connaître un événement mémorable ou un personnage illustre, ou une action honorable digne de passer à la postérité, ou enfin un acte relatif a la fortune ou à l'intérêt d'un royaume, d'une province, d'une famille ou d'un établissement. Certaines inscriptions ont eu quelquefois seulement pour but de faire naître de graves pensées dans l'Ame de ceux qui entraient dans les édifices consacrés à un culte religieux. Tous les peuples ont employé les inscriptions dans cette louable intention; mais jamais on n'en fit un plus grand usage que dans plusieurs édifices du moyen âge.
Les inscriptions vraiment monumentales furent ordinairement gravées sur le marbre, sur le bronze, ou sur une pierre d'une nature propre à résister aux injures de l'air et du temps. Primitivement on se contentait de placer les unes sur les autres de grosses pierres pour conserver la mémoire des événements remarquables. Dans la Genèse, on trouve très-souvent mentionnés des pierres ou des monceaux de pierres de cette nature. On comprit bientôt que des pierres brutes n'étaient pas suffisantes, à l'aide de la tradition, qui peut s'altérer ou s'elfacer quelquefois, pour transmettre un fidèle souvenir des événements dont il importait de garder la mémoire. Les Egyptiens y tracèrent des signes hiéroglyphiques ou des inscriptions dans une langue longtemps inconnue pour nous, mais ressuscitée, pour ainsi dire, par la Providence, dans ces derniers temps pour la défense de nos livres saints. Les Assyriens
f»ratiquaient la même chose et couvraient eurs éditices d'inscriptions cunéiformes, que recouvre encore un mystère qui tend chaque jour à s'éclaircir , surtout depuis les étonnantes découvertes de M. Botta et do M. Layard. Les Grecs, les Latins, tous les peuples en un mot furent conduits par les mêmes raisons à adopter la même pratique.
On comprend aisément de quelle importance historique sont les inscriptions monumentales. Ce sont des documents propres à jeter la pi us vive lumière sur les graves événements qui ont exercé tant d'influence sur le monde. Aussi a-t-on entrepris de grands travaux pour les recueillir fidèlement , les restituer, les traduire ou les interpréter.
Il n'entre pas dans le plan de ce Dictionnaire de rendre compte tles éludes faites par les érudits sur les inscriptions égyptiennes, phéniciennes, persépolitaines , assyriennes, grecques et latines, etc. Ce que nous ne devons pas omettre de dire, c'est que la connaissance des inscriptions antiques a été féconde en renseignements de tout genre. La religion chrétienne y a gagné , quant à certains points de la Bible en rapport avec les antiquités de l'Egypte et de l'Asie , des éclaircissements qui l'ont vengée des attaques des prétendus philosophes modernes.
Les inscriptions chrétiennes proprement dites commencent aux catacombes de Rome et se continuent a travers le moyen âge. Beaucoup de ces inscriptions primitives, gravées dans les cimetières souterrains de Rome par la main des premiers chrétiens ou de leurs successeurs immédiats, ont été relevées avec le plus grand soin et publiées par les antiquaires romains, tels que Bosio, Arringhi, etc. Nous en avons parlé assez longuement à l'article Catacombes (Voy. ce mot). Un artiste et un antiquaire distingué, M. Perret , a recueilli récemment a Rome une immense quantité d'inscriptions inédites des premiers temps du christianisme, en môme temps qu'il a dessiné ou fait dessiner par M. Savinien Petit un grand nombre de monuments du plus haut intérêt pour l'histoire de l'origine et des développements des arts chrétiens. Cette admirable collection sera publiée, sans doute , aux frais du gouvernement français. Une allocation a été demandée à l'Assemblée Législative, à cette tin (mai 1851). par M. le ministre de l'intérieur. Nous placerons ici quelques extraits du Rapport présenté à l'Assemblée. Us donneront une juste idée du beau travail de M. Perret, et eu môme temps ils feront bien apprécier à nos lecteurs l'importance des inscriptions , des peintures et autres objets antiques retrouvés dans les entrailles de la Rome souterraine. Nous sommes heureux de voir l'érudition et l'art , entre des mains f, ançaises , concourir si efticacement à la réhabilitation des arts chrétiens et à la glorification de l'Eglise. Faire connaître les œuvres de l'Eglise , à quelque époque que ce soit, n'est-ce pas toujours faire l'apologie do l'Eglise et la venger des attaques du protestantisme? Les réformateurs du xvr siècle et leurs héritiers peuvent-ils regarder ces témoins de nos croyances catholiques, toujours invariables, toujours les mômes, et persévérer dans leurs déclamations contre les prétendues innovations de l'Eglise catholique romaine? Bénissons de nouveau la divine Providence qui prend soin de mettre en évidence de pi us en plus la sainteté et la pureté de la doctrine de l'Eglise fondée; par Jésus-Christ, et la gardienne incorruptible des enseignements divins et de la tradition apostolique. Voici les extraits du Rapport de M. le ministre de l'intérieur :
« Un artiste français, M. Perret, architecte et peintre de talent, s'est spécialement livré, en Italie, à l'étude des monuments des pre-
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miers siècles de l'ère chrétienne. Ceux de ces monuments. qui estaient dans les collections romaines, et particulièrement dans le Musée du Vatican, et qui jusqu'alors avaient été seuls étudiés et reproduits, n'ont été que le point de départ des travaux do M. Perret. I! a voulu en quelque sorte remonter aux origines de cet art si longtemps négligé, et, pendant cinq années, confiné dans les catacombes romaines, il a exploré dans tous les sens cette cité souterraine qui s'étend sous la ville antique : il en a copié les [teintures et les inscriptions, et partout il a signalé son passage par de nombreuses et importantes découvertes.
« De retour en France, et après avoir mis en ordre ses précieux documents, M. Perret •'•prouve le désir légitime de livrera la publicité les richesses qu'il a recueillies. Dans ce but, il a sollicité du ministère de l'intérieur une aide indispensable pour conduire à bonne tin son importante entreprise, et qui sans doute lui serait bien légitimement due; mais les matériaux réunis sont si nombreux que leur publication doit occasionner des Irais considérables , dépassant de beaucoup les ressources ordinaires du crédit des souscriptions.
« Le principal mérite de l'ouvrage de M. Perret consiste non-seulement dans la multiplicité, mais surtout dans la nouveauté des documents recueillis, et dans la lumière singulière qu'ils apportent sur les origines de l'art chrétien et sur l'authenticité d'un grand nombre de monuments dont la date est désormais certaine.
« Ces monuments abondent dans les catacombes romaines, dont ils composent, en quelques sorte, exclusivement la décoration. En etfet , ces vastes souterrains servirent, dans les premiers siècles du christianisme, de refuge aux fidèles persécutés, de lieu sacré pour la célébration des saints mystères, et de dépôt pour les sépultures des confesseurs de la foi. Plus tard, quand la religion nouvelle eut triomphé , quand les chrétiens purent pratiquer leur culte en public , les catacombes restèrent des cimetières consacrés, et la piété des papes et des fidèles se plut à les enrichir de monuments et de peintures où l'histoire de l'art chrétien se trouve comme reproduite, époque par époque, pendant une longue suite de siècles.
& Jusqu'ici r les catacombes n'avaient été qu'imparfaitement étudiées. Quelques ouvragesavaient donné des spécimens curieux, mais peu exacts, des monuments qu'elles renferment ; les lacunes que présentent ces publications , et leur système de traduction infidèle, s'expliquent par leur date. Le travail de Jiottari e*>t de 1737, et les recueils de ttosio et de Arringhi datent de 1032 et 1051. Les seules planches moins imparfaitement représentées se trouvent dans l'ouvrage de Séroux d'Agincourt ; mais elles sont en petit nombre et de dimensions trop réduites pour donner une idée exacte des monuments qu'elles reproduisent.