LIE
verticaux ne sont jamais placés les uns audessus des autres : c'est 1 opus insertutn des anciens. Voy. Appareil.
La liaison à sec est la manière de poser les pierres sans mortier ni ciment. Les plus grands édifices de l'antiquité ont été bâtis avec des quartiers de roch -r d'une grandeur extraordinaire, comme dans les monuments cyclopéens ou pélasgiques.
Liaison signifie encore les substances qui servent à unir deux pierres; on dit : Liaison de ciment, liaison de mortier. C'est ainsi que les constructions du moyen Age se font remarquer par d'excellentes liaisons de ciment. Elles sont épaisses, formant coussinet, et contribuent beaucoup à la très-grande solidité des édifices de cette époque.
LICE ou LISSE, tapisseries de Haute-lice ou de Basse-lice {Voy. ces mots).
LICHAVEN. — Les lichavens ou trilithes sont des monuments druidiques. Us représentent, par leur disposition, des espèces de portes, ce qui les a fait appeler Antas par les Portugais. Dans chaque lichaven, il y a nécessairement trois pierres : deux sont posées verticalement, à peu de distance l'une de l'autre, et en supportent une troisième horizontalement posée comme une architrave. On a pensé que c'étaient des espèces d'autels d'oblation. On a signalé le trilithe de Sainte-Radégonde, dans le Rouergue, et la Pierre-frite, près de Mainteoon. On en voit plusieurs dans le célèbre Stone-Uenge, en Angleterre.
Selden, de Dis Syris, les décrit ainsi : Lapides fani merkolis sic dispositi eranl , ut unus hinc, alter illinc, tertius super utrumque collocaretur.
LIERNE. — On appelle lierne les nervures dans une voûte d'ogive, qui, de la clef de cette voûte, aboutissent à la jonction des tiercerons. Les deux liernes forment unecroix dont la clef est le centre. Les liernes et les tiercerons ne se voient pas avant la seconde partie du xve siècle. Cependant, dans certains monuments du xue siècle, on trouve des liernes qui, partant du point d'intersection des croisées d'ogive, vont jusqu'aux clefs des arcs-doubleaux et des formerets. Pour les distinguer des autres, o:i pourrait les nommer grandes liernes.
On nomme lierne, dans la charpenterie, toute pièce de bois posée horizontalement dans un comble d'un poinçon à un autre. On appelle aussi lierne toute pièce de bois courbe suivant le pourtour d'un dôme ou d'une coupole qu'on pose de niveau et à différentes hauteurs, où elles sont assemblées à tenons et à mortaises , avec les chevrons courbes.