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dissert, h, dit que ces sortes de mosaïques commencèrent à Rome sous Sy lia, qui en lit faire une h Préneste, dans le temple de la Fortune, environ 170 ans avant la naissance de Jésus-Christ.
LITRE.— Dans les églises, dit M. lebaron de Girardot, le patron avait autrefois le droit de litre, appelé par les anciens auteurs : vittalugubris, zona funebris, ligatura funcbris, litura. Deux coutumes seulement en parlent, celle de Tours et celle de Loudun. Dans cette dernière elle est appelée litre. On la désignait aussi sous le nom de ceinture funèbre. La litre est une bande de peinture noire, qui fait le tour d'une église ou d'une chapelle, h l'intérieur ou a l'extérieur, en signe de deuil, et sur laquelle sont peintes en divers endroits les armoiries de celui en l'honneur de qui elle est faite. Mareschal, auteur d'un traité des droits honorifiques des seigneurs dans les églises, blâme avec une juste indignation ceux qui, pour ne pas interrompre cet orgueilleux insigne, ne craignaient pas de noircir les images des saints peintes sur les murailles, et les croix de consécration. Plus d'une peinture intéressante a dû disparaître ainsi.
Le patron d'une chapelle annexée à une i glise pouvait y faire peindre une litre, mais à l'intérieur seulement et sans dépasser les limites de la chapelle. Au contraire, le patron de l'église pouvait faire peindre sa litre jusque dans l'intérieur des chapelles, au-dessus de celles de leurs fondateurs, même gentilshommes, qu'ils fussent ou non ses vassaux.
La largeur de la litre ne devait pas dépasser 2 pieds ; celles des princes seules pouvaient aller jusqu'à 2 pieds et demi. Sur ces dernières les armoiries pouvaient être peintes de 2ï en 24 pieds ; celles des autres seigneurs devaient être plus espacées pour qui veut observer la décence, dit Mareschal.
Quand on retrouve les traces d'une litre qu'on a de la peine à reconnaître, ce qui arrive souvent aujourd'hui, il est essentiel de faire attention au timbre. Il n'y avait que les pri nces et les premiers officiers de la couronne qui pussent faire peindre le heaume et timbre de leurs armes à pleine face et de front ; tous les autres devaient les faire représenter de profil. Les nobles qui avaient tait profession des armes pouvaient avoir le heaume entr'ouvert; pour les autres, il devait être clos.
On lit encore usage de litres en velours, drap, serge ou fulaine, qui se pouvaient mettre au dedans seulement des églises. Elles étaient surtout usitées dans les villes, pour les personnes de qualité ou chargées d'offices importants. EHes ne pouvaient" rester plus d'un an et un jour; après le service du bout de l'an, elles appartenaient à la fabrique. On pourrait être trompé pardes représentations de cérémonies funèbres, soil en miniatures, soit en gravures ; il faut regarder attentivement si la litre parait peinte sur la muraille ou seulement attachée comme une étoile.
Pour les personnes nobles qui n'avaient pas le patronage, on pratiquai! quelquefois
un autre usage : c était de faire une litre audessus des bancs qu'elles occupaient. Sur cette litre on apposait des armoiries peintes sur carton ou papier, qu'on enlevait au bout de l'année. Cette coutume et celle de porter des écussons peints aux services funèbres ont été longtemps conservées.
11 peut arriver qu'on rencontre dans une église deux litres différentes, une de chaque côté. C'est le cas où le droit de patronage est divisé en deux. Si la division avait lieu dans la famille du fondateur, la branche aînée mettait sa litre à droite et la puînée à gauche; ou bien les armoiries étaient allernées sur la môme litre ; ou enfin les deux litres étaient superposées. Quelquefois avec la litre du patron on trouve celle du haut justicier; mais celte dernière est toujours audessous. On a même vu celle du bas justicier, et par conséquent trois litres superposées, comme dans l'église paroissiale d'Auch. Cet usage était contraire à l'ordonnance de 1539 pour la Bretagne, et d'Argentré, Mareschal, Baequet, sont d'avis que la jurisprudence avait étendu l'empire de cette ordonnance à tout le royaume. Loiseau, dans sou Traite' des seigneuries , se range à regret au même avis. Les établissements religieux, lorsqu'ils avaient acquis le patronage, pouvaient faire peindre leurs litres.
Le chœur réservé aux patrons l'était aussi pour leurs armoiries, qui seules pouvaient y être sculptées, peintes sur les murs ou les verrières. Un arrêt du parlement de Rouen (IV mai 1607) juge que les armoiries des gentilshommes habitant la paroisse, autres que des patrons, encore que le patronage appartienne à l'église, doivent être etl'acées et ôtées du chœur, ainsi que leurs bancs.
Toutes les fois qu'on veut connaître le patron d'une église, le moyen le plus facile et le plus sûr d'y arriver est de chercher quelle était la famille qui présentait au bénéfice : cette famille est à coup sûr celle du patron. Lorsqu'une autre personne donnait à une église un autel, un tableau, un calice, des ornements et vêtements sacerdotaux, une cloche ou tout autre objet, même pour ê:rc mis ou porté au chœur, il ne pouvait lui être interdit d'y faire peindre ou graver ses armes. Voy. Funèbre, Beb.se, Funéraire. On peut consultera ce sujet les Annales ar~ chéol. , tom. 111, pag. 92.
LOBE. — On se sert fréquemment de ce mot dans la description des édifices de la période romano-byzanline et surtout de la période ogivale, peur désigner des segments de cercle, tels que ceux qui entrent dans la formation des trèfles OÙ il y en a trois, des quatrefeuilles , où il y mi a quatre, des rosaces, où il y on a cinq ou six. Il y a des arcs qui sont, à leur intrados, trilobés ou multilobés. Lorsque les lobes, au lieu d'être saillants, sont découpés en creux, on les appelle contre-lobes, selon la terminologie proposée par le Comité historique des arts et monuments.
LOGE.— Petite tribune ou galerie couverte, décorée de colonnes ou d'arcades,