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posant sur des sandales attacliées avec des riil)ans; quclqueibis appuyés immédiatement par terre. Les serviteurs seulement et les guerriers sont chaussés et ont la tûte couverte.
On prendra une idée plus juste encore des sarcopiîages [)rovenant des catacombes, par la description abrégée que nous allons donner de quehjues-uns entre les plus renommés. Mais nous ne pouvons passer sous silence un fait important, dont les conséquences ont été tort grandes. Les chrétiens (.■mpruntèrent les sarcophages et les urnes cinéraires aux monuments profanes, sans trip s'inquiéter ('es ligures sculptées (jui les couvraient. A Rome, on employa durant de longs siècles, et de nos jours on en rencontre des vestiges , des sarcoi)hages, des urnes, des autels et des cippes funéraires, même dans les églises et les sacristies, en guise (.le fonts baptismaux, de bénitiers, de vases à tavcr les mains ou lavatoircs, de troncs pour recevoir (rs aumônes. \i[ la |)!upart des vieilles basiliques de Rome n'avaient pas perdu, sous leur forme actuelle, presque tous les éléments de leur ancienne décoration, on y retrouverait aujourd'hui, employés de cette manière, une foule de monuments antiques, et principalement d'urnes et de sarcophages, qui n'en ont disparu qu'à i)artir des temps de la Renaissance.
On peut facilement étudier sous toutes ses faces la sculpture des sarcophages sur les monuments eux-mêmes. La plu()art ont été déposés au Musée sacré du Vatican , et quelques-uns sont encore dans les cryptes sacrées, eu des lieux où l'on peut facilement pénétrer. Les antiquaires romains ont épuisé tous les trésors d'une érudition très-riche dans des travaux dignes de passer à la postérité la plus reculée sur l'interprétation des sujets figurés par la sculpture. Depuis Busio jusqu'aux antiquaires modernes, les sarcophages ont fourni une mine inépuisable d'observations de toute es[)èce. Sousquehjue point de vue qu'on aime aies envisager, on peut en faire ressortir des renseignements I)récieux. Outre les sarcophages déposés au Vatican, on en trouve plusieurs dans les palais des princes romains : quelques-uns sont restés aux cry[)tes de saint Pierre, ti'au- Ires ornent les églises de Saint Martin ai Monli, de Sainte-Agnès, de Saint-Jean de Latran, de Sainte-Marie-Majeurc, d'.lr« oœ//, de Sainte-A-arie-au-dolà-du-Tibre. Sil était possible. d'in(li(picr approximativement le nombre des sarcophigcs du genre de ceux (jui nous occiq)ent, échappés à la d» struclion et ayant heureusement traversé les siècles, nous dirions q'i'on en comï te, au moment où nous écrivons, environ un cent à Rome, y compris ceux ([ui sont brisés et mutilés, dont cinquante à soixante se voi nt au Musée sacré ; cent cinquante autres peut- Ctre sont dispersés dans h' r;'ste de l'Italie, et une quarantaine se trouve en France. Ces monuments si curieux sont donc peu nombreux, et il est impossilde de les ranger chrunuiObiquemeiit. On les attribue à une pé-
riode historique assez étendue , sans que l'on puisse firéciser avec une entière exactitude h quelle époque ils appartiennent. Outre l'incertitude qui résulte de la matière elle-même, les remuements continuels qui avaient eu lieu dans les cimetières chrétiens dès les premiers siècles, et le peu d'ordre observé dans les fouilles modernes, ont contribué à augmenter l'obscurité. Comme nous l'avons dit ci-di^ssus, ce n'est guère qu'h la fin du ni' siècle de l'ère chréti' nne et au commencement du iV qud faut attribuer l'établissement de la plupart des s ircophages.
A son voyage en Italie le P. Montfaucon, h ;mme d'une érudition si profonde, après avoir examiné un beau sarcophage de marbre blanc, existant à Sainte-Marie de l'Aventin, au piieuré de Malte, émet un doute sur l'antiquité do ce monument, à cause dos Ugures ( t des symboles profanes dont il jugeait l'explication difiicile, et dont la présence lui semblait peu d'accord avec la sépulture d'un évoque chrétien. Mais D.
3Iabillon donnait à ce fait son explication véritable, en disant que « les chrétiens du premier âge eurent fréquemment recours à des emprunts profanes pour la sépulture de leurs frères. » Montfaucon avait sans doute oublié le grand sarcophage en marbre de Paros dont il est parlé dans saint Grégoire de Tours, et qui se trouvait dans le souterrain de léglise de Saint-Cassias, à Tours. Nous avons vu un sarcophage du môme genre dans la crypte do l'église actuelle du bourg de Déols, près de ChAteauroux.
L'observation des sarcophages chrétiens nous fait connaître les sujets principaux empruntés à l'art païen. Non-seulement on y rencontre des représentations indifférentes en soi, dont on pouvait à volonté changer l'intention, mais encore des scènes lascives. Dans le cimetière de Sainte-Agnès, on trouva un sarcophage orné de sculptures représentant Bacchus, entouré de petits génies tout nus, avec le génie des saisons : l'inscription n )us apprend qu'il servit à recev )ir la dépouille mortelle d'une vierge chrétienne nommée Aurélia Aç/apetilla Qi qualitiée de servante de Dieu {(incilla Dci). ]L\\ fouillant dans les cryptes du Vatican, pour y asse Av les f ntlations de la nouvelle sacristie de Saint- Pierre, sous le pontilicatde Pie VI, on trouva un sarcophage avec des bas-reliefs représentant une scrne de bacchanales, et avec une inscription anti(iue qui constatait que cette urne de travail antu{ue avait été employée à la sépulture de deux personnages chrétiens, dont les squelettes y étaient enfermés. Sous le pdrtique de la basilique de Saint-Paulliors-les-.Murs , un su[)erbe sarcophage représente la fable de Marsyas. Un autre sarcophage nous ollre le sujet impur de Phèdre cùi' Ilippoh/te, et, |iar un étrange contraste, il servit h la sépulture de la mère do la fameuse comtesse Mathilde. Un autre encore montre la for(je de Vulcain. Kntin, chacun sait ([ue le sarco[)hage qui servit àCharlemagne, et que l'on voit toujours dans ie