‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 107 sur 195 · CS · texte numérisé non relu

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:onmicncc îi secouer ses ailes iIc feu et h nrt'iitlre son essor vers des restions isnorres : le p;ii;anisrne, issu des passions de l'homme, entant des sens et de la matière, ciierclie ses types sur la terre et ne connaît que la beauté physique ; le christianisme descendu du ciel j)renu ses inspirations dans le ciel t't communique ii ses œuvres une beauté divine 1

De quelle manière furent exécutées les peintures des Catacombes? De quels procédés usaient alors les artistes pour préparer le subjectile, c'est-à-dire les nnu-ailles ou les objets mobiles sur lesquels on appliquait les couleurs ? Enfin, de quelles couleurs se servait-on communément à cette époque, et que pouvons-nous conjecturer de leur emploi et de leur mélange d'après l'inspection des monuments ?

D(>|>uis un certain nombre d'années on a considérablement écrit sur la peinture chez les anciens : c'est un sujet d'érudition sur lequel se sont exercés les antiquaires et les artistes, et qui n'offre pas seulement un intérêt iiislorique et scientifique, mais qui présente encore une grande importance

(>our la pratique de l'art moderne. Les ta- )leaux des cimetières sacrés semblent peints à lencaustique et à la cire; on a découvert dans les oratoires quelques mosaïques; enfin, on est porté à croire que plusieurs j)eintures sont faites à la fresque. Le procédé de l'encaustique, tel qu'il fut usité chez les Grecs et les Romains, n'est pas en'ièrement connu sous tous les rapports. Le mot encaustique vient d'un verbe grec qui signifie brûler, parce que les peintures ctaient appliquées brûlantes sur le bois ou sur la paroi des murailles. L'action de brûler ou de cliautfer les couleurs, mêlées de cire et de résine, avait lieu au moyen du réchaud ou cauterium. Quand les couleurs étaient solidement fixées sur le fond et qu'elles adhéraient fortement, on leur donnait l'éclat et la transparence au moyen d'un frottement vif et léger.

Le premier antiquaire qui soupçonna la manière de peindre des anciens et dont les conjectures acquirent quelque certitude par suite d'observations ingénieuses, fut l'abbé Requens. Emeric David en parle avantageusement dans son grand ouvrage sur la Peinture. Jusqu'alors on avait désigné tou'es les peintures grecques et romaines indistinctement sous le nom de fresques. Caylus fit remarquer avec raison la suj)ériorité des procédés antiques sur les pr icédés modernes , et indiqua positivement qu'il devat exister entre les uns et les au;res une ditférence majeure. Sa voix ne fut guère entendue que des savants, et les anistes continuèrent à peindre al fresco, sans s ■ mettre le moins du monde en jteinc de savoir si l'encauslicjue des anciens ne sr-rait pas plus propre h comnunùipior à loi-rs o'uv.es cette durée et cette inaltérabilité (pii nous étonnent dans les plus vieilles peintures, ipii ont réoislé aux siècles et à l'inlempéiio dos

saisons. L'ins:)iralion du génie imprime un sceau d'immortalité sur les chefs-d'œuvre de l'art, mais il semble que cette immortalité soit mie'!X assurée, (juand les cliefsd'onivre pe .v-nt impunément braver l'etfort du temps. Confijien l'e noms glorieux nous ont ét(' transmis par l'antiquité, et qui seraient bien plus glorieux encore, si nous j)Ouvions contempler rpielrpies-uns des ouvrages de ces maîtres fameux, qui excitèrent une si univeiselle a liniration 1

>L Sœhncc publia, en \H-2-2, wu travail sur la technique des peintres anciens, où il croit pouvoir établir (pie la gomme copal était la base d-' leurs vernis encaustiques. Ce savant écrivain avança dans son livre une proposition pro[)re à effrayer les vrais amateurs des tableaux ex<'cu:és depuis le siècle de la Renaissance, c'est comme un cri d'alarme, une propliétie de malheur. 11 cherche à prouver (|ue la sub>titwti()n de l'huile au vernis est la cau-e (pii a fait perdre aux couleurs leur inaltérabilité, e' (jiie dans un la[)S de temps assez court les tableaux des grands artistes modernes auront perdu leur éclat, la fines'^e de leu.stons et le moelleux de leurs teintes.

M. Fréry a publié dans le Rulleiin universel de Férussac fl) un ouvrage plein de critique et d'érudition, intitulé : Peinture à la cire pure et au feu, ou nouveaux procédés encaustiques que l'on croit semblables à ceux des artistes grecs et romains» M. Fréry présente, avec des développements convenables, de nouvelles conjectures, et son travail mérite d'être consulté. Il procède généralement avec beaucoup de méthod', et si son argumentation n'est pas toujours concluante, elle a constamment le mérite d'être claire et précise. C'est un des mérites que ce savant partage avec M.

Paillot de Montabert. Ce dernier, dans son Traité de peinture^ couronne les travaux de ses devanciers par une belle série d'observations, de faits et de raisonnements qui jettent la plus vive lumière sur la question. Sans se borner à bien explorer le domaine du passé, il a c'ierché h se rendre compta, par une suite d'expériences liien dirigées et très-ing('nieuses, des moyens à emi)loyer pour rendre à la pndique'd ' l'art nniderno queliitics-uns des avaniages dont elle jouissait dans l'antiquité. 11 sest appliqué spécialement à démontrer que :es objections oj)posées à l'emploi de l'encaustique n'étai nt pas fondées, ou du moins qu'elles étaient fort exagérées : la ccnclusion de son travail, c'est que toutes les couleurs sans exception jieuvent être mises en œuvre avec le cauterium. En même temps, il découvrit le moyen d'opérer une plus facile dissolution du copal, et do nouveaux proci'dés relatifs à Fliiiilc volatile de cire. C'est dans son grand ouvrage^ au tome huitième, (jue l'on trouve l'exposé de tous les procédés encausli(|:!es qu'il décrit longuement.

(I) Ihdlcl'm uniie.sel de i'cii-.ssn:, pari, hisl., toiu. \IX, IMJJ. '■1:11}.

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