FAVSTIN.V DVI.CIS RIBAS IN DEO
« Douce Faustine, vis en Dieu. »
Quant à l'acclamation in pace . elle se trouve presque sur chaque tombe chrétienne, et ne se trouve que là. Or, pour peu qu'on veuille réfléchir à la religieuse fidélité avec laquelle les premiers chrétiens transportaient dans leurs usages, dans leurs md'urs, dans leurs paroles, les exemples et leçons du divin Maître, on ne pourra s'empé'chfr d'y voir le salut donné par Nofre- Seigneur à ses apAtres, ajM'ès avuir consommé sur le Calvaire l'œuvre de la rédemption. « Ce salut , dont le sens est tout h la fois si simple, si siiblimo et si étendu, a passé des lèvres du Sauveur sur celles de l'Eglise, son épouse. Les inscrijitions sé[)ulcralcs l'ont emprunté à la liturgie, et sous quelque forme qu'elle soit gravée par l'oulil du fossoyeur, celte divine l)arolc conserve la signification évangélique qu'elle a reçue primitivement et qui ne saurait varier. » (M. l'abhé Gaume, les Trois Rome, (om. IV, pag. 152.)
Que .es inscriptions des Catacombes présentent un grand nombre de noms païens, et même les noms des dieux et des déesses, c'est un fait incontestable, mais qui ne prouve en aucune manière le paganisme des tombeaux. En devenant chrétiens, les premiers fidèles conservèrent généralement leurs noms propres; aucune loi no condamnait cet usage. Non culpahile fuit gentilihus chrislianis factis profana deorum nomina