‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 115 sur 195 · FECISSET · texte numérisé non relu

FECISSET

Quant au dogme de la Trinité, voici les inscriptions oii il se trouve exprimé. L'inscription en vers qui suit a été publiée par Gruter, pag. 1174, n. 3.

VMVS COLITVR DVPLEX 6VBSTANTIA NATI

VIR-DEVS HAEC DVO SVNT ViNVS VTRVMQVE TAMEN

SPIRITVS HVIC GENITORQVE SVVS SINE FINE COHAERENT

TRIPLICITAS SniPLEX SIMPLICITASQVE TRIPLEX.

Celte inscription paraît antérieure au vi* siècle : le vers qui termine et qui est irrégulier rend cette opinion douteuse

PROTEGAT ILLE TVVM GREGORI PR/ESVLE.H GENVS.

Autre inscription, Ilist. litt. de ritalie^ tom. V, i)ag. 271.

inC BEQVIESCIT IN SOPNO PACIS

AGELPERGA ANCILLA CHRISTI

QVAE VISCIT AN. PL. M. XVllI. ( plttS mtnut. )

CREDO DEViM PATREM. CREDO

DEVM FILIVM CREDO DM SPIRITV

SANCTV CREDO Q NOBISSIMO ( llovissmo )

DIE RESVRGAM.

Dans une inscription publiée par Fabrelti, on lit le mot lui-môme de Trinité :

QVINTILANIVS HOMO DE!

CONFIRMANS TRINITATE.

Cette dernière inscription est de l'année 4-03, comme on le reconnaît au consulat do Théodose le Jeune. Hist. litt. d'Italie, tom. V, pag. 485.

Hien n'apparaît plus fréquemment sur les monuments des Catacombes que le monogramme du Christ, le x. p. (Chi. Ro.), en cette forme ±. Sur quelques pierres on lit siGNV ±, ou IN siGNo ±; OU pcut consultcr à ce sujet B.ldetti, pag. 399et85, et Muratori, pag. 1925, 1. On ne peut traduire autrement que par signvm christi, in signo christi. Quelquefois ce monogramme est j)lacédans un enJroil très-apparent et très-élevé : on en voit un exemple dans une lampe du Musée Passerini, figurée dans l'ouvrage de (îeorgi, de Monogramm., p. 10 ; et sur un calice de verre trouvé dans le cimetière de Saint-Calixte, au rapport de Boldetli, pag. 192. On y remarque saint Pierre et saint Paul, placés le premier à la droite elle second à gauche ; au milieu est le monogramme, dans une espèce de disque et appuyé sur un tronc d'arbre grossier : l'arbre est penché et surmonté d'un chapiteau pour figurer une colonne. Le discfue domine la figure des apôtres et occupe la place d'hon-

CAT

neur, à la partie la plus t'lové« de la composition. Sur un autre calice rainistùricl ('gaiement en verre, publié })ar BuonaroUi, (lav. XIV, num.2), on voit le nom du Christ également attaché à una petite colonne.

Buonarotti a dessiné et puhlié un troisième calice encore en verre (tav. Vlll, n. Ij sur lequel on voit à la partie supérieure le monogramme du Christ accompagné de deux étoiles rayonnantes. Des espèces d'anses, placées de chaque cùté d'un tahleau i orlant le monogramme, indicpient, au témoignage de Gori, que le monogramme peint ou sculpté de cette manière, entouré de couionnes, était ordinairement suspendu dans un lieu élevé au milieu des saintes assemhlées.

( Gori, pag. liO. )0n peut consulter Boldetti sur le môme sujet, lib. i , cap. 39, tah. IX. Quant aux couronnes menlionnéfS par Gori et autres auteurs, elles sont un signe évident du respect que les premiers chrétiens professaient pour le nom du Christ. Le monogramme paraît assez souvent entouré de couronnes de feuillages ou de fleurs sur les monuments funéraires, dans les inscriptions, les sculptures et les peintures. Gori ( loc. cit., pag. IW ) et Mamachi (tom. III, pag. 69 et suiv.) en rapportent de nombreux exemples. Si tous ces signes sont comparés entre eux, on en déduit aisément un argument très-puissant en faveur de la croyance des premiers chrétiens à la divinité de Jésus- Christ, contre les erreurs des sociniens. On y reconnaît que les chrétiens adoraient Jésus-Christ, ce qui prouve d'une manière victorieuse la foi de l'Eglise primitive.

Un autre argument peut être tiré du monogramme placé entre l'alpha et l'uméga. A, Q, comme on en trouve si fréijuemment des spécimens sur les tombeaux des souterrains sacrés. Il serait impossible d'en faire un catalogue, tant ils sont nombreux. Indiquons seulement les inscriptions d'Eros, de Nigella, d'Héraclius et de Simplicia, publiées par Fabretti, pag. 5)3, 587, 573, 581; la pierre de Stéphanie, publiée par les bénédictins iMartène et Durand, Itin. Gall , part.r, pag. 292; l'épitaphe de Perpétue, publiée par Georgi, De monogr, pag. 20; le collier d'un esclave fugitif cité par iMgnori dans son Commentaire sur les esclaves, pag. 15; les épiiaphes de Mercuria, de Léon et de Maximanès, citées dans Marangoni, Appendice aux Actes de Saint-Victorin, pag. 98 et lOV ; la colonne delà basili([ue d'Oslie, mentionnée par Gori, pag. lio; l'épitaphe de Denys, citée par Boldetti, pag. 86 ; l'éloge d'Anastase dans le Nouveau-Trésor de Muratori, pag. 182G. On peut encore consulter sur ce sujet Aring'ii, Boltari, Boldetti, Fabretti, pag. 739, imm. W6,et Mamachi, tom. III, pag. 21, 65, 66, lï, 75.

Qu'on se rappelle maintenant le C(''lèbrc passage de rA|)0('alypse oij Jésus-Christ dit en parlant de lui même :

lùjo sum A et «i, prinripium et finis, dicit Dominiis, qui est, et qui erat, et qui venturus est omnipotens. Kqo sum A et u, primus et ultimus: et l'on comprendra en ([ucl sens les

r.AT 1-1-1

chrétiens ont employé le signe dont nous parlons. Citons un passage d'un très-ancien nis. gotlii([ue-es|)agnol, ou mozarabe, où l'on voit dans la première oraison (jui doit être chantée le 8 des i<les de janvier, les paroles suivantes : A et n, initium et finis, Deus et homo, infnitus et prœfînitus, etc., miserere nohis. (Gori, pag. 135. j

Produisons cl |>résenl cpiehpies inscriptions où l'on retrouve le nom de Jésus-Christ.

l PETnO ET M.VnCKI.LINO IN SIOO DOMI.M £

( Muratori, pag. 19i5, 1.)

Page 1