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piloaux corinlliions en mnrhro blanc, f.a coniiclic on saillio ]»(irlo la naissaiii^o des nrcs on plein cintre (|ni forment le donie ; dos ('ha|>ellos ont t'ié j)ialiqiiées dans les entrocdloiHieinen's.
Calhcdrale de (tup. Notuk-Damk. — Il est non d\^i;Iises (jui aient autant soulVort (pie J'c^glisc c'piscoj)aIe de (ia|>. Les liai-harcs diî tous les Ages, sans on exceplcr ceuv d\i xvi' et du xviu' siècle, ont ()orl('' des mains violentes sur l'édilicc et n'ont laissé que dos ruines ajtiès eux. Cette calliéliale, di-triiile par les p otestants, en 1577, sotis la conduite de Lesdigiiiores, ne fut jamais c(unplolement rolalilit', lorsque, on KJ'Ji, les trou[)es du duc de Savoie ruinèrent la ville de Clap, sans é|)ar-;nor la c.itliédrale. L"éu;lisc actuelle est b.Uie dans de petites proportions. Les principales dimensions sont de 45 mètres de lon;.^ueur sur 2t) mètres de largeur, sans y compr.-ndre le rond-point qui se développe sur 12 mètres de diamètie.
Cathédrale de Grenoble. Notue-Damiî. — Sans in iiquor les reconstructions successives de la catliédrale de (irenoiilc, nous dirons qu'un édilice, remaniuable pour le temps, fut b;Ui sous Cliarlemayiie, en 773. Un autre monument fut construit jilus tard à coté de l'édilice carlovingion.
11 ne reste plus aujourd'hui de 'rincienno église de Saint- Vincent, généralement connue sous le nom de Saint-Hugues, attribuée à Charlemagne, que les fondations et la base des murs. L'église de Notre-Dame, cathédrale actuelle, est l'ouvrage de Tévcque Isar.ne. Notum sit quod post destructionem paf/anoruin, Isarims episcopus œdificnvit ccilesiam Gratianopolitanam (Cartul. de saint Hugues). On ne saurait toutefois attribuer à cet évoque que Iaibniiation(lerédirice,car]es caractères arcliitectoni(iues indiquent une époque bien postérieure au x" siècle. On incline communémeiit à croire que le portique qui précède léglise appartient a l'œuvre ancienne de l'évoque Isarne.
La façade seu'e du portique est bâtie on pierres; le reste de la consti-uction est eu briques. Connue dans la plupart des églises romano-byzantines , le vestibule est surmonté d'une (our carrée faisant saillie sur le cor|)S de l'édilice. Les arcades du porli(|ue, soit à l'iulérieur, soit ^ l'ext/'rieur, a';nsi cpie les voutos qui en di'pimdent, sont b.Uies h plein cintre. La partie la plus considéiab'e de la grande nef, les voûtes (j li la recouvrent, les arcades des deux bas-cotés et celles des galeries su[)érieurcs, sont à ogive uaissante.
Le tabernacle ou repos du Corpus Domini, placé à droite dans le chieur, est un morceau précieux de sculptu e architectuiale, qui peut rivaliser avec tout ce (ju'une féconde imagination a produit de |)lus gracieux et de plus léger en ce genre. Il est surmonté d'un dais ou i)inac!e à trois faces, ciselé avec la plus sur[)ronanle délicatesse; huit niches, placées sur deux langs, sont ouvragées avec le métne luxe : elles sont aujoui'd'hui vides de leurs statuettes brisées pendant les guer-
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ros de religion. Ce monument, oi'i tous les détails sont traités aviu^ beaucoup de linessc, est on |)i(;rre très-line et très-dure. Il a !2,95 mètres dans sa plus grande la gour et lV,3i mètres d'élévation, depuis la base jusqu'au sommet.
Cathédrale de Lajigrea. Saint-Mamm^'S. — L,i tradit on rapporti: que la cathéd aie de Langi-es bit bAtic sur rem()lacoment d'un temple païen, (Consacré <i Jupit'T. L'ensemble de la cathédrale de Langres n'est | as anti'riour <i la (in du xr siècle et même au conunenceme.it du xiV siècle. Le plan est on f »rme de croix latine avec nefs col'atéra- Ics et déambulatoires. L'ogive a|)f(arail à \.o\i ))rès constanunont dans cet édilice aux arcades inl'érieures et aux voCdes, tandis (jue le l)lein cintre se montre aux portes, aux fenêtres cl au trio ium. Dans le cours du xni* siècle, les fenêtres de l'extrémité de l'absiite ont été refaites. Enfin, dans les siècles suivants, c'esl-:i-dire aux \i\', W et xvr siècles, des cha|)elles accessoires ont été bAties autour de l'abside et des bas-cùtés. Il sufiit de donner les dates de leur construct ou pour en indiquer le style et la décoration.
Dans la grande net" et au commencement de l'absirle, la voûte est soutenue sur des piliers carrés, ornés de pilastres cannelés, surmontés de chapiteaux corinlliions. G'cîst une imitation évidente de l'architecture de lare de tr'iom[)h3 gallo-romain, qui se voit darrs les murailles antiques de Langres, et dont nous avons dit (luehiues mots à l'article Ai-.c DK thiomphk.
Cathédrale de Limoges. Saint-Ktifn.nk. — Cette église e-t un monument o.-;ival de mérite, les diverses parties quilaconstilueiil appartiennent à toutes les éjioques de larchiteeture gothique. Elle fut connnencée on 1270, continuée diu-ant le xiv' siècle, abandonnée pendant la i)lus gr.mde partie du XV' siècle, re, rise h la lin de ce même xv' siècle et au commencement du xvT; elle bit entièrement laissée, vers 1537, à pou [irès dans l'état où nous la voyons arrjourd'liui. ConmiG l'église de Beauvais, la cathéihale do Limoges est restée im^ arfaile ; trois travées, élevées seulement à la hauteur de tr'ois mètres, sembleirt atlondr'e qu'une généiaticui l)ien iirsjjirée viennent les achever. Leclnour, le tr'ansse|)t et les nefs déaaibnlatoiros olfrent une g!-ande l'ichesse rie stylo et une oidonnanee [)leine do majesté.
Le clocher, qui forme un massif imlépendant du corj)S rie léditice, fut élevé, sirivanl les chiOrriqu(^s du i>ays, en 1190 ou 1191. 11 brt on partie renversé par- la foudre err 1V83. L'armée suivante, le toruierie ruina vie nou- ViMU la llèclio; entin le même accident se renoirvela on 1571, et le clr)cher n'a jamais été restauré doiiuis colle éporpie.
Un des accessoires les plus romarquab'es do la cathédrale de LiriiOgosest lejrrbé.cpio l'on doit <i la murrilieonce de l'évêiiue Jean do Langheac; il fut exécuté on 1533.
Cathidïalc de /.»(•«». ISothe-Damç:. — L'église de Lu(;on frrt érigée en église épisco j'ali' ['ar- le pa|ie Jean WII, par une bulle ci\
date du 13 floAt 1317. La mUu'drnlo .lotuoMc est hAtic d.iiis des dinuMisions assez vastes et sur un plan régulier; la lu^f priuci[talc et les oollatt-raux sont bien proi)OitionnL'S. On y découvre les traces de i)lusieurs styles (rarcliit'Mture, depuis le style roniano-byzanlin de tran'^ition, jusqu'au st.. le ogival le plus avancé. La masse de rédilice ce, endant ap[)artient au xir siècle; les déiails doivent <}tie rapportés h des restaurations postérieures. A l'exiérieur, il n'y a de remarquable que la Oècbe, baute de G8 mètr.'s.
Cathédrale de l.yoïi. Sunt-Jean. — H n'y a point en France d'église plus ancienne et plus célèbre que l'église primatiale de Lyon. Lacatbédrale fut b'.tie sur l'emplacement de l'église baptismale vers le viir siècle et cnpril le vocable de sainlJean-Baptisle. Souple règne de Cbarlemagne, l'arcbevèque Leyderadc y lit faire de grandes réparatu)ns. Enfin, trois siècles plus tard, on entreprit de la rebâtir telle que nous la voyons aujourd'bui.
L'examen des styles arcbitectoniciues qui ont laissé leur empreinte dans l'église de Lyon, prouve que le monument, dans son ét.it présent, n'est pas arrivé jusqu'à nous avec ses ca.actères primitifs. Les cintres, en plusieurs endroits, y sont superposés aux ogives; ce qui s'explique aisément quand on sait que le style de transition a présidé à plusieurs parties de la construction. Les fenêtres, composées de trois cintres accolés à trois lobes inégaux posés sur des colonnettes, déconcerteraient l'observateur, s'il ne se reportait pas à lépoque oii le cintre et .'ogive s'employaient ensemble, avec une apparente confusion.
Tout autour du chœur, un triforium se déroule derrière les faisceaux des colonnes et va suivre les contours des bas-côtés et de la nef. Quelques antiquaires l'ont considéré <^omme ai)p(irtenant au xni' siècle, peutêtre même au xiv". Il paraît contemporain 6cs parties qui Tavoisinent.
Les ornements i)lacés au bas des murailles se composent d'une série de pilastres cannelés à chapiteaux feuilles ou historiés, séparés }>ar de petites arcatures réunies en encorbellement ; toute cette partie est en marbre.
La calhédr.de de Saint-Jean offre un genre d'ornementation très -remarquable, qu'elle ]'artage avec l'ancienne cathédrale iSaint- Maurïce ce Vienne ; ce sont trois frises en niar.ire incrusté de ciment rouge, qui, à difléientis hauteurs, entourent le chœur.
La grande nef est bien b;Uie. L'ensomb'e et les détails en sont admirables; les chnpel- Jes latérales n'ont rien de très-remarquable, à l'excejition de celle qie lit constiuire Charges de Bourbon, du xvi' siècle.
Dimensions de la cathédrale de Lyon :
longueur totale, 60 mètres ; largeur, 20,00 m.; hauteur sous voûte, 33, 30 m.
Quel pies-uns des vitraux [seints sont bien conservés. Le P. Martin en a reproduit de ijsaux spécimens dans les ])lanches d'étude de la Monographie des vitraux du xnr siècle de la cathédrale de Bourges.
L'extérieur de l'église primatiale de Lyon
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est majestueux. On y voit quatre tours, dont deux sont placées à la façade et deux auprès du transso|)t. Sa faç de principale est du XV' siècle et assez richement décorée : elle ne saurait ètri> pourtant comparée au fronlisi)ice de plusieurs autres cathédrale.'^. Cathédrale du M:ins. S.\i>t-Jllie\. — La cathédrale du Mans et une des plus importantes de la France entière, et nous pouvons ajouter de toute l'Europe. La nef et la région absidale ont été élevées à deux époques différentes; la première appartient au style rqmano-byzanlin, et la seconde au style ogival. Les" caractères des deux modes de construction y sont si magnifiquement exprimés, que, malgré le défaut d'unité qui en rôsuUe pour l'édifice, on regretterait de ne les pv.hA voir en parallèle.
La cathédrale du Mans fut plusieurs fois rebâtie, comme la plupart des églises éjiiscopales antiques. Elle fut d'abord fondée par saint Julien, premier évoque du Mans, et dédiée à la sainte Vierge et a saint Pierre. La basilique primitive fut agrandie, au vi' sièc'e, par l'évèque saint Innocent. Ruinée plusieurs fuis par le temps et par la m.iia des barbares, elle fut successivement rdovée sur un plan plus vaste par les évêqu s du Mans, François 1", saint A Idric, Robert, Mainard, Vulgrin et Arnault. Roël, qui occupa le siège épiscopal de 1085 à 1097, donna une grande impulsion aux travaux de sa cathédrale et la consacra avec solennité, en y transportant les reliques de saint Julien. Hildebert continua le travail; un incendie y causa des ravages considérables. Vers lo milieu du xii' siècle, Hugues, archevêque de Tours, assista à une nouvelle consécration de l'église et à une seconde translation des reliques de saint Julien.
Au commencement du xni' siècle, les chanoinf s obtinrent du roi Philippe-Auguste la permission d'augmenter leur église en l'étendant au delà des murs de la ville. Commencés en 1217, les travaux furent heureusement terminés en 125'i- : Geoffroy de Loud»n y transféra de nouveau les reliques du premier évéque du Mans. *
La cathédrale du Mans, te'le qu'elle existe de nos jours, occupe une superficie d'environ cinq mille mètres, en y comprenant les murs et les sui)ports. La nef forme un parallélogramme rectangle d'une longueur de
58 mètres, sur 2'i- de largeur, y compris les bas-côtés qui sont séparés du corps principal par un double rang de colonnes massives. La longueur transversale de la croisée est de
59 mètres, et sa fwgeur d'environ 10 mètres. Le chœur avec ses latéraux, divisés par un rang circulaire de colonnes, pré.-eiite une largeur de 32 mètres sur kk de prof)ndeur; la hauteur sous clef de la gran ie voilte est de Sï mètres. Onze chapelles, a. ant environ 11 mètres de profondeur, et celle de l'abside 18, sur 5 de largeur, occupent le pourtour du chœur. Enfin, la totalité de l'éditice offre, dans œuvre, du grand |)Ortail d'entrée à l'extrémité de la dernière chapelle^ une longueur d'environ 130 mètres.
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Le grôiid portail occiilenlal est trî-s-simplo. Le portail latéral est orné d'uiie riche décoration romauo-byzantinc. On y voit do grandes statues, des' statuettes et des basrelieis. La cathédrale du Mans [ ossède encore de très-curieux viti-aux de la tin du xiT siècle et du xm'. On y trouve à l'intérieur plusieurs nionuu)ents funéraires de mérite. Le tombeau de la reine Bércngèrey fut transporté, en 1821, de l'ab! ayede rK[)au, où elle fut ensevelie. Dans li cha[ielle des fonts bapt smaux, on voit, d'un côté, le sarcophage et la statue en marljre blanc de Charles d'Anjou, comte du Maine, roi de Sicihi et de Jérusalem, mort en l'iTâ; de l'autre cùté, le mausolée de Langey du Bellay.
Cathédrale de Marseille. La Major. — La cathédrale de Marseille, b. tie, suivant la tradition, sur l'emplacement d'un temple consacré à Diane, otTrait encore, au i\' siècle, de belles colonnes arec chaj)iteaux d'ordre dorique cl d'ordre corinthien , arrachés à l'éditice païen. Au commencement elle fut dédiée à isaint Lazare; plus tard elle fut placée sous l'invocation de la sainte Vierge, au titre de son Assomption. Dès le temps de Charlemagne, elle est désignée dans des cliartes sous le nom de Notre-Dame de Marseille. Enfin elle fut appelée communément Ecclesia Major, et dans le langage du peuple , elle est aujourd'hui connue sous le nom de La Major. En 1050, l'évèque Ponce II en rétablit le chœur, qui tombait de vétusté. Restaurée à plusieurs reprises, la cathédrale de Marseille ne présente actuellement aucune partie qui mérite l'attention de 1 archéologue , si ce n'est peut-être l'abside, qui parait remonter au XI' siècle. Le clocher avait été rebâti en 13. 0, ainsi que le porche occidental, par Paul de Sado.
Cathédrale de Meaux. Saint-Etienne. — On ne sait pas sous quel vocable fut consacrée primitivement la cathédrale de Meaux. Des actes authentiques du w et du xii* siècle prouvent qu'à cette époque elle était dédiée à la sainte Vierge et à saint Etienne. Au xr siècle, la cathédrale de Meaux fut rebâtie par l'évèque Gautier Saveyr, c'est-àdire le sage ou le savant. Si nous devions apprécier la valeur archdecturale de l'éditice par un passage des actes capitulaires de 1268, nous en concevrions la plus haute idée. 11 y est désigné comme un édilice d'une construction très-belle, noble et merveilleuse. A celte époque cependant il menarait ruine et l'on entrei)rit de le rebâtir. Les travaux marchèrent avec lenleur, puisqu'en 1390 Charles VI ordonna au bailli de Miviux de faire contribuer les habitants de la ville à la construction de la cathédrale. L'évèque Jean du Drac ût commencer la tour du noid, (}ui ne fut achevée que vi-rs 1530. Les cliaiionies Jean de Marcdl^; et Pierie de Fabis se montrèrent animés d'un saini zèle pour l'œuv, e de la cathédrale • c'est à ce dernier t|uc l'en doit la construction du bas-côté septentrional de la nef, en 1512.
Les parties les plus anciennes de la cathédrale de S^jint Etienne, dit Mgr Allou, évoque
DlC'ilO.NN. d'AkCHKOI.OGII;: SACllLt:. I,
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de Meaux, c'est-à-dire les six .ir ad*- s Inférieures du chœur, ainsi que les bases *i( les chapiteaux de (pielipies colonnes de !a nef, doivent remonter, au plus tôt, à la fin du xii siècle. Les parties di3 la nef voisines du transsept olfrenl, dans les arcades de la galerie et les grandes verrières, les formes simples du gothique primordial du xm* siècle. Le sanctuaire, les parties supérieures du cha^ur et les chapelles absidales ne |ieuvent pas être antérieurs à la tin du xni' siècle ou au commincement du xiv. Ce dernier siècle et le xv ont dû voir s'élever letranssej t avec ses deux portails et une partie de la façade occidentale. Enfin, une pa"tic de la nef, au moins en ce qui concerne l'ornementation, et les parties sii|)érieures de la tour appartiennent évidemment au commencement du xvr siècle.
Le plan général à l'intérieur est régulier. Dimensions jtrincipales : longueur totale dans œuvre, 8V,35 m.; largeur du transsept, 35 m. ; hauteur de la voûte du chœur, 29 m. ; bruiteur de la voûte au milieu d.i transsept, 31 m.
Cathédrale de Mendr. Notue-Dame. — La cathédrale de Mende fut victime de nombreuses vicissitudes, jusqu'à ce que le paj)e Urbain V la [irit en allection particulière et voulut en être le protecteur immédiat, il transléra l'évèque de Mende à un autie siège et s'en réserva le gouveinement ecclésiastique et l'adiuinistrat'on spir.tuelle, qu'il confia à un vicaire. L'église, dégradée par le vétusté et d'ailleurs bàiie dans de modestes proportions, fut entièrement reconsiruite dans un style plus orné et dans des diniensions plus convenables. Les travaux furent, commencés en 1368; mais ils ne furent achevés qu'après sa mort, arrivée en 1370.
Dans le cours du xvi' siècle, Mende et le pays qui entoure cette ville, furent le théâtre des guerres civiles et éj)i'0uvèrent. de même que les autres villes du Gévaudan, les horreurs qu'elles traînent à leur suite. Dans l'es.kiee de trente années , celle ville fut sept fois prise, reprise et saccagée par l(>s leligionnaires et les calindiques. En loSO, la cathédrale eut à soullVir crueilement des excès des protestants et fut détruite en partie. Elle fut restaurée par l'évèque Adam de Heurteloup du Maine. Les deux flèches do la cathédrale de Mende sont très-élancées et fort remaniuabl s.
Cathédrale de Metz. Saint-Etienne. — Dimensions de la cathédrale actuelle de Met/. : longueur; 12V, 30 m.; largeur de la nef, 16 m.; largeur des collatéraux, U,(i6 m.; largeur totale, 30,66 m.; hauteur de la nej' sous voûte, /»V,33 m. ; hauteur des collatéraux sous voùle, 13 m. S'il faut en cr(»ire la tradition, celui saint Cléint ni ijui fonda la pr.mière église épiscopale de Metz. Sou? Charlemagne, saint Chrodegang la reconstruisil plus ample et [)lus belie. Au xr siècle, Théodoric ou Thierry 11' du nom en entreprit la réédificalion en 1014. On y travaillait encore en 1323. L'évèque Adhémar continua la nef jusqu'à léghse de Notre-Dame la
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1 ontlo, i|iii lut cnsuile unie ii la calhi^drale (Jans le cours du xiV siècle. En 1V8G, Jacc.ues de Linange, vicaire gémirai du diocùse le Metz, entreprit de construire la chapelle l.téralc de Notre-Dame de la Tierce. En liO", on abattit une des tours dont Cliarlenjagne avait embelli la cathédrale. En 1503, Henri de Lorraine et le chapitre jetèrent les fondements des deux dernières travées de la nef, ainsi que du chœur et de la seconde ( hapelle collatérale. Ce grand ouvrage ne se termina qu'en 1519. Les vitraux du chœur furent posés, en lo-2l, 1523 et 1526, par Antoine Bousch, peintre verrier de Strasbourg. Entin, le monument fut entièrement achevé en 15V6, et, le 2'* mai de cette même année, révèque en fit la dédicace solennelle.
Le plan général est en forme de croix latine, mais le transsept est beaucoup plus rapproché du sanctuaire que dans la plupart des autres cathédrales. Nous avons observé la môme disposition aux cathédrales de Reims et de Châlons-sur-Marne. L'intérieur de la cathédrale de Metz [jroduit un effet admirable par ses grandes et belles proportions. La grande nef doit être com|itée au nombre des plus célèbres vaisseaux de France ; son étendue, la prodigieuse hauteur des voûtes, resi)aceraent des piliers, la richesse des fenêtres , la délicatesse et la variété de la décoration, tout se réunit pour en former un tout plein de distinction. Les chapelles absidales, les grandes ouvertures du rondpoint , relèvent encore les beautés architecturales par leur ordonnance symétrique et par leur perspective pittoresque. Ajoutons à cela détincelanles verrières peintes, bien conservées, dans la i artie supérieure de l'église, et l'on pourra concevoir une idée de la magnificence de cette cathédrale.
Cathédrale de Montaubnn. Notre-Dame. — Cette égl. se est en grande partie moderne, et la construction en a été achevée, en 1739, par Tarchitecte Larroque. Elle a la forme d'une croix grecque de 87 mètres de long sur 38 mètres de large ; vingt piliers en pierres de taille, ornés de pilastres d'ordre dorique et a. ant 14- mètiesde hauteur, supportent une voûte en plâtre de 25 mètres d'élévation au-dessus du pavé ; IG grandes arcades, surmontées de fenêtres, établissent des communications entre la nef et les bas eûtes qui sont bor 'es de chapelles accessoires.
Cathédrale de Montpellier. Saint-Pierre. — Ciuillaumi; Pellicier, élu évêque de Maguelonne , ht de nombreuses et actives démarches pour faire transférer le siège épiscopal dans la ville de Montpellier. Ayant obtenu le consentement du roi François I", il se rendit à Rome pour solliciter auprès du souverain pontife un décret de translation. Ce prélat entreprenant, dont les commencements furent si" brillants et la hn si triste, tit valoir toute espèce de raisons pour réussir dans son entreprise; le préambule delà bulle du [)ape Paul 111 est très-curieux , quoique fort prolixe, parce qu'U renferme l'énoncialicn des motifs allégués par l'évêque Guil-
laume. Le décret tant désiré fut donné en 1536, et reçut son exécution sans le moindre retard.
Le chapitre de Maguelonne fut transporté dans l'église de Montpellier; le titre et ks honneurs de cathédrale lurent accordés h l'église d'un monastère des Bénédictins, fondé, en 136i, par le pape Urbain V. A peine l'évêque était-il installé dans sa nouvelle cathédrale, que les fureurs des guerres du protesîantisme vinrent troubler la ville et porter la désolation dans toutes les églises. Dans leur haine sacrilège , les hommes qui venaient de renoncer au culte de leurs ancêtres, voulurent en renverser jusqu'aux derniers monuments. Le Gallia Christiana donne une liste exacte des nombreux édifices religieux qui tombèrent sousleurs coups; la cathédrale ae Saint-Pierre ne put se soustraire à leurs violences, elle ne fut pas démolie entièrement, mais elle perdit ses richesses, ses reliquaires et même quelques constructions importantes; actuellement elle ne montre plus que trois tours, placées aux angles de la nef; la quatrième fut abattue pendant les guerres de religion. Le sanctuaire est moderne et fut bâti en 1775. Les dimensions de la cathédrale de Montpellier ne sont pas étendues. La longueur de l'édifice est de 55 mètres 25 centimètres dans œuvre ; la largeur de la nef est de ik mètres 95 centimètres ; le sanctuaire a 13 mètres 6i centimètres de long sur 12 mèires 99 centimètres de large dans œuvre, d'un mur latéral à l'autre.
Cathédrale de Moulins. Notre-Dame. — C'est à une époque très-rapprochée de nous, quelques années seulement avant le commencement de la révolution, guele souverain pontife érigea un évêché dans cette ville, sur les instances réitérées de Louis XVI. De grands malheurs pour la religion et pour la France entière empêchèrent la réalisation immédiate des vœux du pieux monarque.
Le Concordat de 1801 ne reconnut pas le siège épiscopal de Moulins. Un nouveau concordat, en 1817, rétablit plusieurs sièges supprimés, et MouUns fut compris dans ce nombre. L'ancienne chapelle du château des Bourbons fut choisie pour être la cathédrale. Ce monument, dont le style général indique, par sesformes prismatiques et flamboyantes, la hn du XV' siècle ou le commencement du xvi% formait une magnitique chapelle d'une grandeur vraiment royale ; transformé en cathédrale, malgré la pompe de son architecture , il répond imi)artaitement à la dignité d'égliso épiscopale. L'édifice n'a jamais été entièrement achevé, quoique la façade de l'ouest présente une rose élégante dans ses petites dimensions, et drs crochets sculptés sur la pente des murs supportant le grand comble, qui semblent indiquer le contraire. Suivant le plan primitivement arrêté, l'édilice devait être agrandi de plusieurs autres travées: en ce moment on pense sérieusement à mettre à exécution les projets anciens, parce que l'enceinte est trop étroite pour recevoir les populations chrétiennes aux jours de grande sokniiité. Le i)lan de la cathédrale de Moulins nous olfro
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un l)oau chœur de c.itlu'dralo, sans nef, avec collatéraux et cliaj)olles accessoires dans les bas C(^t(5s. On ne compte que onze travées ; les dimensions sont de 23 mètres de long sur une largeur de 7 mètres 50 centimètres ; les collatéraux ont une largeur de 4 mètres 25 centimètres, et les chapelles, une pro!'ondeur de 2 mètres 50 centimètres.
Cnlfic'drale de Nnncjf. Notre-Dame. — L'établissement d'un siège épiscopal h Nancy ne remonte pas plus loin que le siècle dernier. Ce fut à l'époque de la plus haute prospérité de la ville que le souverain pontife, sur les instances de Louis XV, accorda h l'église de Nancy les insignes et les prérogatives de cathédrale. La eathédrale de Nancy est un édifice de construction moderne ; le portail de cette église est formé d'un avant-corps, do deux arrière-corps et de deux tours formant une façade do 50 mètres. Deux ordres la décorent': le corinthien dans le soubassement, le composite au-dessus. L'avant-corps, où se trouve la porte principale qui est cintrée, a une archivolle et des impostes décorées de moulures. Surmonté de deux anges prosternés devant une croix placée au milieu, il se compose de colonnes accouplées et de pilastres en arrière, avec un entablement qui règne le long de la façade. Sou pourtour et les arrière-corps sont également décorés de pilastres du même ordre. Une porto surmontée d'un cadre rempli de trophées occupe la partie médiane des arrière-corps. L'ordre composite, placé sur ce soubassement, règne dans toute l'étendue de la façade, et présente en avant des colonnes accouplées de chaque côté d'un vitrail orné d'une balustrade. Les arrière-corps à pilastres contiennent une niche cintrée avec imposle. Les tours, décorées de pilastres, ont un vitrail en plein cintre, balustrade au pied et agrafe sur la clef. Au-dessus de ces doux ordres et au centre, on a placé un attique renfermant, entre des colonnes accouplées d'ordre composite et l'entablement, un vitrail coupé dans le milieu, supportant un fronton où étaient les armes pleines de Lorraine, avec la couronne royale, les deux aigles pour supports , la croix de Lorraine pendant à leur cou. Le cintre de ratti([uo est orné d'une croix, des vases surmontent les colonnes, et un cadran occupe le centre du vitrail. Les tours, décorées comm;; l'attiquo d'un second ordre composite avec pilastres, ayant sur chaque côté une fenêtre en plein cintre, sont surmontées d'un troisième ordre composite en pilas'res, formant une tour ronde ouverte de toutes parts, audessus de laciuelle se trouve un dôme couvert en pierres de taille, avec une galerie à balustrade en pierre. L'entablement est orné de pots à feu au-dessus de tous les pilastres: le dôme se termine par une lanterne décorée de pilastres et d'un balcon en fer surmonté d'une flèche à girouette; l'ensemble présente une élévation île 80 mètres.
Cathédrale de Nanlcs. Sai\ t-Pieiike. — Nous ne connaissons aucun détail siu- la basiliiin»! primitive élevée par saint Clair ou par les
évi^ijues fjui h.' suivirent immédiatement, clans l'enctûnte de la vieille cité dos Nannètes. Lachronifpjo fait connaître Félix, qui fut élu évèipio eu 507, comme le fondateur de la cathédrale. 11 parait que le monument élevé par ses soins était très-som[)tuenx pour l'époque, si nous en jugeons par l'enthousiasme qui a inspiré à Fortunat de Poitiers une de ses plus entraînantes pièces de poésie. En 903, elle fut réparée et augmentée par Fulciierius, alors assis sur le trône é[)iscopal. Celte restauration avait été rendue indispensable par les malheurs de la guerre ; elle fut exécutée probablement h la h;lt's puisque, quatre-vingt-cinq ans après, on fut obligé de r.'bàtir entièrement l'église. Soit I)ar l'effet du tMups (fiii mine tout, soit par quelf)ue malheur inconnu, la cathédrale do Nantes fut reconstruite, du moins en partie, vers le commenc;'ment du xii" sièle. Les crractères architectoniques de l'abside actuelle accusent nettement cette date. Cette opinion n'est pas confirmée par des témoignages historiques ; mais les principes de la science ne laissent pas subsister le moindre doute h cet égard. Enfin, en ikSk, sous lépiscojtat de Jean de ChAteaugiron de Malestroit, le 'duc Jean V résolut d'élever la cathédrale sur un plan nouveau, d'après les règles de larchitecture ogivale; le chevet seul du monument antérieur fut conservé. A ce grand travail on doit la nef, les bas-côtés, le portail principal accompagné de ses deux tours. Si l'on peut juger de l'eflet (jue l'édifice terminé eût produit par les parties commencées, on peutalîirmer qu'il eût été compté parmi les plus célèbres chefs-d'œuvre du style chrétien. Malheureusement l'exécution n'a pas répondu aux vœux du duc Jean, et l'œuvre suspendue n'a pas été achevée. L'époque de l'ouverture des travaux est indiquer! dans l'inscription suivante, qui se lit encore sur la principale porte d'entrée :
L'an mil quatre ceni ireiite-qiialre, A mi-avriî sans nioull rabattre ; Au portail de celle église Fut la première pierre assise.
Dimensions principales do la cathédrale do Nantes : longueur, 40 mètres; largeur, 32 mètres: hauteur sous voûte, 37 métros 30 centimètres; élévation des tours, 63 mètres. La cathédrale de Nantes consiste presque entièrement dans la nef et les bas-côtés qui l'accompagnent ; cette nef paraît d'autant plus élevée qu'elle est peu profonde. Dix piliers suffisent pour en supporter les travées ; ils sont recouverts d'une multitude (h! moulures prismatiques, prolongées dans los contours des arcades et jusqu'aux nervures de la voûte. Dans la partie du transsept qui sert à former aujourd'hui , h la droite du chœur , une es[)èce d'avant-sacristie , on a transf)orti'' de l'églisi^ des Carmes , démolies pondant la révolution , le tombeau que ia roino Anne lit élever à François II, son père, dornierduc de Bretagne, et h Marguerite do Foix, sa seconde femme. Ce magnifique mausol.'o , clief-d'u uv.-e de Michel Colomb
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nu roIonilH'.nn , n«^ à Tours , fut cxf'^oiiti'' on • 1507. H cî^l outiiTCinont en marbre blanc, avec des assortiments en marbre de couleur variée, élevé de 5 pieds, et posé sur un .^ «socle de marbre blanc , couvert d'une mo- "-' saï jue qui entrelace des lettres F et des hermines. Sur le tombeau sont couchées deux statues en marîire , de grandeur plus que naturelle, représentant Fran(;ois II et Marguerite de Foix, ayant 'une couronne et le manteau ducal. Des carreaux, soutenus par trois anges, supportent leur tête, et, à leurs l)ieds, un lion et un lévrier , symboles du courage et de la tldéiilé, tiennent entre leurs pattes les armes de Bretagne et de Foix. Aux quatre angles , qu.itre statues , de hauteur naturelle, représentent avec leurs attributs les vertus cardinales : la justice, la tempérance, la prudence et la force. Dans la statue emblématique de la justice est représentée Anne de Bretagne, sous le costume et lis attributs de rcMie et de duchesse, avec la couronne fleurdelisée et fleuronnée sur la tète. Aux deux côtés sont les douze apôtres, en marbre blanc, dans des niches de marbre rouge. Au bout, et du côté de la tète du ■tombeau , sont saint François d'Assise et sainte Marguerite , patrons du duc et de la duchesse ; du côté des pieds se trouvent Cliarlemagne et saint Louis. La base est ornée de seize petites figures représentant des pleureuses dont le visage et les maii:s sont en marbre blanc et le reite du corps en marbre vert.
Cathédrale de Nevers. Saint-Cyr. — La basilique primitive, petite et modeste, fut remplacée , au vn' siècle , par une église plus somptueuse et plus vaste , dédiée aux saints martyrs Gervais et Protais. Celle-ci éprouva sans doute de grands malheurs dans ces âges de violence , où. chaque page de notre histoire est souillée de sang , et c'est probablement à la suite d'une réi)aration importante, et peut-être môme d'une reconstruction complète , qu'elle fut dédiée à saint Cyr, sousTépiscopal de saint Jérôme et sous le règne de Charles le Chauve, au ix' siècle. Elevé vraisemblablement avec précipitation, dans un moment de paix qui succédait à de violentes commotions , l'édifice s'écroula tout à couj) un siècle plus tard, en 910, selon l'inventaire de Parmeuiier. Le pieux Alton, prélat savant et Z'.'lé, alors assis sur le siège épiscopal de Nevers , chercha les moyens de le relever de ses ruines. En étudiant attentivement la cathédrale de Nevers , dans son état présent, on ne tarde pas à se convaincre nue la grande nef date de la fin du XIII' siècle et du xiv% ainsi que certaines portions dans le pourtoui' du chœur. Le c rps de ce dernier a|)partient évidemment [tu xv siècle. Les chapelles attenantes aux bas-côtés qui l'entourent sont probablemeiit un peu plus récentes ; on pourrait , sans craindre de s'écarter beaucoup de la réalité, li!S attribuer à la fin du xv siècle. La cathédrale de Nevers, construite sur un plan qui n'a guère d'analogue en France , présente h Ses deux extrémités deux grandes absides
terminales, comme les églises allemandes de Mayence , de Worms et de Spire. L'abside occidentale est destinée au chœur du chapitre. L'abside orientale a été consacrée à sainte Julilte, mère de saint Cyr, patron de la cathédrale. Le transsept n'occupe pas l'endroit qui lui est propre dans nos autres monuments , c'est-à-dire entre le chœur et la nef, il est rejeté à la base de l'édifice, absolument comme dans l'église des Saints- Apôtres que nous avons visitée à Cologne. Le vaisseau , d'une immense étendue, présente une longueur de 110 mètres ; il se divise en neuf travées; la nef on occu[)e quatre et le cha^ur cinq, en y ajoutant le chevet dans l'hémicycle duquel se trouve le sanctuaire. La nef collatérale est garnie d'un rang de chapelles au nombre de dix-sept, sans y comprendre la sacristie. La forme du plan a fait rejeter les portes d'entrée sur les flancs de l'édilice ; on en compte trois. Des deux tours qui avaient été élevées d'abord , une seule est encore debout, l'autre a été brûlée. La nef présente au triforium une disposition particulière. Les arcades , portées sur des colonnettes groupées trois à trois , olfrent , entre chaque ogive de la galerie, des anges figurés en relief, et répondant par leurs proportions aux figures qui ornent la base des colonnes : ce placement est fort ingénieux et produit un bon effet. C'est encore là un des traits intéressants de la cathédrale de Nevers. La grande tour , commencée en 1509 et achevée en 1528, est un monument à elle seule ; elle est aujourd'hui presque entièrement restaurée. Cette tour est d'un grand et puissant etfet ; son élévation, depuis le sol jusqu'à l'appui de la balustrade supérieure, est de 51 mètres 80 centimètres. Elle est divisée sur sa hauteur en trois partics par des galeries à jour, portant sur des corniches en encorbellement ; les quatre angles sont flanqués de tourelles octogones en commençant, et hexagonales à leur sooimet. La partie la plus rapprochée du sol est ti a^tée en soubassement, et ses faces principoles, de même que celles des tourelles, sont simplement recreusées de nervures. Les grandes faces delà part'e intermédiaire sont subdivisées par des nervures réunies sous la corniche de couronnement par des ajustements en trèfle; entre ces nervures sont de grandes figures largement accusées en demironde-bosse , supportées par des crédences et recouvertes de dais richement refouillés. La troisième portion est la plus remarquable ; elle est décorée de statues et de sculptures délicatement travaillées. La balustrade de couronnement est ingénieusement évidée à jour ; elle ' se détache comme une guirlande légère qui flotte au sommet du monument.
Cathédrale de Niiues. Notre-Dame. — L'église épiscopale de Nimes, bâtie sans doute comme la plupart des aulres églises des Gaules, ne put résister aux attaques du temps. Elle fut entièrement rebâtie au xi' siècle, et le pape Urbain II la consacra solonnellcment, le 5 juillet 109G, en présence de plu-