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CEL
chapiteaux do la |>rtioJo roai.inivhyzautino, au XII* siècle sui't(jut ; ou eu reuconlre uoriseuloment daus le midi do la France, mais encore dans les provinces centrales. On en peut voir un beau spécimen à l'une des tours en ruine de l'ancienne collo.^iale de Saint- Martin, à Tours, et t\ lej;liso 6..^a!emout en ruine de Saint-l*ierre-Puellior de la mùino ville.
CAVE. — Les écrivains, depuis le xvi" siècle jusqu'au xviii', emploient souvent le mot cave pour désigner une cry[)lc ; on trouve fréquemment la même expressiDii employée pour caveau mortuaire : c'était, dans les églises, Uiie partie voLltée où étiit un tombeau do fam lie.
CAVKAU (AcousTiQtii'). — Il y avait autrefois, dans la calhédiale de Noyoa, un caveau acoustiiiue, ou plutôt ()lionocam;)tiquo, littéralement propre à renvoyer re'cho. Il était jdacé à l'cutiée du chxur : sa dostitiation était de produire plus d'écbi dans l'église et de soutenir la voix, des chan'rcs. En voici la description donnée par un témoin oculaire. '< Les objets qui s'offrent à la vue en entrant dans ce caveau, où je suis descendu , sufprennent ceux qui ignorent l'usage auquel ils avaient été destinés. Les murs sont tapissés de vases en terre cuite, superposés horizontalement et rangés avec symétrie. La partie convexe de ces vases hémisphériques est appuyée contre le mur, tandis que leur large oritice se présente dans le vide du caveau. Une maçonnerie lie tous ces vases ensemble et rem'plit les interstices de manière à ne laisser apercevoir que leur bouche , ce qui donne à cet appareil l'aspect de l'intél'ieur d'un colombier. Enfui, unj larg3 ouverture f lite au centre de li voûle, et fermée a.itrefois d'une grille à jour, étab issait une communication entre le caveau et le tem,ilo. D'après ces dis,»ositions, on voit que la [)artie concave de chaque vase forme une espace de voûte qui rassemble le son , le grossi et ensuite le rétléchit. C'est là, du moins, la théorie tlu phénomène de l'écho.
« Vitruve nous apprend qu'endive s lieax de la Grèce et de l'Italie , ou rangeait avec art, sous L's degrés du thé'itre, en des espaces voûtés , des vases d'airain ou de terre, d(; forme ronde et concave , pour renforcer la voix des acteurs et proJinro une espèce d'écho. Ces vases étaient a »pel.''S ecliea. Cassiodore témoigne que les sons tiagitjues étaient tellement augmentés par ces échos artificiels, qu'on les prenait à peine pour des sons humains : Tragœdia ex vocis vastitate nominatur; que concavis rcpercussionibus roborata , talcm sonuin vidrlur efficere, ut
ficne ab hoinine non credatur cxire [Cassiod. il). IV, ep. 51). Entiu, Millin dit qu'il parait que dans la construction des églises gothi- (jues on employait encore quel([uefois ce moven pour renforcer la voix des moines et des chanoines.
« Cependant nous devons avouer qu?
l'abandon qui a été fait do ce procédé et la rareté des houx où d fut mis en usage donnent à penser qu'il n'a pas efitlèreiQi'nl ré-
pon lu à l'es loir que • on en avait conçu. Néanmoins , il est intéressant do constater l'essai (jui en avait élé fait dans la cathédrale de ^'^yoIl. )' ( Antiq. de Nnifon , pag. 320 et 321, par M jet do la Forte-Maison.)
CAV'ET. — Le cavet est une espèce do imulure eu croix ou rentrante, faite de la (juatriùmo partie de la c rconférence : elle est ro()[)osé du quart d!3 rond, qui est saillant , et l'union dij cas deux moulures constitue le talon. Sa profondou.- n'est pas rigoureusement déterminée; elle peut varier suivant le goût do l'a'chitecto.
CEINiUKK. — .Moulures diversomont combinées, qui eutouront, à ditférentes hauteurs, les colonnes et les colonuettes. Voij. An-
NKAUX, AVNRLETS, CoLO.WES AXNELÉES.
On appelle ceinture funèbre , autrement litre, une binle noire, qu'autrefois l-'s seigneurs patrons des églises ou les seigneurs hauts justiciecs avalent le droit de faire p^in Ire sur les murailles des églises, ei dedans et en dehors; sur cette ceinlu e étaient placées les armoiries tle la famille.Cette couLumo avait pour but d"honorer la m imoiro dos fondateurs ou des bienfaiteurs des lieux sacrés, et en m5me temps do marquer les droits que possédaient leurs successeurs et leurs héritiers. On voit aujourd'hui la trace de la ceinture funèbre en un grand nombre d'églises , dans nos campagnes; je dis, 1 1 trace, p u-co que nulle part la litre n'a été conservée. On pmt encore quelquefois y distinguer l'écusson et l-es pièces des armoiries. L'archéologue doit les rechercher avsc soin : il y trouvera de bonnes indications pour l'histoire des monuments. j
La ceinture o\i écharpe , dans le chapiteau ionique, est l'orle du coté du proiil, (hi balustro , ou le listel du parement de la volute que Vitruve appelle balteus oj biudrior.
CELLA. — Dans les monuments des anciens, la cella est la partie iutéi'ieare du te nple, le sanctuaire, pour ainsi dire, où se trouvait la statue dj la divinité à laquelle le to.nplo était consacré. On l'appelait au -si en grec naos ou donios; de là les porti jues, dont elle était précédée , étaient désignés sous le nom de pronaos, prodomos. Quelquefois il y avait encor..' , derrière la véritable cella, une chamoro destinée à y conserver le trésor du temple. Onladésignaït orJindreraentsous le nom d'o;ji5f/jO(iomos,c'est-à- lire, la jiartio postérieure du domos ou de la cella.
Ordinairement chaque tem,)lo n'avait qu'une seule cella, et il n'y avait qu'une espèce de temple toscan qui avait trois cellœ, l'une à coté de l'autre. La cella était près pio toujours construite en grandes pierres, à la manière appelée par les anciens isod/muin. Le pavé était toujours plus élevé tjuo cjlui du portique; il fallait donc plusieurs marches à l'entrée, ainsi qu'on le vo-i au Parthénon, aux deui temples de Poestum et dans plusieurs autres temples.
Dans quelques temples , la celia étiit orn ''0 de bas-reliefs dont on décorait la frise c )nlinue.
ClîLLE. — Lo3 celles, cella, étaien: des
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espèces de petits prieurés élevés sur les terres d'une abbaye , et servant d'abord de résidence temporaire^ des moines. Voy.An- BvTioLE. On les nommait quelquefois obédiences.
Le mot de celle fut principalement en usage dans l'ordre de Grandmon'. Li maison principale , ou Gramimont , avait le titre de prieuré ; toutes les maisons soumises à celleci avaient le nom de celles (Hélyot, édit. aligne, art. Grandmont). De cent quarante celles ou environ qui dépendaient de Grandmont, Jean XXII en érigea trente-neuf en prieurés conventuels Id., ibid.).
CELTIQUE.— 11 existe en France un grand nombre tic vieux monuments que l'on a appelés celtiques, quoiqu'on les retrouve aussi dans d'autres pays. Cette dénomination néanmoins doit ètre'conservée , parce que nulle part ils ne sont ni si nombreux ni si remarquables que dans les contrées jadis habitées par les populations d'origine celtique. Nous avons comparé les monuments druidiques avec ceux des plus anciens peuples de l'Asie; nous avons montré l'analogie qui existe entre les uns elles autres. Ce travail conduit à des conséquences intéressantes, qui confirment les plus vieilles traditions historiques sur la dispersion des peuples. Nous n'y reviendrons pas ici. Voy. Dolme.x.
Les prétendus philosophes qui rejettent la Bible , le plus ancien et le plus authentique des livres, ont débité bien des fables à propos (le la religion primitive des Celtes et des monuments qui nous en restent. Depuis M. Amédée Thierry, qui a composé une^îstoire des Gaulois , où l'imagination prend parfois la place de la réalité , jusqu'à l'Allemand Gœrres, dans son livre intitulé : Les Relifjions de V antiquité , on a dit et répété des fables qui n'ont pas le charme de la poésie, uhLS qui en ont la tiction et le mensonge. C'est une manie de nos jours de voir partout le panthéisme. Aussi n'a-t-on pas manqué d assur -r que le système hiératique le plus ancien aurait été le panthéisme. Celte affirmation est hasardée comme beaucoup d'autres : elle ne serait que ridicule, si elle n'avait pas de fticheuses conséquences.
Les deux idées qui agissent le plus puissamment sur l'houime , soit isolé, soit en société, le culte de la Divinité et le désir de perpétuer la mém*ure des grandes actions et des grands hommes, ont sans doute élevé les grossiers, mais impérissables monuments attribués aux Celtes. Ces monuments, produit d'une civilisaioii barbare, sans présenter aucune des conditions de l'art , offrent cependant un système arrêté , facile à reconnaître à ses dis;)Ositions générales. Ils se composent le plus ordinairement de fragments de rochers, de pierres brutes, do formes plus ou moins irrégulières , de dimensions variables, tantôt isolées, tantôt réunies en groupes, d'après des lois qui paraissent constantes : ce sont encore quelques enceintes de terre , des tombelles ou tertres fac- Ijres.
Malgré les destructions faites des monu-
ments de ce genre , nous en possédons encore un très-grand nombre en France. On en voit bi'aucou[) dans les campagnes do certaines provinces, la Normandie, le Maine, l'Anjou, la To.iraine, le Poitou, la Saintonge ; c'est surtout dans l'ancienne province de Bre agne qu'on en trouve la plus grande quantité. Dans toutes les terres qui n'ont point encore été conpiisespar l'agriculture, dans les landes , les bois, les lieux déserts, les pierres druidiipies sont bien conservées; elles sont protégées, pour ainsi dire, par un certain respect superstitieux des habitants des campagnes.
Nous devons faire l'aveu de l'ignorance o\i l'on se trouve sur la destination des monuments gaulois. On a formé à leur sujet des conjectures plus ou moins vraisemblables; on a tiré de certaines formes, de certaines dispositions , des inductions plus ou moins ingénieuses et plus ou moins fondées; mais on n'a rien de positif et de précis.
Après bien des siècles écou'és , on trouve encore de nos jours quelques vestiges des anciennes croyances et des respects qui entouraient les monuments indigènes de la religion druidique. Pendant longtemps, ces puissances invisibles, ces femmes mystérieuses, qui, sous le nom de fées, exerçaient un si merveilleux empire, continuèrentd'habiter leurs grottes et leurs forêts; les dames se promenaient la nuit dans les clairières des bois, veillaient auprès des fontaines, gardaient des trésors enlbuis, et se retiraient dans leurs demeures sauvages, désignées aujourd'hui par le nom de grottes aux fées. Quelquefois les riantes fictions de la mythologie septentrionale cédèrent la place à des croyances plus terribles, et dans les monuments druidiques on voyait les maisons et les châteaux du démon, l'habitation des mauvais esprits, ennemis de l'homme et surtout des enfants.
Les Gaulois n'érigeaient point de temples à leurs divinités. Ils pensaient , comme les Germains , que c'eût été outrager la majesté divine que de chercher, pour ainsi dire , à l'enfermer dans des murailles. Ils accomplissaient leurs rites sacrés au milieu des forêts et sur la cime des montagnes.
Les monuments celtiques les plus remarquables sont les menhirs ou peulvans, les alignements , les enceintes druidiques ou kromlechs,les trilithes ou lich.ivens, les pierres branlantes , les dolmens , les allées couvertes oa grottes aux fées, les barrows et les galgals. [Voy. ces mots.)
Ceux (pu désireraient avoir de plus amples renseignements sur les monuments gaulois pourront consulter les ouvrages suivants • Voyage dans le Finistère, par Cambry, revu par E. Souvestre. — Essai sur les antiquités du Morbihan, par Mahé. — Archéologie armoricaine,[)ai- M. de Pcnouhet. — Monuments celtiques, précédés (ïune Notice sur les druides.
— Mémoires de T Académie celtique, aujourd'hui la société des Antiquaires de France.
— Recherches sur plusieurs monuments celtiques et romains, par Baraillon. — Les derniers Bretons, par E. Souvestre. — Introd. à