CHAPITRE. — Voy. Capitulaire (Salle
CHAR. — Le char était une espèce de voiture à deux, roues dont les anciens se
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servaient flans les triomphes , dans les c6véluoiiios [jubliqiics , dans les jcu\ , dans les combats. L'asago des chars à la guerre élait Irès-commud dès le temps de Moïse; les Kgy|)tiens et les ChanaïK-ciis en avaient un très-grand nombre. Cyrus est, dit-o'i , cehii «jiii, le premier, les arma de taux.
Sur les médaill'S, un eliar, trainb soit |iar des chevaux , soit par des lions, soit par des (éléphants, signitie ou bien le triomjdie ou l'apothéose des princes. Le char attelé de deux, de quatre, de six chevaux, ne marque pas toujours la victoire ou le triom[)he. Il y a d'antres cérémonies où l'on se servait de chars; l'on y portait les images des dieux dans les supplications; l'on y mettait, aux funérailles, les images des familles illustres et de ceux d€nt on faisait l'apothéose. Endn, l'on y conduisait les consuls qui entraient en charge , comme nous l'apprenons par les médailles de Maxence et de Constantin : l'une et l'autre portent felix processus consulisAugusti nostri. l.orscpie ces chars étaient attelés de deux chevaux , on les appelait biycs, bigœ; tritjcs, triijœ, lorsqu'il y en avait trois, et quatre, quadrigœ, lorsqu'on les attelait de quatre chevaux, qui toujours l'étaient de front.
CHARDON (Feuille de). — On emploie communément, au xv' siècle, la feuille de chardon dans l'ornementation des chapiteaux, des lignes rampantes des frontons, des archivoltes, etc. ; souvent la feuille est accom|>agnée de la fleur.
CHARNIER. — C'est une sorte de petit biUiment <mnexé à un cimetière et souvent adossé à une église, qui sert à recevoir les ossements que les fossoyeurs trouvent en creusant les cimetières. Yoy. Reliquaike. Le charnier du cimetière des Saints-Innocents , à Paris , était autrefois très-considéràble. Dans plusieurs églises , on s'est servi des cry{)tes pour en faire des charniers ou ossuaires ; dans d'autres , on a placé les ossements sous la charpente des grands combles et sur les voûtes de la nef principale.
CHARPENTE. — L'archéologie, en ce qui concerne la grosse construction, ne comprend pas seulement l'analyse des monuments au point de vue de l'emploi de la pierre, elle comporte encore un examen attentif de toutes les parties qui composent un édilice, depuis sa base jusqu'à son faîte. A ce titre, la charpente mérite d'être sérieusement étudiée.
Malheureusement très-[)eu de monuments ont conservé leurs charpentes primitives, et cela se conçoit d'ailleurs , en pensant à la prompte détérioration que subissent les constructions en bois : à diverses époques, elles ont donc été successivementremplacées. Aussi voyons-nous le marbre , la pierre , la brique, perpétuer l'existence des monuments, tandis que les combles de ces mômes édifices ont subi une entière destruction.
Pour les char()enles des monuments primitifs surtout , nous sommes forcés do nous en rapporter aux témoignages des auteurs qui ont écrit sur l'architecture, et de comparer
les textes, souvent oi)scurs , soit aux traces (fui subsistent encore sur les murailles, soit aux diverses représentations de temples antiques sur les médailles, colonnes "monumenlales et bas-reliefs.
Il e-t (ligne d(! remarque, cependant, que la composition des charpentes antiques est encore mieux connue ({ue celle des mêmes ouvrag s du moyen .Ige, et cela se comprend, parce qu'en Italie surtout les anciennes basili(pies et, j)lus tard , les édifices religieux, qii furent construits jusqu'à nos jours, ont toujours été couverts selon la tradition des
charpentes antiques, tant pourleurcontexture que pour leur ajustement.
Les cliarpentes des i)asili(|ues italiennes ont eu une telle influence qu'elles ont été constamment étudiées par les plus habiles constructeurs , et qu'à Paris , entre autres monuments, on peut voir dans l'église Notre- Dame de Lorette, récemment construite, une a[)plicaiion sérieuse du système de la basilique primitive , avec son plafond à sofTites.
Nous essayons ici de préciser les traits distinctifs (jui caractérisent l'art de la charpente à ses différentes époques , en indiquant les passages les [dus importants de quelques auteurs anciens et modernes qui ont traité cette matière.
Cet aperçu est divisé en quatre parties relatives :
La première , à la charpente des monuments antiques;
La deuxièn)e, à la charpente des premiers siècles de l'ère chrétienne jusqu'à la hn du x° siècle ;
La troisième , à la charpente depuis le commencement du xr siècle jusqu'au commencement du XV';
La quatrième , à la charpente depuis le commencement du xv° siècle jusqu'à nos jours.
Nous devons, avant d'aller plus loin, faire observer que l'étude de la charpente, au point de vue des diverses applications qui en ont été faites, serait très-étendue, et que nous nous contenions de parler plus particulièrement de la charj)ente des combles, en indiquant cependant, d'une manière sommaire, ce qui peut avoir rapport aux dômes, voittes, clochers, et même aux autres constructions où l'emploi du bois était presque exclusif.
Chacune de ces grandes divisions de l'art de la charpente demanderait à être traitée séparément selon les diverses époques et les contrées où ont été (jratitjués ces différents modes de construction. Les développements que comporterait un tel sujet sortiraient des limites qui nous ont été tracées.