ANTIQUES
Charpente des combles.
Les peuples primitifs habitaient des contrées où la pierre en grands blocs abondait. Aussi les monuments qu'ils élevèrent ont-ils été recouverts d'abord de pieires d'énorme ditucusion , qui , le plus souvent, formaient
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plufcmd à l'inlériour ot étaient failK'cs cxtôrieurcinent en pente pour l'acililer l'écouleinent des eaux.
Les restes des nneiens monuments de Ninive, de l'Egypte et de rancienne Grèce présentent des traces nombreuses de ces sortes de recouvrements. (Quelquefois des pierres superposées surmontaient" ces éditices et formaient tous les frais de leur toiture. On conçoit que cette manière de construire devait se restreindre 5 des emplacements de dimensions nioyenncs, et que plus tard, lorsqu'il s'agit de recouvrir des temples d'un large dans œuvre, on dut recourir à rem[>loi du bois.
Les Grecs furent , sans contredit , les premiers qui tirent leurs couvertures en charpente , et Vitruve (Grec d'origine) indique non-seulement la com[)osilion, mais encore ie nom des ditférentes pièces de bois qui formaient les charpentes antiques.
Selon le commeniaire remarquable de François Bl indet, dans son cours d'architecture,Vittuve dit que les extrémités de IxUiments d'une certaine importance étaient élevés en pignon, et que la structure des couvertures était formée de fermes, composées chacune d'un tirant (transtra), de deux jambes de force [cantherii) , avec leurs aisseliers [capreoli], et d'un poinçon [columna], pour soutenir le faîte {columen); que ces [lièces assemblées composaient les fermes reliées entre elles par des pannes (templa) qui disaient toute la longueur du bâtiment et servaient à soutenir les chevrons {asseres), lesquels, descendant du faîte des deux côtés, faisaient la saillie de la toiture, qui se trouvait achevée par les tuiles dont elle était recouverte.
Vitruve nous apprend encore que la Grèce possédait les plus beaux modèles de combles, parmi lesquels l'Odéon d'Athènes et e temple de Gérés étaient cités par leur grandeur, comme les temples de Diane à Ephèse et d'Apollon à Utique l'étaient pour le choix du bois dont leurs combles étaient formés.
L'Odéon, dont il est ici question, fut construit par Périclès, qui, après la défaite des Perses, fit emjiloyer les mâts et les antennes de leurs navires pour en former le comble.
Du temps de Vitruve , les charpentes étaient établies selon le système qu'il décrit lui-môme, et la basilique de Fanestre, construite par cet architecte , avait une largeur de GO pieds romains ( 55 pieds de France ).
Des combles courbés.
Il paraît aussi qu'à cette époque, les constructions particulières étaient quelquefois recouvertes de toits courbés en forme de carènes , présentant l'apparence de navires renversés. C'est à cause de cette singularité cj^uele quartier de Rome, situé entre le mont tsquilin et la porleCapène, se nommait Carinœ.
Des plafonds à sofptes formés sous les combles.
D'après ce qui précède, il est évident que les combles des grands édilices antiques présentaient inie double [)onte qui suivait l'if!clinaison du fronton, et (prils étaient formés de maîtresses-fermes avec chevronnageintermédi.iire.
Le plus souvent , ces charpenîe^ n'étaient point apparentes îi l'intérieur; les principales i)ièces de bois qui les composaient formaient dos soflites dont les intervalles étaient lambrissés , de sorte que l'ensendjle présentait un plafond h compartiments ou caissons ajustés de dillér 'iites manières.
Comme nous l'avons déjà dit , les monuments des premiers temi)s ollrent des exemples nombreux de décorations de sollites et plafonds en pierre , qui certainement ont servi de type pour la composition et la décoration des [)lalonds sous comble.
Des voiUes en bois.
L'emploi du bois appliqué h la formation des voûtes a dû être très-limité. Les moimments de l'antiijuité n'étaient voûtrs en pierre cjue par exception, et encore ces voûtes n'otfraient-elles (ju'une superposition de pierres disposées horizontalement j)ar encorbellement et saillie, selon des formes plus ou moins pures. On comprend alors que la science du trait étant presque nulle, les quelques voûtes en bois cjui auraient pu être faites l'auraient été par un système d'asst-mblage analogue à celui des voûtes en pierre, c'est-à-dire que les pièces de i)ois étaient toutes superposées, et que la forme de la voûte se trouvait ensuite dans la masse.
Ce qui nous autorise à croire que des constructions de cette nature se pratiquaient , c'est que Vitruve parle des voûtes en bois employées quelquefois dans des habitations particulières.