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tamment, a 6U'i n'cdiliée [lar Tlii''()dusc, et achevée par Honorius.
Les (Jeux premières basiliques ont disparu ; celle de Saint-Paul sul)siste encore; mais la char[)ente en a été entièrement détruite par le feu il y a peu d'années.
De tout temps les arcliiteclcs italiens se sont préoccupés de la manière dont les premières éf^lises chrétiennes étaient construites. Aussi nous ont-ils laissé h ce sujet des détails remar(jual)les, d'où il résuite (jue c( s basili(iues étaient recouvertes de condiles semblables h ceux des monuments antuiues, et que des plafonds à solides étaient rappiirtés dessous. On peut consulter à ce suji t l'ouvraj^e de J.-H. Pironesi, iniitulé : Ddla inaqnificenza ni nrchitvltura di liomani.
La basilitjue vaticane , |)ar son imjiortance architecturale, a dû être décriie la première, et nous trouvons dans l'ouvrage de Carlo Fontana, qui a paru ^ Rome en W^k, et qui Iraiie spécialement du Temple A'atican, des documents précieux sur la composition de la charpenle de cet édilice. 11 dit ([u'elle rap[)elle le tvpe des combles antiques, particulièrement de ceux pro ccllis immani magnitudine. Au livre ii , chapitre 11, il s'exprime ainsi à ce sujet :
« Pendant que j'étais occupé du soin de recueillir tous les renseignements «lui pouvaient exister sur cette très-sainle basilique, le dessin exact du comble qui couvrait la grande nef dt^ cet éditice me fut comuiuinqué jiar un amateur des beaux-arts; la comi>inaison m en laïut tellement ingénieuse, et la peiiie si bien ordonnée, c|ue je regardai sa nublicalion connne devant être très-utile à l'architeclure.
« Le comble de celte très-sainle basilique fut disposé avec une telle intelligence, qu'après avoir préservé jiendant nombre de siècles rédilîce contre les intempéries do l'air, les bois dont il était composé se trouvaient conservés au point de pouvoir être employés pour former le toit du palais Farnèse qu'on admire aujourd'hui dans cette ville. »
C'est le dessin de cette charpente , d'après Carlo Fontana , que nous donnons ici , et qui représente le système qu'on retrouve non-seulement dans les basiliques élevées en Italie par Constantin, mais encore dans celles que sainte Hélène , mère de cet empereur, fit construire dans la Grèce et dans l'Asie Mineure. (Voy. fig. h la fin du vol.)
Nous citerons encore comme remarquables par leurs chai pentes à plafonds, l'église Sainte-Sabine, bâtie à Konie en k'io , et l'égl se Sainte-Marie de la Crèche, construite par sainte Hélène , et qu'on voit encore à Helhlécui.
Etant ainsi fixé sur la manière dont les charpentes des premiers siècles étaient forinées, et, d'après de nombreux documents , il est certain (jue les toitures de tous les grands monuments érigés jus(|u'h la lin du X" siècle procédaient du mêmcî mode , sai.s cliangeinents notal)les. PeiKJant le cours de Cette grande |»ériode , l'euiploi de la pierre et du marbre était presque absolu, et l;i
charpente n'avait d'autre but que de recouvrir et plafonner les éJilices. Les voiites ( n bois et les dùuies en charpente (jui parurent jilus tard, n'élai"nt point usités, et les constructions «Mitièrement en bois n'existaient (prexceptionnellement , et encore dans les conirées du nord dtî l'Europe seulement.
Saint ('ii'égoir(; de Tours rapjioi te cependant (|ue, de son tem[)<, il y avait dans les (iaul s des é^l ses en bois magndiquement décorées à l'intéi'ieur; mais ses indications sont tiop vagues pour ([u'on puisse en con- (;lure lien de |)0>itif ; et d'ailleurs ces constructions dt;vaieid,conmie étendue, être [)eu S|)acieusi'S, et pri'senter vni étal provisoire qiii a dû cesser lor.s(pie les moimments eu pier. e ont [)u être élevés.
3" — CHARPENTE AU MOYEN AGE , DEPUIS LE COMAn-:>CKMK>T DU Xl' SIECLE JUSQU'aU COM- MENCEMENT DU XV" SIÈCLE.
De la charpente des combles.
Ainsi que nous venons de le rapporter, le système des combles antiques a toujours servi de type et s'est mainteiui, non-seulement en Italie, mais en Fr?nco, p ndant les xr' (t XII'' siècles. La longueur de l'édifice à recouvrir était divisée par des assemblages l)riiicipaux appelés fermes, reliés par des faîtages et patnies qui supportaient des chevrons sur lesquels on posait l'ardoise ou la tuile.
Comme caractère particulier de ces charpentes des xr et xn*" siècles, toutes les pièces sont maintenues par des chevilles à tète, ef les bois sont assemblés demi à demi ; c'està-dire qu'ils sont chacun entaillés de la moitié de leur épaisseur. Les tenons et mortaises étaient évités.
Nous citeions entre autres charpentes de ces deux siècles, celle qui recouvre maintenant encoi e la grande salle Saint-Jean d'Angers, construite, en 1153, par Henii 11, comte d'Anjou , et qui recouvre un emplacement qui a, dans œuvre, 70 pieds de large sur 180 de longueur.
Ainsi toute la charpente étal)lie par fermes principales, et dont les bois, assemblés denn à demi, sont maintenus par des chevilles à tête, sont certainement du xi' ouxii' siècle.
Plus tard, auxxiii' etxiv' siècles, ce mode de char()enle est changé ladicalement , et chaque chevron devient un assemblage do bois croisés, qui fait de chacun d'eux une ferme. Alors les faîtages et les pannes dispa-raissont ; le lattis seul maintient le roulement (le l'ensemble; maison conserve l'habitude de l'assemblage des bois par des entailles et les chevilles h tête. Le dessin ci- JMint représente l'aspect d'une fenne de cette époque du xiir" et xiV siècle. [Voy. fig. à la lin du vol.)
P(nidant le cours des cinq siècles dont nous I)arlons, nous voyons en Fiance la charpente seulement ap|)liquée aux combies. Point de plafonds ni voûtes en bois; les églises sont toutes voûtées en pier'-c dans le but de re-
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touvrir cl garantir les édilices. Plus tard , l'art do la cliarp(MUo s'étend et prend un plus lar^^'o développement sous ra|)plication qu'on en faisait , soit pour former dos voiites, soit pour la construction des habitations parlicul ères.
Kn Italie, le système des charpentes à plafonds se poursuit, et on peut citer, entre autres monuments , la basilique de Sainte- Marie Majeure ;\ Home, dont le comble est composé de 20 fermes accoupli'es et de 2 simples Elle fut faite sous Eugène IV, en i'^SÎ, et le [)lafonil, rapporté en li56, sous Calixte III, ne fut achevé qu'en 1500, sous Calixle VI.
Des cotivn'tures en dôme.
Dans ce môme laps de temps, un nouveau système de couverture est introduit et ap-
f)liqué en Italie d'abord ; nous voulons parer des coupoles en charpente des dômes dont la forme extérieure est une calotte sphérique ou ellijitique et destinés surtout à la décoration des principales parties d'un monument; à l'intérieur, ces charpentes ne se voyaient pas , puisqu'elles recouvraient presque toujours des voûtes en pierre.
L'exemple le plus ancien et le plus considérable de cette nouvelle application se trouve à l'église de Saint-Marc à Venise. Le comble de cet éditice est surmonté de quatre coupoles dont Je diamètre varie entre 40 et i8. Ces coupoles ont environ 830 ans d'existence, puisqu'on sait que l'église Saint- Marc a été commencée en 976 et achevée en 1085.
La manière dont ces dômes sont établis, sous le rapport de leur construction, est d'autant plus remarqu.nble, qu'on y trouve le principe d'un nouvel assemblage de bois dont Philibert de Lorme, architecte français, s'est servi au xvi' siècle pour baser l'ingénieux système qui porte son nom encore aujourd'hui.
Ces dômes , au lieu d'être construits au moyen de fortes pièces de bois, sont composés simplement de courbes en])lanches doublées, qui forment chevrons, et reliées dans leur hauteur par des liernes. L'extérieur est garni de planches revêtues de plomb , avec des cordons et des recouvrements qui évitent les soudures.
Il existe bien à l'intérieur une charpente indépendante de celle qui forme le galbe extérieur du dôrne , mais elle paraît avoir été faite après coup pour fortitier la coupole , et ce fut même Jacques Sansovin qui lit faire au moins la plus grande partie de cette charpente secondaire vers l'an 1580.
En Orient, et particulièrement en Russie , on retrouve l'origine de ces couvertures en dôme, dont l'application générale constitue le caractère distinctif des constructions de ces contrées.
En France , l'usage des coupoles n'a été introduit que fort tard , et nous n'en trouvons aucune trace à l'époque dont nous nous occupons. Nous aurons occasion d'en parler plus bas en donnant quelques détails
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sur lo mode de construction de ces sortes de toitures.
Des constructions entièrement en bois.
Les éléments d'une étude bien approfondie manquent à ce sujet ; nous signalerons seulement en France et dans une grande partie de l'Allemagne, l'existence de petites habitations particulières du xv" siècle, où le bois, façonné avec art , était scul[)lé sur toutes ses faces et employé, non-soulement comme système général de construction , mais encore comme ornementation.
En Pologne et en Russie, il existe depuis longtemps des églises entières et des édilices publics complètement en bois et magnitiquement décorés tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Des voûtes en bois et charpentes ornées.
C'est certainement vers le xv* siècle que les premières charpentes ornées et apparentes, combinées avec des voûtes , ont été pratiquées, et on retrouve surtout en Angleterre et en Allemagne des exemples nombreux de cette nouvelle application du bois. Dans ces divers pays, où la pierre était rare lorsque le Dois abondait, on a dû rechercher tous les moyens de limiter l'emploi de la pierre et de profiter du bois connue grande décoration intérieure. Aussi, plus en Angletei'l'e encore qu'ailleurs, on voit d'immenses charpentes à courbes et retombées intérieures, qui sont moulurées et découpées à jour avec la plus rare perfection. L'ensemble de ces charpentes ornées, quelquefois combinées avec des voûtes , produit un etfet merveilleux, et on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, ou de leur légèreté ou de leur magnificence.
CHARPENTE DEPUIS LE COMMENCEMENT DC XV' SIÈCLE jusqu'à NOS JOUHS.
De la charpente des combles et des voûtes.
Presque tous les combles des xv' et xvi" siècles, particulièrement en France , sont, sans exception, établis de manière à ce que chaque chevron porte ferme, ainsi que nous l'avons déjà remarqué aux xiii* et xiv* siècles, avec cette distinction que les bois, au lieu d'être entaillés à leur jonction, sont assemblés à tenons et mortaises, parfaitement équarris et façonnés avec la plus grande perfection.
A cette époque, les toitures primitives des grandes cathédrales , qui d'abord étaient simples et quelquefois à faible pente , ont presque tontes été renouvelées entièrement et remplacées par des combles élevés, à versants raindes. Ces nouveaux combles , par leur étendue, concouraient puissamment à l'etfet extérieur des monuments.
Tandis ([u'en Italie le type de la charpente antique domine ainsi que les plafonds à soliites, on voit en France un système de toiture mieux approprié aux rigueurs de son climat, et façonné de manière à pouvoir servir de voûte dans les édifices secondaires
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Ces voiltos nirnagL'os sous la charpente éraient , en France , gi'nrraloment très-siiri- })les de forme et comportaient dos tirants et (les aiguilles apparents, ainsi qu'on peut le voir par le dessin que nous donnons ici. {Voi/. lig. à la lin du vol.)
l'n Angleterre et en Allemagne, les cliarlif'iites ornées avec leurs voiïtes, reçoivent .\ celle époque, dès les xV et xvi' siècles, un (lt''velop|)ement extraordinaire et parviennent au plus haut degré de |)erfec ion.
Aux X.VI' et wir siècles, l.i charpente des monuments religieux ne subit aucun changement; mais on remarque que les monuments publics reçoivent l'application d'un système de combles brisés, dits à la Mansard. La vieille partie des tuileries et la plupart des châteaux royaux, érigés sous Louis XIII et Louis XIV , sont recouverts d'après ce nouveau mode qui, plus tard, dis[)arait pour faire place aux charpentes de forme piimitive à deux versants.
L'étude des monuments de l'antiquité, dont les architectes français s'occupaient alors, a exercé une influence marquée sur la construction des monuments religieux cl civils; le caractère de l'architecture nationale disparaît totalement pour être rem[)lacé [lar une fausse imitation de l'antique, et l'exagération de certains principes produit uno telle perturbation qu'on en vient à chercher tous les moyens possibles de faire disparaître les combles, et de les dissimuler, soit en leur donnant une légère inclinaison , soit en élevant des attique>, soit même en les remplaçant par des terra -ses.
On conçoit qu'alors l'art de la charpente se réduisit à fort peu de chose, et que, sans le retour aux principes sérieux qui doivent toujours guider en fait de constructions monumentales, on aurait pu croire à l'anéantissement complet de cet art qui, depuis plusieurs années , reprend un nouvel essor et tend de jour en jour à reparaître avec son ancien éclat.
Nous devons aussi signaler, à notre époque, l'application des charpentes en fer qui, d'invention moderne, sont destinées à prendre un jour un très-large développement.
Entre les exemples nombreux qu'on pourrait citer, concernant l'emploi du fer, nous mentionnerons la belle charpente à voûtes et nervures apparentes de la nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève , que l'habile architecte, M. Labrouste, vient de construire à Paris. C'est peut-être dans ce monument seul qu'on retrouve l'expression d'une haute convenance artistique jointe aux exigences de l'emploi du fer, dont les fonctions sont toutes difféi entes de celles du bois ; et cette qualité est d'autant jibis rcmanpiable que, jusiju'à présent, la plui)art des grandes charpentes en fer, bien qu'admirablement combinées, ne [)résentent d'intérêt (ju'au point de vue industriel et non au point de vue artistique.
Des clochers en bois.
Ce n'est guère qu'au xvi' siècle que les
DicTiow. n'Ar.ciîî.oi.uGiE SAcnéiv. I.
flèches en bois ont été généralement élevées sur tous les points de la France , et que la simple église de village put avoir, comme la cathédrale , son clocher surmonté d'une llèche.
L'étude seule des clochers en bois serait très-étendue et fournira t l'occasion de signaler toute la perfection qu'atteignit lartde la charpente. Il n'est sorte de diflicullés que les constructeurs d'alors n'aient surmontées. Voy. Ci.ociiKn, AiGun.r.E, Flkche.
Nous ne f.usons ici (pi'indiqu'T cette nouvelle application du bois, en renvoyant lo lecteur au mot Ci.ocuer, s'il désire "obtenir quel([ues renseignements spéciaux à ce sujet.
Des couvertures en dôme.
Nous avons déjà vu, dans le chapitre précédent, que les dômes en charpente étaient déjà connus vers le \V siècle, puisqu'à Venise, l'église Saint-Marc en possède quat^-e qui datent de cette époque.
Cette forme de comble a été constamment usitée depuis , surtout en Itabe, et nous mentionnerons plus particulièrement le dôme de l'église de Santa-Maria délia Salutc à Venise, construite en 1631 , et dont la grande voûte hémisphérique est recouverte par une charpente en coupole de 65 p. 6 p. de diamètre.
Le système de charpente, adopté pour la construction de celte coupole remarquable, est le même que celui dont nous avons déjà parlé à l'occasion des quatre dûmes de l'église Saint-Marc; c'est-à-dire que les fermes sont composées de courbes en planches croisées.
Ce mode de construction était spécialement appliqué à l'établissement des dômes, et les avantages qu'il offrait, comme légèreté et économie, n'échappèrent point au célèbre architecte français , Philibert de Lorme, qui introduisit le premier ce nouveau svstème en France, en l'appliquant à la comjiosition des combles de toute forme. Cet architecte, qui vivait sous Henri II, publia, en 1561, un ouvrage où il exposa sa méthode de construire des charpentes coimues depuis ce temps sous le nom de charpentes à la Philibert de Lorme.
Les combles à surfaces courbes conservèrent longtemps toute leur simplicité de construction, et ce ne fut que dans ces derniers siècles que les combles de ce genre furent combinés avec des fermes à pièces de charpente et des enrayures destinées à soutenir les liernes, j)annes, chevrons et autres courbes (pii forment le galbe extérieur. Le dôme du Val-de-Gràce et celui des Invalides sont établis d'après ce dernier système, et à ce sujet Rondelet rend évidente la supériorité des chari)entes à coupole, établies avec des courbes en planches sur celles qui sont construites, en fortes pièces de charpente.
Il résulte, d'après l'examen de cet habile constructeur, que si le dôme des Invalides avait été construit selon le motle suivi pou;* le dôme délia Saluteh Venise; que le pre-
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raier, au liou de contenir 6i84 pièces de bois qui y sont employées, n'en contiendrait plus (Jue 1908, s'il avait été construit comme le second, et que la dépense de ce môme dùme des Invalides, dont la charpente a coûté 116,722 fr., ne serait revenue qu'à 35,4.2ifr. A part cette considération d'économie, la charpente eût été plus légère, puisque les murailles auraient eu à supporter environ 450,0001^. de moins.
11 nous reste à indiquer un autre système de construire les coupoles, qui n'a guère été employé que dans le nord de l'Europe, et dont on voit un exemple à Varsovie pour l'exécution d'un dùme polygonal composé de bois d'assemblage, disposés par couches horizontales. Tous les bois sont méplats, assemblés à petits joints et arrasés sur toutes les faces. Ce procédé, d'une simplicité toute j)rin>itive, a beaucoup d'analogie avec la manière dont la pierre est employée lorsqu'il s'agit de voûtes sphériques ou de voûtes en arc de cloîtro.
Nous terminons ici cette notice historique sur la charpente; bien d'autres développements seraient nécessaires pour donner une idée exacte de cet art important dont la parlie théorique a toujours vivement préoccupé les savants. Ce que nous en avons dit suffira certainement pour faire connaître les principales modifications que cet art a subies dans l'antiquité et le moyen âge, surtout au point de vue archéologique. Les constructeurs qui ont besoin de connaissances pratiques plus étendues doivent consulter les traités spéciaux. Nous devons l'article précédent à la communication de M. G. Guérin, architecte de la cathédrale de Tours.
CHASSE. — Le mot châsse vient du latin capsa^ il signifie littéralement un coffie ou colf. et destiné à contenir les ossements d'un saint. Les plus anciennes châsses ont la forme d'une boîte oblongue, dont le couvercle imite un petit toit à deux rampants. Elles offrent, sur chacune de leurs faces des panneaux de cuivre doré, presque toujours crnés de ligures émaillées, et souvent faites au repoussé. Le faitage du petit toit estfré ;uemraent orné d'une crête à jour et garnie de perles en verre de différentes couleuis, quelquefois même de pierreries.
A partir du xiii' siècle, les châsses fu eut souvent construites de manière à simuler de petites églises. Les c'iàsîes de l'époque ogivale sont communément des morceaux d'orfèvrerie très-remarquables. Voy. Weia-