VC.SQ
ricun^ et à la parliu iiiféricuro d(t la cruiK sont rajii^ét'S liorizontali'ini'iit, de inanièrcfiuo toute l'écriture soit lisible à ([iiciiiue point (il- viie que ce soit. La forme de la leltre A, avec nne ligne par-dessus, se trouve dans des inscriptions antérieures au temps de Justin; «[uelques-unes des lettres sont en petite écriture cursive, tandis que toutes les autres sont en anciennes capitales : ainsi le lî est écrit comme b, le V est arrondi en bas en forme d'U, et le D écrit 5 h la manière des Grecs. L'inscription ou titre {lemina) i)eut ôtro déchiirrée de la fiçon suivante :
Liqno, qno Cliristits latmanum subdid'H hostein. Dut liumœ Jitsiinus opcin et socia decorem.
Il est probable qu'elle fut écrite par un Grec qui lutsociaau lieu de socIa.
Chap. m. 11 y eut deu\ empereurs nommés Justin. Le premier régna de l'année 518 à 527 ; le second régna de oGo à 578. Quelques auteurs 0[)ineut qu'elle fut donnée par le (>remier ou l'ancien, qui lit plusieurs olïVandes au Vatican. Mais il y a de fortes raisons pour croire ([u'elle fut donnée par le jeune.
Chap. IV. Ce fut vers la tiu du iv" siècle que les chrétiens counnencèreiit à orner la croix de Notre-Sei^neur de pierreries et de diverses devises ou inscriptions. Un des ])lus anciens ornements usités fut la couronne, emblème de récompense pour les saints : les autres furent l'agneau, les emblèmes des évangélistos, et ensuite des demi-figures ou bustes (TT^oTîaoti) des Hvangélisles e:ix-mômes. Ils lureni places dans des compartiments, et alor- s'introduisit l'usage des vêtements peints ou brodés en couleur à l'aiguille. Ces compartiments ne sont pas autre chose, en fa'V, que des écussons ou boucliers {scuta) arrondis, avec des devises sacrées tout autour, On trouve des exemples, oii, sur les croix, les donateurs sont représentés en efùgie , de môme que leur souvenir est rap[)elé [)ar des inscriptions. Dans le cas présent, les mains de Justin et de rimi)ératrice sa femme, élevées comme pour piier, doivent ètie mentionnées. Cette attitude est conservée jusqu'à ce jour par le prêtre qui dit la messe. La forme de la croix et ks ornements sont en rap|)0it avec l'époque à la({iielle on les attribue. Dans les deux ligui'es de Notre-Seigneur, la baibe est remarquable. Le nimbe, lumen ou uvi-A(T/.'.v, est cioisé. On trouve rarement cette couronne ou ce nindjtï dans les plus anciens monuments. Dans la main gauche de la (igure sup(''iieure on voit le vohnne du Nouveau Testament; l'autre figure tient le môme livi-e dans la main droite et une croix dans la main gauche.
Chap. v. Nous trouvons Notre-Seigneur re[)résenté sur d'anciens monumimts, nonseulement dans la fornu; humaine (fu'il a «laigné revêtir, suivant l'Evangile, mais en- « (»re sous celle de V(i(jncan léf/al, symbole de ïinnocrnce soulfrante; et cela dans J'Kglisc grecque comme dans l'Kglisc latine. Dans l'Eglise latine, la croix fut souvent peinte en rouge, j»our marcjuer h; sang précieux de N'jlre-Seigncur. Le concile in TruKo, après
(pie la paix eut été rendue à l'Eglise, recommanda de représenterlaligui-e ImmainedeNoli e-Seigneur sur lacroix, (le préférenceau type légal de l'Agneau. [Voy. Labl)e, ConciL, tom. ^'1I; conciLQuiniscxt., eau. 8'2.) Nous savons, en outre, (pie des crucilix furent donnés [larle pape Léon III aux basiliques du Vatican et dOsiie ; mais aucun de ces monuments anticjues ne subsiste. L'usage public deciucifix paraît avoir été introduit par deqrés dans l'Kglise. On eut d'abord la croix unie, ensuite l'agneau aux pie;ls de la croix, ou au milieu; puis, à la fois, et l'agneau et lo buste (le Notre-Seigneur sur la croix, ou lo buste seul sur la tige de la croix, ou au milieu, comme on le voit sur une croix émaillée df3 Kavenne; ensuite, nous avons eu la hgure entière de Notre-Seigneur, revêtue d'une tunique ou d'un manteau, pallium, placée sur la croix, mais non attachée avec des clous, et les mains levées vers le ciel, comme dans l'action de la prière; enlin, vers le vu' siècle, le Sauveur paraît attaché à la croix avec quatre clous. D'ab(M-d, la ligure est gravée sur des croix d'or, d'argent ou de cuivre; ensuite elle tsi peinte sur des croix de bois; entin, elle est de ronde bosse, procédé qui est préférable aux autres et ([ui persiste aujourd'hui.
Quoique Notre-Seigiiear, coîiiiUG nous le pensons, fût attaché nu sur la croix, cependant, par respect, il est représenté voilé de[)uis la ceinture jusqu'aux genoux. Nous l)Ouvons faire observer, ciuant aux quatre cious et au sup[)ort des pieds, que notre Sauveur ne fut jamais représenté comme mort, ni les yeux fermés, mais vivant et parlant, et les yeux ouverts. Quelquefois la tête était couverte d'une couronne, et, dans la |>ériode la plus rapi)rochéede nous, d'une couronne d'épines, comme s'il eût été déjà mort sur la croix.
Chap. VI. Au centre de la croix du Vatican il y a une portion considérable de la vraie croix, entourée d'une couronne do ]iierres précieuses. C'était un. usage trèsancien de mettre des couronnes autour des croix, lesquelles couronnes sont d'or, ou d'argent, ou de j)ierreries, ou même de laurier et d'autres feuillages. De là, sans doute, vint la coutume de re[)résenter des croix dans des compartiments circulaires, sur lesmurailk'S des éditices sacrés ou ailleurs.
La portion de la vraie ci oix enfermée dans ce reliquaire peut j)rovenir du hagment considérable de la croix que rim[)ératrice sainte Hélène laissa à Jérusalem, duquel fragment quehpies parccll 'S furent envoyées à Homo avant le règne de Justin le Jeune, et quelques autres de son temps. Le fragment dont il est ici (|uestion est une lame mince de couleur châtain foncé. 11 est certain, d'ap es les anciens monuments, (pie les j)articules de la vraie croix, autrefois distribuées auxlidèles, étaient généralement très-petites.
Chai), vn. Cette précieuse reliciuo de la croix est exposée à la vénération tles lidèles deux fois par an, à savuir : le vendredi saint et le jeudi de l\\ques. il parait qu'à partir
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du moment où la croix fut découverte, la couliiiue s'introduisit à Jérusalem de la présenter à Tadoration du peuple le vendredi saint de chaque année. Cependant, du temps de saint Sophronius, patr arche, qui mourut en 639, après la prise de Jérusalem, la cérémonie de la salutation de la croix était perdue dans cette église. Dans l'église de Conslantinople, elle fut continuée de saint Germain, au commencement du vin' siècle, après lequel temps on ne trouve plus qu'il en soit fait mention , quoiqu'il paraisse qu'elle ait été transférée au troisième dimanche de carême. Une lettre de saint Ambroise montre que la coutume prévalut dans l'Eglise romaine pour ce jour; ce qui est contirmé par le sacraraentaire de saint Gélase et i)ar ]'antii)honaire de saint Grégoire. La cérémonie, comme elle se pratique encore dans les églises qui suivent le rite romain, se pratique comme il suit : le crucifix, couvert d'un voile, est trois fois élevé par l'évoque, ou un des membres principaux du clergé, qui nionle un des degrés de l'autel à chaque fois qu'il le fait, et ensuite elle est vénérée h genoux par tout le monde, clercs et laïques, qui viennent la baiser avec la plus humble dévotion, après que l'on a chanté l'antienne suivante : j Ecce Uynum cruels, in quo salas mundi pependit ; i^ Venile, adoremus. Lequel prélude montre qu'originairement on l)résentait à vénérer une simple croix, sans aucune figure. Quand cela était possible , on olfrait en cette occasion à la vénération solennelle des fidèles le bois de la vraie croix. Ici finit le Liber de cruce Yaticana. Nous allons maintenant traduire queU^ues-unes dos Ilotes, celles qui sont relatives à notre sujet. (Note a, pag. 6.) 11 est certain que les croix furent anciennement placées sur les autels (Sozomène, Hist. ecclcs., lib. iir, cap. 3), Et d'abord elles furent jilacées au-dessus de l'autel et furent a])pelées croix pendantes, cruces pendentes ou pendulœ. Leur place principale était au sommet du ciboriuin, et au milieu d'une couronne d'or ou d'argent audessus de l'autel : le ciborium était un dais ou baldaquin couvert, panoclystum; de ce dais ou baldaquin pendait la cr'oix. On ajouta ensuite des chandeliers sur les autels, ainsi que la croix sur l'autel lui-mCme, vers le X' siècle. — (Note c, pag. 8.) La forme carrée ou oblongue de la croix commença, sans qu'on puisse le distinguer positivement, h la fois chez les Latins et chez les Grecs, durant la période primitive ; mais les croix à double ou à triple croisillon , appelées croix patriarcales ou croix de Je'rusalem, \iennent originairement de l'Eglise grecque. — (Note 6, pag. 29.^ On avait coutume de suspendre au-dessus du tombeau des martyrs des couronnes de métaux précieux (Voy. Menolog.
Basilii ad Jan. vi et xxii), et souvent sur la tombe même des confesseurs. Il est fait mention d%couronnes jjlacées au-dessus du tombeau de saint Martin et au-dessus de l'autel de saint Benoît. — (Note c, pag. 37.) Il y a un beau raonuraenl en marbre tiré du cimetière de Sainle-PiiscilJe, sur lequel, entre
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autres emblèmes, est représenté l'Agneau sur une montagne, et du pied de cette montagne on voit jaillir quatre fontaines. Sur d'anciens monuments, l'Agneau, Agmis Dci, est représenté faisant plusieurs miracles, comme ressuscitant Lazare, nndtiplianl les I)ains dans le désert, recevant le ba|)tôme dans le Jourdain, traversant la mer Kouge, étendu mort sur un autel (comme dans une patène en argent à Forocornélia, avec une inscription autour) , ou se tenant au j)ied de la croix; réjjandant son sang qui tombe de son cœur dans un calice, qui déborde en un ruisseau (]ui coule auj)rès, ou enfin, comme versant son sang qui tombe à ses ])ieils et se partage en quatre ruisseaux ; sur une montagne, ou encore portant une croix, quelquefois avec le i marqué sur le front. — (Note b, pag. 39.) Il parait que les premiers chrétiens se j)eignaicnt quelq'iefois une croix sur le front. — (Note c, j)ag. 4-3.) On se servit d'abord de quatre clous dans la représentation du crucifiement : on en connaît quelques exemples où il y a trois clous seulement. Saint Anselme alUrme que Notre- Seigneur fut crucifié avec trois clous seulement. — (Note a, pag. ko.) Les Grecs représentaient d'aburd la sainte Vierge portant l'enfant Jésus sur son sein ; ensuite les («recs et les Latins s'accordèrent à représenter V enfant dans ses b7-as. [Voy. des exemples dans Du Gange.) Après l'hérésie de Nestorius et le concile d'Ephèse, la coutume de re])résenter la Vierge avec son divin Fils devint plus commune.
Nous devons ajouter quelques mots sur les croix de clocher. CiS croix sont placées au sommet des fièches ou aiguilles, et sont surmontées d'un coq. Elles sont composées de barres de métal, mais de manière à offrir le moins de ])rise jiossible aux vents et à produire le })lus riche effet. Au pied de la croix est un globe, pour figurer l'empire de la croix sur le monde. La croix qui se trouve actuellement sur la iïèche de la cathédrale d'Amiens fut érigée en 1529, et c'est un charmant modèle de simplicité, de goût et d'élégance. On trouve encore de curieux exeml)les de ces sortes de croix en France, en Allemagne et en Belgique.
C'était une coutume au moyen âge de marquer d'une croix les pierres qui servaient de bornes aux pro|)riétés: Qn pensait, avec raison, à une époque de foi, que c'était le meilleur moyen de les faire respecter. Ainsi nous voyons Louis le Débonnaire, en 807, donnant plusieurs propriétés au monastère de Gellonne, d re que leurs limites avaient été déterminées par des croix gravées sur des j'ierres : sicut per cruces in lapidibus sculptas, suus dccursus aqunrum in terminationibus assiynatum est.
Nous trouvons dans les écrits d'Anastasc le Bibliothécaire l'indication suivante des variétés dans les formes et les ornements
^iGi croix.
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iOîlO
Toi». I", p. 3V3. Crnx aurea cum gpmmis de spoliis Variddlorum a liclisnrio donnta et in nudscripsit virtorias suas.
Crux muiglyplui inlerrasilis et aurn mnn-
[dissimo.
Crux de chnjsoclavo cl prrich/si de
[fundatn.
Crux cum gemmisn Carolo M(t(jno linsi-
\lic(i' Ldtcr. oblala.
Crux diacopton (iiitttrcisa).
Crux intcrrasilis (iusciili)ta et liievigala). Crux major ex aura falvo, panoclijsta
(clausaj.
Tuin III, |). 291. Crux ex auro, argenlo ne gcmmis, a suhdiaconis dcferri solita antc equum pontifxcis.
Crux cum (jrmmis et smallo.
Crux auro gcminisque aurala.
Crux de auro habeiis in média mono-
[cossim.
Crux cum inscuJpto nomme pontificis.
Crux aurea sculptilis.
Crux aurea spanisca.
Crux de chrysoclavo.
Crux cum gammadiis.
Crux Ugacinthis et ponsinis ornata.
Crux de o lover a.
CROMLECHS. — Les pierres druidiques plantées en terre ne sont pas toujours placées en lignes droites, comme les alignements ou pierres posées ; elles forment quelquefois des sinuosités, plus souvent les contours (fun cercle ou d'une ellipse. L'ensemble circulaire de ces enceintes découvertes se nomme Cromlech. On en a observé en France, en Angleterre, en Ecosse, en Suède, en Norwége et dans plusieurs autres contrées de rEurot)e septentrionale. Quelques enceintes sont formées par un double rang de pierres; dans d'autres, on remarque, entie les {)ierres principales, d>s pierres plus petites qui paraissent destinées à rendre la clôture plus compacte.
Quoique plusieurs antiquaires aient considéré les enceintes ou cromlechs comme des sépultures de famille, on les. regarde généralement comme des temples. En etfet, ces espèces de sanctuaires, qui écartaient la foule sans em[)échei- la vue de s'ét«ndre au loin, étaient tout à lait ap[)ropriées aux idées des Gaulois, qui ne voulaient point enfermer la Divinité dans des uuirailles. Cette conjecture se trouve encore forliiit'e par la présence de dohnens et d'autres pierres qui paraissent avoir servi d'autels, placés au centre de plusieurs enceintes. Ces singuliers monuM)ents seraient donc dans noti-e |)ays une moditication des enceintes sacrées ou temcnos, (jui précèdent (ju envelo|)[)ent coniplétement de leurs contours les monuments religieux de l'Orient. Yoy. Duuidkjue. On croit aussi, avec quelque fondenuint, (jue les cromlechs n'avaient pas exclusivement une destination religieuse, et (]uc, dans les grandes circonstances, ils pouvaient s(!rvir pour les a:ssemblées de la nation, soit pour délibérer sur les intérêts politiques, soit pour les élections, soit pour les inaugurations, soit en-
core |)Our y icndrc solennellement la justice.
Quelquefois les cromlechs, se repliant sur cnx-mômes en spirales {)lus ou moins serrées dans leurs contours, forment alors des monuments complets, dont le centre nepeui être occupé par un autel, et dont le but est resté, jus({irà ce jour, entièrement inconnu. Vog. Cici.TiQun:.
Le cromlech le plus célèbre et leplusconsUlérahle est celui d'Averbury, appelé Stone- Ilcnge, cl situé à six milles de Salisbury. Ce vaste ( roinlech est composé de deux ra.gées circulaires et de deux enceintes elliptiques. La rangée extérieure était formée par trente pierres ligurant une balustrade, ou li(;h.vers. Le deuxième cercle comptait 29 pierres ; le troisième, connne le premier, était formé de trilithes ; et le quatrième de vingt peu. vans. S;ukel(;y et Borlase {Antiq. of Cornwafs) regardent ce cromlech comme un temple des druides, et Strut comme un lieu d'asstimhlées publi jues. Peut-être ce singulier monument avait-il cette double destination? Voy. Druidique.
CROSSE. — La crosse épiscopale et un emblème de juridiction. Les détails que nous donnerons à ce sujet seront pris uniquement au point de vue archéologique. On trouve dans les paroles du Pontifical romain, qui sont adressées à l'évoque dans la cérémonie de sa consécration, au moment où. la crosso lui est mise en main, la signification symbolique du bâton pastoral : Accipc bnculum pastoralis officii ; et sis in corrigendis vitiis pie sœviens , judicium sine ira tenens , in fovcndis rirtutibus auditorum animos demulccns, in tranquillitate severitatis coisuram non dcscrens. L'autorité de la juridiction et la règle de son exercice sont indiquées d'une manière fra[)pante et brève à la fois dans les vers latins suivants :
In bacnli forma, prœsul, datur liœc tibi norma. Attrulu'pcr lurvum, mcdio rege, pimge per imum : Allïdlie perçantes, recje justos, pnnge vaguntes : Attrulie, sustenta, slitnula : vngfi, morbiduy lenta.
Sur un bâton pastoral, à Toulouse, où il y avait l'image de saint Saturnin, on lisait l'inscription suivante :
Curva trahit, quus recta régit, pars iillima pungit.
On y voit que la crosse est l'emblème de l'encouragement et de la correction; ce qui se trouve bien exprimé dans le vers suivant :
Curva trahit mites, pars pungit acutn rebelles.
Quant à l'antiquité du b;iton pastoral, on dit que saint Pierre donna son bâton à saint Eucher, ou Euchérius, premier évèque de Trêves, et que l'église de Trêves possède encore ce b:Uon. Mais parlons d'une époque sur laquelle nous avons des renseignements plus certains. On voit dans le testament de saint Rémi, qui mourut au vi' siècle, que son b;Uon pasioral est mentionné sous le nom de cambuta ou cambutla : arycntca cambutta figurata, un bûton eri argent avec tigu-
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ros. On trouve h ce sujet de bons rcnseigncim-nts dans le Gtossnirah'. Du (-ani;o, nu mot <]ami31tta. 11 est assez prol)alile que re bâton ou cambulta était semblable à celui que portent aiijourd'luii les évè(iucs maronites. Dans les monuments les plus antiques, le nom et la forme du bàlon jiastoral varient beaucoup. Nous le trouvons mentionné sous les noms de virga, ferula, cnmbutla, prdum et crocia. Dans le Sacrmmntaire de saint Grégoire, la caiiibutta est dite appartenir à la dignité et aux fonctions des évc(jues. La plus ancienne forme d'investiture des abbés consiste à remettre la crosse abbatiale entre leurs mains. Dans la Vie de saint Gall, abbé en Allemagne, qui vivait dans la première partie du vir siècle, on voit le passa;^e suivant, relatif au b;Uon pastoral de saint Columban: Qui ^t baculiim ipsius,qncm vulgu cambutlam vacant, pcr mamim diaconi transmiscrunt dicentcs, sanclum abbatcin ante transilum suiun jnssisse, xit per hoc notissimum pifjnus Gall us absolverclur. Orderic \\\a\, counne on le voit dans Du Cang'', s'exprime
ainsi, en parlant d'un abbé: Vt'vcainbuttam
exleriorcm abbatiœ polcstatcm tradidil.
Il est iui[)Ossible de donner d'une manière })récis8 la forme des ancieinies crosses ou i);itons d'évèque. Il est i)robablc que celles des tem|»s les plus reculés étaient terminées par un globe, ou par une cioix en tau, semblables à celle qui a été découverte dans le tombeau de Morard, abbé de Saint-Germaindes-Prés, mort en 990. (Voy. les Annales bénédictines, par Mabillon, pag. 528.) La forme sinifîle de boulette, ou le bùton recourbé à son sommet, est extrêmement ancienne. On l'observe sur les plus vieux manuscrits, dans les sculptures les ])lus ;mtiquos, comme sur les fonts baptismaux placés dans la nef de la catbédrale do Winchester. Trois tètes de IjAtons de cette nature très-iniéi'essantes sont figurées dans les Monuments inédits de Willemin. La première est celle de Ja crosse d'Atal las, archevêque de Reims, qui mourut en 1).'J3. Le bâton est en cuivre dore et émaillé, termini; par une crosse en ivoire, d'un travail curieux et élégant. La seconde appartenait à Uagenfroid, évèque de Chartres, qui mourut en <JG!), suivant dom .^ïabillon ; elle est de cuivre, bien ciselé et émaiilé sur le nœud et sur la crosse ; cette dernière partie est admirablemc! t formée. Autour du bord ])Os'érieur on lit rinscription suivante : fka-
TER WILLIELMLS ME FECIT. LcS (jUatrC COIU-
partimeiits du nœud contiennent des sujets tirés de l'histoire de David. Au-dessus, dans des divisions produites par des entrelacs compliqués, on voit la re[)résentation de six vices, surmontés par les vertus correspondantes, en nombre égal, dans la disposition suivante :