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sides, celui des nervures et des pans séparôs ; ce qui constitua un vc^ritable progrrs dans l'art de bâtir les voûtes. Voy. Voutks. On peut dire, à la rigueur, qu'une voûte en cul-de-four est une demi-coupole. Voy. AusiDE. CoNCHA, Conque.
CUL-DE-LA.MPE. - On donne communément le nom de cul-de-lampe à deux objets diirérents . c'est d'abord un ornement saillant, en eneorbeHement, propre h recevoir des sculptures variées, et destiné à supporter la retombée d'un arceau ou d'une nervure de voûte, quelquefois à recevoir une colonne tronquée et à la terminer inférieurement. Voy. Console, Encorbellement. On place aussi parfois des statues sur un cul-delampe appliqué à une muraille plane. On appelle aussi cul-de-lampe une espèce de pendentif qui tombe des nervures des voûtes gothiques, et qui a été ainsi appelé, parce qu'il ressemble assez à la partie inférieure d'une lampe. 11 y a des clefs pendantes du xv siècle et du xvi% d'une élégance et d'une légèreté admirables.
11 y a des culs-de-lampe dont le plan est carré : il y en a d'autres où il est circulaire ou polygonal. L'ornementation , quoique très-variée , en est renfermée dans trois types, les moulures géométriques, les feuillages et les figures.
CULOÏ. — Ornement ressemblant à une tige, à un cornet, d'où naissent des feuillages ou des rinceaux, des palmettes, quel(juefois des demi-figures d'hommes ou d'animaux.
On appelle aussi culot un petit cul-de-lampe, la i)artie inférieure d'un vase ou d'une lampe d 'église.
CUNEIFORME. —On appeïïe voussoirs cunéiformes les claveaux d'un arc ou d'une voûte qui ont la forme d'un coin. Ces voussoirs sont surtout usités au xi^ siècle.
CUNÉIFORME (Ecriture). — Nous avons annoncé ci-dessus (Voy. Babylone) , que nous donnerions quelques détails sur les découvertes faites sur les ruines de Ninive par M. E. Botta, consul de France à Mossoul, et relatives aux inscriptions. Naus les compléterons à l'article Ninive. Chacun sait que les découvertes commencées par notre consul ont vivement frappé l'attention du monde savant. C'était, en elîet, une civilisation entière, si l'on peut parler ainsi, celle d'une grande nation qui était exhumée, après avoir été ensevelie sous des ruines f)endant de longs siècles. Ces découvertes si fructueuses de M. Botta ont été continuées sur d'autres points par le savant anglais M. Layard, avec non moins de succès et de fruit. Nous avons lu avec le pliis vif intérêt l'ouvrage de M. Botta et celui de M. Layard, intitulé : Niniveh and ils remains, Ninive et ses restes, et nous y avons remarqué que les récils de la Bible, plusieurs passages des écrits des prophètes surtout y trouvaient de curieux éclaircissements. Admirable providence de Dieu ! Les savants du siècle dernier n'ont cessé d'écrire contre nos livres sacrés, et les deux plus grandes découvertes archéologiques de notre siècle, t'oUes de M. Champollion e£ de
M. Botta, sont venues donner le plus éd.itaut déiiîenti aux prétendus résultats de la science, et confirmer la véracité de nos livres sacrés 1 Lorsque les inscriptions de Ninive et de Babylone auront été déchitîrécs, comme M. Rawlinson est en voie de le faire, suivant M. Layard, nous y trouverons, avec beaucoup d'autres renseignements, des détails qui seront, sans aucun doute, un commentaire nouveau de plusieurs chapitres do la Bible, si l'on peut ainsi s'exjtrimer. Malheureusement nous ne connaissons point encore le résultat du travail du major Rawlinson. M. Layard affirme que son savant compatriote a trouvé la clef de l'écriture cunéiforme , mais nous ne possédons rien qui ait été par lui publié. M. Botta, dans son magnifinue travail. Monuments de Ninive, grand in-fotio, publié par le gouvernement français avec le plus grand luxe de gravure et de typographie, ne voulant pas émettre rien qui ne fût incontestable, n'a point donné le résultat de ses investigations propres à ce sujet. 11 s'est borné à ranger les caractères cunéiformes en groupes particuliers, propres à guider les savants, mais dont il ne fournit pas une explication suffisante pour le commun des lecteurs. Nous sommes donc contraints de ne placer ici que des renseignements imparfaits sur les caractères et les inscriptions cunéiformes. Si, avant la publication de la dernière partie de notre Dictionnaire d'Archéologie, il est publié quelque livre ou quelque article intéressant sur cette matière importante , nous nous ferons un devoir d'en faire l'analyse. Contentons-nous de mettre ici quelques courts extraits du grand ouvrage du M. Botta :
« L'écriture cunéiforne a été ainsi appelée, parce que les signes en sont composés de coins et de clous diversement combinés. La forme de ces éléments varie, à Khorsabad môme, au point de donner à l'ensemble des inscriptions des apparences très-diiférentes. Le clou est plus ou moins allongé ; la forme en est quelquefois échancrée, ou les angles en sont fortement allongés.
Les inscriptions découvertes à Khorsabad ont été recueillies, soit sur les murs du monument, soit sur les briques cuites au four, qui formaient le pavé extérieur. Celles des murailles étaient toujours gravées en creux avec beaucoup de netteté, à moins qu'elles ne fussent pas destinées à être vues ; les traits et les angles des caractères étaient coupés à arêtes vives avec une régularité dont on ne peut que s'étonner, et qui correspond au soin avec lequel les sculptures avaient été exécutées.
^ Parmi les inscriptions des murailles, les unes sont gravées entre les jambes des taureaux à tète humaine, au nombre de quatre pour chaque [jorte, deux de chaque coté, sous le ventre et entre les jambes de derrière de l'animal sculpté sur le montant. Ces quatre inscriptions des portes ne sont que quatre portions d'un texte continu et io^jjours le m;}me; ce même texte, plus ou moins ail 'ngé , se reproduit encore sur