‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 170 sur 195 · CIN · texte numérisé non relu

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les grandes dallas i{ui [KTVciit la haie tirs

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D'autros insniplions se Irouvont sur li'S parois des salles (car il n'y en a jamais sur les fayadesi.La plupart forment une longue bande qui sé[)arc les deux rangs de bas-reliels superposés; d'autres, en pi us petit nombre, sont gravt'es sur le bas des vêtements de quelipies personnages ; d'autres enlin, beaucoup plus courtes, paraissent soit sur les noms des villes représentées, soit au-dessus de la tète de quelques captifs. Toute cette classe d'inscriptions est ceriainement historique, car les textes varient suivant le sujet représenté par le bas-relief, et beaucoup d'ailleurs contiennent des listes de villes ou de peuples.

Une troisième classe comprend les inscri()tions gravées sur le revers des plaques de gypse qui forment le revêtement : chaque plaque, en edet, en porte une très-longue. Comme ces textes n'étaient pas visibles , puisqu'ils se trouvaient sur la face encastrée dans le massif de briques, j'ai cru, h l'origine de mes découvertes ^c'est toujours M. IJutta qui parie), et d'autres [)ersonnes ont pu supposer également qu'elles indiquaient que le mt>nument de Khursabad avait été construit ave-c les débris d'éditices plus anciens; mais je n'ai pas tar-dé à reeonnaitre mon erreur. Ces inscriptions, en effet, sont identiques sur toutes les plaques, et représentent \^av conséquent une for-mule particulière f)!acée à dessein dans cette position; elles sont toujours au milieu des divers compartimcnis do gy[)se, ce qui ne pourrait ètie si ces derniers étaient des débr-is rassemblés au hasard. Kn~ fu), il y en a même sur le revers des blocs taillés exprès pour faire les angles des salles. L'inscription se continue sur les deux faces de l'angle saillant caché dans les briques; et ce fait seul sulliiait pour- pi-ouver qu'elle a été gravée avec intention lois ju'on a donné à la pierre la forme nécessitée par la position qu'elle devait occuper dans l'édifice de Khorsabad. Il est évident qu'il faut rapporter ce fait au même ordr e d'idées qui a engagé les Assyriens à imprimer sur leurs bi iiiues un(> or plusieurs lignes d"écritur-e. Comme ce sont des formules, il est probable qu'elles se rattachent h la religion , ou qu'elles contiernie-nt quelques données h.storiques, le nom du souverain, sa généalogie, les années de son règne : c'est ainsi que nous plaijons nous-mêmes sous la première l)ierre de nos monuments, soit des médailles, soit même des documents écrits, envelopi)és de manière à se conserver le plus longtemps })Ossible. Quoi qu'il en soit, les inscriptions des revers des placjues sont grarées avec beaucou[» moins de soin que celles que l'on Ir-ouve sur les faces apparentes; elles n'ont ni interlignes, ni encadrements, et les c,rractères en sont mal exécutés, ce qui prouve encore quelles n'étaient pas deitinées à êti e vues.

La quatrième classe contient les inscriptions em{)reintes ou gravées sur les tr-anches ou sur- les faces des briques; je dis (empreintes ou»-^ravécs, parce (jue, selon moi,

on a emp.loyé à NinLve ces deux movene pour tracer les caractères sur la terre avant la cuisson.

Toutes les inscriptions découvertes à Khorsabad sont en caractères cunéiformes, et je n'ai [las tr-ouvé la moindre trace d'une i\uùç, espèce d'écriture; fait qui seul suOîrait pour prouver que le monument daîe d'une épixpie antérieure à la lin de l'errjpire d'Assyi-ie Toutes aussi sont éciites dans le même système ; c'est celui qui a été emplové égderiient sur les monuments du monticule de Koyoundjouk, et qui, avec quelques variations peu importantes, se retrouve à Nimroud et dans d'autres localités. Selon moi, ce système d'écriture cunéiforme doit ètr-è appelé Assyrien, et doit compr-cndre même les inscri[)tions de Babylonc; mais j^our ne rien pr-éjuger, je raiipellerai système ninivitc.

En comparant l'écriture des inscriptions cunéifornii's trouvées dans ditréreutes localités, onadti êlre f;a[)pé de l'extrême variété qu'elle présente. On remarque d'abord ti-ois systèmes très-distincis : ce sont ceux dans lesquels ont été écrites les inscrifUioiis trilingues de Per-sépolis, de Van, de IJisiioun. L'un, qui ne contient (ju'un petit ii0!i:brc- de car-actères dont aujourd'lrai la valeur est bien connue, parait avoir été uniquement employé par les Perses, sous la dynastie des Acliéménhics; on ne le rencunlfe, en effet, que dans des inscriptions qui conticnneut les noms de ces souverains, et l'usage en a commencé et (ini avec cette famille. Les travaux successifs do ^JM. Gi-atifend, Saint- Mirlin, Burnouf, Jacquet, Lassen, Rawlinson, etc., o..t conduit au déchitïrement complet de ce gcnr-e d'écriture, et h la connaissance de la langue qu'il était destiné à rendre; c'est une langue ancienne très-r.tpprochée du Zond, tel que nous le trouvons dans les livres religieux des Perses.

Le second système par-aît également dans les inscriptions trilingues à côté du précédent, mais il se présenta aussi isolé sur quelques monuments; il est déjà plus compliqué que l'écriture cunéiforme des Perses, puisqu'on y compte, selon M. Rawlinson, environ cent caractères. Ledéchitrrement en a déjà fait quelques progrès; le savant que je viens de nommer donne à cette écriture le nom de médique.

Une troisième espèce d'écritur-e cunéiforme se voit entin dans les textes trilingues, et il est proltable qu'elle représente la langue do la troisième race soumise à l'empire des Achéménides, la race sémitique, ou plutôt assyrienne; mais, en outr-e, dans bi aucoup de localités dilférentes, à Babylone, à Ninive, à Boiront, à Suse, à Van, on a trouvé des inscriptions dont l'écriture s'approche ou s'éloigne plus ou moins de récriture assyrienne usitée à l'époque de la souveraineté des Perses.

Comme je l'ai dit dans un mémoire publié dans le Journal de la société asiatique, jâ crois (pi'il n'y a en réalité que trois sortes d'écritures cuiK-iformes; ce sont celles aui ont été employées dans les inscriptions trilin-

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