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{a;uL'S. Toutes ios varu'ti's (|ui ont vie trouv^'es dans d'aulros localilus doivent Hro. l'apportées au système' cunéifoi'nie , dans le((uel a été écrite la troisième colonne de ces inscriptions; ce système a varié depuis ja forme très-comiiliquée qu'il a affectée à lîabylone jusqu'à celle beaucoup plus simple des inscriptions de Van. L'écriture de Kliorsabad ou ninivile est intermédiaire entre ces deux variétés, et il est facile d'y retrouver la plupart des signes qu'on remarque dans les autres. » (Monuincnls de Ninive, par E. Botta, tig., parFlandin, cliap. T et 8.)
CUSTODE. — Il paraît (jue du temps des persécutions, lorsqu'il élait permis aux fidèles d'emporter reucharistic dans les maisons, on avait des boîtes ou custodes pour la conserver. On lit dans la Vie de saint Luc le solitaire un passage qui est cité par Grancolas, et dans lequel il est parlé d'un vase de cette nature. Nous citons en entier ce passage fort curieux, tel que nous le lisons dans l'auteur précité : Jmponendum sacrœ mensœ per sanctifîcatorum vascuhim (nous présumons qu'il faut lire prœsanctificalorum), siqaidcm est oratorium; sinautcmcella, scamno mundissimo tum explicansvelminus,proponcs in eo sacras particulas, occensoque tliymiamate ter sanctus cantabis cum symbolo fidei, trinaque genuum flcxione adornns siimes sacrum prœtiosi Cfiristi corpus. « Il faut placer sur la table sacrée le vase des présanctitiés, q^iand c'est un oratoire. Si c'est une cham-
bre, on le place sur un banc ou escab(>au t;ès-|>ropre. Ensuite, dé|>loyant le petit voile, vous y mettrez les sacrées j)art;cu!es; puis brûlant de l'encens , vous chanterez trois fois sayictus et le symbole de la foi. Entin, adorant l'eucharistie par une triple génuflexion vous ))iendrez le saint, le précieux corps de Jésus-Christ. nVoy. Ciboiue.
CUVE BAPTISMALE. — A l'article Baptistère il a été longuement question des fonts baptismaux ; nous y avons parlé des cuves baptismales, aussi bien que des fonts bai)tismaux pédicuh'S ou supportés sur des colonnes. Nous ajouterons ici seulement quelcjues notes foît courtes sur une cuve baptismale octogone fort curieuse, qui se trouve dans une petite église du canton de Pons, au diocèse de la Rochelle. Sur chacune des huit faces est figui'ée une arcaturc ogivale au milieu de laquelle est sculptée aitornativement soit une croix, soit un bourdon ou un bâton de pèlerin, soit un bAton pastoral. (Voy. Bulletin monum. dirigé par M. de Caum )nt, tom. VIII, p. 318, note de M. Moreau.)
CYMAISE. — On appelle cyma\se ou c/maise une moulure ondée par son pi'oiil ; c'est la partie la plus haute de la corniche et qui la termine. La première de ses parties est convexe et l'autre concave; ce qui la reni d'une ligure ondoyante et explique l'étymologie de son nom.
DACTYLIOGBAPHIE. — La daclyliographie est h proprement parler la description d> s anneaux. C'est une branche de l'archéologie générale , qui s'occupe particulièrement de la forme, de la matière et des ornements des anneaux chez les anciens, ainsi que des pierres fines gravées qui y étaient encliAssées. Voy. Anneau, Glyptique.
DAIS. — Le dais, que les anciens appelaient tabernacle, et que les Anglais ap[)ellent encore tabernacle-worh et canopy, est un ouvrage d'arcljiteclure et de sculpture, ordinairement surmonté d'un clocheton, ou accompagné de pyramidions ou aiguilles à ses angles; il sert h couvrir et à couronner un autel, un trône, une chaire à [)rèch r, des stailes, des statues, des groupes sculptés, etc. Le dais peut être en pierre, en bois, en métal, et même en matières précieuses. On en a placé quelquefois au-dessus des tombeaux. On commence à voir cette forme arcliiteclurale apparaître dans les monuments d'architecture romano-byzantine ; mais c'e.-.l surtout dans ceux de style ogival qu'elle prend tous ses développements et son ornementation particulière.
Au xir siècle, les dais, qui surmontent les statues placées à la- voussure des [)or!ails prmcipaux, représentent assez souvent des murailles fortifiées ou le sommet de tours crénelées, lis ressemblent même quelquefois
à de petits édifices, et quelquefois à de petites églises ou à des reliquaires byzantins. Généralement, h cotte époque, ils sont finement ouvragés, mais peu développés dans le sens de la hauteur.
Au XIII'' siècle , les petites arcades simulées sont à ogives , les ornements se modifient, et l'ensemble prend plus de grandeur et d'importance. Le dais proprement dit est surmonté d'une pyramide, laquelle , à son point de d 'part, est accompagnée de petits contre-foris , de frontons, de pignons et de découpures. Les feuilles, qui rampent sur les arêtes de la pyramide ou les lignes inclinées des frontons, sont forlement recourbées en bas, et sont des crosses linement taillées.
Au XIV' siècle , le dais se charge de mille ornements vaiiés et de découpures légères ; il n'est pas propre alors seulement à i'arcliiteclure, et la i»einluro s'en emi»are pour orner les vitraux peints. Ce système de(léco~ ration avait coiumencé au siècle [)iécédent, et nous voyons bcaucou[) de vitraux du xuie siècle figurant de grands |iersonnagcs, où le dais surmonte la composition entière. Mais c'est surtout à partir du xiv' siècle que les figures de grandeur naturelle sont représentées sur les verrières peintes, et que les dais étalent, au-dessus de leur tète, toute la magnificence de leur.s formes et de leurs ornements. Au XV' siècle, soit dans les moim-
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