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son plus haut degré do porfcction. On fit aloi.s des coffrots, des lal)li's, dos toilettes en l'or, dans les formes les plus élégantes, avec dos ornomonts, des arabesques et des sujets (lamasquinés; Venise et surtout Milan se distinguèrent dans ce travail. Il faut compter, parmi les plus fameux artistes vénitiens du roramencement du xvi' siècle, Paolo, qui reçut le surnom d'Azzimino, h cause de sa grande réputation dans la damasqiiinerie, laquelle, en Italie, reçoit souvent le nom do lavoro air azzimina (Cicognara, Storia délia scultura, tom. II, pag. i37) , parce qu'on l'employait principalement ;i l'ornementation des armures. Leonanio Fioravanti {f.o specchio di scienzn iiniversnh) fait menlion de Paolo Rizzo, orfèvre vénitien, qui avait inventé de charmantes damasquines.
Milan, à la môme époque, eut des damasquineurs non moins distingués: Giovanni- Pietro Figino , Bartholomeo Piatti , Francesco Pellizone et Martino Ghinello. A ces noms il fiAut ajouter ceux d'artistes qui enrichirent de damasquinures les produits de leur industrie ; l'orfèvre Carlo Sovico, Ferrante Bellino et Pompeo Turcone, artisans en fer ; Giovanni Ambrogio , tourneur d'un grand m '-rite; Filippo Negroli, armurier fameux, que Vasari cite comme le plus habile ciseleur damasquineur de son temps ; Antonio BiancarJi, Bernardo Civo, Antonio, Frederico et Luccio Piccinini, qui firent des armures merveilleuses pour les Farnèse, et Romero , qui en fa!)riqua de toute beauté pour Alphonse d'Esté, deuxième du nom, duc de Ferrare. Benvenuto Cellini s'exerça, dans sa jeunesse, h faire df^s damasquines; il nous l'apprend lui-même dans ses curie'is Mémoires, ajoutant que les feorabards, les Toscans et les Romains pratiquaient à cette époque (vers lo2V) ce genre de travail ; les Lombards excellaient à reproduire les feuillages du lierre et de la vigne vierge; les Toscans et les Romains, ii copier les feuilles de l'acanthe avec ses rejetons et ses tleurs, parmi lesquels ils entremêlaient des oiseaux et de petits animaux.
La damasquinerie commença à être pratiquée en France, dans la seconde moitié du xvr siècle. Cet art comptait plusieurs artistes très habiles du temps de Henri IV. Cursinet, fourbisseur à Paris, se fit dans cet art une grande réputation, tant par la pureté de ses dessins que par sa belle manière d'appliquer l'or et de ciseler en relief pardessus. {VEcole de ta miniature, avec la méthode pour e'iudicr Vart de la damasquinerie, Paris, 1766, pag. 176.)
DAMIER. — Le damier ou échiquier est un ornemciit de l'architecture romano - byzantine, composé de petits carrés alternalivement saillants et creux. On le retrouve souvent sur les corniches, à l'intérieur et à l'extérieur.
DAKD. — On appelle dard ou langue de serpent un petit ornement d'architecture qui sert à séparer les oves. Le dard est fort court, et il n'y a proprement (pue h; fer du dard ou rexlrémité d'une tlèche dans chaque
figure. On scul[)te souvent cette espèce d'ornement sur les moulures en quart de rond, et qu''li]ues autres membres des profils de l'architecture.
DAUPHIN. — Les dauphins ont été souvent employés dans rornementation des objets d'église, même dès les temps les plus reculés. Qu'il nous suffise, pour le prouver, de citer les passages suivants d'Anastase le Bibliothécaire: Coronas quatuor cum delphinis viqinti; pharum cantharum cum delphinis 51 ; coronam auream cum delphinis 50.
DÉ. — Dans le piédestal d'une colonne, le dé est la partie comprise entre la base et la corniche, et qui constitue le corps du piédestal : elle est ainsi appelée, parce qu'elle a la figure d'un cube ou d'un dé.
On ap[)elle aussi dé une pierre cubique, ronde, polygonale ou carrée, que l'on place sous les siatues, les colonnes, les vases, etc. DÉAMBULATOIKE. — On appelle déambulatoire la nef latérale qui tourne autour du sanctuaire ou de l'abside majeure d'une église. Voy. Bas Côtés, Nef, Abside.
DÉCHARGE. — Un arc de décharge est celui qui est destiné à soulager une construction inférieuie du poids des constructions supérieures, ou à répartir ce poids de manière à l'atténuer ou à l'annuler. Dans tous les grands édifices on a bâti des arcs de d^'charge, et on devait nécessairement premiro ce parti toutes les fois qu'une partie massive est construite au-dessus d'une partie faible et légère. On peut, à la rigueur, considérer les nervures d -s voûtes ogivales comme des arcs de décharge, qui reportent le poids des voûtes sur les piliers.
DEDICACE. — La dédicace d'une église en est la consécration faite par un évoque et avec beaucoup de cérémonies. Oa voit dans nos plus vieilles églises des marques authentiques de leur dédicace ; ce sont les croix de consécration quelquefois sculptées sur la muraille, le plus souvent simplement peintes. Dans la curieuse église romano-bvzantine du xv siècle, h. nie-Bouchard, dédiée à saint Gilles, au diocèse de Tours, on voit sur les murs de la nef les croix de consécration ainsi sculptées en très-bas-relief. La croix est enveloppée d'un cercle, et elle se détache en forme de croix pâtée, selon une expression empruntée à la langue héraU dique.
Dans les temps primitifs de l'Eglise, et durant !e moyen âge, une église éiait toujours - dédiée sous le vocable d'un martyr, dont ou plaçait les reliques dans l'autel majeur. Lt! vocable le |)lus connu du peuple et celui qui l'emiiorta dans la suite et jusilue dans la désignation du monument, était souvent lo vôca.jle secondaire Ainsi la célèbre basilique de Saint-Martin de Tours avait été consacrée sous le vocable de saint Etienne, premier martvr; Noire-Dame de Pans, également sous "le vocable de saint Etienne. Saint-Gatien de ToUiS, sous le vocable do saint Maurice, etc.
DEGRÉ. — Les degrés pour monter à l'autel ne doivent jamais être eu nombre
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