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pair , selon le syiiibolisrae consacré au njovèn âge, et le nombre le plus fréquemment usité est celui de trois.
DENT DE CHIEN. — On appelle ainsi un petit tleuron composé de deux quatre-feuih les, qui laissent échapper des espèces de radicules semblables à des dents canines ou à des dents de chien.
DENT DE SCIE. — C'est un ornement fort commun dans les monuments de transition de l'architecture romano-byzantine à l'architecture ogivale, et qui ressemble, en etfet, à des dents de scie régulièrement espacées. On le rencontre le plus communément aux corniches extérieures, entremêlé aux modillons ; on le voit aussi sur l'abaque ou tailloir des chapiteaux, et quelquefois autour des archivoltes. Durant la première époque du style ogival, on observe encore des dents de scie parmi les ornements ; mais alors l'emploi n'en est pas très-répandu.
DENTELLE. — On appelle dentelle toute découpure à jour en pierre, en bois ou en métal, qui couronne un tympan, un faitage (Voy. Crête), les arêtes d'un pignon, une cymaise, ou qui se détache de l'extrados d'un arc, comme les festons. Dentelure a le même sens que dentelle, et s'applique en général à toutes les découpures un peu Unes. On y peut spécialement rapporter ce que l'on a désigné sous le nom de contre-arcatures découpées.
DENTICULES. —Les denticules sont des esi)èces de ([uadrilatères , ressemblant de loin à des dents, taillées sur un membre carré de la corniche ionique ou corinthienne : l'espace qui se trouve entre les denticules s'appelle metalome.
On ne voit aucun exemple de denticules observé dans les monuments d'architecture ogivale; mais on trouve parfois des espèces de denticules sur les chapiteaux romans du XI' siècle, et sur ceux de Id période de transition au xir siècle. Dans nos monuments du centre de la France, cet ornement est trèsrare, et ce n'est guère que dans ceux du midi de la France qu'on en voit assez fréquemment, parce que les souvenirs et l'imitation de l'architecture antique y ont persévéré plus longtemps qu'ailleurs.
DESSIN. — Le dessin est le fondement des beaux-arts, puisqu'il a pour but de représenter exactement la forme des objets, selon leurs contours et suivant le jeu varié de la lumière et des ombres. Nous renvoyons aux traités spéciaux ceux qui voudraient entrer dans des considérations théoriques sur l'art du dessin ; nous en dirons seulement (fuelques mots dans ses rapports avec l'architecture. Le dessin, en architecture, a spécialement pour but de représenter d'une manière géométrale pure, ou géométrale et perspective à la fois, autant que cela est pos- Mble, un monument, un éditjce quelconque ou un projet de construction. On appelle dessin arrêté celui sur lequel toutes les mesures sont cotées pour l'exécution.
Le dessin d'architecture demande la plus grande précision. Le pittoresque, c'est-à-
dire l'effet rendu, destiné h plaire à l'œil par le charme de l'imfirévu, et de ces mille détails que l'artiste expérimenté comprend si bien pour rendre un dessin plus piquant, est absolument interdit. La plupart de nos grands éditices, dessinés et gravés au siècle dernier, étaient si mal reproduits, qu'on en peut regarder le dessin et la gravure comme la caricature. Aujourd'hui, gnlce aux progrès de l'archéologie, les éditices religieux mieux compris, sont plus exactement représentés par un crayon fidèle. Nous pouvons maintenant faire aisément une collection de dessins vrais, mais d'une vérité aussi agréable à l'archéologue qu'à l'artiste, de nos plus illustres monuments du moyen âge.
Le dessin géométral des architectes anciens se faisait avec autant de soin qwe celui de nos architectes modernes, et ce serait une illusion grave que d'imaginer que les constructeurs auraient pu élever, au xni' siècle par exemple, ces édifices compliqués, qui font l'admiration des connaisseurs éclairés, sans être guidés par des dessins purement exécutés, cotés avec soin. Le temps a épargné à peine quelques dessins des architectes de la période gothique. Les plus curieux que l'on connaisse sont ceux de la cathédrale de Cologne et de la cathédrale de Strasb )urg. Sur de vieux mmuscrits de la bibliothèque de Reims on a découvert, sous une écriture plus récente, des dessins à demi etfacés du style o.^ival du xiir ou du xiv siècle. MM. J. Renouvier et Ricard, dans lour intéressant ouvrage : Les maîtres de Pierre de Montpellier, ont publié le fac-similé d'un dessin du xv' siècle. On en a publié un autre encore, ayant rapport à la cathédrale de Clermont. Sur les bas côtés de la cathédrale de Limoges, on voit gravés au trait, sur les murailles et sur les dalles, des dessins d'épuré pour la construction.
DESSINS COURANTS. — Cette expression dessins courants peut s'appliquer à toute espèce d'ornements qui peuvent se continuer sans interruption, comme les méandres, les arabesques, les enroulements, les guirlandes, les rinceaux, etc., sur un membre important d'architecture, ou môme sur une grande partie d'un éditice ou tout autour d'un monument. On voit des dessins courants dans la y)lupart des monuments du xii' siècle. A l'époque de la renaissance française, on les a fait revivre en les modifiant. Dans les vitraux peints de toutes les époques, on a très-fréquemment employé des dessins courants dans l'ornementation. Il en est de même dans les miniatures des manuscrits, dans les œuvres d'orfèvrerie, dans celles de menuiserie, etc. Ainsi, dans les travaux enbois, comme les stalles, les cliaires, les butfets d'orgue, on voit souvent des guirlandes et des arabesques dessinées et exécutées avec une élégance, une pureté et une tinesse remarquables.
DÉTAILS. — Dans un monument d'architecture, comme dans toute œuvre d'art, les détails sont les parties destinées à faire valoir l'ousemble et dans lesquels cha'iuemem-
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