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vironnées de ces cloîtres muets et solitaires desiinés à l'habi'alion des ministres et des serv teurs du temple, qui en formaient la garde , comme autrefois la tribu de Lévi à Jéru-alem. C'est seulement alors qu'elles conservent leur caractère pieux, mystérieux et solennel ; que le recueillement, la méditation et les pensées graves se trouvent près du sanctuaire. Mais on les cherche vainement, lorsque le bruit des voitures qui circulant tout autour au dehors, les cris des marchands ambulants ou des enfants que leurs parents laissent vagabonder sur la voie puidique, viennent couvrir la voix du célél3rant ; lorsque les chads des hommes ivres se mêlent à ceux du choeur, ou que l'orgue de Barbarie ou la musique du charlatan qui débite ses dr.)gues, s'unissent aux mélodies de l'orgue consacré ; lorsque les tambouis ou les trompettes du régiment qui défile ou qui parade sur la place viennent troubler tout à coup l'homme qui prie, ou le pénitent qui s'accuse dans l'obscur réduit du confessionnal. »
Le spirituel auteur des Eglises gothiques a raison de stigmatiser ceux dont la funeste négligence laisse déshonorer , que dis-je, laisse i u:ner nos plus précieux monuments. N'avons-nous pas vu récemment encore, à Orléans, la municipalité, mal inspirée, condamner à être démolis de charmants restes de l'Hôtel-Dieu, sous le prétexte d'agrandir la place qui précède la cathédrale de Sainte- Croix ? 11 faut toutefois comprendre la signification des justes réclamations des antiquaires chrétiens au sujet de l'isolement des monuments religieux ; en exagérant leurs paroles on en tirerait de fâcheuses conséquences. S'il ne faut pas chercher à isoler trop les vieux édifices du moyen âge, faut-il les laisser couvrir de constructions parasites qui en défigurent la simple et majestueuse ordonnance ?
Il serait fac'le de citer une infinité de faits, plus déplorables les uns que les autres, au su^et des empiétements qui ont eu lieu successivement aux dépens des églises. 11 n'est guère de vieille cathédrale, située au centre d'une ville populeuse, qui ne soit étouffée par de laides échoppes qui sont venues s'accrocher à toutes les saillies extérieures des murailles, se glisser entre les contre-forts et les ressauts îles soubassements. C'est un spedacle qui soulève l'indignation de voir les plus nobles édifices trop souvent, hélas 1 dégradés et souillés par des immondices de tout genre. Nous ne saurions réclamer avec une trop vive énergie contre les usu:pat'ons, on peu! le d re sans crainte, sacrilèges et impies qui compromettent la conservation et la dignité des monuments. Nous ne devons pas omettre di! consigne/ ici un compte rendu d'une discussion à la chambre des pairs, de laquelle il résulte que l'on peut légalement appliquer l'expropriation pour cause d'utilité publique en faveur des monuments historiques. M. le comte de iVIontalerabert, dans la séance du 12 mai 184-0, demanda au gou- V. rnement s'd ne regardait pas comme pos-
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siblc el lui ôlant | erniis, en vertu de la Iim de 1833, d'npi'litiiicr aux nionunuMifs liistoriques la drclaratiou d'utilil('' publiqiio et rexi)r"priatiori qui en [leut résulttr. Dans un cas où un monument apparienant au domaine public e?t olfusiiur par des constructions qui empi'^client le puidic d'en proliter; dans le cas où un monument, déjà d^ins le domaine public, est entouré ( u encombré de bâtiments dont l'exislence peut couqiromettre la conservation de ce monument ; d.îns le cas où un monument, qui a un intérêt d'art ou un intérêt de souvenirs, mais ([ui appart'cnt h un particu'ier, est exposé à èlre détruit, ou transformé, ou modifié , ou dégradé, le gouvernement a-t-il le droit et le pouvoir d'em|)loyer les formes de l'expro- })riation pour faire entrer le monument privé dans le doma'ne public et pour dégager les monuments déjà piddics des constructions particulières (pii leur nuisent? M. le garde des sceaux a répondu et déclaré que le gouvernement adme tait en principe la possibilité de l'expropriation p .ur (les cas du genre de ceux qui ont été exposés.
Il serait donc grandement à dés'rer que l'autorité compé:ente usât largement de son droit contre les ignobles bâtisses qui déjiarent l'extérieur de nos plus remarquables édiflces.
ABRAXAS. — On appelle Abraxas de potifes statues, des plaques de métal et principalement des pierres gravées chargées de figures de divinités égyptiennes combinées avec des symboles zoroastiques et judaïques et des caractères qui offrent une association bizarre de lettres grecques, phéniciennes, hébraïques et latines, lesquelles présentent i:n sens très-obscur. Les Abraxas furent employés, aux premiers siècles du christianisme, par certains hérétiques qui mêlaient les plus extravag.intes rêveries à l'enseignement do l'Eglise. Saint Iréiiée, saint Epiphane, saint Jérôme et d'autres Pères nous ont donné dans leurs écrits quelque idée (las doctrines impies des gnostiques, des basilidiens c t des valentiniens ; et les monuments nombreux qui sont parvenus jusqu'à nous, nous apprennent bien des choses qui auraient peutêtre été, sans cela, ensevelies dans le j>lus profond oubli.
Dom Montfaucon,dans son ^\reV Antiquité expliquée par hs monuments, a écrit une longue et savante dissertation sur les Abraxas. C'est à cet ouvrage que nous empruntons les détails suivants :
Les cabinets d'antiques de l'Europe fournissent un nomljiYî prL'S(|ue iiiiini de pierres gravées, où, parmi les noms sacrés lao (Jehovah), Sahaholli, Adonni, mais principalement avec celui d'Abraxas, on voit des ligures à tètes de coq, de chien, de lion, de sphinx et de singe. On y voit aussi Ls s , Osiris, Séra[)is, Harj)Ocrale, le Canope , l'escarbot ou scarabée sacré , et tout ce que bs Egyptiens avaient mis au nombre des divinités.
On trouve (pielqucfois des pierres qui représentent uiiî; ancre, et de chaque cùlé un
DlCTlON.N. U'.VUCUÉULOGIE SACUtE. l.