‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 182 sur 195 · IS · texte numérisé non relu

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des promie^'S Aj^es liaient souvent persécutés pour les causes les plus injustes. « Nous savons, (lit-il, qu'il y eut un tremblement de ;'rre en plusieurs lieux, et que plusieui'S ' dificcs croulèrent, de sorie que les impies, étrangers à la foi, disaient que les chrétiens étaient la cause de ce tremblement de terre ; c'est po'jrcjuoi les églises soutTrirent persécution et turent brûlées. »

Reclieichons maintenant les traces des églises apostoliques , et recueillons à ce sujet au moins les témoignages de l'histoire ecclésiasti(|ue. L'église qui fut érigée en riioMieur de sainte Pudenlienne, entre le mont Viminal et le mont Escjuiliu, par le pape saint PieT', vers Tannée J45, avait une oiigine antérieure. Pourvue à cette époque d'un titre lixe, le titre du Pasteur qui était le nom du frère de saint Pie, aux soins duquel elle fut conliée, cette église ne fut en quelque sorte que la prise de j)ossession délinitive par laquelle le souverain pontife consacrait au culte à perj étuité r oratoire primitif établi par saint Pierre dans la maison de Puaens (S. Damasius, Vit. S. PU 1). Il serait intéressant de connaître par quelle voie les relations de l'apotre avec ce sénateur ont commencé. Une seule circonstance fournit quelque lumière sur ce point. On sait par le témoignage de Juvénal que les étrangers qui venaient en foule de l'Orient à Rome, logeaient ordinairement sur les monts Viminal et Esquilin (1). Il est à croire que l'apotre n'a pas tardé à se mettre en rapport avec ces Orientaux, qui pouvaient avoir déjà eu connaissance de la prédication évangélique et dont plusieurs étaient peut-être chrétiens. En fréquentant leur quartier, il se sera trouvé habituellement dans le voisinage du sénateur Pudens , qui demeurait dans celte partie de Rome, et par là même était à I ortéc d'entendre parler de lui. Celui-ci, après sa conversion, a dû presser saint Piene d'accepter dans son palais une retraite plus sûre; les réunions des chrétiens y donnaient moins d'ombrage, à raison du grand nombre de clients et d'étrangers qui se rendaient pour leurs atfaires dans les palais des sénateurs. Quoi qu'il en soit, la tradition la plus constante nous apprend (jne la maison de Pudens a été la demeure de saint Pierre, le lieu oîi s'est formé le noyau primitif de l'Eglise romaine, où les chrétiens ont commencé à se réunir pour participer aux saints mystères. « Majorura fnma traditione j)riBscriptum est domum Pudenlis Romae misse primum hospitium sancli Pétri principis apostolorum ; illicque primum Christianos convenisse ad synaxim, coactara Ecdesiam, vetustissimumque omnium titu-

(i) Hic alla Sycione. an hic Amydone rclicta, Hic Aiulro, ille Samo, hic Trallibus aut Ala-

[i):iii(]is, EsiiuUias dictumquc petunt a 'Vimi.e coilem, Viscera luagiuuuin doinuuni , itoiiiiiii(iuc lu-

lUiri.

(Sft/. Ml, vers. G9.)

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lum Pudentis nomine appellatum (Baron., Annal, eccles. ad ann. 57). »

La maison de saint Paul m via Lata quand il vint , sous la surveillance de Jules, le centurion de la cohorte d'Auguste, à Rome où il resta deux ans, est un des sanctuaires primitifs de Rome, i^uisqu'il est certain que l'apôtre a dû y célébrer le service divin, durant cet espace de temps, avec les chrétiens qui demeuraient près de lui, ou qui avaient la liberté de le visiter. C'est là « qu'il a reçu tous ceux qui venaient à lui, leur prêchant le règne de Dieu et leur enseignant ce qui est du Seigneur Jésus-Christ , avec toute CDutiance, sans prohibition {Act. apostol., cap. xxviii, v. 30 et 31).» C'est là que « Dieu s'est tenu près de lui et l'a conforté {Epist. II ad Timoth. cap. iv, vers. 17). » C'est là qu'il a écrit les Epîtres aux Ephésiens, aux Philippiens, la IP à Timothée, celle à Philémon et celle aux Hébreux. C'eït là aussi que saint Luc, son tidèle compagnon, a composé ou tout au moins achevé les Actes des apôtres.

Après la conversion de Constantin , les églises devinrent très -nombreuses dans toutes les parties de l'empire romain. En même temps, on laissa tomber ou l'on détruisit un grand nombre d'édifices publics, jusque-là consacrés au culte des faux dieux. Le zèle des évêques et des missionnaires se comprend aisément, et dans leur enthousiasme les chrétiens dépassèrent môme quelquefois les instructions et les intentions des ministres éclairés de la religion ( Voyez S. Aug., Sermon 63, cap. 11, tom. V, part, i, col. 3t)i). L'exemple donné par Constantin fut suivi avec ardeur par la plupart des princes qui lui succédèrent, et principalement par Théodose. Des villes entières détruisirent elles-mêmes les statues, rasèrent les temples qu'elles avaient jusqu'alors révérés. Il est à remarquer que la destruction des idoles fut alors si générale et si complète, que lorsque Honorius renouvela pour la quatrième fois l'ancienne loi qui ordonnait de les briser, il crut devoir ajouter, « s'il en subsiste encore : si qua etiam nunc in templis fanisque consistimt {Cod. Theod. tit. 10, 1. XIX, de ;)a(/.sacr. e/ femp/.).» Sur ces faits intéressants et autres analogues on peut consulter Eusèbe , de Vilâ Constantin, y lib. IV, cap. 39; Eunap. de Vit. Sophist., Vit. jEdesii , sub fin.; Sucrâtes, Hist. eccles. lib. V, cap. 16; Theodor., Hist. ecclesiast. lib. V, cap. 21, 22 et 29; S. Leont. ap. S. Joann. Damasc. de Imag. orat. 3, tom. I, pag. 275; S. Joann. Damasc. ibid., orat. 2, § 2, pag. 335; Gregor. Turon., lib. i, pag. 36; Hist. litlér. de France, par des religieux bénédictins, tom. I, part, ii; Vie de S. Martin, év("'(^ue de Tours, pag. 415. Le passage de saint Léonce peut servir à prouver que l'on s'occupait encore, au commencement du VII' siècle, do renverser les temples et les

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idoles (jui pouvaienl avoir écliappé aux dcstcuttioiis [)rûi;é(lenles.

Terminons ces notes historiques , d'une haute importance pour l'ari-'héologie sacrée, en faisant mention d'un édit des empereurs, inséré au Code théodosien, qui ordonnait d'employer les matériaux jjrovenant des tem[)les"païens à la construction des ponts, aqueducs , fortifications , édiliccs d'utilité publique. De là encore la ruine d'une nmltitaJe de monuments; là, sans doute, se trouve l'explication véritable de la présence de débris de temples dans nos vieilles nmrailles de fortilication des villes à l'époque gallo-romaine.

Les principaux événements qui se succédèrent depuis (juo Constanlin (juilta Kome vers 330, jusqu'à l'an 4-70, où l'itaiio tomba au pouvoir d'Odoacre, ex[)li([uent assez comment les arts , dont la d'j^radation d;)tait déjà, dans cette contrée, de [ilus d'un siècle, ne purent, i)endant toute l'époque dont il s'agit, y produire des monuments d'une invention et d'une exécut on louables. Les seuls qui nous soient restés de l'architecture de ce temps consistent dans les églisjs édifiées par les ordres des papes ; et quant aux ouvrages de sculpture, de ciselure et d'orfèvrerie, nous sommes presque réduits à la simple mémoire que nous eu ont transmise les auteurs contemporains. A l'exception de quelques statues érigées en l'honneur des empereurs et des magistrats, ces travaux furent encore orJo;més par les papes, et ceux que le temps a conservés sont [)lutùt des monuments de dévotion que de goût l)0ur les arts.

(] • môme iv*" siècle vit s'élever un grand nombre d'édilices chrétiens, surto it en Orient. On avait la coutume, à cette époque, de prier dans les cimetières. Ce fait ressort bien des détails historiques qui suivent.

Il n'ét.iit [)as [lermis de procéder à la dédicace des églises sans l'agrément du prince. C'e-t d;uis cette cérémonie (]ue l'on imposait un vocable à l'église. Quelquelois on se réuniss lit dans une église non achevée, quand on ne pouvait pas faire autrement. C'est ce (jue nous voyons à Alexandrie du t'Mups tie saint Athanase. Ce même évèque dit avoir vu la même chose se pratiquer à Trêves et à Césarée.

Les tidèles avaient accoutumé en priant, même dans les assemblées publiques , de lever les mains vers le ciel et de prier pour les princes.

Outre les églises, ils avaient encore des lieux saints qu'ils ap[)elaieiit cimetières, où quehjuefois ils s'assemblaient pour i)rier : saint Athanase le remarque des chrétiens d'Alexandrie, qui, pour ne [)as communiquer avec Georges, dont ils avaient la communion en lioireur, s'assemblèrent dans le cimetière la semaine d'après la Pentecôte pour y faire leurs |)rières; c'était là aussi qu'on enterrait les cor[)s des tidèles.

L'année 330 est trôs-célèlue par la dé-

dicace de Conslantiiioplc, que Constan' n nomma au<si la Nouvelle llomi! et où il éiablil le siège de leinpiie. Ou re les mouvements qu'il se donna pour lembcUir aux dépens même dos autres villes, il ( ut soin dii la |)uritier de toutes les souillures de lidolAtrie , de substituer quantité d'églises très-grmdes et très-magniliques aux temples des idoles. On remarque celle de Sainte- Irène, (|ui fut sous ce règne la grande église et la cathédrale de Constantinople; celle des douze ap(Mres qu'il destina pour sa sé{)ulture, et qui le fut toujours des empereurs suivants, ainsi que des évèques de la ville, et celle de l'archaiige siint Michel, à 25 stades de la ville [)ar la mer. Sozomène témoigne a>sez que c'était un des monuments de la i)iété de Constanlin, et il dit, que dès lo temi)s de ce prince elle était célèbre par des miracles et des apparitions. Mais le plus grand nombre des églises bûtics par Constantin, tant au dedans qu'au dehors de la ville, consistait en oratoires de martyrs. Son zèle ne se borna point aux églises; il mit la ligure de la croix dans divers endroits publics de la ville; et sur les fontaines qui étaient au milieu des [>lac.s on voyait les images du bon Pasteur et celle de' Daniel entre les lions, d'un ouvr.ige de bronze couvert de lames d'or. Dans la salle principale de son palais, au milieu du plafond, était un grand tableau, contenant une croix de pierreries enchâssées dans l'or. Au vestibul.i était un autre tableau, où l'empercMir était représenté avec ses enfants, ayant la croix sur .^a tête, et sous ses pieds un dragon percé d'un dard par le milieu du ventre et précip.té dans la mer.

Saint Grégoire de Nazianze, archevêque de Constantinople, finit le récit de la vie de son [)ère en relevant le zèle avec l^^quel il s'opposa à l'exécution des édits de Julien l'Apostat contie les chrétiens, et sa générosité dans la construction de l'église de Nazianze, (]u'il avait fait butir presque toute à ses dépens, eu 37'i.. Elle était de ligure octogone, à faces égales ornées de galeries, de colonnes et de lambris, avec des peintures d'une si grande délicatesse, que i'ait ne cédait point à la nalure. Elle recevait le jour par le toit, ce qui la rendait si éclairée, qu'elle paraissait comme le séjour de la lumière. Au dehoiselle était environnée do galeries, qui, formant, des angles égaux, enierin<iient un grand espace : elle avait des portails d'une grande beauté et des veslilmles qui paraissaient de loin, le tout b;Ui do pierres carrées avec du marbre aux bases, aux cha[)iteaux et aux corniches. Les ceintures (pii allaient des fondements jusqu'aux toits faisaient quelque tort aux spectateurs, dont elles bornaient la vue. (19' aiscours de saint Grég., éloge f ambre de son père.)

Le même saint Grégoire de Nazianze, archevêque de Constantinople, dans son 10' poëme, décrit un songe qu'il avait eu sur VAn(ista»ie, celle des églises de Constantinople qu'il avait le plus aimée. 11 lui avait semblé être au milieu de cette nouvelle lîeliiléeem

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^commo il raj)pello h cause do son cxlrôme petitesse, environné des inijiistres de l'autel, et d'une grande foule do peu|)lo qui ('coûtait avec avidité les paroles du salut qui sort.iiL'ut de sa bouche. — 11 y parle aussi des autres églises de cette ville qui toutes étaient d'une grande magnificence, entre autres celle «les Apôtres, qui se faisait remarquer par ses quatre collatéraux en forme de croix. Quoique chagrin de voir ces églises entre les mains d'un autre, il témoigna que celle qu'il regrettait le plus était VAnaslasic, dont il dit avoir pleuré la perte plus amèiement qu'un berger ne pleure celle de son troupeau, il marque que les femmes et les vierges y étaient en haut dans des tribunes.

Ces détails historiques et archéologiques, inconnus jusqu'à présent des auteurs qui ont traité spécialement larchéologie chrétienne, fournissent d'utiles éclaircissemcntsà-la question des églises primitives. Nous y ajouterons quelques traits empruntés à uu autre saint Gj-égoirç, évoque de Nysse.

Du temps de saint Grégoire, évoque de Nysse, les églises étaient magnifiques ; il y en avait dont les voûtes étaient enrichies de sculptures et toutes dorées.

« Vides hanc concamerationem quse capitibus nostris iraminet? Quam pulchra sil as pectu! quam atfabre factis sculpturis aurum ihtersplendeat î Hœc cum tota videatur aurea, circulis quibusdam multorum angu'orum cœruleis picta distinguitur, etc. ( Greg. in ordin. suam, pag. 873. ) »

L'église où rej)0saient les reliques de saint Théodore d'Amazée, et que saint Grégoire a|)pelle un temple de Dieu, n'était pas moins admirable par la grandeur et la magnificence de sa structure que par les richesses et la beauté de ses ornements; il y avait quelques figures d'animaux en bois, et une peinture sur la muraille qui re[)résentait l'histoire du martyre du saint, avec une image de Jésus- Christ qui, sous une forme humaine, présidait au combat de saint Théodore.

« Si venerit (aliquis) ad aliquem locoium similera huic, ubi hoilie noster conventus habi'lur, ubi memoria jusli, sancteeque reliquiœ sunt, primum quidem earum magnificentia quas videt oblectatur , dum eedem ut templum Del et magnitudine structura) et adiecti ornatus décore S[)lendide elaboratiim intuetur, ubi et faber in animalium figuram 1 gnum formavit... Induxit autem etiara pictor llores artis in imagine depictos, forlia fact3 martyris, repugnantias, cruciatus, etier .tas et immanestyrannorum formas, impolus videntes, flammeum illum fornacem, beaus- .^iniam cunsummationematlileta3,certannnum prœsidisChristi humanœ foriiiœ efligiem, etc. (Grog. Nyssen-, Orat. de S. Theod. mari., pag. 10J1.)«

Le même saint Grégoire avait vu une peinture qui représentait le sacrifice d'Abraham tellement au naturel qu'il ne pouvait Ja regarder sans verser des larmes. Cet évoque était né en 331.

Saint Jérôme, ce prôtre austère, s'élèvo conlre la richesse que l'on déployait dans les

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églises. 11 dit qu'il ne croit pas que dans la loi nouvelle où Jésus-Christ a consacré par sa |)auvrelé celle de son Eglise l'on doive su f;nr(î un mérite de bAtir des temples magnifiques, d'y élever de superbes colonnes, d> les enrichir des marbres les plus rares, do faire éclater l'or dans les lambris, et briller tout autour de l'autel des compartiments ds pierres précieuses. Tout cela, dit-il, était bon du temps que l'on immolait au Seigneur la chair des animaux, et que les prêtres expiai'nt les [sécliés du peuple dans le sang d'une bète égorgée.

Nous avons puis'^ les faits qui précèdent d uis l'histoire de l'Eglise d'Orient. Nous devons maintenant en citer quelques-uns relatifs à l'Eglise latine.

Saint Paulin, évoque de Noie, en Campan'e, loue Pammaque d avoir satisfait non-seulement à ce qu'il devait au corps de son épouse en l'arrosant de ses lariDes, mais encore d'avoir soulagé son Ame |;ar de grandes aumônes. Considérant, lui dit-il, les pauvres comme les protecteurs de nos âmes, et sachant qu'il y avait un grand nombre de personnes dans Rome qui ne vivaient que d'aumônes, vous les avez t'.us assemblés dans le palais de l'apôtre saint Pierre. 11 me semble les voir entrer enfouie dans le temple de ce glorieux apôtre, par cette porte magnitique ornée d'or et d'azur, dont l'éclat brille de toute part; et que n'y ayant pas assez d'espace, ni dans cette vaste église, ni dans le parvis, ni sur les degrés pour les contenir tous, ils se répandent dans la place du côté de la campagne. Quelle joie n'avez-vous pas causée au prince des apôtres, lorsque vous avez rempli son église de cette prodigieuse foule de pauvres, soit le long de la nef, qui s'étend au milieu, sous le plus haut comble, et dont l'éclat qu'elle reçoit du trône élevé de ce saint a[)ôtre, frappe agréab'ement les yeux de ceux qui entrent dans ce temple, et réjouit saintement leurs cœurs? Quel plaisir n'avail-il pas de voir que plusieurs de ces misérables se pressaient pour trouver [)lace dans les deux ailes de cette nef, sous de longues voûtes, couvertes du même comble, et que les auties ne pouvant trouver place dans léglise, se rangeaient en ordre sous ce grand ei magnifique vestibule 1 L'on y voit un admirable bassin, orné d'un riche couronnement de bronze, qui fournit de l'eau pour laver la bouche et les mains de ceux qui entrent. 11 est soutenu par h colonnes qui font l'ornement de cette fontaine. (Saint Paulin, Lettre à Pammaque (1), page G6.)

Le texte suivant de saint Paulin de Noie [Epist. 32, arf Severum) est un des plus précieux monuments del'archéologiechrétienne; c'est pour cla que nous le donnons en entier et en latin. iSous plâtrons, à la suite le \)o'cmcx de Natali sancli Fdicis, où il fait encore la description de la basdique qu'il avait fait bâtir:

(1) Celle lettre lui écrile en 397.

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10. Rcco[)i igitur ol hutic ad poccala moa l'umuluni, ut fralri cii|)i(lissimo talis sarcin.-p, ijiia t'jiis anima gravalo corpore lovarotiir, pra^slarcin qaam dcsi(lGral)at iiijiii'iam. Nam et vcre ad iinaniinitatoiii iioslraiii coiv^riicro hw<; illidspostiilalio viilchattir, ipia asscrcltat ut 0|)()i'U'rot tibi nosti'as in Domino a^ililicationos ita notoscoie, ut nohis tuas in titulis et in picturis indicaie vdIuisscs. Hac ij^ilur ratione persuasus, basilicas noslras luis, sicut ot opcris tompore et vnti génère conjunctcB sunt, ita ctiam litteris Pom[iaginare curavi : ut in hoc quoquo nostra conjunctio lignrare- Inr, qure jungitur animis «t distat locis ; sic et ista, qua> in nomine Domini eodem S[)iritu elahorata consduxinuis , diversis ahjuncta regionibus, pjusdeni tamen C|)istofe série sibi taufpiam consignata visentur. Basilica igitur il!a qu.'e ad dominai iium nostrum comnuuiem j)ationuni in nonnne Domini (Hiristi Dei jam dcdicata celebralur , quatuor ejus basilicis atldita, reli([uiis a|)ostoloruni et martyrum intra apsidora tricbora sub altaria saci'atis, non solo beati Felicis lionore venerabibs est. Apsidernsolo et parietibus marmoratam caméra musivo iilusa clariticat; cujus picturœ bi versus sunt :

Plono coruscal Trinitas niyslerio, Stat Clnislus agno : vox Palils cœlo tonat : Et por colimibam Spiritus sanctus IVSil. Ciucein corona lucido cingit globo ; <;ui coron?e sunt corona apostoli, Quorum figura est in columbarum choi a.

Pia Trinilalis unilas Christo coit, llabcntf et ipsa Trinilate insignia :

Dcuin révélât vox patcrna, el Spiritus . Sanclum falcntur crux et agnus victimam. Regiinmcttriumphuni purpura et palmainLlicant. l'elrani superslat ipse pelra Ecclesi»;, De qua sonori ipialuor fontes uieant Evangelist3c viva Christi fluniina.

11. Inferiore autem baltco, quo parietis et camcnc confinium interposita gjfiso crepido f;onjungit aiit dividit, bic titukis indicat deposita sub aitari sancta sanctorum :

Hic pielas, hic aima fuies, hic gloria Christi,

Hic est inarlyrilius crux sociala suis.

Nam crueis e ligno magnum brevis astulapignus,

ïotaque in exiguo scgminc vis crueis est. Hoc Melani sancto delalùm munere Nolam,

Summum Hierosolyma; venit ab urbebonum.

Snncla Dio gcminum vêlant altaria bouorem,

Cum cruee apostniicos «pr.e sociant ciueres. Quara bcne junguutur ligno crueis ossa piorum,

Pro cruce ut occisis in cruce sit n'quies !

12. Totum vcro extra concbam basilicaî spatium, alto et laciniato culmine geminis ulrin(pie porticibus dilatatur, quibiis du[)lex per singulos arcus coluuuiarum ordo dirigitur. Cubicula intia porticus qiialerna loirgis basilic-c lateribus inseita, sccrctis oiantium vel in le(jc Domini meditnntium, pra'lerca :nenioriisi-oligiosorumac familiaiiumaccomiuodatos adpacis œtcrnœ requiem locos prrebent. Omne cubiculum binis pcr liminum fr-onles versibus prœnotatur, rpios insererc bis litteris nokii, ces tamen quos i|)sius basiliccu habent a iilus, scripsi ; rjuia possent si usin-

DiCTn)\N. d'Arciikologie svciuce. I.

paro vc'lis, et a.l tuarum basiiicaium jan'jii.s ronveinre, ui istud est :

l'a\ libi sit, (piicumqiic Dei peneiralia Chrisli Peclore pacilico candidus ingrederis.

■\^e! lioc de signo Domini (signo crueis) super ingrcssum picto bac specie rpia versus indicat:

Cerne coronalam Domini super atria Cbiisli Slare cruct-m, duro spondenlem celsa labori Pncmia : toile cruecm, qui vis auferrc corouam.

Alteri autem basilicîe, qua de boilulo vc) pomario (piasi privatus ap(!ritur ingressiis. In versiculi banc secietiorem Ibrem pandunt :

Cccleslcs inirale vias pcr amœna vii^la, Christieolie; et helis deeet bue iiigicssus hbb'nd-,, L'nde sacjum merilisdalur exiius iii paradi^iini.

Hoc idem ostium aliis versibus ab iiderio)-e sui tVonte signatur:

Quisquis ab ledc Dei pcrfeclis ordine votis EgreJeiis, remea corpore, corde maiie.

1.3. Prospectus vero basilicœ non, ut usitatior mos est , orientem spectat, sed ad domini mei beati Felicis basilicam pertinet, memoriam [id est tumulum) ejus aspiciens : tamen cumduabusdextra lœvaque conchulis intra sp.itiosum sui ambitum apsis sinuata laxetur, una earum immolanti hostias jubilationis antistiti patet, altéra post sacerdotera capaci sinu receptat orantes. Lretissimo vero conspectu tota simul liœc basilica in basilicam memorati confessoiis a[)ei'itur trinis arcubus paribus, perlucente tiansenna : per quain vie ssim sibi tecla ac spatia basilic<e . utriusque junguntur. N;im quia novam a vetei'i pai'ies apside cujusdam monumenti intei'posita obstructus excluderet, tntideiu januis patefactus a latcre confessoris quot a l'ionte ingressus sui foiibus nova resei'abatur, quasi diatritam speciem ab utra(|uein uîramquo spcctaniibus prœbct, sicut datis inter utrasque januas titulis indicatur. lUujue in ipsis basilicœ novœ ingressibus hi vei-siculi sunt :

Aima douuis tripliei palet ingredlenliiais arcu, Testaturqnc piam janua trina fiJem.

\\. ItetB dextra lanaque crucil)us minio supcrj)ictis licoc cpigraiumata sunt:

Ardua llorifenc crux cingilur orbe corona?. Et Domini fuso lineta cruore rubel.

Qi!a'(pie super signum résident cœlesle columluie Simplicibus produnt régna palere Dei.

Ilem de rodem :

Hac cruce nos nnmdo, et nobis inlcrliee nnmdun),

• Inti-riUi culp;c vivilieans animam.

^Osquo(luepol(il■iesplacilastibi,Chrisle,co!umbas, Si vigeal puris pax tua pectoribus.

îo. Inlia ips<Tm transeimatu ((fiia brève illiid, quotl [iropinquas sibi basilicas jtrius discludebat, intervalluiu conliiuialur) e regioiie basilica! novœ super medianum arcuiu bi versus sunt :

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Ul meiliiiia valli pax iiostra ivsolvit losiis, El oriice discidiinn poriinoiis ilno focil in iimim : Sic ui)va, tU'Stnicto veteris iliscrimino linli, Culmina congpicinuis por(aruni fa'dere jungi. Saiic;a uilens fanmlis inlciluit atria lyinpliis Canlhaj'us, inlranlunique niauus lavai anino nii-

[nislro.

Plebs gemina Christum Felicis adorai in aula, Paiilus aposlolico quam lempeial ore sacerdos.

Haec vero binis notata versiculis e[)igrammata super arcus alios dextra lœvaque sunt :

In uno hoc :

Ailonilis nova lux oculis aperiiur, et uno Limine consislensgeminas sinuii aspicit aulas.

In altero hoc :

Ter geminis gennnœ patuerunl arcubus aulae, Miranlurque suos per nmtua liniina cullus.

Kem in iisdem arcubus a fronte, quœ ad basilicam domini Felicis patel, mediana, lii sunt :

Quos devola fides densis celebrare bealum Felicem populis diverso suadel ab ore, Per triplices adilus laxos infnndile cœtus, Atria quaralibel innumeris spaliosa palebunt. Quai sociala sibi per apertos coinminus arcus Paulus in iciernos anlisies dedical usus.

In aliisisti bini:

Anliqua digresse sacri Felicis ab aula, In nova Felicis culmina Iransgredere.

Item :

IJna Odes Irino sub noniine quai colit unum, Unanimes trino suscipit introitu.

16. In secretariis vero duobus, quœ supra dixi circa apsidem esse, hic versus indicat ol'ùcia singulorura.

A dextra apsidis :

Hic locus esl veneranda penus qua condilur, et qua Promitur aima sacri pompa ministerii.

A sinistra ejusdem :

Si quem sancta tenet meditanda in lege volunias, Hicpoieril residens sacris intenderc libiis.

Après avoir donné cet extrait de saint Paulin, dont l'importance sera facilement compiise de tous ceux qui s'occupent d'archéologie chrétienne, nous ajouterons quelques notes empruntées au P. Lebrun, pour en exprimer certains passages, toujours au point de vue particulier de l'architecture sacrée.

1" Intra absidem. — Majoris altaris concham quae Greecis scriptoribus nudcitôy/o dicitur, îatini inferioris œtatis passim absidam seu absidcm appellavcre. Diserte enim Paulinus, epist. 12, nunc 32, absidam cum coucha confundit. Nec abludit Walafridus Strabo, lib. de Keuus ecclesiast., cap 6, dum ait absidam e^se exedram separatam a templo, et Graece xvixXov vocari. Verum si res stricte accipiatur, aliud luit coucha, aliud absida. Nam a^sida proprie e^l scmicirculus r)u.iy.\t/loç, qui ab inferiori parte B\j<jLa.u%pio\) in altum assurgit, et inabsidem seu arcum, aut semicirculuiTi siiiuatur: coucha vero ipsius absidis pars interior in couchée speciem superne

lameiata, curvataei sinuala. Unde recte Pauliiuis apsidem a camoia, interiori scilicef, distinguit : apsidem solo et parietibus marmoratam caméra miisivo illiisa clarificat. Apsidem purro ol absidam dici vulgo idem annotât Paulinus. Si quandn autem plura essenl a!t.iria in templo auta^de sacra, unumquodque absidam suam habebat. Léo Ostiensis lib. III, cap. 28 : n)iicui(/Hc altari sua absida.

Notaudum (luoque ut pkirimum absidam dici a scriptoribus ipsam concham, vel ipsam sacram mensam, seu altare, verbi gratia, cum in absidis repositassanctorum reliquias scribunt, quas sub allaribus et intra altaiia recondi solitas notum est. Gangius in Constantiiiop. Christ., lib. m, pag. 45 et 46.

2" TuicHORA SUB ALTARiA . — Raiiiis vero trichorum, nec unius certœ constituteeque significationis. Sparlianusin PescennioNigro ; « Domus ejus hodie Romse visiturinCampo Jovis, quœ app.ellatur Pescenniana : in qua simulacrum ejus in trichoro constituit. » Ad q;:em locum ila Isaacus Gasaubonus : In trichoro, id est, in uno a trichoris. Magnatum œdL'S et palalia tiùbus distinctis partibus constare soient, quarum una ingredienti adversa occurrit, duœ sunt ad latera : bas trii)artitas domos architecti vocabant trichorœ , xpy/^wprx. Statms, Papinius in Tiburtino Manlii Vopisci :

Quid nunc ingenlia miror,

Aut quid partilis distanlia tecta trichoris?

Architecti nostri vocant hodie papiliones, quia harum partium (aedificii corpora vulgo dicimus) diversa tecta sic consurgunt, ut in metaturacastrorum separata totidem papilionum fastigia. Ita Gasaubonus non omnino maie.

Aliter GJaudius Salmasius ad euradem locum : in trichoro domus, inquit, id est, in fastigio. Nam in fastigio domorum augustarum statuœ collocari soiitae, ut et in fastigiis templorum. Vopiscus in Vita Floriani : « Imago Apollinis, quœ ab his colebalur, ex summo fastigio in lectulo posita sine cujuspiam manu deprehensa est. » Fastigium autem trichorum dictum a forma triangulari : nam tpi-x:>f,o-j et -rûîywvov idem. Omnia enim œditiciorum tecta apud veteres, aut erant plana, aut f.iSiigiata. Sed minus bene Glaudius.

Quid trichorum sit, non aliunde melius disces quam ex hoc loco Paulini : « Reliquiis apostolorum et martyrum intia absidem trichoriasubaltariasacratis.» Vultintraraajorem absidem duas alias absidas fuisse, sub quibus singulis singuia erant altaria,vel potius unum altare in medio trichori positum, sive intertres absidas ; id est, in medio majoris absidis, ita tamen ut duas alias latérales absides respiceret. Atque ita (juoque Spartianus videtur intelhgendus, ut statua Pescennini Nigri cullocata sit in trichoro, id est in medio trichori ; nam totus locus tribus constans absidibus vel partibus dicebatur trichorus, vel trichorum.

Dixi unum altare, quia primis Ecclesiae temporibus unicum plerumque altare in templis erat, uti constat ex templo Tyri a Pau-

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liiio eiusdeni urbis episcopo a^dificato, de quo Eusehius lib. x , cap. i : « Altarique diniique tanquam sancto sancloruin in niedio sanctuarii silo. » Idem postea niystice ex|)licans : « Augustum porro iiigcns et unu.m aitare quid aliud signilicat, quani purum sanctuiti sanctonim aiiimi, qui.cstcoriimunis omnium sacerdos. » Nec movcre (]('bet, quod liic habeas altnria numéro mullitudinis : nam ita et mox habes in carminé :

Sancta Deo geminum vêlant allaria honoreni,

cum tamen pra^redat : Ilic titalus indicnt deposila sub nltari sancta sanctorum, uti hic in templo a Paulino exstructo habes très absides, totidem vel etiam plures olim in aliis templis fuere. Anastasius Bibliothecarius in Hadiiano : « Très absidas in cosraedin constituil. » Item in Leone III: « Fecit in tricUnio majori mira? pulchritudinis decoratam absidam, de musivo ornatam, et absidas duas di'xtra lœvaque super marmore et pictura splendentes. » Idem in eodem :

« Cum absida de musivo; sed et alias al)sidas decem dextra lœvaque (Uversis historiis depictas. » Ai)sidas lias videiur et conchas vocare Pauliiiushac eademepisto]a,num. 13: « Cum (iuabus dextra la^vaque conchulis intra si-atiosum sui ambitum absis sinuatalaxetur. » Et jam ante, num. 12, concham agnovit, quœ ipsa absis est. Facil forte hue et locus Paulini Natali x :

Est eliain intcriore siim niajoris in aulre hisila cella procul, quasi filia cuhuinis ejus, Slellalo speciosa iholo, liinoque rocessu Dispositis sinuata locis.

Lucem quoque dabit trichoro nostro Dioscorides lib. i, cap. 1.33, de Acacia : « Autumno semen proiert Knticula minus , in foUiculis annexis, ternum quaternumve capacibus. » ld.,lib. iv, cap 167, de Lathyrido: « In summis aut;'m surculis fructum gerit ti'iplici loculamenlo distinctum , rotundum ceu capparim, in quo tria sunt minuta s^ 'mina incursanlibus tuniculis inter se discreta, eruis majo.a. In textu grœco conceptacula Iriioca vocantur trichora. Veteres quoque glossographi, etsi alias sœpe barbari, hune Paulini locum videntur prœ oculis habuisse, et rite explicasse. (ilos>arium Camberonense ms.: Tricora, 1res cainerœ dicuntur, vel absidœ. (jlossœ Aquicinctii:») mss.: Tricora, très caméras, vel très absidas. (îlossarium Ultrajectensis monaslerii saucti Jérusalem ms.: Tricorium, locus juxta ignem causa prandii concamcratus.

I>E S\>CTO FELICE NATAL. IX, VF.US. 3G0 F.T SF.QQ.

Ergo vt'iii, Pater, cl socio iiiihi jungere passii : Dmn le circuni agons opLTiim per siiignla ciuco.

Eccc vi.los isuim, qua j;iMiia prima icceplal. Porliens oltscnro liiiMat |>iius obriita teclo ; Niinc eadeni nova pigniciilis el culmine crcvit Ast ubi couscpLuni quaili ;»lo teguiinc, ciria Veslibuluui mt-dio ifsnwtur in xllicra campo, lloiliilu-. ;uile luit mile eullo cespito, rarum Area vilis ol is nullos preltelial aJ usus.

Inleiea lu.b.s amor incidit, iioc opus islo iEdlGcaïc loto : namquo liunc deposcereciiltum

Ipsa vidc])alur; vcncian.laMi ut martyris u'.iiain Eminus advorsa loiihus de Ironie reclusis, E;ictior illnstrart-t lionos; el aperta per arcns Lucida tioii> l)irores perfiiuderet inliuia largo Lnmine, conspicni ad liiciein conversa sepnicn, Qno tegilnr posilo ^opilus corpore martyr, Qui sua iulgi-ntis sidii pro limine Félix, Àtria bis gemino palefaciis hnnine valvis Sporlal ovans, gau;!elque piis sua mœnia vinci Cœlihus, alque amplas populis rumpentibus auîai, Eaxari densas numerosa per oslia turbas. Ipsaque, qua timulns s:'.crati martyris exstat. Aida novos habitus senio pnrgata résump-;it.

ïriua manus variis oporata deooribus illani Excoluil; bijugi laqueavi et marmore fabri, Piclor imaginibus diviiia lerenlibus ora.

Eece vides, quanlns spleiuior, velut rede renaU Ridcat insculpluni caméra crispnnte lacunar. In ligno menlitnr e!)ur ; lecloque supcrne Pendenles lychni spiris relinentur aheiijs. Et nicdio invacuo Iaxis vaga Ininina nulant Funibus; undantes flarnnias levis aura fatiga!. QuKque prias piiis stetit, b*c modo fulta columnis, Vilia mulatosprevlt caîmenla melallo.

Sed rursum redeanms in atria, conspice rursura Imposilas longis duplicato legmine cellas Porlicibns, nielanda bonis habitacula digne, Quos hue ad sancti justum Felicis bonorem Duxerit orandi sludium, non cura bibendi. Nam quasi eontignata sacris cœnaeula tcclis, Spectaut de superis allaria tota fencslris, Subquibus intus habent saactorum corpora sedein, Namque et aposlolici cineres sub cœlile niensa Depositi, placitum Cbrislo spirantis odorem Pulveris inter sancta sacri libamina reddunt.

Hic paler Andréas, hic qui piscator ad Argos Missus vaniloquas docuit mulescere linguas : Qui postquam populos, ruplis erroris i:iiqui Ketibusexplieuit, traxilque ad relia Cbrlsli, Thessalicas fuso damnavit sanguine Palras.

Hic et priecursor Domini et Baplista Johannes, Idem Evangelii sacra janua, metaque legis : Hospes et ipse mei veniens Felicis ad aulas, Parle sui cineris fraternum funus honorât.

Hic dubius gemino Didymus cognoniinc Thomas Adjacet; hune Christus pavidse cunctamine menlis (Pro noslra dubitare lide permisit, ut et nos Hoc duce firmati.DominumqueDeuniquetrementes) Vivere post morteiii verofateamur lesuio Corpore, viva suie moiistrantem vulnera carnis; Et veniente die, qua jam manifeslus aperta Luce Deus véniel, cruciala in carne coruscum Agnoscanl trepidi, quem conûxere rebelles.

Hic medicus Lucas prius arte, deinde loquela, Bis medicus Lucas; ut ([uondam corporis a;gros Terrena curabat ope, et imncmeniibus legris Composuit gemino vilie medicamina libro.

Ilis socii pielaîe, fide, virlute, corona. Martyres, Agrieola, el Proculo Vilalis adhterens. Et (pue Chaicidicis Eupbemia martyr in cris. Signal viigineo sacralum sanguine litlus. Vitalem, Agricolam, Proculumque Houonia coiidiî, Quos jurala liiles pielalis in arma vocavil, Parque salulil'eris Icxit vieloria palmis, Corpora translixos trabaiibus incliia clavis.

HiC et Nazarius marlyr ((piem numere fulo Nobiiis And»rosii sulislrata meule recepi) Culmina Felicis dignatur et ipse eohospes, Fraleruasque domos privalis sedibus addil.

Quamvis sancti omnes tolo simul orbe pcrunum Sinl ubicumque Deuni : quo pnesentantur ubique. Corporis ut sua mcmbra Deo; sed débita sanctis Sunt loca corporibus : neque lanluui qua jacel

[ora Totum corpus, ubi positorum gralia vivit : Sed quacuuque pii est pars corporis, et mauus

[exslat.

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CoiilestaiilL- Ooo morili iloctimonla licali. Magna el in cxigiio saiuloriun piilvoie virliis Clamai aposlolici viin corporis, iiulicc Ycrbo.

Forte rcqui'.aliu' (juanani ralionc i-erentii Soderil luvc nnhis scnlcnlia, ping/re sanclas Karo more domos animanlihiis adsimulalis. Accipilo, et paiicis tenlalio e\ponere causas.

Quos agal liuc sancli Felieis gloiia eœlus, Obscurum niiili : sed luiba fVequenlior liis est iluslicitas non cassa fuie, neque docla legendi. lli'C assueta diu saciis servire prol'anls. Ventre deo, tandem converlilur advena Cliristo, Dum sanctornm opéra in Chiislo miralnr aperla.

Cernite qnam miilli coeanl ex oiimii.iis agris, Ouamque pie rudibus decepli menlibiis errent. Longinquas litiucic domos, sprevere pniinas Son'gelidi l'ervenle fide; et nunc ecce fiCipicntos Per totam cl vigiles cxtendunt gandia noclcm : Lietilia sonuios, tcneiiras liinalibus aicent.

Verum utinam sanis agerenl hirc gaiulia volis, Nec sua liminlitus miscerent pocula sanclis. Quamlihethiec j juna cobors potiore resuliet Obsequio, castis sanclosquoque vocibiis byninos Personal, et Domino canlatam sobria laudem Immolai. Ignosconda lamen puto talia parvis Gaudia qnx diicunt epulis, quia menlibus error Inepil rnJiîius; r.ec tanl;e conscia culpie Sin;plicilas pietate cadit, malc credula sanctos Perlusis balanlc mero gaudere sepulcris.

Ergo probant obiti, (luod damnaverc magislri? Mensa Telri recipit, qnod Pelri dogma réfutai?

Unus ubique calix Domini, et cibus unus, et una Mensa, domusqne Dei. Divendant vina tabernis ; Sancta precum domus est ccclesia : cède sacratis Liininibus,serpens : non bac maie Indus in aula Debelur, sed pœna tibi : ludibria misées Suppliciis.inimice, luis : idem libi discors Tormeniis ululas, alque inler pocula cantas. Felicem meluis, Felicem spernis iuep'.e, Ebrius insullas, reus oras; et miser ipso Judicc luxurias, quo vindice plecteris ardens.

Propterea visuni nobis opus utile, lolis Felieis domibus pictura illudere sancta; Si forte attoniiras bœc per speclacula mentes AgrcsliHii caperet fucala coloribus umbra, (,uic super exprimitur litulis, ut iillera nionslret Quod manus expliiuit : dunupie oinnes picta vi-

[cissim Oslendiml releguntque sibi, vel tardius esce Sunt memores, dum grala oculis jejunia pascunt; At(pie ila se melior stupeiaclis insérât usus, Dum failli pictura famem : sanclasque legmti Historias, castorum opcruni subrepit boncslas E\enq)lis inducta piis; polatur liianli Sobrielas, nimii subeunl oblivia vini. Dniiiqne diem diicunt spatio majore tuenles, Pocula larescun!, quia per miracula traclo Temporejam pauca; superant epulantibus lior;e.

Quod supcrest ex bis, quLe fada et picta vi-

[denms, Maleriam orandi pro me ti'oi suggero, poscens. Hem Felieis agens, ul pro me sedulus ores.

Ceux, qui voudront lire une description non moins curii^usG que la pi-écédeiite, dans les œuvres de saint Paulin, ovè({ue de Noie, pourront consulter son poëine xxv, de srincto Felice nuCal., cunncn x, tom. 11, p. 159 sqq.

« Les temples dos chrétiens ('talent autrefois disposés, dit le cardinal Bona, de manière à présenter, autant (jue possible, une certaine ressemblance avec l'ancien temple de Jérusalem, et à s'en rapprocher le plus possible. Ils étaient composés de dillérentes

parties et de divers édifices, qu'il serait tro[) long de décrire en parliculier. Il y a d'ailleurs dans leur explication de graves diflicultés, (|ui agitent inutilement l'esprit des érudits et qui ne peuvent être résolues facilement. Laissant de côté les dissertations étendues, et presque superflues, je traiterai brièvement des choses qui se ra|)[)orlent directement au but que je me propose d'atteindre. On est incertain sur la forme des éu,lises avant le rèu;ne de Constantin. Eusèbe, (jui nous apprend qu'elles furent entièrement détruites par l'ordre de Dioclétien, ne nous dit [las quelle était leur forme. Il est à croire cependant que le très-jieux empereur s'appliqua à restaurer et à agrandir celles qui avaient échappé à la ruine générale et qu'il adoiJta, dans la construction de nouvelles églises, le plan de celles qui avaient ét*é bUies auparavant, et que nous connaissons actuellement par le témoignage des auteurs, îiusèbe, au livie m de la Vie de Constantin {CItap. 'Sk et suiv.) décrit avec une grande exactitude de détails le tem|ile bâti par cet empereur à Jérusalem. 11 décrit plus longuement et pdus exactement encore, au livre X de son Histoire ecclésiasti(jue, chap. 4, un autre temple, avec touîes ses dépendances, élevé à Tyr par Paulin, évèque de cette ville, et construit avec la pilus grande magniticence : c'est à ce même évèque que Eusèbe dédia ce livre d'histoire, comme il parait d'après le coumiencemont de ce mémo dixième livre. Sjint Grégoire de Nazianze a décrit aussi fort élégamment, dans l'oraison funèbre de son père, le temple que celui-ci constiuisit à Nazianze. De même saint Paulin de Noie nous a laissé, dans son épître à Sévérus {Epist. 12) et dans les discours 9 et 10 sur la fête de saint Félix, la description de l'église qu'd avait fait bâtir à Noie et qu'il avait dédiée à saint Félix. (Nous avons donné ci-dessus ces divers passages des écrits de saint Paulin.) Des monumenis histori([ues auxquels nous venons de faire allusion et de plusieurs autres encore tant grecs que latins sur le même sujet, on peut conclure que les églises, dans l'Eglise grecque comme dans l'Eglise latine, avaient la môme dis[)Osilion. Et d'abord en ce qui concerne la position, elles étaient établies do manière à ce qu'( Iles fussent dirigées \qvs le lever du soleil au temjjs de l'équinoxc. Terlullien oifre un témoignage précis à ce sujet, au chapitre IG de son Ai)Ologétique : « Inde suspicio, dit-il, quod innotuerit nos ad Orientis legionem precari.» Faisant allusion, au cha]). 3 contre les valenliniens, aux églises des chrétiens, comme le reconnaissent les sectaires eux-mêmes, le môme auteur dit : « Nostra3 colund>œ domus simplex, editis semper et apertis et ad lucem. Amat figura Spiritus sancti orientem. » L'auteur des Constitutions a[iostoliques, au livre n, chapitre 01, s'exprime de même : « Ou:.' l'église, dit-il, soit allongée en forme de v,iisseau et tournée ci l'orient ; » « Ecclesia sil longa ad instar navis ad orientem conversa. » Eusèbe dit expressément que l'église bûtio

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par saint Paulin ('-tait dii-igrc vers les rayons ilu soleil levant. Saint Isidore do Séville, au livre XV des Origines, rliap. /i-, dit « que lorsque les anciens couslruisaient un temple, ils !(H()urnaieut à l'oriiMit de Trijuinoxe , alin que celui (jui était en prières lût tourné vers Je véritable orient, » « Anlicjui, quando t»nipluni construebant , orienleni spectabant axpiinoctialeni, ut ([ui dcprecaretur rcctiun aspieeret orienteni. » J'ai traité plus amplement de ce sujet dans le Traité de la divine psalmodie, chap. G, ^2. Celte coutume était autrefois si exaclement suivie par les moines de Tordre de Citeaux, que non-seiilement le maître autel était tourné vers l'orient, mais encor;' tous les autres autels étaient [ilacés dans la môuie direction. Cependant Paulin de Noie nous dit, dans sa .32' épit.e, qu'il s'écarta de cet usa:AC dans la construction d'une basilique qu'il lit bUir. « Celte basili([ue , dit-il, n'est pas tournée vers l'orenl, selon la coutume la plus usitée, mais du coté de la basilique do mon maître et patron saint Félix, vers son tombeau. » « Prospectus basilicœ, non, ut usitatior raos est, orientem spectat, scd ad domini mei beati Felicis basilicam pertinet, mcmoriam ejus as|)iciens. » WillVid Stiabon doniie des explications pour rendre raison de ce que tous les autels ne sont pas toui'i.és vers l'orient dans la même église \CJuip. i) « cogi oscimus non errasse illos vel errare, qui templis vel noviter Deo constructis, vil ab idolorum squalore mundatis, piopter aliquam locorum opportunitatcm in diversas plagas allaria statuerunt, quia non est locus iibi non sit Deus. A'crissima enim relatione didicimus in ecclesia, (piam apud -Eliam Conslaiitinus imperator cum matre Helena super sepulcrum JJ.inini mirœ magii tudinis in rotunditate constituit; itemquc Koma3 in templo, quod ab antiquis Pardhcon dictum.a beato IJonifncio papa, permittente PJioca imperatore, in hcnorem onniium sr.nctorum consecratum est : in eccbsia quoque beaîi Pétri, pr iu'i|)is apostoloium, altaria non ta tum ad orientem, sed etiam in alias par: es esse distribu'a. H.noc cum socundum volui:tatem vel necessilateiu l'uerint ita dis[)osita, mq.ro: are non audemus. Sed tamen usus lre(pient.or et rationi vicinior liabet in oruntem orantes converti, et pluralilalem maximain ecclesiarum eo tenore constitui. » IMocope, liv. I de la (luerre de Perse {De Bello Pa-sico), cliap. 17, rapporte que les tenq)les de Diane et d'Jphigénie, dans la ville de Comana, furent consacrés à Dieu par les cbrétiens, sans rien changer à leur structure : dans ces temj.les et autics semblables, il a été nécessaire d'acconnuoder la position de l'autel à la disposition des lieux.

Ouelles éiaieul k's principales parties ou membres de chaque église? les auteurs ci- «Hjssus cités nous l'ont ap|)ris. I.a premièie pai-lie s'ajipelait le jiarvis, atrium, ou le vestibule, icstihidum. C'.'taitun esi»ace clos, va.ste et carré, a.\ant des porti.pics a|i[)uyés sur des colonnes, ou de tous les côtés, ou do lrui> côtés, ou de deux côtés, ou môme seu-

lement d'un côté, devant l'entrée de la basilurne, et au-dessus il y avait des cellules, crllas. Au milieu et en plein air, devant les portes, il y avait des eaux jaillissantes, ou des fontaines, des bassins et dos vases, alin (jue les chrétiens n'entrassent pas dans les temples sans avoir les mains lavées. l":usrbo, dans la descrifjlion qu'il nous a laissée de la basilique b;1tie à Tyr par saint Paulin, s exprime dans les termes suivants : « Hic sacrarum expiationum signa [iosuit, fontes soilicet ex adverso ecclesim structos, qui interius sacrarium ingressuris coj'iosos laticos ad abliiendum minislrarent. > Paulin de Noie dit aussi qu'il y avait une fontaine [lour une destination s.'udMablo dans le parvis de la basilique du Vatican [Epist. 33, ad Alcthium) : v Ubi cantharum ministra ip.anibus et oribus nostris lliK'iita ructantein fastigiatus solido acio tliulus ori.at , et inumjjiat, non sine mystica spe( ie quatuor colunmis salientes aquas amhiens. » Le môme saint Paulin s'exprime ainsi sur le même sujet dans sa \^' épître à Sévérus :

Sancla nilens fainulis inlerlail ahia lympliis Cai:lhanis, InUaiilunKim; iiiaïuis la\al aiuue iiii-

[nibtro.

Ainsi saint Léon le Grand lit ])]acer une fontaine du même gen:e devant la basi]i(iue de Sa nt-PauI et y plaça cette inscription :

Ln(îa lavai cariiis maculas, sed crimina purgal, Piintical(iue animas mundior amnc fuies.

(Voyez la fin de celte inscrijition dans le texte latin qui suit la traduction ijue nous faisons de cet intéressant chapitre du livre du cardinal Kona.)

L'évêque Synésiusfait éga.lement mention de Feau lustrale placée dans le vestibule ùi^s églises [Episl. 121). Quand on ne pouvait pas avoir de fontaines ni de puits, on creusait des citernes, au témoignage de saint Paulin de Noie, dans son {toëme ix de A(ttali sancti Felicis, où il fait la description de la basilique qu'il avait fait bàlir. [Voyez encore le texte latin ci -dessus. )

Aujourd'hui, à l'entrée di s basiliques, on place des bénitiers ou des va^^cs que l'on lemplit d'eau sanctifiée jiar la bénédiction du prêtre et mêlée de S; 1 , avec laqiiO.le les fidèles se mouillent le front quand ils entrent dans les églises.

La seconde partie était la coin- même de la basilique, àla(|uelle on pénétra t par trois l)ortes, dont celle du milieu suri)assail les autres en grandeur et en décoration. Prèsdo la porte, à l'intérieur de l'église, se trouve le nartliex , lieu dans le(|uel se tenaient les infidèles dans le voisinage de la porte, et ensuite les catéclunuènes et les pénitents du second degré. Après le nartliex vient le vaos ( u le tenqile piopremeiit dit, sé|»aré du narthi X par fies chancels ou des barrières, dans lc;piel les pénJents du tiKisième degré occupent la partie inlérieure. Lnsuile vt liaient les fidèles, suivant la distinction du sexe et du rang, car les hommes y éla;enl séparés des l'emmes; les vicr^j^esdes femmes mariées,

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les religieux des séculiers. Les pénitents du quatrième degré priaient avec les (î(lèle=, qui.ique piivésdela participation aux sacrements, jusqu'à ce qu'ils eussent obtenu une absolution plénicre. A ceux-là, saint Eloi de Noyon assigne une place du côté gaucho de j'église, [IlomU. 8 ad pœnitcntcs) : <x Pourquoi donc, dit-il, ètes-vous placés du côté gaucl.'e de l'églisp ? ce n'est pas sans raison que l'usage de l'Eglise a réglé cela, mais c'est parce que le Seigneur, au jour du jugement, placera les brebis , c'est-à-dire les ])ons, à sa droite, et les boucs, c'est-à-dire les mécliants, à sa gaucho. » La séparation des hommes d'avec les femmes, comme coutume frès-ancienne , est mentionnée par Philon , delà Vie des suppliants, par les Constitutions apostoliques lib. ii, cap. 61, par saint Augustin, (le Civit. Bei, lib. xxii, cap. 8, par saint Cyrille de Jérusalem, in prœfat. Caterhcscon, par l'Ordi-e romain et par d'autres encore qu'il est inutile de nommer dans une matière si généralement connue. Origène nous apprend que les viergt's étaient séparées des femmes mariées, dans son traité ^6, in Matthœum : « La tradition, dit-il, nous a appris qu'il y a dans l'église un lieu particulier oii les vierges doivent se t nir pour prier; il n'était point permis aux femmes mariées do se tenir dans ce même endroit. » Saint Ambroiso est d'accord avec l'auteur que nous venons de citer, dans son écrit ad Virgincm lapsam, cap. G : «Je trouve, dit-il , qu'on a donné ailleurs aux femmes un endroit élevé, avec des barrières, afin qu'elles fussent séparées de la compagnie des hommes. » Araphiloque rapporte que Basile ordonna de placer des rideaux aux clôtures, et si une femme était surprise à passer la tète au travers pour regarder, elle était excomnuiniée.

La troisième partie renfermait le sanctuaire, ou le presbytère, qui était dans l'abside, entourée de chancels ou de murs. Là s'élevait le mnître-autel, et à côté un autre })etit autel ({ue les Grecs ajipellent prothèse, sur lequel on préparait l'offrande du sacrifice. Là aussi se trouvaient les sièges des prêtres et des clercs, selon l'orlre et la lignite de chacun , et au point le |)lus élevé était le siège é[)iscopal que Prudence appelle sublime tribunal dans son hymne de saint Hippolyte : saint Grégoire de Nazianze, dans son Songe plusieurs fois cité, appelle le siège épiscopal le trône sublime. Il était plus élevé que les autres sièges , a(iu que de là .'évoque pût apercevoir rassemblée.

11 était autrefois défendu aux séculiers d'eutt-er dans le sanctuaire lui-même. Le secoua concile de Tours, can. 4, a fait cette défense dans les termes suivants : «Que la partie qui est divisée p;ir le chncel, du côté de l'autel, soit ouverte seulement aux chœurs des clercb qui chantent. Que le sa nt des saints cependant, suivant la coutume , soit ouvert aux laïques et aux femmes, pour prier et pour communier. » Charlemagne a introduit ce canon dans ses Capitulaires, lib. vu, cap. 203. La même défense a été laite par le

concile de Rome tenu sous le pape Eugène H : « Que nul laïque , dit-il, ne puisse se tenir dans le lieu où sont les prêtres et les autres clercs, et que l'on appelle le sanctuaire, pendant qu'on y célèbre la messe, afin qu'on y puisse librement et solennellement faire les divins ofiices. » Léon IV, dans son synode, renouvelle la môme prescription, et ajoute: « Que les séculiers ne prétendent pas se tenir dans l'enceinte sacrée, excepté du consentement de l'évêque. » Saint Ambroise, évoque de Milan, ne voulut pas le permettre même à l'empereur Théodose^ au rapport de Tliéodoret {Lib. v, cap. 17), de So/.omène {Lib. VI, cap. 24) et de Nicéphore {Lib. xii, cap. 41).

« Christianorum templa sic olim erantdisposita, ut veteris templi Hierosolymitani, quantum fieri poterat, similitudinem quamdam preeseferrent, et ad illius formam proxime acccdorent. Eaconstabant variis membris et œditiciis, quœ si vellera singillatim describere, nimis in longum hic liber protraheretur. Mulîœ enim occurrunt in eorum explicatione diiîicult-ates , quœ oruditorum torquent ingénia, nec facile exjiediri possuiU. Prolixis igitur ac fere inutilibus disputationibus omissis, ea breviter attingam, quœ ad propositum mihi argumentum spectant. Quœ fuerit ecclesiarum fo. ma ante Constantinum, incortum est; nam Eusebius, qui eas, jussu D'ioclcliani solo œquatas scripsit, earum formam non descripsit. Credïbile tamen est ])iissimura principera amplioribus quidem spatiis cas instaurasse, sed ex iis quœ destructœ fin rant, œdificii tv|)um surapsisse, qui in veterum scriptorum lucubrationibus usque in lioiiiernum diem perstat-. Eusebius lib. m de Vit. Constantini, 34 et seqq. Templum Hierosolymis ab eo constructum graphice pingit. Fusius aut' m et accuratius lib. X Histor., cap. 4, sHud templum cuin omnibus su s œ lîficiis describit , quod in urbe Tyro magnifiée erexit illius civitatis episcopus Paulinus, cui idem Eusebius hoc niirabile ecclcsiast'cœ Historiœ opus dedicavit, ut ex initio hnjus libri decimi apparet. Gregorius quoque Nazianzenus ecclesiam quam pator iNaz;anzi exstruxcrat, eleganter oxpressit oratione quam in funere ipsius patris recitavit. Paulinus item Nolanus exactam basilicœ deliiieationem nobis reliquit ep. \±, ad Severum, et Natali ix ac x sancti Felicis. Ex his et aliis antiquorum monuinentis aperte colligitur Grœcorum et Latinolum templa ejusdem olim schematis fuisse : et primo quidem, quod att-inet ad situm, ita erant disj-osita, ut ad ortum solis œquinoctialem verterentur.Tertullianus testis est in Apologetico, cap. 16 : inde suspicio quod invotucrit nos ad Orientis regioncm precari ; et adv. Vo-lentihianos , cap. 3, alludens ad christianorum ecclesias, ut ipsim^t sectaiii agnoscunt, ait : « Nostrœ columbœ domus simplex, editis scmpcr et apertis et ad lucem. Amat figura Spiritus sancti orientem. Auctor libri apostol. Constit., lib. ii, cap. 61 : Ec~

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clcsia sit lonr/a ad instar naris ad oricnlcm conversa. » Éusohius tcnipluin Paulini to^laliir sosc ad radios solis orientis apeniisso. Isidoriis lib. xv Origin., ca[). 4. Anliqui, quando templum construchant, orirntcm spectahaut ipqninoctialcm, ut qui deprccarctur rectum aspiccrct orienlem. Sod de li.ic rofjiisque causis fusius egi in Tcact. do divina Psalmodia, cap. 6, § 2. Ilic aiit(3in mus aiJoo exacte a raonachis noslris oliiu servabatiir, ut non solum majus altare, sed et reli(|ua omnia ad oriciiteni versa sint. Pauliniis fanion Nolanus, epist. 12, asscrit sein hasilica quani redilicavit hune niorcm n>'|4;lexisse. Prospectus, iiiqiiit, basilicœ, non, ut iisitatior mos est, oricntem spectat, sed ad do)nini mei beati Frlicis basilicainpertinet, memoriam ejus aspiciens. Quod vero non oninia altaria quœ in eadem eeclesia sunl, ad ortnni respiciant, sic excusât WalfriiJusStrabocaj). k : Coynoscimus non errasse illos tel errare, qui tcmpds vcl noviter Dco constructis, vel ab idolorum squalore mundalis propter aliquam locorum opportunitateni in diversas plagas altaria statuerunt, quia non est locus ubi non sil Dcus. Verissima enim relut ione didiciinus in eeclesia, quam apud JEliani Constantinus imperator cum matrc Ilelena super sepulcrum Domini mirœ maqnitudinis in rotanditate constituit : itemque Roma in templo quod ab antiquis Pa\thi-:on dictuin a beato Bonifacio papa, pennittente Pliocd iiupcratore, in honorem omnium sanctor^un consecrctum est : in eeclesia quoque beati Pétri principis apostolorum, altaria non tantum. ad oricntem, sed ctiam in alias partes esse distributa. llœc ciun sccundum voluntatcni vel nccessitateni fuerint ita disposita, improbarenon audemus. Sed tameniisus frequetitior et rntioni vicinior liabet in oricntem orantes converti, et plurulitatem maximani ecclesiarum co tenore constitui. Narrât Procopius lib. i de liello Persico, cap. 17, Dianœ et Iphigeniœ templa in uibe Curnana Deo a christianis consecrala fuisse, nihil inimutata structura : in quibus abisque siinilibus necessarium fuit ad veterem situra altaris constructionem accoiniuo- (larn.

« Partes vero scu membra prn^cipua cujusque teiu li qiicenara fuerint, [)ni;oitati auctores dofuerunt. Prima i)ars atrium seu vestibulum d cebatur, spaliuin scilicet, clausinn, amplum et rpjailratum, porticiis habciis columnis sulfuUas vel in omnibus lateribiis, vel in tribus aul duobus, sive in uno dunlaxat ante aditum basilice et dcsu[)ur exstructas cellas. Médium erat sub dio positum [)atenti pjanilie, et ante fores a |uœ sali entes, scu |)utei et canthari ac conchœ, ne christiani illotis nianibus tenq)lum adirent. Kusebius in descri|)tion(! templi a Paulino exstructi : flic, ait, sacraruni expiationum siqna posuit, fontes scilicet, ex adverso ecclesiœ structos, qui interius sacrariuni inqressuris copiosos latices adabluendum ministrareiit. iudem lotioni |)osilum Ibntnn in alrio basilic.e N'aticanai l'aulinus Nolanus commémorai, episl. 33 ad Alelliium : Ubi cantharum tninistra nuinibus et oribus noslris (luenta

ruclanlem fustiqiatus solido œre tholus ornât, et inumbrat, non sine mijstica spccic quatuor columnis salientes aquas ambiens. » Idem, epist. 12, ad Sjverum :

Sancla nilens famiilis inierliiii atria lymphis ;

Cantlianis,iiin;uUimiqiiemamis lavât amneniiiiislKo.f

« Ita Léo Magnus fontem cum cantliaro ante basilicam sancti Pauli condidit, addito lioc epigramraato :

lin, la lavât carnis maculas, sed ciiiuliia piiii^aU

Piiiificalqiic animas mundior amue (ides. Quistiir- suis iiuîritis voiieranda sacraria Pauli

Iiigrcdcris, supplex aldiie fonte maniis. Perdiilerat lalicum long.i^va inouiia cursus

Qnos li!)i nnnc plcno canlliariis oie vomit, IMovida pasloiis i)cr lolum cura I.conis

ll.ec ovibus Cliristi larga lltieiila dédit.

« Meminit etiam atjuœhisiralisinvestibulo temiili S)nesius episcopus, e{)ist. 121, et ubi fontes, aut putci haberi non poteranî , fodiebantu" cistern.T, ut Paulinus tostis est Natali i\ sancti Felicis in descriplione templi a se constructi.

Forsitan hfcc intercupidus spectacula quseras Uiide replerida sit Ikï^c toi fonlilnis area dives Cum procul urbs, et ductus aqu;i; prope nullus

[ait urhe Exigiiam Inic lenui demittat limite giiltaui. Rcspondebo : iiihil propria no3 li.iere dexlra, Nil ope lerrena conlilere : ciincla p'U.'iili Dcposuisse Deo, et fonies pra;sunieie codo. Dcinque cisternas adsiruximus undiqne lectis, Capluri fundenle Deo de nubibus amnes, Unde fluant pariler plenis ciiva marmora lal)ris.

« Hodie in atriis basilicarum concluT! et labra ponuntur, et aqua sale conspersa ac sacerdotali benedictione sanclificata replentur, qua lldeles frontem aspergunt cum templum ingrediuntur.

« Secunda pars ipsa aula basilicœ (lal, ad quam patebat aditus per très portas, quarum média magnitudine et ornamenlis aiias superabat. Proximus januœ intra ecclesiam occurrit narthex , locus in quo primum viciniores portœ intideles, tum catechumeni et pœnitentes sccundi ordinis eommorabaiitur. Post narthecem sequitur naon, sive ij)sum templum, cancellis vel tabulalis a narllieco separaluin, in quo stabant inferiorem [lai'tem occupantes pœnitentes tertii gem ris : po^t (juos manebant lidelcs, servata scxus et ordinis distinctionc ; nam viri a mulicribus, virgines a luqdis, monachi a s;ccularibus, se|)arati erant, pamitentes qiiarli giadus oral)anl cum lidelibus, a sarram/ntorum parlici[)atioiie abstinentes, donec j)l('iiariam absolntionem consequeientur. IJis Eligius Novioniensis in sinistia ))ai te templi stationem ass'gnat, lioiu. 8, ad pceniteiiles : Cur ergo in sinistra parte eeclesia positi estis? non sine causa usas Ecclcsiœ hoc obtinuit , sed quia Dominus in judicio oves, hoc est justos a dextris, hœdos vero , id est pcccatorcs a sinistris ponct. -Mulieres autem a viris vetustiss ma eonsnctudini! clai-issimo oslendunt Philo Jt' Vita supplicum, r.onslitutiones aposlolica; lib. ii, cap. Gl, Augustinus (/eC/r<V. Dci, lib. -wii, ca[). 8, Cyrillus Hierosolyiuit.

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in pr.î'fationo Calccheseon, OnJo Uonianus, et a!ii qnus in re nemini ignota inutile est recensLM-e. Virgincs quoqiie seorsim aiiuptis sfeîisso Origoiies docet tractai. 20 iii >Iattlia'um : Vcnit, iiujuit, ad nos troditio t(dis, f/iiasi sil (iU(ntis (ocus in tcinplo , ubi rirgiin'hus (ptidcm consistcrc licrt et ordre Dcum , cxpcrtœ autem tliorum virUem non periniltefiantur in eo consistere. Coiiseiilit Auihro- .sius, ad Virtjiuem lapsam, cap. G : Alicubi inrrnio datani lociun nuilieribus in sublimi spécula prope testudinem clatliris intcrpositis, Kl a virorum consorlio et colloqtiio snbducerentur. Xarrat Amphilochius prœccpisse JinsiUunif ut vêla c spcculis suspendcrcntiir, et si quœ millier deprehensa essct caput emittere ad respicicndum , duni sacra agcbantur, extra communioncm fierct.

« Tertia pars sanctuarium, sivc sacrariimi, vel presbylerium complectebatur, ([uod erat sub a!)sitle cancellis vel parietibus coiirlusiini, in eo altare majus eminebat, et aliuii mil. us qnodGriPci prothesina vocant, in quo (lona ])rœparantu!-. Erant et clericoruni et jn-esbyterorum subsellia pro cujusque gradu et (bgnitate, et in loco ediliori sedes episcopa]is , quam Prudenlius, hijmno de sancto Jlippohjto, sublime tribunal vocal, etNazianzenus in sœpe ciiaio Somnio sublimem throiium. Ideo autem altiorerat ut ex ea possct autistes populum monere, circumspicere et custodire.

« In if)sum autem presbyterium nefas oiim fuit sœcularibus ingredi,"^ ut Germanus Constantinopolitanus docet , hanc sacratiorem terap'ii partem latissime explicaus in Tlieoria rerum ecclesiaslicarum. Vetuit hoc conc;lium ïuronense ii, can. i, statuens, ut pars il'.a quœ a cance.lis versus al lare dividitur, choris tantum psallenlium clericorum ]>ateal. Ad orandum vero et coujmunicandum la:ci# et feminis, sicut mos est, i»att ant sanc'a sanctorum. Quem canonem Capitidari suo inseruit Carolus Magnus, lib. vu, cap. 203. Hoc idem sancivit synodus Uomana sub Eugenio il, cap. 33: Ut nulli laicorum liceal in eo loco, ubi saccrdolcsreliquive clcrici consistant , quod presbyterium nuncupatur , (juando missa celcbratur, consistere, ut libère ac honorificc possint sacra officia exercere. llepetit hue decretum in sua synodo Léo IV, et addit, ne sœculares intra sacros cancellos tentent accedere, nisi episcopo permittenle. At Ambrosius Mediol. ne Theodosio quidem impeiuturi hoc permitîcre vo uit, ut narrât Theodoretus lib. v, ca[). 17, Sozomenus, bb. VII, cap. 24, et Nicepliorus lib, xii, cap. il.

« Plura de templis eorumque sliuctura et <'e lificiis scire cupienti abunde salisfacient Léo Allatius in tractatu de Narthiœ rcteris rcclcsiœ et de templis reccntiorum Grcvcoram, itemque, in disseï tatione Je solca veteris ecclesiœ, édita inter ejus Syminicta , de cjua etiam diiïuse agit vir eruditissimus Petrus Possinus m Glossario, tom. I Georgii Pachymœris ; Julius C.-esar Bulengerus Opusc. de templo ; Jacoiius (l'iar in notisad Eucholo(jium, pag. 13 et sequ. Leg<.'ii'tu> (pio pie

Procopius de TEdiliciis Jusliniani, qui lib. i, temphun sancta? Soi)liia^ et sancti Micliaelis in Anajjlo discribit, et lib. v, tem|ihuii Dei- ])ar<To Hierosolymis raagniiicentissime constructum, »

Nous allons continuer de donner quelques extraits du savant ouvrage du cardinal Bona. Ce'te citation, (juc nous regardons comme utile aux arclirologues studieux, désireux de puiser aux s )urces mêmes, sera faite en latin, comme celles que nous avons données l)récédemment de saint Paulin de Noie.

« In lege evangelica certa locaab apostolis

eorumque successoribus délecta sunt extra

quœ illicitum foret sacrilicium otl'erre, nisi

nécessitas, cui parent oinnes leges, dispen-

sationi in aliquo casu locum esse suadnret.

Hinc Cyrillus Alexandrinus, libro adversus

Anthromorphilas , cq). 12: « Donum , ait,

« sive oblUio, quam mystice cetebramus, in

« solis orthodoxormn sanctis-ecclesiis olferri

« débet, neque alibi omnino.Quisecusfaciunt,

« aperte legem violant. » In eamdeiu senten-

tiim loquitur Basilius, lib. de Ba|)tismo, cap.

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