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mnm pro toto ipso snnctu.irio nsnrprntur. Sic eniin terlium Cirthagino liabiluin conci- Jiiiin inscribitiir : In socretario basilicm llcstiluti-B. El quartum Cartlia;Mncnsc similiter: In secrclario. ScxtunKpic il)idcni : In sccrctario basilica) Fausli. Sci)tiniuni paiiler in eadcm civitalc : In secretario basiHc'c Uestitulei}. Et Milevitanuni : In secretario basilicD ; atquc Africanuin picnarium : In secretario basih'ca). Ca^sarauj;ustanum : In secretario : Ar-elatense secmulum, can. 15, {l.sertc sccretaiii nomine sanctiiariurn ex|)rimit. Liboratus diaconus, in lîreviario, c. 13, vocat sccretarium , ecclesioe sanclœ Eupherniœ locnui in quo Synodus inita est Clialcedoiiensis. Deniqne Gregorius Magnus lii). ir, ejnst. 5V , san( tuarium similiter secretarii gppellatione désignât.
« jl. Gr'.-ipca etiam vox /îÂy« duplex ecclcsiastiçum significatum coniplentitun, seclusis aliis et profanis significationibus. Nam prpetcrquam quod sanctuarium pei^sœpe significat, usurpatum pai-iîer pro ambone leàitur, vocisqne origo ac etymon utriquo rei conveiiit : Ta^à TÔv oat w, ab ascendcndo. Gregorius Nazianzenus, Invectiva 1 in Julianum, postqiiain retulit istuni mililias Christiana) infamem desertoreiu, oliin in Ecclesia clericura lectorem fuisse, subjungit, ambonis ascensu honoratum ; siquidera ex ambone legebatur; solis vero sacris clericis, quales minime censebantur lectores , sanctuarium ingredi liceb it, ut perspicue decernunt Laodicenœ svnodi canones 21 et 22.
« 18. Déni que baptisteria non intra, sed extra ecclesiaui constructa errant : quale liodie visitur Constantinianum juxta basilicam Lateranensem,quam utramquefabricam Constantius a fundamentis orexerat. In primariis item Etruriœ civitatibus Florenlia et Pisis, raetropolitanarum basilicarimi baptisteria sejuncta ai) eis cernuntur, vcter-isque hujus consuetudinis ca;ta;n (idem facit Cyrillus, catech. Mystag. 1; Paulinus etiam in saepius prœfata e[»ist. 12, baptisteriura refert a se inter duas basilicas exstructum. »
î\ous terminons cet article Eglise en insérant ici la traduction du 1" chapitre du nationale divinorum officiorum de Guillaume Durand. On y trouvera de très-curieux renseignements sur la significalion symbolique des divei'ses parties d'une église, donnés par un écrivain du xiii' siècle.
Considérons d'abord une église et ses diverses parties. Le rnot église a deux significations : il (ir-signe un édifice matériel, dans lequel les divins ofiiccs sorrt célébrés; ou un édifice spirituel, qui n'est autre que l'assemblée des fidèles. L'Eglise, c'est-h-dire lo peuple qui la compose, est convoquée [;ar SCS aiinistres et réunie dans un seul lieu, par la vertu de celui qui fait demeurer- d ns sa maison ceux qui n'ont qii'un sctd esprit : l'église matérielle est composée de l'assemblîig? d'un grand nombre de pierres, l'Eglise spirituelle est formée de la réunion de [)Iu-
DiCTio.NN. d'Archéologik sacrée. I.
sieurs individus. Le mot grec hy^n-nv., église, asseml)lée, est traduit en latin \)v.vcovvocaHo, réunion, parce ({>ie l'Eglise appelle les homiTi's II elle; mais ces titres conviennent mieux h l'Eglise spirituelle qu'à l'église maternelle.
L'église matérielle est le type de l'Eglise spirituelle, comme nous aurons occasion de le démontrer en trait int de sa dédicace. L'Eglsc est a|)peléo catholique, c'cst-h-dire universelle, parce qu'elle est établie et répandu.! dans tout l'univers, et que la multitude des fidèles ne doit former (ju'une seule assemblée, ou bien parce que dans l'Eglise est conservée la doctrine nécessaire à tous.
L'égI se est aus-i appelée en grec synagogue, en latin congregalio , nom choisi par les juifs pour désigner les lieux de leur culte. Le terme synagogue leur appartient plus spécialement, quoiqu'il puisse s'appliquer à une église. Les apôtres ne désignent jamais une église sous ce titre, probablement pour éviter la confusion.
L'Eglise militante s'appelle aussi Sion, parce que, durant son pèlerinage ici-bas, ell(î a toujour's en vue la promesse d'un repc s céleste : car Sion signifie ottente. Mais l'Eglise triomphante, notre demeure future, la patrie de la paix, est nommée Jérusalem; car Jérusalem veut dire la vision de la paix. L'Eglise est aussi appelée maison de Dieu, et quelquefois la maison du Seigneur, d'autres fois basilique {maison royale), car c'est ainsi que se nomment les demeures des rois de la terre; et avec d'autant plus de raison ce titre peut-il s'appliquer à nos m.-sisons de prières, la demeure du Roi des rois ! Elle s'appelle encore temple, de tectum amplum (toit ample), lieu ori les sacrifices sont offerts à Dieu; ou bien labernacle, et tabernacle veut dire hùtellerie, comme nous l'expliquerons plus tard en traitant l'article Autel ; nous dirons pourquoi elle est appelée l'arche du Testament. Parfois elle est désignée sous le nom de martyrium, lor squ'elle est élevée en l'honneur de quelque martyr; de cliapelle (1), de conrmunauté, do sacrifice, de sacelltan, quelquefois de maison de prières, de monastère, d'oratoire, quoique ce dernier titre s'applique en génér-al à tout lieu consacré à la prière.
L'Eglise encore est appelée le corps du Christ et aussi une vierge, selon les j)aroles de l'Apôtre : Afin que je puisse vous présenter comme une chaste vierge à Jésus-Cftrisl [11 Cor, XI, •), quelquefois épouse, parce qu'elle est
(i) En beaucoup d'endroits les prêtres s'appellent olinpciains; car anciennement, lorsque les rois de Fiance allait'iit à la guerre, ils porlaienl avec ouv la cliape du liieidieuieux Mariiii, que l'on gardait dans une certaine tente où la messe se disait, et cette lente se nommait cliapelle {cnpclla), qui vient de cappa (chap-j). Noms pouvons oiiservcr ici qu'en accordant antreibis au mot chapelle une plus giando extension qu'.i présen!, une aile additionuollo étail appelée cliapelK'. Ainsi, dans l'église de il.iildiiihain (t^amliridge), ou lit sur un cuivre, dans lailo du nord, (fs paroles : Orale pro auiniahus fundritori:vi liiijtis capalœ, c'est-à-dire pmr ceux qni oiu construit l'aile (■llt:-n!Ôni(\
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unie à JtVsus-Christ, selon qu'il est dit dans l"Evnngile : Celui qui a réponse est répoux iJoan. 111,29); mère, cartons les jours, dans le saint baptùrae, elle enfante destils h Dieu; tille, dans le sens du prophète : Vous avez engendré plusieurs enfants pour succéder à vos pères {Psal. xliv, 18); veuve, parce qu'elle est assise solitaire dans ses afllictions, et, comme Rachcl, ne veut pas être consolée : elle est même désignée d'un nom moins noble, parce qu'elle appelle toutes les nations à elle et qu'elle ne rejette pas ceux qui se réfugient dans son sein. Elle est souvent désignée sous le nom de cité, à cause de la communion de ses saints habitants qui, munis des armes fournies par les Ecritures, repoussent les attaques des hérétiques; elle est composée de pierres et de matériaux divers, parce que les mérites des saints sont très-variés. Tout ce que l'Eglise juive a reçu d£ sa loi, l'Eglise chrétienne le possède par la grâce avec une plus grande abondance, car elle le reçoit du Christ dont elle est l'épouse. Elever un oratoire ou une église n'est pas une chose nouvelle; car le Seigneur a ordonné à Moïse, sur le mont Sinaï, de construire un tabernacle avec des matériaux soigneusement travaillés. Ce tabernacle était partagé par un voile en deux parties : la partie intérieure se nommait le Saint des saints ; c'est là que les prêtres et les lévites remplissaient les fonctions sacrées devant le Seigneur.
Ce tabernacle ayant péri par l'âge, le Seigneur ordonna qu'un temple fût bâti, ce que Salomon accomplit avec une science merveilleuse : ce temple avait aussi di.'ux parties comme le tabernacle; et c'est du tabernacle et du temple que notre église matérielle prend sa forme. Dans la portion extérieure, les laïques offrent leurs prières et entendent la parole divine; dans le sanctuaire le clergé prie, prêche, offre des louanges et des prières.
Le tabernacle bâti pendant le voyage du peuple d'Israël dans le désert est quelquefois pris pour le type de ce monde qui passe ainsi que sa concupiscence [Joan. xi, 17).
Et c'est pour cela qu'il était composé de rideaux de quatre couleurs, parce que le monde est composé de quatre éléments. Lieu, dit le prophète, est dans son tabernacle {Psal. X, h)y Dieu est aussi dans ce monde comme dans un temple teint en rouge par le sang du Christ. Le tabernacle est cependant plus spécialement un symbole de l'Eglise militante qui n'a pas ici de cité permanente, mais qui en cherche une où nous devons habiter un jour {Hebr. xiii, ik). C'est de là qu'elle est appelée tabernacle ; car les tabernacles ou tentes sont pour les soldats, et ces paroles : Dieu est dans son tabernacle, signifient que Dieu est au milieu des lidèh's rassemblés en son nom. La portion extérieure du tabernacle , dans laquelle le peuple sacrifiait, représente la vie active des hommes qui se consacrent au service du prochain ; la portion intérieure, réservée aux lévites qui officiaient, figure la vie con-
templative d'une compagnie privilégiée d'hommes religieux, qui se dévouent aux exercices de la contemplation et de l'amour céleste. Le temple a succédé au tabernacle, parce qu'après le combat vient le triomphe.
Une église (1) doit se construire de la manière qui suit. D'abord les fondations sont préparées, suivant ces paroles : Elle na point été renversée, parce qu'elle avait été bâtie sur le roc {Matth. vu, 25). L'évêque ou le p:ôtre (2) délégué les aspergera d'eau bénite, afin d'en chasser les esprits malins et immondes : il posera Ja première pierre, sur laquelle une croix doit être gravée (3).
Les fondations doivent être disposées de manière à ce que la tête de l'église puisse indiquer (4) exactement l'est, c'est-à-dire celte partie du ciel dans laquelle le soleil se lève à l'époque des équinoxes, pour signifier que l'église militante doit se comporter avec modération dans la prospérité comme dans l'adversité, et elle ne doit pas faire face à la partie du ciel dans laquelle le soleil se lève, à l'époque des solstices, comme c'est la coutume en plusieurs endroits. Mais si les murs de Jérusalem, qui est bâtie comme une ville 'Psal. cxxi, 3) dont toutes les parties sont dans une parfaile unité, furent élevés par les Juifs sur l'ordre du prophète, avec combien plus de zèle devrions-nous élever les murs de nos églises î car l'église matérielle, dans laquelle le peuple s'assemble pour chanter les louanges de D'eu, est le symbole de cette Eglise sainte dans le ciel, qui est bâtie de pierres vivantes.
L'église est cette maison du Seigneur, fortement bâtie sur les fondements des apôtres et des prophètes, et dont Jésus-Christ luimême est la pierre angulaire [Ephes. ii, 20). Ses fondements sont sur les saintes montagnes {Psal. XXXVII, 1). Les murs qui reposent dessus sont les Juifs et les gentils, qui arrivent au Christ des quatre parties du monde, c'està-dire ceux qui ont cru, ceux qui croient, ou ceux qui croiront en lui.
Les fidèles prédestinés à la vie éternelle sont les pierres qui entrent dans la construction de ces murs qui s'élèveront continuellement jusqu'à la fin du monde. De nou-
(1) Voyez le 1" chapitre du viii' livre des Anûquités, par Bingham, qui peut servir de commentaire général aux sections précédentes de Durand.
(2) D'après le récit de la dédicace de l'église Saint- Michel Archange, dans l'île de Guernesey, conservé dans le Livre Noir de l'évêché de Coutances, il paraît que la cérémonie fut faite par un prêtre, contrairement à ce que Ton croit avoir été la pratique générale de l'Eglise anglaise Voyez encore chap. 6, section 2, de Durand.
(5) On ne se contentait pas de graver une croix sur la pierre de fondation, mais une autre encore était posée dans l'enceinle quedevait occuper l'église , et ceci avait lieu dans l'Eglise orientale, ou la Stauropegia était une cérémonie à laquelle on attachait beaucoup d'importance.
(4) Ce passage mérite attention : il prouve que dans le pays de Durand on ignorait la coutume qui prévalait certainement alors en Angleterre, celle de diriger l'église vers cette partie du ciel dans laquelle le soleil se levait le jour de la fêle du saint patron.
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velles pierres y sont sans cesse ajoutées lorsquo les docteurs do rEgliso instruisent et confirment dans la foi des fidèles qui leur sont confiés; et celui qui, dans l'Eglise de Dieu, se dévoue à de pénibles travaux pour l'amour de ses frères, porte, pour ainsi dire, le poids des pierres qui ont été posées audessus de lui. Les pierres carrées, taillées et énormes, qui sont [)lacées en dehors et aux angles de l'édifice, signifient les hommes qui mènent une vie plus sainte que les autres, et qui, par leurs mérites et leurs vertus, retiennent leurs frères plus faibles dans le sein de l'Eglise.
Le ciment, sans lequel les murs seraient sans solidité, est composé de chaux, de sable et d'eau. La chaux est la charité fervente, et elle se môle avec le sable pour rcfirésenter les actions entreprises pour le bien temporel de nos frères, parce que la vraie charité protège les veuves et les vieillards, les enîants et les infirmes, et ceux qui la possèdent s'efforcent, en travaillant des mains, de procurer de quoi les assister. La chaux et le sable deviennent ciment par le mélange de l'eau; mais l'eau est l'emblème de l'esprit. Et comme les pierres ne peuvent adhérer ensemble sans ciment, par l'opération de TEsprit-Saint, de même les hommes ne sauraient entrer sans la charité dans la construction de la Jérusalem céleste. Toutes les pierres sont polies et carrées, c'est-à-dire saintes et pures, et deviennent, entre les mains du grand Architecte, un édifice stable dans l'Eglise. Toutes sont liées enseml)le par un même esprit de charité, qui est leur ciment ; le lien de la paix réunit ces pierres vivantes. Le Christ dans sa vie est notre mur intérieur ; il est notre mur extérieur dans sa passion.
Lorsque les Juifs étaient occupés à rebâtir le temple de Jérusalem, leurs ennemis firent tous leurs efforts pour en arrêter les travaux : de sorte qu'ils bâtissaient d'une main et tenaient l'épée de l'autre. De même, lorsque nous voulons construire les murs de notre Eglise, nous sommes entourés d'ennemis, qui sont nos propres péchés, ou ceux des hommes pervers qui nous empêchent d'avancer. Aussi, tandis que nous élevons nos murs, c'est-à-dire que nous augmentons nos vertus, faut-il combattre l'ennemi et serrer vigoureusement nos armes. Il faut prendre le casque du salut, le bouclier de la foi, la cuirasse de la justice et l'épée de la parole rfô de Dieu {Eph. vi, 16), pour pouvoir lutter contre eux. Le prêtre de Dieu nous tiendra lieu du Christ pour nous instruire par sa doctrine et nous déiendrc par ses prières.
Le Seigneur nous a appris lui-même quels furent les matériaux du tabernacle; il dit à Moïse : Ordonnez aux enfants d'Israël de mettre à part les prémices (pi'ils ni offriront, et vous les recevrez de tous ceux qui nie les présenteront avec une pleine volonté... de l'or, de l'argent, de l'airain, avec de la laine couleur de l'hyacinthe, de la pourpre, de l'écarlate teinte deux fois, du fin lin, des poils de chrvrcs, avec des peaux de moutons teintes en violet, que nous appelons des peaux de Par-
the, parce que les Parthes furent les premiers à Ihs teindre de celte couleur, et du bon de Sétim fSétim est le nom d'une montagne et aussi a'un arbre; ses feuilles ressemblent à celles de l'épine blanr.he, et elles sont incorruptibles), et de l'huile pour entretenir les lampes, des aromates pour composer les huiles et les parfums d'excellente odeur, des pierres d'onyx et des pierres précieuses. Ils me dresseront un sanctuaire afin que j'habite au milieu d'eux [Exod. xxv), et aliu qu'ils ne se fatiguent pas à revenir à cette montagne.
La disposition d'une église matérielle ressemble à celle du corps humain : le sanctuaire ou l'endroit dans lequel se trouve l'autel, représente la tête: les transsepts représentent les bras et les mains, et l'autro partie vers l'ouest, le reste du corps. Le sacrifice de l'autel dénote les vœux du cœur.
De plus, selon Richard de Saint-Victor, les dispositions d'une église signifient les trois états dans l'Eglise, qui sont celui des vierges, des continents et des personnes mariées. Le sanctuaire est plus petit que le chœur, et celui-ci plus petit que la nef, parce que les vierges sont en plus petit nombre que les continents, et ceux-ci moins nombreux que les personnes mariées. Le sanctuaire encore est plus saint que le chœur, et le chœur plus saint que la nef, parce que la classe vierge est au-dessus de celle des continents, et que celle-ci est supérieure à la classe des gens mariés. De plus, l'Eglise est composée de quatre murs, c'est-à-dire qu'elle est bâtie sur la doctrine des quatre évangélistes; elle s'étend en longueur, eu largeur et en hauteur : la hauteur représente le courage, la longueur la force, qui supporte tout avec patience, jusqu'à ce qu'elle atteigne la patrie céleste : la largeur est la charité, dont les longues épreuves ne ralentissent pas l'amour qu'elle éprouve pour ses frères qu'elle aime en Dieu, ni l'amour de ses ennemis qu'elle aime [)our Dieu : la hauteur, c'est l'espérance des récompenses célestes, qui est supérieure à l'adversité comme à la pros|)érité, dans l'attente où elle est de voir la gloire du Seigneur dans la terre des vivants {Psal. lxxxiv,' 10). Dans le temple do Dieu, les fondements sont : la foi, qui est familière avec les choses invisibles; la voùto, c'est la charité, qui couvre une multitude de péchés (Jac. y, 20); la porte, c'est l'obéissance, selon ce que dit le Seigneur: Si vous voulez entrer dans la vie éternelle, gardez les commandements (Matth. xix, 17); le pavé, c'est l'humilité : Mon âme, dit le Psalmiste, est attachée au pavé [Psal. c\vi!i, 2o). Les ((uatre nmrs sont les ({uatre vertus eardinales: la justice, la force, la temjtérance et la prudence. Aussi rApocalyi)se dit fxxi, 16) : Or, la ville en son assiette est carrée. Les fenêtres signifient l'hospitalité franche et la tendre chanté. Le Seigneur, faisant allusion à l'Eglise, dit: Nous entrerons en lui et nous y ferons notre demeure [Joan. \iv, 23). Quelques églises ont la forme d'une croix, pour indi(fuer rpio nous devons être cruciliés au monde et suivre les traces du Crucifié, qui a
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liit : 5/ quelqu'un veut tue suivre, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive {Muttft. xvf, 18). D'autres sont \)\tios en forme de cercle (1), pour dùmonfrer «jue l'E^lisa s'est éttnidue dans toute la cu-conft^ience du globe, selon ce verset duPsalmiste : Jit leurs p'.irolcs retentiront jusqu'aux extrémités du inonde {Psal. xviii, 4), ou ]ieut-ètre, parce qu'en quittant le cercle de ce monde, nos fronts seront entourés d'une auréole de gloire. Le chœur se nomme ainsi on raison de la mélodie du chant exécuté i)ar le clergé, ou bien à cause du rassemblement des lidèles pour les divins ollices. Le mot chorus vient de chorea, ou de corona ; car autrefois les olHcianls formaient un cercle comme une couronne autour de r'antel, et chantaient les psaumes tous ensemble. Mais Flavien et Théodore ont ensei^Aué la manière de chanter à deux chœurs, cju'ils avaient reçue de saint Ignace, qui, lui-même, l'a apjirise par inspiration. Les deux chœurs de chantres rei)résentent les anges et les âmes des justes, lorsqu'ils s'excitent mutuellement et avec joie dans ce saint exercice. Quelques-uns pensent que le mot chorus vient de concorde, dont la charité est la source ; parce que celui qui n'a pas la charité ne saurait chanter avec l'esjjrit convenable. Nous ex[)liquirons encore, dans notre quatrième livre, ce que signitie le chœur, et pourquoi les plus élevés en dignité y occupent les dernières places.
L'exèdre est une abside ou une voûte séparée un peu du reste du temple ou du palais, et il est ainsi appelé parce qu'il avance un peu au delà du mur (en grec, ècéSpa) : il représente la portion des hdèles qui est unie au Christ et à l'Eglise. Les cryptes, ou caveaux souterrains que l'on trouve sous certaines églises, signifient les ermites qui se dévouent à la vie solitaire. La cour ouverte ou parvis, c'est le Christ par lequel nous avons entrée h la Jérusalem céleste : on ra[)])elle aussi porche, qui vient de por^a, porte, ou parce qu'elle est ouverte, apcrta.
Les tours sont les prédicateurs et les prélats de l'Eglise, qui iont ses forteresses et sa défense, selon l'expression de l'Epoux des Cantiques : Votre cou est comme la tour de David, qui est bâtie avec des boulevards [Cant. IV, ij. Les |)inarlcs dos tours signifient la vie ou l'esprit d'un prélat qui doit toujours aspirer vers le ciel.
Le coq qui est placé au sommet de l'église est l'emblème des prédicateurs; car le coq, toujours vigilant, même au milieu de la nuit, annonce les heures, réveille ceux qui sont endormis, prédit l'aiiproche du jour, s'excite d'abord lui-même à chanter en battant des ailes. Il y a un sens mysté-
(1) II est probable que l'auteur a en vue ici l'église (lu Saint-Sépulcre, qui est le prototype des églises de celte forme. On sait qu'il en existe encore quatre en Anjîlclerre, et deux qui sont en ruines, savoir : celles deToiMplé, à Staokby (Lincoinshire). et l'église du chauau de Ludlow.
rieux dans toutes ces particularités. La nuit, c'est ce monde; ceux qui dorment sont les enfants de ce monde qui s'assoupissent dans leurs péchés. Le coq, c'est le prédicateur qui prêche avec hardiesse et excite les en- f dormis à se défaire des œuvres de ténèbres, ' en s'écriant : Malheur à ceux qui dorment I Réveillez-vous, vous qui dormez {Ephes.
V, 14-). Ils annoncent encore l'approche du jour lorsiju'ils parlent du jour du jugement et de la gloire qui sera révélée.
Semblables à des messagers prudents, ils commencent par s'arracher eux-mêmes au sommeil du péché, par la mortification de leurs corps, avant d'avertir et de réveiller les autres. Aussi l'Apôtre dit : Je châtie mon corps et je le réduis en servitude [I Cor. IX, 27).
De même que la girouette lait face au vent, ces prédicateurs vont courageusement à la rencontre des âmes rebelles, armés de menaces et d'arguments, de peurqu'on ne leur reproche d'avoir abandonné les brebis et de s'être enfuis lorsque le loup arrive [Joan. x, 12). Le cône, c'est-à-dire le sommet de l'église, qui est d'une grande hauteur et d'une forme ronde, signitie que la foi catholique doit être gardée fidèlement et inviolablement. Celui cjui ne la conserve pas, cette foi, dans son intégrité et sa pureté, périra indubitablement.
Les vitraux d'une église figurent les saintes Ecritures : ils protègent contre la pluie et le vent, c'est-à-dire contre toute chose nuisible, mais ils transmettent la lumière du vrai soleil, c'est-à-dire Dieu, dans le cœur des fidèles. Ces vitraux sont plus larges en dedans qu'en dehors, parce que le sens mystique est plus ample et précède le sens littéral. Les fenêtres sont encore la figure des sens corporels, qui doivent être fermes aux vanités de ce monde et ouverts pour recevoir librement tous les dons spirituels.
Par le treillage des fenêtres, nous devons entendre les prophètes ou les docteurs les plus humbles en dignité de l'Eglise militante. Chaque fenêtre est souvent divisée par deux meneaiix : ce sont les deux préceptes de la charité ; ou bien ils signitient que les apôtres furent envoyés à leur mission deux par deux. La porte de l'église est le symbole du Christ, selon ce verset de l'Evangile : Je suis la porte {Joan. x, 9j. Les apôtres sont aussi appelés des portes. Les piliers de l'église représentent les évoques et les docteurs, qui soutiennent léglise spécialement par leur doctrine.
Ceux-ci, en raison de la majesté et de la c'arté de leur mission céleste, sont appelés a.gent, selon le verset du Cantique des cantiques : // fit des colonnes cVargent {Cant. VIII, 9). D'où Moïse fit placer à l'entrée du tabernacle cinq colonnes, et quatre autres devant l'oracle ou le saint des saints.
Quoique les piliers dépassent le nombre de sej)t, cependant on les appelle les sept colonnes, d'après ce texte : La Sagesse s'est bâti une maison IProv. vin, i); elle a taillé
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ses sepr. colonnes, parce que les évOques doivent ôtre remplis des sept ilons de Tlv-pril-Sainl {i\ et que saint Jac([ues et saint Jean, selon TApôirp, étaient censés les piliers de l'Eglise {Gn(. \i, \)j. Les bases des colonnes sont les évoques a,)OStnliques qui soutiennent tout le corps de IKgiise. Les cliapiteaux des piliers, ce sont les opinions des évéquos et des docteurs; car, connue les membres se meuvent et sont dirigés par la tète, de môme nos paroles et nos œuvres sont gouvernées par leur esprit. Les ornements des chapiteaux sont les paroles de TEcriture sainte, que nous sommes tenus de méditer et d'observer.
Le pavé de l'église représente le fondement de noire foi, et dans l'Eglise spirituelle les pauvres du Christ ou les pauvres d'esprit (jui s'humilient en toutes choses, et qui, en raison de leur humilité, sont comparés au pavé. De plus, le pavé, qui est foulé aux pie :1s, figure la mullilude qui soutient l'Eglise par ses labeurs.
Les poutres (2) qui relient les différentes parties de l'église sont les i)rinces de ce monde ou les prédicateurs qui défendent l'unité de l'Eglise, les uns par leuis œuvres, les autres par leurs arguments.
Les stalles, dans l'église, sont les emblèmes des âmes contemplatives dans lesquelles Dieu règne sans obstacles, et qui, par leur haute dignité et leur gloire éternellCj s )nt comparées à l'or. Il est dit dans le Cantique des cantiques : // s'est fait un siège f/'or.
Les poutres de l'église sont les prédicateurs, qui la soutiennent spiriluellement. La voûte ou ciel sont encore les prédicateurs, qui en sont l'ornement et la force, qui ne se sont pas laissé corrompre par le vice, et dont l'Epoux se glorifie dans les mêmes Cantiques, lorsqu'il dit : Les poutres de notre maison, sont en bois de Cédar, et sa voûte est en bois de sapin [Cant. i, 5). Car Dieu a bâd son Eglise de pierres vivantes et de bois incorruptible, selon ce texte : Snlomon s'est construit un lit de bois du Liban {Cant. m, 7), c'est-à-dire le Christ s'est reposé dans ses saints qui portent la robe blanclie de la chasteté.
Le sanctuaire ou le chevet de l'église, étant plus bas que le corps, in li pie la graude humilité qui doit reluire dans le clergé et les prélats, selon ce texte : Plus vous serez élevés en dignité, plus vous devez vous humilier. La bilustrade qui S'parc l'autel du cha^ur enseigne la séparation des c'.ioses célestes de celles qui sont terrestres.
Les stalles du chœ-ur nous avertissent que le cor[)s a besoin quelquefois de soulagenifiil, parce que sans le repos rien ne saul'ait èti'e dur>ible.
La chaire dans l'église est l'image de la vie des parfaits ; et elle est ainsi a[)i)elée parce ([u'elle est en évidence dans un lieu public.
(I) Tu xeptiformis munere. llyiniiP, Veni Creator.
{'!) Di;:;\ikI iii,li(iiio proîialdoiiifiil iii les /if-fté?rtms, fjiii ciUrciiL si soiivciil dans 1rs disposilioiis arcliilccuuiilcs du style priiiiilil' iin^Iais.
Car nous lisons que Salomon fit une estrade en cuivre et la plaça au milieu du temple; et montant dessus, il étendit ses mains et I)arla au peuple de Dieu. Esdras fil aussi une estrade de bois pour prêcher, et lorsqu'il était dessus, il se trouvait plus élevé que le reste du peufde {111 Reg. vi, 1;J).
L'analogium (jubé) est ainsi nommé parce que c'est de là que la parole de Dieu est luo et annoncée aux fidèles. Il est aussi appelé ambon, qui vient du latin ambire (1), entourer, parce qu'il entoure celui qui entre dans son enceinte. Y oij. Ambox.
Les escaliers circulaires ou passagf^s pratiqués dans les murs sont une imitation de ceux qui exista=e::t dans le temple de Salomon; ils indiquent la science cachée que possèdent toutes les âmes qui aspirent aux clioses célestes. Nous parlerons plus tard des marches qui conduisent à l'autel.
La sacristie est l'endroit où les vases sacrés sont déposés, et dans lequel le prêtre revêt les ornements sacerdotaux. Elle représente le sein de la bienheureuse ^Marie, d(ins lequel le Christ a pris les vêtements de notre humanité. Le prêtre élant habillé sort devant le public; le Christ aussi, à sa sortie du sein de la Vierge, est entré dans le monde.
Le trône de l'évêque est plus élevé que les autres sièges dans l'église.
Auprès de l'autel, qui représente le Christ, est la piscine ou lavatoire : c'est là (jue le prêtre se lave les mains, et cet acte dénote que par le baptême et la pénitence nous sommes purgés de l'ordure du péché. Cette coutume remonte à l'Ancien Testament.
Nous voyons dans l'Exode que Mo.se fit un bassin d'airain avec sa base, dans lequel Aaron et ses fils devaient se purifier avant de monter à l'autel pour faire une oblation [Exod. xxxvni, 8).
La lampe de l'église est le Christ, qui a dit : Je suis la lumi're du monde {Joan.vm, 1 2), et suivant cet autre texte : Le Verbe était la vraie lumière {Joan. i, d). Elle peut encoiG figurer les apôtres et les docteurs, qui, par leur doctrine, éclairent l'Eglise comme le soleil et la lune éclairent la terre, et dont Notro-Sei.^neur dit : Vous êtes la lumière du îHonde {Matth. y, iï), c'est-à-dire rexemj)le des bonnes œuvres. Il ajoute encore : Que votre lumière brille devant les hommes!
{Ibid. V, IG.) Mais l'Eglise est éclairée i>ar les précei.tes du Seigneur, et dans la sainte Ecrituie il est commandé aux enfants dlsrai'l d'apporter de l'huile d'olive tn's-pure et très-claire pour en faire toujours brûler dans les lampes, dans le tabernacle du témoignage {Lev. x\iv, 2). Moïse fit encore sept lampes qui figurent les sept dons du Saint-
(1) Celle élyinidogio est fausse : la qiieslion si imjiorlaïUe dos jub'és a clé adiuiralileiiient traitée par l'ablié Tiers dans sou Traité sur les jul>ës. Voyez cmicore un article l'orl curieux sur l'auilion, par Ni. Tabbé Gabier, l'un des auteurs de la Moiiographio (lis vitraux de iJourgcs, iuocrc ilaus Ici AiiHules de l*liilo^o])ltic clncticuuc.
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Ksj)rU. Leur splendeur éclaire les ténèbres (Je ce monde, et elles s'appuient sur des chandeliers, parce que sur le Christ reposait l'Esprit de sagesse et d'intelligence, de conseil et de force, de science, de piété et de crainte de Dieu. La pluralité des flambeaux dans l'église signilie l'abondance des grâces accordées a;jx tidèles.
En beaucoup d'endroits, une croix triomphale est placée au milieu de l'église, pour nous enseigner que Tamour du Rédempteur doit exister dans le fond de notre cœur. En voyant le signe glorieux de sa victoire, nous pouvons nous écrier : « Salut, ô Rédempteur du monde! Salut, arbre de notre rédemption! à votre aspect, nous n'oublierons jamais l'amour de notre Dieu, qui, pour racheter ses serviteurs, a donné son Fils unique pour être notre modèle crucilié. » La croix est élevée en l'air pour signifier la victoire du Christ.
L'origine des cloîtres, selon Richard, évêque de Crémone, remonte aux veilles des Lévites autour du tabernacle, ou aux chambres des prêtres, ou au porche du temple de Salomou ; car le Seigneur ordonna à Moïse et à Aaron de séparer les lévites du milieu des enfants d'Israël, afin qu'ils le servissent dans le ministère de son tabernacle (Num. xviiî, 6). C'est en raison de cet ordre divin que le clergé, dans l'église, doit être séparé des laïques pendant la célébration des saints mystères. Le concile de Mayence ordonna que la partie de l'église qui est séparée de l'autel i)ar une balustrade fut consacrée exckr.ivement aux clercs. De plus, comme l'édifice sacré signifie l'Eglise triomphante, de même les cloîtres représentent le paradis céleste où d'un cœur unanime Dieu est servi et aimé, où toutes choses seront en commun, et où celui qui possède moins se réjouira de l'abondance de celui qui a plus, parce tjUC JJieu sera tout en vous {I Cor. x.v, 23). C'est pour cela (|ue les membres du clergé régulier q.n habitent les cloîtres; et qui n'ont qu'un cœur et qu'un esprit pour s'élever dans le service de Dieu au-dessus des choses terrestres, s'engagent à passer leur vie en commun. Les diverses chambres dans les cloîtres représentent les différentes demeures et les degrés de gloire dans le royaume céleste. Dans la maison de mon Père, dit Notre-Seigneur, il y a plusieurs demeures {Joan.xv,2). Dans un sens moral, le cloître, c'est la vie contemplative, dans laquelle l'âme, oubliant toutes les pensées charnelles, inédite sur les seules choses célestes. Ce cloître a quatre côtés , qui indiquent la haine de soi-même , le mépris du monie, l'amour de Dieu et la charité pour le prochain. Chaque côté a sa rangée de colonnes. La haine de soi-même est aussi accom])a,j,née de l'humiliation de l'âme et de la mortification de la chair, de l'humilité dans les paroles et d'autres vertus. La base de toutes les cûlunnes est la patience.
Les diverses destinations de ces chambres rciirésentent la variété des vertus. La salle (iu chapitre indi(|ue le secret du cœur : nous
en parlerons plus longuement dans la suite; le réfectoire, l'amour des saintes méditations; le cellier, les saintes Ecritures ; le dortoir, une conscience pure; l'oratoire, une vie sans tache ; le jardin avec ses arbres et ses plantes, l'assemblage des vertus; le puits, la rosée des dons célestes qui apaise notre soif dans ce monde et qui l'étanche dans l'auîre.
Le siège épiscopal a toujours été béni dans chaque ville, selon l'ordre de saint Pierre; et la piété de nos pères les portait à le dédier non en mémoire des confesseurs , mais à l'iionneur des apôtres et des martyrs, et spécialement à la bienheureuse Vierge Marie.
Nous allons à l'église pour demander à Dieu le pardon de nos péchés, pour chanter les louanges de Dieu, pour apprendre la conduite de Dieu (1) envers les bons et les méchants, pour nous instruire de la science divine, et pour nous nourrir du corps du Seigneur.
Les hommes et les femmes ont des places séparées dans l'église ; le Vénérable Bède nous apprend que cette coutume nous vient des anciens; ce qui nous explique pourquoi Joseph et Marie ont perdu l'enfant Jésus, parce que l'un, ne le voyant pas en sa compagnie, s'imaginait qu'il était avec l'autre. Cette séparation a été admise dès le principe pour mortifier la concupiscence et pour ôter toute cause aux tentations de l'esprit impur : nous venons à l'église pour pleurer nos péchés , et nous devons éviter avec le plus grand soin tout ce qui pourrait allumer dans nos sens le leu terrible des passions. Les hommes sont du côté du midi, les femmes du côté du nord (2) pour indiquer que les saints qui sont ks plus avancés en sainteté peuvent affronter les grandes tentations du monde, et que les moins parfaits en ont encore à combattre de légères ; ou bien que le sexe plus fort et plus courageux doit prendre sa place là où le combat peut s'eng.'iger, parce que l'Apôtre dit : Dieu est fidèle, et ne permettra pas que vous soyez tentés audessus de vos forces [l Cor. x, 13), et saint Jean, dans sa vision, vit un ange puissant dont le pied droit était posé sur la mer{Apoc. X, 7), car les membres les plus forts doivent affronter les plus grands dangers. Selon quelques-uns, les hommes doivent être dans la partie antérieure (c'est-à-dire vers l'est), les femmes en arrière, parce que le mari est le chef de la femme et doit la précéder.
La femme do t avoir la tête couverte dans ré,;,lise, parce que par la femme le péché est Ciif; é dans le monde , et aussi , par respect pour le prêtre qui est le vicaire du Christ, et elle se couvre la tête en sa présence comme devant la présence d'un juge. Par la même
(1) Tel est proîjableiiieiu le sens do ce passa;j;e. Le texte Oi'igiiKil porte : < Ut ibi bona sive luala judicia audiainus. »
{i} Celle séparation dos sexes à i'égîise a encore lieu d;'.ns plusieurs endroits en Angleterre. Anciennement il existait une distinction nian[uce encore Itoiir chaque sexe : les personnes mariées et les celibat.iires avaient leurs places respectives.
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