EM.V
d'analogie avec celui des pièces provenant du tombeau de Cliildéric. Une croix traitée de la mùoie manière existe au centre du plateau.
On a trouvé ce plateau, il v a peu de temps, enfoui dans la terre près de Gourdon , dans le département de la Hjute- Sjûne. Des pièces d'or à l'effigie des empereurs grecs Anastase I" (an 518) et Justin (an 527) ont été recueillies avec ce plateau.
3° La couverture d'un ms. suppl. lat., n 1118. Quatre petits émaux cloisonnés, figurant un fleuron, accompagnent une pierre à chacun des angles du plat supérieur de cette couverture, et servent d'écoinçons à des reliefs en or soigneusement travaillés. Locouleurs employées sont le blanc opaque. le bleu clair et le vert semi-translucide M. ChampoUion-Figeac, dans la description qu'il a donnée de ce manuscrit {Revue archéologique, 2' année, pag. 89), pense que le beau travail de sa couverture remonte au moins au \iV siècle, et le regarde comme une l)roduction de l'art byzantin.
i° La riche couverture d'un évangéliairo du xr siècle, écrit en lettres d'or sur vélin pourpre ms. n. 650, suppl. lat.).
Le plat supérieur de cette couverture renferme une belle plaque d'ivoire sculptée en relief, qui est encadrée dans une riche bordure d'or composée de deux bandes chargées de pierres fines cabochons et de perles ; entre ces deux bandes sont placées de chaque côté cinq petites plaques en émail cloisonné, serties comme les pierres fines sur la couverture. Ces émaux, qui figurent des ornements variés, sont absolument traités dans la manière indiquée par Théophile; seulement ils n'ont pas le petit encadrement d'émail qui n'était pas indispensable à l'établisiement de la pièce. Les couleuis emj loyées sont le blanc et le rouge o:.aques, le bleu, le vert et le jaune semi-traiislucides. Tout indique que cette couverture est d'une époque voisine de la confection du maimscrit. On ne saurait lui donner une date postérieure au xir siècle.
5" Le calice de saint Rémi de Reims, en or pur, relevé d'émaux et de pierres fines. Les émaux, où sont figurés de jolis ornements et des fleurons, alternent sur la coupe, sur le nœud et sur le pied avec des cab chons. Ce calice appartient au xii' siècle. Ou peut en voir la gravure et la description dans les Annales archéologiques, tom II, pag. 333.
6° Un médaillon de forme ronde représentant la crucifixion. Le travail en est très-hn; les carnations des figurrs sont en émail couleur de chair; un feuillage blanc se détache sur le fond, qui est d'un bleu très-foncé. Le bleu clair , le blanc et un émail incolore sont employés dans les vêtements et dans 1 s accessoires. Ce monument [tarait être de travail jtjJien; l'inscription LMU, l'iacée au dessus de la tète du Christ, ne per- «jiet pas de le regarder comme grec; il peut 'iater du xiir siècle.
Au musée du Louvre, une boîte recouverte de lames d'or, qui a dû servir à rcn-
fermer un livre de prières. La crucifixion, exécutée au repoussé sur une feuille d'or, occupe le plat supérieur de cette boîte. Ce sujet, placé sous une arcade plein-cintre soutenue par des colonnes, est encadré dans une large bordure où se trouvent de trèsbeaux émaux cloisonnés. Aux angles il y a dos plaques carrées où les symboles des évangélisles sont représentés. L'aigle et le lion se détachent sur un fond d'émail; langeet le bceuf sur le fond de la pièce d'or, qui est champlevée dans la forme extérieure des figures pour recevoir le cloisonnage qui exprime les détails intérieurs du dessin, pans le surplus du champ de la bordure, les émaux présentent des ornements et sont mêlés à des cabochons. Le style de ce monument indique le commencement du xr siècle.
A Munich, dans la Bibliothèque, on voit, 1° la couverture d'un évangéliaire (ms. n" 37) enrichie de miniatures dont l'une représente l'empereur Henri II et la reine Cunégonde, sa fennuc. L'ais supérieur de cette couverture est décoré d'une plaque d'ivoire sculptée en relief, qui est encadrée dans une large bordure d'or rehaussée de cabochons, de perles et d'émaux. Aux angbs, des médaillons renferment les symboles des Evangélistes ; douze autres mëdallons distribués dans les intervalles reproduisent à mi-corps Jésus-Christ et onze apôtres. Tous ces médaillons soit finement exécutés en émaux cloisonnés. Les vêtements resplendissent de diverses couleurs, les carnations sont en émail rosé. Les minces filets d'or du cloisonnement tracent en caractères grecs, au niveau de l'émail, le monogramme du Christ et les noms des apôtres. Une inscription en lettres majuscules romaines, gravée sur un listel qui borde l'ivoire, indique que cette couverture a été exécutée par ordre de l'empereur Henri li.
2' V,iAe boîte (rès-riche, en forme de couverture de livre, renfeimant un évangéliaire du XII' siècle (ms. n" 35). Le plat supérieur tie cette couverture est revêtu d'une feuille d'or relevée en bosse, où le Christ est représenté dans l'action de bénir. Le nimbe du Christ, de même que lalpha et l'oméga qui accompagnent sa tête, sont en émail clo. sonné. Dans la bordure qui encadre cetîe figure se trouvent deux médaillons traités de la même manière; dans l'un le Chiist, dans l'autre la Vierge avec une in^ciiplion latine. Les émaux emplo^.és sont le bleu foncé, le bleu clair, le blanc et le rouge : les carnations sont en émail rosé.
A Vienne, dans le trésor'im[)érial, on voit: 1° la couronne do Charlemagne. Elle se compose de huit plaques d'or, quatio grandes et qiatre petites, qui sont réuni. s par des charnières. Les grandes, 'iomées de pierres fines cabochors, occupent le devant, le derrière et Ls d: ux points inti^rmédiaires delà couronne; les petites, alternant avec les grandes, rcnlerment des figures émaillées : Salomon, David, le roi Ezéchias assis sur son tiône, ay.-.nt d.'vanl lui le prophète Isaïe; et
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