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lies fulùlc?, prit la place du jugp an fond do l'abside. 11 était entouré des prôlres ( t des diacres, qui reniplarèrenl les ju}i;es assesseurs. L'Iu'mirycle de l'abside devint par conséquent le lieu saint, le sanctuaire, où l'on ériiiea l'autid et le trône épiscofjal. Afin d'en rendre l'aspect plus majestueux ei en niômc tciiq^s plus accessible h la multitude, on en éleva l'aire de plusieurs degrés : de là le nom d'apsis firadala qui lui fut donné par d'anciens liturj^istcs.
L'absido, dans les basiliques clirétiennes, était un enfoncement formé par un demicercle, couvert par une demi-coupole, d'où on lui donne quelquefois le nom de conque, pratiqué au fond de l'édifice, en face de l'entrée principale. Lorsque le sol de l'abside est i)lus élevé que celui du reste do l'édifice, l'abside s'appelle encore béma. Elle était entourée d'un banc continu de pierre, sur lequel les prêtres et h s diacres s'asseyaient pendant l'ofiico. Le trône de l'évoque était souvent en pierre également, mais il était recouvert de draperies lorsque l'évèque ofliciait. L'ensemble de ces sièges s'appelait en prec synthronos et en lalin consessus; on désignait encore le tout par le nom de tribunal, de preibyteritim ou de sanctuarium.
Dans le symbolisme des églises on ne tarda pas à représenter la croix dans la forme du plan géométral. Le corps de Notre- Seigneur était supposé attaché sur cette croix, les bras étendus dans le transsept, la tête appuyée sur l'auîel : delà le nom de chevet ou de capitium attribué à la région absidalfi.
Priuiitivement l'abside était séparée du reste de l'église, pendant une certame partie de l'office, au moyen de rideaux ou de voiles destinés à cet usage. Guillaume Durand entre dans de longs détails, dans le premier livre de son Rati nal des divins offices^ sur le voile du sanctuaire dont on se servait encore dans un grand nombre d'églises au moment où il vivait.
L'abside n'éta t éclairée originairement par aucune fenêtre. Ce fut plus tard, lorsque les églises furent orientées, que l'abside fut percée d'une fenêtre centrale et de deux ou quatre fenêlres latérales. Ce fut à la même é[)oque que l'autel fut fréquemment placé à la piartie la plus profonde de l'hémicycle de Vabside. Cette disjio'vition était njicux en harmonie avec le syndjolisme de l'orientation et des fenêtres absidales. Nous sommes portés à croire, par suite d'un grand nombre d'oI)servations, que, dans notre pays, l'autel fut de bonne heure élevé au fond de l'abside et ne conserva pas la position dite vulgairement à la romaine. Il n'y eut que les églises épiscopales qui coasorvcrent plus longtemps les traditions primitives sous ce rapport. Mais elles les abandonnèrent généralement pendant la période ogivale. Alors on plaça presque partout le maî!re-aut 'I au fond de la courbure de l'abside, et le chii'ur acquit des dimensions et prit une distribution jusqu'alors inconnues. Au lieu de se grouper autour du sanctuaire, les mendjrcs