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du clergé se rangèrent de chaque côté du chœur, suivant l'onlre des d'gnités ecclésiastiques, ayant à -leur lêlc l'évèque luimôme. C'est jiar suite de cette organisation hiérarchique, f}ue les grands chœurs des cathédrales gothiques conservent toujours la môme disposition. Ce ne fut .(juo dans de très -rares églises que le siège éfiiscopai resta au fond do l'abside : les églises de Vienne et de Lyon furent le plus longtenqis fidèles à l'antique usage. Dans rancienne église épiscopale d'Autun, aujourd'hui détruite, on voyait au fond du clicvct le siég(> épiscopal de saint Léger; il en était de même à Reims, avant la réédilication de la cathédrale, où se trouvait lo siège de saint Rigobert. Tout en accordant à" la tradition les droits qui lui appariiennent,il faut convenir Que les importantes transformations opérées dans le plan basilical par l'architecture ogivale, ont nécessité le déplacement du trône de l'évèque et de l'autel majeur. Commeni, en effet, n'eùt-on pas élevé au centre de l'œuvre architecturale, à ce point vfrs lequel toutes les lignes convergent, où elles se réunissent, où la perspective dirige l'œil comme malgré lui, le maître-autel, l'ôme de l'église chrétienne! Ce placement est si impérieusement commandé, que toute l'ordonnance de l'édifice semble brisée, que l'harmonie est détruite, dans les vastes monumenîs de style ogival où l'on a établi un autel à la romaine. Daiis ce cas, le rayonnement des cha[)ell-s absida'cs n'est plus motivé, les dispositions du plan cù reluit un s.yTiibolisnie admirable, sont inexplicables. Nous n'avons vu nulle part un autel plus remarquable que celui de Saint-Maurice d'Angers, produire un plus fâcheux efl'et. Cct'e cathédrale, si intéressante pour r<'.ntiquaire, d'une construction si harJie, si curieuse sous tant do rapports, prr 1 considérablfment de grandeur, de diguiti'", d'harmonie par l'existence d'un immense autel élevé sous la travée de l'intertianssept. Il en est de même à Notre-Dame de Reims, celle cathédrale que nous regardons comme le joyau le plus pcL-cicux de l'éciin uionumentai de la France, où le déplacenn nt du maître-autel et en même temps une nouvelle délimitation du clueur ont amené l'abandon de la partie la plus sacrée de l'égliso. A Reims donc, lo chevet est désert, ou bien il est rempli de laïques. C'est un devoir pour tous de réclamer hautement en faveur des traditions ecclésiastiques des diirércnts âges. Do môme que ce serait un ridicule contresens de placer le siège épiscopal ailleurs qu'au fond de l'abside et l'autel à la tête du chœur dans les basiliques de Saint-Paul, de Saint-Clément, de Sainle-Aguès, à Rome; de môme aussi ce seiait violer les premiers princifies de l'art chrétien, de la pèrioilo ogivale, en plaçant l'autel majeur ailleurs que dans riiémicycle du rhevet. Adojitcr le parti contraire serait un contro-sens aussi cho- (piant que d'élever des autels en style piimitif, avec rideaux et grands voiles de soie, dans des églises construites à une époque