‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 22 sur 195 · AD · texte numérisé non relu

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où ces autels étaient totalement tombés en désuétude. [Voy. Autel.)

L'abside centrale était donc destinée à recevoir l'autel et les sièges du clorg'^. Elle était ordin.r.reuient accoiiipagnce, des les i nips les plus anciens, de doux moindres absides, bilies sur les parties latérales, servant, l'une de diaconicum oa sairorium, l'autre do prothèse. [Voy. ce mot.) A l'extrémité de chaque nef collatérale, < n établit quelquefois u!ic petite al)si(le arrondie, en sorte que l'on vit quelquefois jusiiuà (juatre de ces absides secondaires, disposées sur la môme ligne. 11 arriva que ces absides étaient ])arfois constamment cluses avec des espèces de portières en étoffes plus ou moins précieuses.

Pendmt toute la durée de la période romano-byzantine, les absides affectent la forme semi-circulaire. Ce n'est que par exception que l'on en bâtit sur un plan qua Irangulaire ou polygonal. Les exemples les plus remarquables de cette forme exceptionnelle se trouvent dans les magniliques églises romaines et romano-byzantines de l'Auvergne. M. Mallay, dans un ouvrage intéressant, en a donné li figure et la description.

Lorsque vers le commencement du xi' siècle, comme à Preuilly, au diocèse de Tours, les nefs collatérales se prolongèrent en déambulatoires autour du chœur, l'ancien presbyterium fut transformé en chapelle ordinairement dédiée à la sainte Vierge, et los absi les secondaires furent quelquefois transportées dans les bras du transsept, oii on les vit même se doubler, comme à Bellaigne, au diocèse de Clermont.

Durant la. péiiode ogivale, depuis le xni" siècle jusqu'au xvi% les absides sont rarement circulaires ; elles sont communément l>olygonales. Au contraire de ce qui se pratiqua pendant l'époque précédente, ce fut par exception que les absides arrondies se montrèrent dans quelques rares édifices.

L'ariangement que l'on rencontre le plus fréquemment est celui du polygone à trois, cinq, sept et neuf pans : on supjjose la construction élevée sur la moitié seulement du p.olygone régulier. Rien n'est plus gracieux que certaines absides du xiii' siècle, disposées avec un goût sévère, mais pur, sur un [)lan pentagonal ; les lignes, soit à l'intérieur de l'édifice, soit à l'extérieur, s'unissgnt ensemble avec beaucoup d'harmonie, et se prêtent admirablement à l'établissement de voûtes légères et élégantes.

Les absides carrées se retrouvent a toutes les époques. On les observe dans certaines églises peu déveloj)péGs, dans les campagnes, et jusque dans des monuments de premier ordre. Dans le diocèse de Nevers, on en voit plusieurs du xiu' et du xvr siècle bâties avec beaucoup de soin; et, bien qu'elles ne produisent pas un etfet aussi satisfaisant que les absides à plusieurs cOtés, elles ne laissent pas cependant de plaire à l'œil, comme dans l'église de Thainiay, par exemple, dans l'ancien Auxerrois. Nous avons beaucoup do Ijcino à donner le nom d'abside à la muraille

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