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h en consolider et à en ornor en môme temps l'ensemble. Ce système de drcoiation produit un cil et imposant. A Tours, la calhédrale , dédi(!-e h saint Mauiice ot ^ ses compagnons martyrs présentait, h la Inuleurdes galeries supérieures, une lésion de chevaliers et d'évôques veillant , pou;' ainsi dire, autour du saint (!''dirico. Malheureusement , à la première révolution, ces belles statues fuient en partie dètinites.
ADYTUMoii ADVrON. — Vadytum, dans les lemi)!es paï mis , était un lieu secret et obscur, dans letiucl les prêtres seuls avaient le droit d'entr.^r. C'était une espèce de sanctuaire d'où on avait soin d'écarter los profanes. L'existence de Vadt/tum et sa disposition dans certains temp'es nous expliquant comment la fourberie despr.îtres paisns trora[)ait l'ignor .nce et la crédulité de ceux qui allaient consulter les oracies et qui s'im iginaient entendre la voix des dieux répondant h leurs demandes. Dans les ruines de Pompéi , on voit un adytum bien conservé au temple de Diane. Les historiens grecs et romains parlent souvent de cette l)artie des temples; ils n'en donnent jam-ns la description , et cela se conçoit jtar l'inquiète surveillance des priîtres di-s idoles. Il a fallu que la r. ligion chrétienne vint renverser templc-s , j)rètres et idoles , pour que nous connussions le mystère de Yndytum.
En discourant sur l'aichitccturo des Phéniciens et des peuph s voisins, Othon Mullcr essaie de faire comprendre» h s dispositions des temples phéniciens , bàlis soit par le roi Iliram , soit par d'autres î)rincos. Ces édifices avaient un adyton où se trouvait laslatue d'As'arté, ou quelquefois une colonne ou obélisque symbolique. L'auteur que nous venons de nounner i)rétend qie l'art phénicien exerça la plus grande influence sur l'ordonnance et le p'an du temple de Jérusalem bâti par Salomon, etquel'adyton des temples d'As'arté se r.'lrouve (!ans le sanctuaire , le Suint des saints , du temple juif. L'archéologue a'ieman 1 croit que les Egyptiens exercèrent moins d'infl lence que les Phéniciens sir l'architecture salomonienne, parce que l'Egypte était trop éloignée de Jérusalem. Cette manière de procéder n'est pas sans danger d'erreur, quand il s'agit d'une question aussi complexe que celle des origines. Quoi qu'il en soit , nous ne saurions admettre la comi)araison qu'il établit entre le sanctuaire des Juifs et Vadylum des [)aïons. Il y a autant de différence entre l'un et l'autre qu'entre nos sanctuaires chrétiens et les réduits obscurs où se cachaient les prêtres dos idoles, soit pour en imposer h la crédulité de 'a foule , soit môme pour se livrer à des actes d'infàmc débauche : l'histoire ne nous a-t-ellc pas révélé les horreurs qui se passaient dans le temple do Sera pis en Egypte et a lleuis ?
^DES et ^ Dieu LA.— Ces deux mets, empruntés à la langue païenne, ont été fréquemment employés par les écrivains ecclésiasti jues dans une signification ana-
logue. St'lon Varron , Vœdes (jifr.-rail du temple en ce qu'elle était consacrée sans être inaugurée comme celui-ci. Les monuments de ce genre ressemblaient donc beaucoup aux temples proprement dits , mais ils étaient moins somptueux, il est à noter cependant que les expressions œdes ot tfinpte sont quelquefois synonymes. O.i désignait communément soùs le nom d'(P(//c(//« de petits édilic s rel gieux situés dans l'ir.térieur des habitaiions parliculières. Dans certains cas, on ai)pelait encore mlicula de petites représenfations de templi s que l'on suspendait dans l'enceinte des édifie s religieux ou fiui'^ l'on plaçait entre les mains des statues que l'on vénérait.
Au moyen <%e , les édiculcs étaient employés dans une double signification. On représen'ait soit au portail des églis.'S , soit h. l'intérieur, -oit sur 1rs piorres tombales, les fondateurs des monuments chrétiens avec une petite église entre les mains. Cette image indiqua't aux yeux de tous , dans un langage parlant , que le personnage qui la portait avait b :ti h ses frais l'édifice tout entier. C'est pour cela que les statues portantdes dicidiss, ne se rencontrent jamais dans les cathédrales, parce que ces monuments gigantesques ne sont pas l'œuvre d'un homme , mais l'oiiyragc de plusieurs générations.
Il arrive quelquefois que l'arcliitecîe qui avait dirigé la construction du monument, était figuré ayant en main , et dans des dimensions très-restreintes , le plan de l'église qu'il avait dressé et exécuté. C'est ainsi que Li-Bcrgier, architecte de Saint-Nicaise à Reims , était rcprésenlé sur sa tombe, ayant, en outre , à ses pieds , des instruments comme emblème de sa profession.
Les châsses , destinées à renfermer les reliques des saints , avaient fréquemment la forme d'une maisonnette et plus souvent encore colle d'un petit temple romano-byzanlin ou gothique, suivant le goûtd.'S temps où elles avaient été faites. L» s édicules-reliquai es sont toujours très-remarquables au double point de vue de l'art et de l'aichéologi >. L'orfèvrerie y a déployé tous ses trésors de richesse, de pierres précieuses et d'imagination artistique. Ce sont de charmantes petites églises avec leurs tourelles , leurs contreforts , leui s clochetons en Oi- , en argent, en bronze ou en cuivre doré. Les ornements émaillésjouent un grand rôle dans leur décoration. La châsse d^; saint Taurin , à Evreux , dont un dessin et une description ont été publiés par M. Le Prévost ; celle de sainte Julie h Jouarre, dessinée par M. Bœswilwald et publiée dans les Annales archéologiques , sont peut-être les plus curieuses que nous ayons on France. Le trésor d'Aix-la-Chap?lle en possède plusieurs d'un prix inestimable. On peut rappor.'er à ce genre de monuments la magnifique ch'sse des rois mages, à la cathédrale do Cologne. {Voy. Reliquaires.)
AÉTOS.— Le mot ae'los, chez les Grecs, est synonyme de tym[)an en architecture ; il désigne même (ixrlrnj c^y-is- JFli*uiiton entier.
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Selon ce que dit le savanl ?tlilli«, Tîo|^or sera't le premier qui , dans son Si)i«'Hcge, aurait troiivt'ï le vrai sens de ce mol, sur le(jiiel Winokeliiiann et le chevalier Viscoiiti ont donné .l'excellenles observations. Quant h l'origine de ce nom donné au fronton, on est dans l'incertitude : comme le mot nétos signilie un aifjle , a-t-on commencé par orner le faite des édifices de la fij^jure d'un aii^ie? ou bien y a-t-on par fois i)lacé celle image h cause de la ressemblance du nom ? L'o/inion qui s'appuie sur l'une ou l'autre supposition est également vraisemblable.
Nous ne sachions pas que celle expression ait été employée dans !a terminologie archéologique ap!)li(piée aux monuments religieux. Le portail se[)tentri()nal de la cathédrale de Ti urs montre la pointe du fronton accompagnée de deux figures d'aigle. Celle circonstance s'explique par la dédicace primitive (le cette église h saint Mau ice et h ses comj)agnons martyrs. La légion thébécnne po tait l'aigle romaine comme étendard, et c'est h cause de ce souvenir que les a-gles se voient, ailes déployées, au milieu dun trèfle renversé , sur la façade dédiée spécialement à saint Maurice, comme la f içade méridionale était consacrée à la sainte Vierge.
AGAPES. — Les agapes primitives nous ont laissé un si grand nombre de monuments intéressants dans les Catacombes de Rome, qu'il n'est })as sans intérêt pour l'archéologie de donner la description des peintures qui les représentent. Les tableaux où sont figurés c 'S repas éminemment fraternels , auxquels présidaient /a c/iartfe, ramour, selon l'étymologie du mot agnpe^ ont exercé h. diverses reprises la sagacité et l'érudition des antiquaires. Bottari s'est spécialement distingué par ses savantes recherches sur les repas des anciens. 11 entreprit ce beau travail pour expliquer deux curieuses inscriptions des cimetières romains dont nous aurons occasion de nous occuper.
On donnait le nom d'agapes aux repas religieux que les premiers chrétiens faisaient ensemble dans les églises ou lieux d'assemblée pour entretenir entre eux l'esprit de concorde et de charité. La religion chrétienne avait consacré, dès son établissement , ces 1) mquets dont il est fait mention dans les lettres de saint Paul. On les regardait comme un symbole do l'égalité évangi-lique de tous les hommes. Dans la sociét<'> extérieure , la distinction du maître et de l'esclave subsistait toujours : le christianisme ne pouvait pas tout de suite renverser la loi antii[ue et combattre les inslilulions (pi'elle devint plus tard faire entièrement disparaître. Mais, dans l'intérieur de l'église , dans la société nouvelle fondée par Jésus-Chr s't, il n'y avait plus ni maîtres, ni esclaves, i\\ riches, ni pauvres, ni (Irecs, ni barbares ; les assistants au banquet des aga[)es se confondaient dans une seule qualité, celle de cln-étiens et d'enfants du même Dieu.
On distinguait trois sortes d'agapes, celhs de la naissance , du mariage et des funé-