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on en trouve dos oxomplps hRyh.i'l, Riitlflnd, à Bflrnack, Norlhaaiptonsliirc, àOxfonl, dans l'église du Christ. Les ai.^uiilos, aux xiii% xjv' et xv" siècles, ne durèrent d(3 celles de la période de transition que par des caractères de détail et des inod fications do pure ornementation.
Les flèches en pierre les plus connues en Allemagne sont celles des cathédrales de Fribourg en Brisu'aw, et do Vienne en Autriche. Celle de Siint-Jean à Vienne passe à juste titre, pour un des chefs-d'œuvre de ce genre do monuments, tant 5 cause de son élévation que de la perfection de son architecture.
La tour qui supporte la flèche de la cathédrale de Fribourg est d'une extrême simplicité, ce nui fait mieux ressortir la richesse de la flèche elle-même. Il est difficile de rien concevoir de plus capricieusement découpé que cett ' aiguille, qui n'a point de riva'e sous le rapport de la légèreté et de la délicatesse. La flèche de Saint-Jean de Vienne ne l'emporte sur cette dernière que par sa hardiesse et sa prodigieuse élévation.
Nous terminerons cet article on faisant connaître brièvement la manière de bAtir les pyramides en bois. Ces notions nous ont été fournies par M. G. Guérin, architecte de la cathédrale de Tours, versé dans l'étude des monuments du moyen âge, et qui, dans la cor.struction de plusieurs églises en style du moyen âge, a eu l'occasion défaire exécuter des aiguilles n bois, notamment à Savigny en V^erron, et à Saint-Patrice, au diocèse de Tours.
« Nous supposons, dit-il, que la flèche octogonale doit être prise comme type, parce que la construction en est à la fois plus élégante et plus solide. On pourrait toutefois faire ra[)plication des principes suivants à toute autre forme quelconque; il n'y aurait que de légères modifications à introduire, modifications commandées par la différence du plan géo métrai.
« Les arêtes sont formées par des pièces de bois dont le pied s'assemble sur une première enrayure et dont le sommet'est réuni autour de l'aiguille ou poinçon. Ces cirètiers doivent être d'ime seule pièce, ainsi quo l'aiguille dont la hauteur est divisée en un CiTtain nombre d'enrayures qui soutienn nt les arêtiers et rendent toutes les pièces solidaires entre elles.
« Des chevrons établis en remplissage complètent la charpente qui peut alors recevoir la couverture.
« Les flèches ou aiguilles sont supportées pai une première partie dont les faces sont verticales, ce qui constitue le corps du clocher qui est assemblé avec la charpente des combles, ou bien qui repose sur une base en maçonnerie plus ou moins élevée. Dans celle partii^ les ouïes ou fenêtres sont ménagées et lo belTroi est disposé de manière à recevoir uneou plusieurs clocln s. Il est trèsimportant d'établir solidement le belfroi ; c'est du défaut de précaution dans lo belfroi que provient la chute do la plupart des ai-
guilles on bois, à cause du niouvenif^nt cnlitHiel d'oscillation communiqué par les cloches h la c!:arpente.
« Si l'on suppose maintenant, h la base de la flèche, des tètes de lucarne, des clochet ns, t\o:-i galeri;'s, (ju d'autres accessoires, on ('om|)létera un ensemble plus ou moins riche et (pio l'i-m pourra varier, quant aux délads, suivant les exigences du style (pic l'on aura ad'-pté. » — Voij. Fli-cde, Clocher, Toi n.
AILFS.— Fn architecture on donne le nom iVdile à toute partie qui est jointe à la masse principale d'un monument : vulgairement on en restreint l'applic.ition aux parties latérales d'un édifice. C'est ainsi qu'on (]csi,:;ne sous le nom d'ailes, dans les églises, les ne"s latérales, les bas-cotés et quelquefois les croisillons du transse[)t , quand ils sont en saillie sur lo corps de la nef majeure. [Voy. Bas-CAtés.)
La signification du mot aile employé dans la description des vieux monuments, a besoin d'être interprétée quand on lit les ouvrages des écrivains ecclésiast quos. Quelquefois on désigne sous ce nom les parties à la droite ou à la gauche du centre de la construction , quoique l'éilifice ne soit que d'une seule masse. L'indication d'aj/es dans un monument de grande étendue n'emporte pas toujours et nécessairement avec elle l'idée de bas-côtés ou de nefs mineures. Déjà nous trouvons le même mot avec cette acception dans les auteurs les plus anciens. Ainsi Strabon nous apprend que chez les Egyptiens on appelait ailes du temple les deux murs qui enfermaient les deux côtés de ce que les Grecs nommaient pronaos, et qui s'élevaient à la même hauteur que le temple.
On a parfois appelé ailes d'un temple tous les accessoires qui ne pouvaient se rattacher au corps de la constiuction et qui en ét.dent d'itachés pour loger les prêtres, ou pour ser vir à des usages relatifs aux cérémonies pieuses. Le temple de Jérusalem avait ain-i des ailes ou des galeries , de même que la plupart des temples orientaux.
En grec, plère veut dire aile : de là l'origine du mot monoptère, appliqué aux temples qui n'avaient que des colonnes sans murs intérieurs; périplère pour ceux qui n'avaient qu'un rang de colonnes autour du corps du temple ; diptère pour ceux qui avaient deux r.ingf'os de c donnes, etc.
AILERON. — Les ailerons sont do [)eti(es consoles renversées dont on décore les ailes ou joues des lucarnes de maçonnerie ou de charpente. Les architectes regardent g(''nt''ralement cet ornement comme de mauvais g lût, surtout quand on l'emploie en grand dans les portails à plusieurs ordres. Le but de ces aite.ons ou consnles nnversées sur le devant d'un poitail, est de lui donner de la solidité , de cacher les arcs-lioulants élevés sur les bas-côtés d'une église et île lacrorder les deux derniers ordres ensemble. D ins rarchitecture moderne, et surtout dans les églises construites durant le cours -Ils
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