AMI
clie, pour mettre sur le kahièro du prosclii>ir. w
AVIICT — Nous n'entrerons pas dans le domaine de la liturgie , en insérant ici (piclaues notes sur lamict. Gomme n jus l'avons it k l'article Vêtements sAOEUDOTAtx, nous n )us bornons aux. détads purement.arcliéologi(iues.
L'amict, amictuf, lire son nom du latin amicire, courrir. Il fut introduit dans les iis;igos ecclésiastiques, dans le cours du VIII' siècle, pour couvrir le cou que les clercs ot les laïques araient nu, comme cela se pratique encore en Orient. Le clergé, ouïra un motif de décence, eut sans doute en vue, dans n is climats humides et froids, de conserver la voix qui était consacrée au Seigneur, pour ciianter ses louanges ; un texte d'Amalaire et hs prières de plusieurs anciens missels le donnent à entendre. Peu de temps après, Tauiict fut regardé dans plusieurs églises comme un ornement qui devait succéder au sac de la pénitence ; en d'autres, comme un éphod ou super humé rai., parce qu'il était assez grand pour envelopper les épaules et la {)oitiine, quoique d'ailleurs il ne ressemblât pas à l'éphod des prêtres do la loi mosaïque. Mais à Rome et dans la plupart des églises, vers l'an 900, on le regarda comme un casque qu'on mit sur la tète, pour l'y laisser au moins jusqu'à ca qu'on eût entièrement revôiules orneuients ecclésiastiques : on l'abattait ensuite autour du cou, avant de commencer la messe. Toutefois, dans un cert an nombre d'églises, on gardait l'amict sur la tète jusqu'à la préface, et on le re[)laçait ainsi après la communion. 11 est nécessaire de connaître ces usages, modifiés successivement dans Is cours des siècles, pour comprendre certaines figures fort communes dans l'iconographie du moyen âge, soit en sculpture, soit en peinture. Afin d'en rendre l'inlelligence plus facile, nous plaçons ici une figure dessinée par M. Pugin.
Lg cardinal Bona dit que de son temps, au xvir siècle, on p jrtait des amicts ornés dô franges d'or. Cet usage n'était qu'un ves-tige de ce qui se pratiquait dans les siècles antérieurs. On orna l'amict de franges et de broderies, comme tous les vêtements ecclésiastiques, et à la partie destinée à entourer le cou, on mit une espèce d'apparfi'/, comme on lé fit au bas des aubes. 11 paraît même qu« l'usige d'enrichir ainsi ramicl remonte à une haute antiquité. Nous liions dans le testjim nt de Riculf, évoque d'Elne, en 915, qu'il légua à son église cathé.U-ale quatre amicts enrichis d'or. Le pa;)e Victor lU, en 1087, donna au monastère du Mi;nl-Cassin de grands ornements en forme d'aubes enrichis de dorure, avec d ux amicts semblables, et sept autres de soie. Fouhjues, )uge impérial, <n 1197, ofi'rit à l'église de Siinte-.Mar,;uori!e, auprès de la ville de Vi- (jilice, dans la Pouille, un arnict orné d'une grande broderi ', el deuxaulrosamictsGri.es d'éraerauiies.
Ces sortes d'amicls brodés ou garnis d'ajî-
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parcds furent on usage dans les églises d'Angle'.erre avant le règne d'Edouard VL Dans son Histoire de la cathédrale de S^iint- Paul de Londres, Dugdale cite des inventaires 0^ il en est fiiil souvent mention. Nous l.ii emjjruntons ce passage, sans le traduire : on y trouvera de curieux renseignements sur cette matière.
« Duo amictus de filoaureo aliquanlulum la:i et p'ani. — Item, amictus cum puro aurifiigio vctcris ornalus. — Item, amictus breudatus do auro puro, cum rotellis, et amatislis et perlis. — Item, amictus planus j)cr totum de aurifrigio. — Item , amictus llogeri do Weschaui habens campum de perlis indicis, ornatus cum duobus magnis episcopis et uno rege stantibus argenteis doauratis, ornatus lapidilms vitreis magnis et parvis per totum in cap.«;is argenteis deauratis. — Item, amictus cum parurade rubeo sameto breudato cum imaginibus. — Item, amictus cum parura contexta de nodulis do lilo aureo, viridi et rubeo, scrico cum nodulis serico composilus de magnis perlis albis, de dono Ricardi de Gravesende Londinensis episcnpi. — Item, parura amictus cum campo de perlis albis parvulis cum floribus et quadrifoliis in mcdio, et platis in circuitu per limbos argenteos deauratos, cum lapidibus ot perlis ordine spisso serico insertis in capsis argenteis et sex bulbnibus de perlis in extremitate. — Item, amictus diversis scutis breudatis. — Item , amictus cujus parura de serico novo consuta. »
En France et en Allemagne, le clergé portait aussi des amicts enrichis de broderies et d'ornements. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les belles pierres tombales, perlant l'effigie gravée des ecclésiasliques dont elles recouvrent les restes mortels, qui subsitent encore à Rouen, à ChûIons-sur-Marne, à Troyes, à Laon, à Cologne et ailleurs. Le costume des évoques, des prêtres et des diacres dans les vitraux peints du xni° siècla et des époques postérieures, montre absolument les mêmes dispositions et les mêmes ornements. Dans nos verrières du xiii' siècle de l'église métropolitaine de Tours, surtout à celle désignée sous le nom de vcrricrc des évéqucs, on voit des amicts à parure ou appareil, où les broderies sont très-apparentes.
Presque toujours i'auiict ou plutôt l'appareil eiitoure le cou des personnages dont le dessin nous a conservé la figure. Rarement l'amict est placé sur la lête : on en connaît quelques exemples ; Dom Claude de Vert en mentionne quehpies-uns. Quoique cet écrivain n'ait pas fait jjjeuve de beaucoup de ciili(pie ni même de jugemejit dans son explication des cérémonies de la m;'S5e, on peut, néanmoins, admelirc son témoignage dans lacirconstince présente. Dans son Traité des |)erru(jues, l'abbé Thicrs démontre ciuo l'usage d'avoir la tête couverte de l'iimict n'est pas foi t ancien, outre qu'il est contraire à l'ordre. Il on donnt; trois bonnes raisons. I. Parc(! que n'étanl fait nulle mention de l'auiiel p;n-mi les ornemcnls sacrés avant
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