‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 45 sur 195 · IZ"-, AXA · texte numérisé non relu

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incipitdic'ons: Voxc'amantisindeserto:Para[e riam Dotnini. »

les évangôlistos , dit Jean do Mcnl'H, étaient encore symbolisés par quatre lleuves. Cet emblème se voyait dans lég'isede Note, et saint Paulin [Epigr. \) s'exprime à ce sujet dans les termes suivants

Pitram supersial ipsa Petra Eccles'uc :

De qua sonore quatuor (ontes lueiiiil, Evangeliitœ viva Christi flumtna.

L'origine des animaux symboliques des quatre evangélistes, dit Pugin, doit être rapportée à la vision d"Ezécliiel et à celle ue saint Jean dans rA;)OcaIyp>e. Les quatre nnÏHiaux ont été attribués aux évangélistes de la manière suivante : 1" l'ange c» saint Matthieu ; 1° le lion à saint Marc ; 3" le veau h saint Luc; V l'aigle à saint Jean. Ils sont placés dans l'ordre môme indiqué par E/éch.el, qui est le plus ordinairement s livi. isiais, selon la vision de saint Jean, ils sont rangés dans l'ordre suivant : i" le lion, à saint Marc; 2" le veau, à saint Luc; 3' l'ange, à saint Matthieu; Vl'aiglo, à saint Jean. S:iint August n dit que quelques-uns ont attribué le iTon à sa'nt Matthieu, l'homme à saint Marc, le veau à saint Luc et l'aigle à saint Jean.

Lorsqu'on étu;Iie l'application et la signification des animaux symboliques des évangélistes, on voit que la figure de ces emblèmes a et' reproduite par l'art chrétien avec de nombre, ises variétés d'emplacement et de eirconstHnco. 1" Le lieu qui semble le mieux approprié à la représentation de ces figures symboliques, c'est la couverture des livres des saints évangiles, où l'on voit de beaux émaux sur argent , et dont les coins sont ornés de dorures et de j)ierreries. 2" Les croix viennent ensu.te, les évangélistes étant reîrardés comme les quatre grands témoins do la doctrine de la croix. 2° Pour la même r.iison , L'S quatre évangélistes sont représentés sur les quatre pignons des égl ses bâties en forme de croix. W' Ils sont onf'ore figurés sur les croix des devants d'.iiitel, et aux quatre angles des monuments fuiîéraires en pierre ou en cuivre, en signe de la foi à l'Evangile de Jésus-Christ de la part de ceUii dont les restes reposent sous ces monuments. 5" Autour des images d^ la sainte Trinité, de V Agnus Dei, de la crucifixion, de la résurrection, etc., soit dans la peint ire sur verre ou â fresque, soit dans les brodoriesdes vêtements ou des nap[)es d'aute!, parce ([ue les saints mystèresainsi représentés sont décrits dans les saints Evangib's.

Les opinions des Pères, dit Giampini, sur le principe de ce mode mystique de représenter les évangélistes, ont été ara[)lem>'nt et convenablement recueillies et comparées j)ar Zacliarie, évoque de Chrysopolis au xir siècle, et il les a bien caractérisées en disant qu'elles sont diverses et non opposées, diversœ , sed non adversœ. Saint Jérôme explique le faciès quasi hominis de saint Matthieu, parce que celui-ci commence son Evangile [>ar ce qui concerne l'humanité de Notre-Seigncur: Libtr generationis Jem Clirisiii

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