‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 46 sur 195 · AN · texte numérisé non relu

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le lion de saint Ma.c, parce que l'écrivain sai^ré commence en parlant do la voix de celui qui crie dans le désert: Vox clamant is in deserlo ; le veau de saint Luc , parce que l'évangélisto rapporte on commoneant l'histoire de Zacliarie, et la race sacor.iotale de saint Joan-Iîaptiste ; l'aigle de saint Jean, j)arce que l'écrivain inspiré s'élève, au début de son livre, jusqu'aux sublimes hauteurs de la divinité du Verne. Séduli; s, prêtre et poète, qui vivait au v' siècle, exprime'a même pensée dans les vers suivants :

lldc Mii:tliœus agens, fiominem gencraliler implct : ilarcus ul alta frémit vox per dcse.ta leoiiis ; Jura siicerdolis Lucas tenel are jnvcnci ; More co'aiii uqnilœ verbo peiil astra J ovines.

Telle est Tinterprétation ([ui paraît avoir été suivie dans les ouvrages d'art. L'ordre dans lequel ces figures emblématiques sont disposées varie dans les plus anciens monuments, au témoignage du même Giampini.

Dans l'église de Sainte-Sabine, à Rome, la première place (c'est-à-dire le côté droit par rapport au siiectateur) semiile avoir été donnée à l'aigle, la seconde au lion, la troisième à l'ange et la quatrième au veau. Dans l'église de Sainte-Marie- iu-delà-du-Tibre et dans celle de Saint-Clément, la première p'ace paraît avoir été réservée à l'ange, la seconde à l'aigle, la troisième au lion et la quatrième au bœuf. Dans l'église de Saint- Marc, la première place est au lion, la seconde au bœuf, la troisième à l'homme, et la quatrième h l'aigle. Dans l'église de Sainte- Pudentienne, la première place est au lion, la seconde au veau, la troisième à l'homme, la quatrième à l'aigle. Dans l'oratoire de Saint-Venance, à droite est un lion à face humaine, et un aigle, tenant chacun un livre ; à gauche, un ange et un bœuf, tous deux ailés et portant un livre. Durand, évoque do Mon le, parlant d'une autre manière de représenter le même sujet , remarque qu'on peignant la visi(»n d'Ezéchiwd et celle (Je saint Jean, la figure de l'homme et col o du lion sont h droite, code du bœuf est à gauche et colle de l'aigle est au-dessus.

Nous remarquons, d'après le passage de Ciampini ([ue nous venons de rap[iortor, que dans l'église de Saint-Marc à Rome, le lion occupait la place d'honneu -, ot que dans les églises dédiées à quoiqu'un dos évangélistes il paraissait plus convenable d'attribuer à leur figure emblématique la place privilégiée, la place de prééminence.

Sur les bras d'une riche croix, surmontant le ciborium ou le baldaquin du grand autel de la cathédrale de Reims, on voit les emblèmes des cpialro évangélistes émaillés, avec l'inscri, tion suivante :

Au liaiil : SUinul avis s, ecies, qv.ia viderii alla

\J cannes.

Au bas -.CoPijil abhumnm Matlhœus scribere forma. A droile : liane Murcus specicm meruit per vocife-

\ranleni.

A gauche Mentiosucrorum Lucam fecit este buvinum.

Los Grecs ont admis les animaux symboliques de la même manière et dans le même sens ipio les Latins. Dans le Guide de la

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