‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 51 sur 195 · ANN S · texte numérisé non relu

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lande de lis et de marguerites , pour faire allusion à son nom et à celui de la reine, son épouse; et mettant sur le chaon de cet anneau l'image d'un crucifix, gravée sur un saphir, il l'accoiiqiagMa de ces mots : Dehors cet anel pourrions avoir amour? Celte devise était aussi sur lagraî'e du man'eau qu'il porîail le jf)ur de ses noces, et qui se vo\ ait, avant la révolution de 1789, au monastère ro>al de Poissy.

XII. Dans certains livres du moyen âge il est souvent question d'anneaux magiques. Le talisman par excellence était le sceau de Salimon. Les uns disent qu'il portait l'empreinte du nom sacré de Dieu ; d'autres veulent (jue ce sceau représentAt deux triangles croisés l'un sur l'autre. Quoi qu'il en soit, ses vertus étaient admirables ; il avait entre autres celle de rendre invisible la personne qui le portait, et de lui conférer tout pouvoir sur la nature. M. Reinaud, le savant orientaliste, a donné des renseignements lort curieux sur l'anneau de Salonion, dans un ouvrage intitulé : Uex Monuments arabes.

XIII. Licet a écrit un Traité De annulis leterum. Corlfeus a fait un livre intitulé Dactylioihecn; c'est un recueil d'anneaux. Jean Kirchmann a publié un Traité De anulis. Thomas Bartolin en a donné un autre sous le titre De annuis narium, etc.

ANNELÉES (Colonxes). — Les colonnes annelées sont celles dont le fût est orné à une certaine hauteur d'une sorte d'anneau ou de bracelet, formé par plusieurs moulures, dont celle du centre est ronde et assez saillante. 11 est rare qu'une colonne soit deux fois annelée : mais les cok;nncttes le sont assez souvent. Les colonnes annelées datent ordinairement de la fin du xii' siècle et ,:es premières années du xiii'. Elles subissent quelquefois, dans leur diamètre, une(]inunution assez notable, au-dessus de l'anneau.

Les colonnes annelées au xii' et au xin' siècle ne sont pas également usitées dans toute la France. On n'en voit peu d'exempks dans le centre de la France. A Nevers on en trouve un c; rieux spécimen dans la partie gauc'ie du transsept voisin de l'abside consacrée à sainte Julitte. C'est surtout dans les l)iovinces du nord, que cet ornement est ajouté aux colonnettes. Nulle part, peut-être, cetti' addition n'est aussi remarquable que dans la magnifique catliédrale de Laon.

En Angleterre, dans les grandes églises bâties dans le cours du xiii' siècle et dans les premières années du xiv', on construisit fréquemment des colonnes annelées. Nous citerons en particulier la cathédrale de Liiic lin, où les colonnettes, dans la région absi dale, sont pres(jue toutes annelées, (piehjuefois deux ou trois fois dans leur hauteur ; à la cat étlralede Péterhorough, on voit plusieurs colonnettes trois fois annelées ; nous avons lait la même remarque dans les cathédrales de Liclifield, de Worcester , de Durimm , de Cantorbéry, où l'on voit des colonnettes annelées et isolées d'une mei veilleuse élégance , d'York . etc. Voyez à ce

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