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AM
sujet les holles gravures puuliées dans les t'athéi'irahs de Winkles.
Sur les fûts élancés des colonnettes élevées au XV' siècle, peu de temps avant l'époque où elles furent remplacées par de simples nervures prismatiques, on trouve des anneaux formés de moulures assez m.dgres, mais encore arrondies et toriques. A la Renaissance, les anneaux s'élargissent quelquefois de manière à recevoir des ornements en creux ou en relief très-plat.
Nous avons e i aussi quelquefois l'occasion d'observer de pareils anneaux dès le XII' siècle ; m;ns ils sont fort rares et doivent ôtre regardé? plutôt comme exception que comme ornement ordinaire, durant la période romano-bvzantine. On en voit un curieux spécimen au purtaddMa cathédrale roraanobyzantinede Rochester, en Angleterre.
ANNELET. — En terme d'architecture, Tannelet i st une petite moulur ■ carrée qui se met au chapiteau dori'jue, au-dessous du (juart de rond. Les annelels se nomment aus«i tUets et listels. On appelle encore anneletsde petites baguettes ou petites astragales. Les annl'let^ ont été quelquefois appelés armilles, du latin arm/7/o, bracelet. Le nombre de ces annelels varie suivant les c'.iapiteaux : on en compte trois aux chapiteaux doriques du théâtre de .\Jarcellus, et quatre à ceux du môme rrJre du grand temple de Pœstura.
ANSE DE PANIER (Arc Ey). — L'arc en anse de panier est l'arc surbaissé, dont la hauteur, sur son diamètre horizontal, est moindre que la moitié de ce diamètre. On Construit aussi des voûtes en anses de paniiT : ces sortes de voûtes sont formées delà moitié d'un ovale ou d'une elli) se, dont la courbure est établ e sur dilîérents centres. 11 y a ai ssi de ces eL>pèces de voûle rampantes ou biaises.. ; F, y. Aucade et Volte.)
ANTE.— Ce mot vient du Ldin ame. C'est
une espèce de contrefort peu saillant, j)renant
ordinairement la décoration du pi'cistre : il est
p-Iacé, dans l'architecture antique, aux angh s
droits formés par la rencontre de deux murs,
pour les rendre plus forts. L'architecture
latine et l'architecture romano-byzantin^ au
moyen Ag^, en ont fait usage. On s'en est
servi aussi dans l'architectu'e moderne. Mais
durant la j)ériode ogivale, jusque vers la tin
du xiv' siècle, épo(jue où l'on y substitua
un s ul contn fort pl.icé sur l'angle dans le
sens de la diagonale, on a donné b;-aucoup de
saillie h cette forme architecturale. {Voy.
Pilastre et Contrefort). Dans les monu-
iF'ents anciens, les antes se voient commu-
némrnt aux coins des cellœ des temples et
aux. extrémités des murs latéraux des cellœ
qui, dans les temples grecs, formaient le pro-
ùdo.o. L'idée la plus simple et la plus juste
(jue l'on puisse s'en former, c'est que i s
ailles sont des espèces de piliers saillants
s r la face d'un mur, ou des pilastres placés
à l'encoignure d'un édilice. Ces pilitrs et ces
pilastres ne furent destinés dans le principe
qu'à consolider les murailles ; plus lard on
le-; orna d'un chapiteau et d'une base, et on
en lit quelquefois un mo;if de décorât on,
par exompl?, pour int rrompre la monotonie des surfac s trop étendues.
ANTÉ-CHAPELLE. — Cette expression, tirée du Glossaire d'architecture anglais publié par Henry Parker, désigne la partie extérieure d'une cliapelle, ordinairement dirigée du nord au suil, à travers la partie occidentale de la chapelle : ce qui formerait le transsepl d'une église bâtie en forme de croix, comme on a eu évidemment l'intention de le faire au collège Merton, à Oxford. Le cardinal Wolscy commença à bWr la nef de Saint-Friiesw de ; )1 établit des voûtes audessus du chœur et du transs pt, de manière à former une chapelle et une anté-chapelle pour son nouveau collège de l'église du Christ. Le travail fut suspendu par sa disgriice et ne fut jamais achevé : les voûtes du chœur sont terminées ; celles du transsepl sont seulement commencées. La nef est rasée à la moite de sa longueur primitive; mais la partie occidentale se termine par une muraille percée d'une fenêtre construite sans élégance, et le reste est ai; si conservé.
ANTÉFIXE. — La couverture des éuilices, dans l'architecture grecque et l'architecture romaine, était composée de rangées alternatives de tuiles plates et de tuiles bombées, placées h recouvrement, et dirigées suivant la pente du toit. Alin de s'opposer à l'introduction des eaux pluviales, celles de ces dernières tuiles qui aboutissaient sur le bord ou sur le faîte du toit, étaient fermées à leur extrémité : on les a nommées antéfixes à cause de cet!e position. Elles étaient décorées d'ornements sur leurs faces antérieures ou sculptées. Dans les premiers temps de la Grèce et de Rome, elles étaient faites de terre cuite. Plus lard, lorsque le luxe s'in- IroJuisit dans les constructions, onles fit, pour les principaux édifices, en marbre et quelquefois même en bronze. Les antéfixes formaient au-dessus de la corniche et du faîte de l'é iifice une riche garniture qui se découpait élégamment sur le ciel ; et de cette manière, l'esprit de décoration qui avait présidé à la composition des faces principales, se retrouvait encore sur les toitures, et là, comme ailleurs, il était employé à mettre en évidence, en les embellissant et sans rien d'arbitraire, les nécessités de la construction. On obtenait ainsi une harmonie générale et une vérité qui se doivent rencontrer dans toutes les œuvres d'art, et surtout dans celles qui sont du domaine de rarchiteclure. Dans le moyen âge cette obligation était bien sentie, et les gouttières saillantes, les cheneaux dentelés, qui concourent si puissanmient à l'efl'et des édifices de celle époque, témoignent assez de l'habileté avec laquelle on a su y obéir.
On a trouvé h diverses époques et l'on trouve encore une assez granJe (juantilé d'antéfixes : ces ornements forment une classe particulières d'antiquités dont le principal intérêt résulte de la variété de composition qu'on y observe. Les anciens y (ionnaient, en cifet , un linre co; rs à hiir imagination : tantôt c'étaient de gracieux
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