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enroulements de feuilles d'acnnt';e, tantôt des têtts s.vuibc-liques, tantôt de bizarres ligures d'hommes ou d'aliimaux.
Qut'IiiuetV.is les ant<''fixes, ornées de palmettcs, de masques ou de tout autre motif do décoration, rcm|)!acent l'acntè c dans la décoration du soniHiet d'un l'roi^ton. On en vi it au-dessus du pignon du clucur de quch^ucs églises romanes, lorsijue ce ch.rur est de forme angulaire. L'antétixe y [rend ordinairement la ligure d'une croix plus ou moins ornée. Les antéllxes de ce gcnro se voient encore sur les é litices de la [;ériode ogivaîe.
On a[ii)e'le encore a léfixo une aulrr' ey- ]^i'ce(Vangull!!rium qui se v(it dans certaines |irovi'ic s où le gothique pur n'a jamais régné; elle s'élère, comms le sommet d'un petit contrefort, dans l'angle interne formé par la jonction de deux pignons gothiques. [y'oy. Pignon, Acuotèub.)
ANTEPOirriOUE. — Dans certains auteurs ce mot est synonyme de Pouche ou de Narthkx. Voyez ces mots.
On p urrai! ei.t/nlre plus particulièrement par nntéporti lue une disposi'ion architectura e assez rare, mais (jue nous avons eu plusieurs fois l'occasion d'observer dans les éditices religieux de France, d'Allemagne, de Belgique et d'Angleterre. C'est une sorte de vestibule qui précède l'église et lesporliques qui l'accompagnent et qui communique directement par des ouvertures différentes, soit avec l'église elle-même, soit avec les galeries des cloîtres. Cette curieuse disposition se remarque à Saint-Viiicent de Châlons, à Saint-Paul de Liège, etc. Nous ne connaissons ri'U de plus remarquable en ce genre quel'entiéede lacathédralodoNotre-Damc du Puy; maisl'antéportique étant à la fois cryptoportique, nous en avons mis la description sous ce dernier titre. (roj/.CRYPTo-poKTiQUE.)
ANTIQUAIRE. — On donne le nom d'ai>tiquaire îi celui qui a recherché et étudié les monuments qui nous restent de l'antiquité ; qui est versé dans la connaissance des monuments antiques, tels que sont les monnaies, les statues, les livres, les médailles et généralement toutes les pièc -s curieuses qui nous peuvent donner quelque connaissance de l'antiquité, (roj/. Antiquités.)
Par extension, on donne le nom d'antiquaire k celui (]ui est Tersé dans l'étude des monuments du moyen âge, ([uoique ces monuments n'appartiennent pas à l'antiqu té propremeLt dite. (Voy. Arciihologue.)
Il y a peu d'antiquaires qui méritent vraiment ce nom. La [ilupart des hommes qui, par mode, par caprice ou par goût, aujourd'hui surtout, s occupent des monuments anciens, se bornent à des études su[)erlicielles et se contentent de prendre dans certains livres élémentaires des notions vagues. Jamais on n'a vu tant d'antiquaires que de nos jours et cependant les vrais aniiipiaires sont aussi rares aujourd'h; i (lu'autiefuis. Ce n'est pas toutefois que nous n'applaudissions de grand cœur h la diffusion des connaissances même élémentaires en archéologie. Il en résulte un grand avant igc pour m-tre
archéologie nationale : c'eM que nos monuments anciens sont pli s respectés que jamais. Plût h Dieu qu'ils fussent entièrement |)roîégés par là contre de nouvelles mutilations et même, trop souvent , hélas ! contre la dcslr\iclion.
APLO.MH. — Nous n'avons nullement l'intention d'entrer ici d'ans aucun détail sur les moyens pratiques de construction et sur l'application du lil-h-jilomb. Ces détails se trouvent dans les ouvrages techniques. Mais nous avons inséré ce mot ici alin (.'avoir occasion de dire quehjues mots sur certaines bizarreries de constructif)n , en dehors des règles générales de la boime architecture, et sur les constructions dites vulgairement en porle-à-faux. {Voy. Encorbellement.)
Dans certains vieux monuments de la période romano-byzanline, nous trouvons des parties assez inportantes où l'architecte semble avoir \ ris à t iche de surprendre l'œil et d'étonner l'imagination en viohint, au moins d'une nsanière apparente, les lois essentielles de rawlomb. Ainsi, au grand étonnement de l'observateur et i ar un savant artilice dcins la coupe des pierres, on voit des parties qui semblent pencher d'une manière inquiétante. On peut croire que ces anomalies proviennent u'inhabileté, ou bien que les membres de la construction mal équilibrées cèdent à une pression su[;érieure ou latérale. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que c'est avec intention que les choses ont été ainsi disposées. On a voulu dans ces derniers temps faire l'afi- ]ilication de cet aitifice de construction, pour éviter des diflicullés de lieux et d'enqilacement. Il faut convenir que l'efl'et n'en est pas plus satisfaisant dans les consfruct'ons^ modernes que dans les édifices anciens. 11 y a dans ces trompe-l'œil quelque chose qi.i choque tellement la raison, (qu'aucun motif ne ks peut justilier dans un b liment auquel doivent présider la science et l'art.
Nous avons vu de ces manques d'ajilomb, même dans les endroits où la solidité réclame le plus de précautions et jusque dans les contre-forts. Ainsi, dans la charmante église de Saint-Julien, h Tours, l'un de nos l>lus élégants édifices du mh' sièclt; (Vo!/. Église ahuatiale), on trouve un déf ut d'a[)londj , évidenunent intentionnel h la partie inférieure d;' plusieurs contre-forts, dans 1j muraille méridionale.
Dans cette même église de Sainl-JuJicn, comme dans la i)lupait des monuments du moyen .-^ge, on observe d'assez nonibri'ux |)o;te-à-faux. Dans l'église métropolitaine de Tours, on en voit un fort cuiieux,en ce qu'd est foi'uié d'une colonne romane, avec son chapiteau à feuilles grasses et ses moulures en zigzag , appuyées sur des moulures égalementromanes, le tout dans une muraille du MIT siècle.
(léïK'r.ilemcnt cette disposition produit un elfel fiicheux. En ceitains endroits, il indiipjc mnnifeslemenl une disiraelion soit de l'arehilecte. (pii a (iressé le pi ii primitif, soil