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il y a d('j^ dos statuettes, postées dans dos cartouelies ou espèces crauréoles, dès le milieu du XII' siècle : cette disposition, par exemple, se trouve au porche de réj^lisa d'Avon, près de rile-Boucliani. Il n'y a évidemment qu'un pas k taire jiour arriver aux voussures do la tin de ce mè;iic xir siècle et du conmjencement du xiir, et c t intervalle fut I romj temont franchi. lUcn ne serait plus aisé que d'indiquer les plias s de cetti^ transition remarquahlo. Ainsi, des archivoltes en simple bandeau qui entourent la porte occiilfulale des plus anci.'nnos é;4lises romanes , jusqu'aux i>lus s Icndides voussures du xin% du xiV et du xv siècle, nous trouverions ces mille dvArés insensibles t[ui attestent le mouvement et le progrès.
Pourneparlor ici que des archivoltes pro~ prement dites, nous les voyons souvent au xiii* siècle sous la forme d'un simple bi- S'au, assez souvent légèrement concave, q lelquefois creusé en dessous d'une gorge ou d'un cavct. Plus tard, elle se compose de tores multipliés ou de scotics profondémeiit refouillées. Cette réunion de moulures rondes, saillantes et creuses, produit un bel etïet par le y u de la lumière et des ombres.
La moulure externe de cette archivolte du style ogival est wnée encore pendant quelque tours de dents de scie ou de i)rtits zigzags, dernier vestige de l'ornementation romano-byzantine. On voit aussi à la môme époque des exemples d'une scotie assez profonde d'oii sortent des feuilles recour bées, du genre de celles qu'on nomme à crochets, qui suivent la direction de la courbure des baies des fenêtres. On en voit de curieux spécimens à Tours, soit à l'église métropolitaine, soit à l'église de Saint-Julien, autour des fenêtres du clerestory. Enfin, on rencontre encore au xiii^ siècle des archivoltes formées d'une plate-bande ou d'un biseau légèrement creusé, entre deux tores ou boudins. La plate-bande ou le biseau sont ornés de fleurons de distance en distance, et cette archivolte principa'e est encadrée dans une autre archivolte moins considérable dont les deux extrémités reposent sur des tètes saillantes : cette dernière disposition se voit aux fenêtres extérieures des cnapeiies absidales à la cathédrale de Tours. U est convenable dénoter ici en passant que les tètes qui reçoivent la retombée de la seconde archivolte sont très-bien sculptées et d'une élégance de formes que l'on ne trouve que rarement ailleurs. Parmi ces tètes il y en a de couronnées et de mitrées : on remarque surtout des têtes de femmes, coiffées à la mode du temps, très-gracieuses et d'un travail distingué.
Au XIV' siècle , les archivoltes, tout en conservant les mômes éléments qu'au siècle précédent, présentent souvent un arrangement plus compliqué et des firmes plus maigres. Ce|)cnilant, il faut convenir que la dili'érence n'est pas Iciilus souvent bien notable. Nous devons ajouter que celles du XIV' siècle sont enrichies de Ueurons, de
violettes, de guirlandes de feuillage , vie feuilles variées, qu'on ne trouve jamais dans celles du xiii'.
Les archivoltes , au xv siècle, reçoivent, dans les moulures qui les composant, la même moditicali';nquetous les autres membres de l'arciiitocture, c'est-ii-dire ([ue toutes les moulures, au lieu d'être toriques, deviennent prismatiques. Ces areliivoltes se prolongent [larfois sans intorru tion jusqu'au bas dos jambages, parce que les chapiteaux ont alors connninément disparu.
On appelle arihivolte reionrnéc celle dont les moulun-s arrivées h la naissance de l'arc font un retour et courent horizontalement en formant une iuqioste k l'ai 'tte. Cette disposition n'est pas rare dans les inonuments à plein cintre.
ARDOISE. — Les anciens n'ont point fait usage des ardoises pour la couverture des édihces. Ce n'est qu'au moyen âge que l'on comuîença à les employer au lieu des tuiles creusos ou plates. M. A.'archegay, archiviste de Maine-et-Loire, dans une des séances du congrès archéologique tenu à Angers, en 184-ï, a cité une charte de 1 abbaye de Fontevrault, oii il est fait mention de la donation d'une maison couverte en ardoises : cette charte est de 1300.
Nous citerons un fait historique antérieur àla donation faite à l'abbaye de Fontevrault. 11 est relatif a la cathédrale de Nevers. Au xn' siècle, cette église étaitpauvrement couverte en chaume. Ce fut l'évoque Thibaud ou Théobald qui la fit couvrir en ardoises. Ecclesiœ sancti Cyrici tecta lapide sec lUi resarcivit anno 1188 (Gall. Christ., tom. XII, pag. 6il. )
Au XV' siècle, on tailla fréquemment les ardoises en forme d'écaillés de poisson, ou de figures de fantaisie. — Voy. Essente.
AKÈNE. — L'arène était chez les anciens la partie de l'amphithéAtre et du cirque où s'exécutaient les combats des gladiateurs et des bêtes féroces. On l'appelait ainsi à cause de l'usage où l'on était d'y répandre du sable. On donnait quelquefois le nom d'arène» à l'amphithéûtre lui-même : c'est ainsi qu'on dit les Arènes de Nimes. 11 est encore fait mention, dans les anciennes histoires, des Arènes de Reims, des Arènes de Périgueux, des Arènes du Mans, des Ar<:nes de Paris : ces dernières étaient situées devant Saint- Victor.
ARGILE. — Dès la plus haute antiquité, l'art s'est servi de l'argile pour orner les monuments d'architecture de statues, debasreliefs, de figures et de moulures qui entrent dans la décoration des frises, des corniches et des autres membres d'architecture. L'art chrétien a souvent employé l'argil ', et nous en possédons de curieux monuments, depuis les tabernacles, les lampes et les vases des CatacombeSjjusqu'aux œuvres de la Renaissance, au xvi' siècle.
La facilité de donner des formes élégantes à une matière aussi ductile que l'argile nous explique comment elle a été employée de bonne heure, soit dans un intérêt de durée,