ARE
en la faisant durcir au feu, soit pour sorvir de modtMe au statuaire. Docile sous les doigts de l'artiste, l'argile jouit do la double i)rojiri«Hé de recevoir la {ireniière forme inspirée par le gi^nie, et de conserver tidèlemcnt renipreinte,jusqu'au moment où l'œil plus calme, lamain plus assurée, vennentcorrigorles défauts.perfectionncr l'ensemble cl les détails, donner à l'ouvrage, avant de le confier au bronze, le fini et la correction nécessaires
C'est avec raison que l'art de modeler la terre, ou la i;lasti(iu{\ était appelée par les anciens malcrslalu(irlœ,sculpturœ et cœluturœ (Pline, lib. xxxv, cap. xii). Quelle (]u"aitété son origine, la plastique remonte aux tem[)s les plus reculés : c'est elle qui fournit les premiers moyens de faire d;'s portraits, c'est elle qui forma les plus anciennes statues dont parlent les historiens. Prométhée est celui qui le premier, chez les Grecs, s'aiipli- (jua à modeler l'argile; etchacunsait(]ue lafable fait allusion à la manière dont il fixait ses modèles en les faisant durcir au soleil ou au feu.
AREA. — On donne ce nom, dans les anciens auteurs, à Vaire, c'est-à-dire à la surface du sol d'un édifice.
Ce mot est quelquefois employé comme synonyme (ïatrium, parvis. — Voy. ces mots.
\4RETE. — On appelle arôte, en terme d'architecture, en parlant de la coupe des pierres, l'angle ou le tranchant que font deux surfaces droites ou courbes d'une pierre cjuelconque. Lorsque l'angle d'une pierre est bien taillé et sans aucune cassure, on dit qu'elle est à vive arête. Cette expression s'emploie convenablement quandil est question des moulures prismatiques usitées communément durant l'époque du style ogival flamboyant, aux xv et xvi' siècles. Pendant toute la durée de la période romano-byzantine, les moulures ont été arrondies; c'est le tore qui domine presque exclusivement, accompagné de formes dérivées du cercle. A la fin de la période ogivale, au contraire, ce sont les moulures à angles vifs qui reral)lacent les moulures toriques : on pourrait dire, s'il était permis de parler ainsi, que c'est le rèfjne de la vive arête. L'exécution de ces moulures est fort remarquable : on est étonné en voyant des moulures si nombreuses et quelquefois d'une telle étendue, profilées avectant de netteté et de précision. Voy. Style ogival tertiaire, iniollures.
Lorst[ue les surfaces concaves d'une voûte composée de plusieurs segments de berceaux se rencontrent en anglo saillant, on l'apjielle voiïte ciarête.
Nous renvo.ons à l'ai'ticUî Voute pourdes détails étendus sur hwonte (Varrtc, comparée aux autres systèmes de conslruction dt^s voi1tes. Nous expliquerons seulement ici la signification des termes, dans uni' note très-courte.
Les voûtes d'arête sont celles cjui, i)roduites par l'intcrseclion de deux voûtes en berceau qui se pénèlirnt, forment ipiatr.' lunettes et consé(]U(.Mnin('iit cpialri! arêtes. Les voûtes d'arôte iieuvent aussi être construites sur des plans polygonaux : dans ci» cas, elles sont formées par l'intersection Dictionn. i>'AR':nî:on)a!E sacrée. L