‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 67 sur 195 · ASS · texte numérisé non relu

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mais, nous l'espérons, grAce à la diffusion des eonnaissances archéologiques.

ASSISE. — On appelle assise une rangée (le pierres de même hauteur et posées de niveau, pour former les murs ou points d'appui d'un édilicc. Vossise de retraite est celle qui se trouve au niveau du sol, immédiatement au-dessus des fondations. On la désigne ainsi parce qu'elle est ordinairement en retrait sur les murs de fondation, c'est-à-dire, moins saillante que ceux-ci.

ASSYRIE. — Au mot Architecture, nous avons annoncé quelques détails sur les célèbres découvertes du Botta ; nous les avons renvoyés au mot Assyrie Nous ne pouvons pas donner de longs développements sur l'importance historique et scientifique de la découverte des ruines de Kfiorsabad, villag3 ou fîiubouig de l'ancienne Nirdve : nous sommes forcés de nous borner h quelques aperçus ra[)ides sur la découverte elle-même et sur l'avantage qui en résultera pour confirmer la véracité do nos livres saints.

Lorsque M- Botta, consul de France à Mossoul, eut fait ses premières découvertes, le gouvernement irançais s'y intéressa vivement et choisit pour dessiner les monuments sur place M. Flandin, qu'un voyage fait précédemment en Perse, |)Our y étudier les restes de lart achémenide et sassanide, désignait h cette expédition. Arrivé sur les lieux, son premier soin fut d'acheter tout le village, afin de continuer sans crainte d'être inquiété les recherches commencées et déjà si fructueuses. Plus de 200 ouvriers étaient occupés à ce travail : ce qu'il y a de remarquable, c'est que c'étaient des montagnards descendants des Chaldéens, dont ils parlaient la langue, qui, après 25!)0 ans, allaient exhumer les restes calcinés de Ninive, que leurs ancêtres avaient bâtie.

Du palais découvert à Khortahad, et dont les ruines étaient enfouies sous terre, il subsiste quinze salles, avec quatre façades, qui doivent avoir composé, à en juger d'après le sujet des sculptures, la principale partie de l'habitation royale. La totalité du terrain qu'occupait ce palais et qui a été fouillé sur tous les points qui pouvaient promettre des résultats, est de 45,000 mètres carrés; et la moitié de cet espace, environ 22,000 mètres carrés, a donné des sculpptures.

L'ensemble de ces sculptures , qui consistent, dans l'intérieur des salles, en bas-reliefs exécutés sur des dalles de marbre gypseux, d'environ 0,33 centimètres d'épaisseur, et distribués tantôt sur un seul rang, tantôt sur deux ordres, laissant entre eux un intervalle rempli par des inscriptions ; et à l'extérieur de l'éditice, sur le développement des façades, en reliefs en partie de ronde bosse, en partie engagés dans la construction ; cet ensemble ne mesure ] as moins de 2,000™ delonguour ; et sur cette énorme quantité de matière scLd,)t('C, M. Flandin en dessina d'abord plus de 1,200'". Le reste, dessiné déjà en partie par M. Botta, ou qui se trouve trop mutilé pour pouvoir être dessiné oiVre

sans doute dos repétitions de sujets mieux conservés dans d'autres de ces bas-reliefs.

Le nombre total des dessins dâ sculptures de M. Eug. Flandin est de 130. Tous ces dessins ont été exécutés sur jdace, au trait, avec une fidélité qui n'étonne |)as ceux qui connaissent le talent de l'artiste. Indépendamment de ces dessins de sculptures, Je même artiste en a dessiné 80 planches de plans, coupes, détails de construction, et restaurations non hypothétiques, attendu qu'elles résultent du fait même des pierres relevées et assemblées. Ces planches, dont tous les matériaux ont été soigneusement recueillis sur le terrain, pourront nous mettre en état de nous former une idée juste de l'ensemble, de la disposition et de l'ordonnance du grand monument assyrien, seul débris de tout un système d'architecture.

Ces dernières paroles sont empruntées à un rapport fait par M. R. Rochette à l'Académie des inscriptions. Chacun sait que le gouvernement français a entrepris de faire graver tous les dessins de M. Flandin et de publier en môme temps tous les textes propres à éclairer cette grande question.

Dans les sculptures, dit M. Flandin, parmi tous les personnages figurés, le roi est remarquable par la somptuosité de son costume. Ce costume, qu'il porte seul, consiste en une tunique à manches courtes, dont le bas est orné de glands ; par dessus est jeté un manteau superbe dont, si j'en crois quelques fragments de couleur retrouvés, le fond était pourpre, semé de rosaces d'or. Ce manteau est garni de franges élégantes, qui prouvent en faveur du goût ninivite. La tête du monarque est coiffée d'une mitre élevée , conique, surmontée d'une pointe et ornée de bandes à rosaces, qui ont dû également être dorées. Ses bras sont entourés de bracelets et ses pieds chaussés de sandales. Dans sa ceinture passe une épée longue, droite, dont la lame est engagée dans une gueule de lion, et dont le fourreau est orné à son extrémité de deux petits lions couchés qui se tiennent embrassés. Le costume des gens de sa suite, plus simple, a cependant une grande élégance : il consiste en de longues tuniques également à glands et à franges ; leur chevelure ou leur barbe, tressée et bouclée aussi soigneusement que celle du roi, prouve que la coquetterie la plus raffinée et la recherche la plus minutieuse dans la toilette étaient d'étiquette à la cour de Ninive.

A côté des sculptures en marbre il y en avait en bronze, à certaines places surtout. Mais les sculptures en bronze ont disparu, dit M. Flandin, comme tous les autres objets en métal, dont l'absence dénote un pillage bien entendu. Les ennemis de Ninive ont suivi à la lettre les instructions que leur donnait le prophète Nahum dans ses anathèmes : « Pillez l'or, pillez l'argent ; les richesses de Ninive sont inlinies, ses vases et ses meubles précieux sont inépuisables. »

Les scul[)tures de Khorsabad sont accompagnées de longues bandes d'inscriptions. En

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