SOS
BAP
justesse le mot d'orfèvrerie on pierre \h>uv iiidiiiuer le liiù el le précieux du travail gothique, c'est surtout pour ce baptislèie qu'il peut èire employé. Je i'ai étudié avec le plus grand soin en 18V2 : le réservoir est en forme de cou[>e ou do calice. Il est couvert de moulures dont la fiise octogone se découpe en festons et en aicades à jour. Ces arcades qui se détachent du calice reposent de deux en deu\ sur une colonnette très-légère qui s'appuie sur le piédestal. Les supports auxiliaires se rattachent encore au cor|)s des fonts p.ir diverses broderies découpées à joui-, d'une ricliesse et d'une légèreté inimitables.
Dès le XI" siècle, où l'on emi)loya plus fréquemment les fonts baptismaux isolés, on recommanda aux ecclésiastiipies de fermer et de recouvrir la coupe ou fontaine qui contenait l'eau béni te par dos cérémonies s])éciales et destinée à l'administralion solennelle du baptême. On pourrait citer à ce sujet un grand nombre de prescriptions émanées des conciles provinciauxoudesévêques. Enl236, saint Edmond publia sur cette matière une constitution qui a été renouvelée souvent depuis et qui est bien connue. Le couvercle dos fonts baptismaux fut d'abord très-simple : on en trouve encore de ce genre dans l)eaueoup d'églises. Mais h mesure que le génie chrétien des aitistes du moyen ;'ige se plut h embellir de mille ornements variés la coupe ou fontaine du baptistère, le couvercle fut eniichi lui-même, fut couvert d'ornements, s'exhaussa et bientôt se transforma en une pyramide élégante, plus ou moins élancée. On possède dans certaines églises de l'Angleterre et de la France, de ces couvercles en forme de pyramides, présentant l'image des pinacles ou des clochetons dont la décoration ogivale sut toujours tirer un si utile et si gracieux parti. Les angles de la pyramide sont ornés de feuilles grimpantes, elle sommet se termine par un bouquet de feuilles ou par une croix. Les parties triangulaires comprises entre les nervures d'angle de la pyramide sont remplies de moulures et de dessins à compartiments plus ou moins ingénieusement tracés et distribués. La dorure et la [)einture viennent souvent relever de leurs couleurs biillanles l'ornementation architecturale.
En Angleterre, dit M. Pugin, les comtés les plus renommés pour leurs fonts baptismaux sont ceux de Norfolk et de Sutl'olk. A Saint- Je.tn de Norwich, et k Trunc , près de Cromer, h s dais ou baldarpiins des fonts sont supportés sur des ))iliers situés aux angles, mais isolés et délicatement sculptés : ils sont d'une hauteur et d'une dimension considérables. A l'église do Castle-Acra, comté de Norfolk, le couvercle pyramidal des fonts baf)tismaux est en bois, sculpté avec soin, peint et doré : il est suspendu à la voûte par un ouvrage on for d'un travail curieux, qui permet de lo mouvoir aisén)ent. L'église de Sali, près de Recpham, possède un couvercle
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en forme de clocheton, également en bois sculfit'i, ppint et doré, qui est levé au m yfu d'une poulie Uxéo h Textrémité d'une j'Outre ric'ioment travaillée : c'est le ]»lus remarquable spécinrn tloco genre qui soit en Au gleterro. Parmi les fonts baj)tisniaux les plus intéressants (|ui soient dans lo mémo comté, nous devons mentionner ceux de (Ircinri Walsingham, Ha|)pisbui'gh, Worsted etDereham, autouj' des(iue!s on voit la représentation des sept sacrements, avec celle des évangélistes ou d'autres personnages. Lorsque l'on a ligure les sept sacrements sur 1 un des cotés de l'octogone, on a placé l'image soit (île la chute du premier homme, soit de Jésus-Chriït en croix.
Dans le Y' volume des Annales archévlogiques, M. Didron a publié la description de Hiagniliques fonts baptismaux en cuivre qui^ l'on admire aujourd'hui dans l'église de Saint-liarthélemy, h Liège. Cette description est accompagnée d'une charmante gravure sur cuivre et de plusieurs gravures sur bois. Nous n'analyserons pas l'article de M. Didron : nous renvoyons le lecteur aux Annatvs arcfiéologigues. Nous nous contenterons d'exquisser nous-même foit rapidement ce beau monument, qui date du xii* siècle et qui fut exécuté par Lambert Palras de Dinanf, en 1112, sur la demande de Hellin, chanoine de Saint-Lambert de Liège, abbé de Sainte-Marie. Les fonts baptismaux de Liège sont en forme de cuve et ronds. Ils sont ornés do longues et curieuses inscriptions, et sur lo pourtour se développent quatre scènes en bas-relief: 1* saint Jean i)rôchant le baptême de la pénitence ; 2° saint Jean baptisant Notre-Seigneur; 3° saint Pierre baptisant le centurionGorneille;i° saint Jeanl'Evangéliste baptisant le philosophe Craton. Nulle incertitude n'est possible quant à l'attribution des divers personnages; le nom en est gravé près de chaque tigure. La cuve reposait primitivement sur douze bœufs ; c'était une allusion k la grande mer d'airain du temple de Salomon. Deux de ces bœufs ont disparu.
Los fonts baptismaux de Liège, destinés à l'église de Sainte-Marie-aux-Fonls, sont en cuivre jaune fondu ; beaucoup de détails ont été ciselés. Voici l'inscription qui se déroule sur la bordure inférieure :
B.sseiiii io' us pmturum forma iiola'.nr, (Jucs et apcs'o icœ cou iwinlat grul a lilœ, Oflidujhe (jradns, quo fluii is iuipCJ s liujus Lxtifical saiicta ii p.trijalis civib. s, urbeni.
En Grèce, dans les monuments où la tradition s'est mieux conservée, le baptistère s'élève au centre du parvis qui précède l'église [)rincip;de. Ce baptistère nomme fioàïi ou iir^yri, est uu petit monument circul.^iro, percé à jour, de six, huit, dix , douze arcades qui portent inie cou})ole. C'est au centre de cette rotonde et abritée par cette coupole même qu'est placée la cuve baptismale, c'est-à-dire un bassin de marbre. La