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de la construction da tem[)lc qu'il viont de décrire.
« Sans doute cette œuvre est raerveilleuso et au-dessus de toute admiration, si on en considère l'apparence extérieure ; mais bien autrement merveilleuse est-elle si l'on s'élève jusqu'à son type spirituel, savoir l'édifice divin et raisonnable, i);\ti par le Fils de Dieu dans notre âme, qu'il a choisie pour épouse et dont il a fait un temple h lui et à son Père. C'est ce Verbe divin qui a purgé vos âmes de leurs souillures, et qui les a contiées ensuite au pontife très-sage et aimé de Dieu, qui vous régit. C'est ce pontife luimême, tout entier au soin des Ames dont il a reçu la garde, qui ne cesse d'édifier jusqu'à ce jour, plaçant en cliacun de vous l'or le plus brillant, rarj;cnt le plus éprouvé, les pierres les plus précieuses, en sorte qu'il accomplit, par ses œuvres sur vous, la mystérieuse prédiction (jui porte ces paroles : ToiCJ que fat préparé Cescarboude pour tes vuirs, le fapfiir pour tes fondements, le jaspe pour ti s remparts, le cristal pour tespjrts, les pierres les plus recherchées pour ton enceinte extérieure : tous tes enfants sont instruits par Dieu même; les fis sont dans la paix; toi-m'me es bâtie dans la jiulice. » Donc, Paulin, édifiant dans la justice, a disposé dans un ordre harmonieux les diverses portions de son peuple, enserrant le tout d'une vaste muraille extérieure qui est la ferme foi. Il a distribué cette multitude infinie dansune proportiondignede laplusimposante structure. Aux uns, il a confié le soin des portes et la charge d'introduire ceux qui veulent entrer ; ils forment ainsi comme un vestibule animé. D'ciutres se tiennent près des colonnes qui supportent la galerie quadrangulaire de la cour intérieure , parce qu'ils épellent encore le sens littéral des quatre Evangiles. D'autres, qui sont les catéchumènes, ont leur place sous les galeries latérales du royal édifice, pour signifier qu'ils sont moins éloignés de la connaissance de ces mystères secrets qui font la nourriture des fidèles. Quant à ceux-ci, dont les âmes sont immaculées et purifiées comme l'or, dans le divin lavoir, ils se tiennent soit auprès des colonnes de la nef principale, qui, s'élevant à une hauteur supérieure à celles du portique, figurent les sens mystérieux et intimes des Ecritures ; soit auprès des fenêtres qui répandent la lumière dans l'édifice. Le temple lui-même est décoré d'un simple et imposant vestibule , pour marquer la majesté adorable du Dieu unique ; les deux galeries latérales qui accompagnent l'édifice expriment le Christ et le Saint-Es[)rit, double émanation de lumière : enfin, toute la doctrine de notre foi rayonne dans la basilique avec un éclat éblouissant. Les trônes, les sièges, les bancs placés dans ce tem[)le sont les âmes dans lesquelles résident les dons qu'on vit un jour s'arrêter sur les apôtres, en forme de langues de feu. D'abord le pontife qui préside est , pour ainsi dire, rempli du Christ : ceux qui siègent a[très lui (les prêtres) font éclater dans leurs
personnes les dons du divin Esprit. Les bancs rappellent les Ames des fidèles sur lesquels se reposent les anges confiés à la garde des élus. Enfin, l'autel lui-même unique, vaste, auguste, qu'est-il, sinon l'àme très-pure du pasteur universel, de l'évêque, véritable saint des saints, dans lequel réside le pontife suprême , Jésus, Fils unique de Dieu? » (Euseb., Hist. Eccles,, lib. x, cap. k.)
Nous avons enregistré ces paroles d'Eusèbe comme point de départ des traditions écrites sur la construction des basiliques. Toutes les églises bâties au iv° siècle, tant en Orient qu'en Occident, nous apparaissent sous la forme si éloquemment décrite cidessus : ce qui prouve jusqu'à l'évidence que le type, pour ainsi dire universel, était antérieur à la paix de Constantin. Les mystères cachés sous les détails de la constrùct on, et si magnifiquement racontés par l'évoque de Césarée, étaient connus du peupla fidèle, à qui le langage des symboles était familier dans une religion qui sanctifiait toutes les parties de la création.
A cause de son extrême importance en archéologie, nous avons inséré ici le texte d'Eusèbe de Césarée.
« Itaque multo ampliorem locum metatus ( Paulinus ), exteriorem quidem ambitura muro undique comraunivit, qui totius operis tutissimum esset propugnaculum. iMagnum deinde atque excelsura vestibulum ad ipsos solis orientis radios extendit, iis qui a sacro loci ambitu longius remoti sunt , conspectum quemdam eorum quae intus reconduntur abunde exhibens, et oculos eorum qui a nostra fide alieni sunt, ad cons^ùcienda liraina quodara modo invitans. Cœterum ubi portas ingressus sis, non statim impuris et illotis i)ed!bus in sacrjrium introire permis:t. Sed inter templum ac vestibulum, maximo intervallo relicto, hoc spatium in quadrati speciem circumseptum quatuor obliquis porticibus circumquaque exornavit, qua columnis undique attolluntur. Intercolumniaporro ipsa septis e ligno reticulatis, in mediocreni et congruam altitudinem elatis circumclusit. Médium autem spatium apertum et patens reliquit, ut et cœliaspectuin prœberet, etaerem splendidumsolisque radiis collustiatum preestaret. Hic sacrarum expiationum signa posuit : fontes scilicet ex adverso Ecclesiœ structos, qui interius sacrarium ingressuris copiosos latices ad abluendum ministrarent. Atque hoc primum intrantium diversorium est, cuiictis quidem ornatum ac nitorem concilians, iis vero qui institutione adhucopus habont, congruentem prœbens mansionem.
Jam vero hoc spectaculum prœtervectus, pluribus aliis intcrioribus vestibulis aditus ad templum patentes ctfecit, rursus ad ipsos solis orientis radios tribus ordinejanuis in uno eodemque latere constructis. Quarura mediam duabus aliis ulrinquo positis et altitudineet latitudine plurimum prœstare voluit, eamdemque œreis tabulis ferro vinctis, et sculj)turis variis praecipu.î decoravit, ei tanquam reginœ satellites alias aijungens. Ad euaidem modum cuwi porticibus ad utruai-
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([uo templi latus fabricntis parcni vcstibuloram nun>orum disposuissot, diverses aditus (piibus copiosuni lumen supTiie in œdem inlunderetiir, supra ipsas [)orlicus excoj^ilavit, eas(pia fenestras variis e li:^no scu'pturis niinutissimi operis oriiavit. Ijjsam vero .le letn regiam opulentioribus nia.^isiiue preliosis speciebus instruxit, prolixa sumptuuni nia- ^niticentiaad hoc usus. Hic jain luihi superlluum vidctur a^dis ipsius longitudinem ac laliludincni describcr.', et huncs[)lendi(iissiiiunii decorem at([uo inoxplicabil m niagniludineni ; radianteiu operuin sf)eci('iu ac spicndorcm, fastigia ad ccplum usipic ten- (lentia ; et supra ha>c eininentes Libani prctiosissimas c- dros oratione proscqui, quaruni Hientionem ne divina quideni oracula Iirœterni sorunt, in quibiS dicitur : Lœlahiintiir lifjva Domini, et cedri Libani quas plantavil. Quid jani attinel de solerti et ini;onios.i totius labricœ dispositione, ac de cxcellenli singularuni parliuin pulchritudine accuratius disserere, pra^seitim cum oculoruiu teslimon'um omneni qu<ç auribus [lereipi potesl notitiani cxcludat?Forro, cuui templuin in hune modum absolvisset, thronisque altissimis in lionorem prœsidentium, ac {)rœt(.Toa subsolliis per uni\ ersuni tcmplum ord ne dispositis exornasset , postrenio sanctuin sanctorum, allare, videlicet, in medio constitu t. Utquc hœc sacraria multitudini inaccessa esseid, earursus lignis cancelliis munivit, minulissinio opeie ad summum arlis tastigiom elaboralis, aJeo ut admirabile intuentibus spectaculum exhibeant. Quinetiam ne ipsum quidcm solum negligendum putavit. Quod cum mirum in modum mar- Diore exornasset, inde ad ea quiC extra templum posila sunt conversus , exbedras et œcos amplissimos utrin([ue summa cura peritia fabricavit, qui sibi invicem ad lalera ipsius basilicœ conjunguntur, portisque quibus in médium templum intratur connexi sunt. Quas quidem œdes in yraliam eorLim qui expiatione et purgatione per aquam et S[)ir tum sanctum 0[)us hab nt, Salomon noster vere [)aciticus templi hujus condilor exstiuxit.
« Est qudem hoc opus miraculum, et
omni admirati'ine majus, iis prœsertim qui ad solam rerum extcriorum spi'ciem atten- 'Junt. Omnibus vero miraculis mirabibora sunt archetypa et primitivœ eorum imagines, spirita.'ia Deoque digi;a exemplaria : instaurationcs divini illius et rationaUs in animabus nOïtris anJUicii. Quod ([uidem œdilicium cum ipseDeiFdius ad imaginera suam condidisset, atque in omniims Dei sirailitudincm pitcl'erre voluis.set, incijiruptibilcm ci naturjui et incorpoream atque ab omni terrcna materia segregatam largitus, rationalem quoque substantiam et prorsus intoilectu dem ei tribuons ; postea(piam semel ex nihilo prinmm eam crcavit, S[)onsam sanclsm et sacrum templum sibi ac Patri suo constituil.
« Cumque raentium vestrarum locum
purum ac nitidum reddidissel, huic sapieritissiino posl ha3C Dei{pii'aman(issimo pr<t'si- UiciioN. i>"Ai.cnÉoi.(Kiin bACiïÉi;. I.
di eum tradidit. Qui cum in ali s robus smgul«iri judifio et ratiocinandi soleitia pra.niitus, tum in animarum quarum curam sorlitus est, cogitalionibus dignoscendis ac discerncndis pers[)icacissimus, ab initio fere ad hune usqutj diem îedificare non destitit : nunc auruin splciididissimum, nunc purum ac probum argentum, nunc pretiosissimos lapides in uiioquoquevestrumcoagmentans, ut suis erga vos operibus sacram denuo et arcanamiJnedictionem adimfïleatquœsichabet:
Ecce efjo prœparo libi cnrbunculum lapidein luum, et fundamenla S'ipphirum tuum, et pi oputjnacutd Iwi jaspidsin, et poriax twts (iipiles cri/snlii, el murum (uim lapides electos , el omnes filios luos dodos n Ueo, el in iintliu pace filios luos : el in jusiilia œdificaberis. In justitia igitur cedificans, totius pop;ili vires ac focultates congrua ratione distinxit : hos quidem exterinre duntaxat cingens muro, id est, firma tide. Cujus gcneiis intinila est multitudo, quœ p.œstantiorcm slrucluram ferre non potest. lllis vero aditus in templum permittens , ad portas stare et intrantes deducere eas jubtt : qui non absurde templi vestibulis comparantur. Alios primis coîumnis quœ forinsecus circa atrium in quadranguli spe<'iem disposit.ie sunt suffulsit, intra })rimos litteralis quatuor Evangeliorum sensus obices eos inducens. Jam vero nonnuUos circa regiam a3dem utrinque lateribus applicat, quiadhuc quidem catechumeni sunt , et augmenium ac progressum faciunt, non tamen procul absunt ab ipsa abditissimorum Dei mysterioruminspectione qua tideles fruuntur. Ex horum numéro eos quorum animae immaculatœ sunt et divino lavacro instar auri purgatee assumens; alios coîumnis, quœ exterioribus illis longe prœstantiores sunt, arcanis scilicet et intimis sacrœ Scripturre sententiis suU'ulsit. Alios vero fenestris ad lumen in aides iujmittendum factis illustrât. Ac universum quidem templum uno maximo vestibulo, unius scilicet Dei summi omnium régis adoratione exornavit. Christwm vero et Spiritum sanctum utrinque ad latus patorncC aucloritatis, quasi secuiidum lumen prœbet. Sed et in relujuis singillattm lidei nostrœ sententiis, per totam basdicam copiosissimam ac prœstantissimam veritatis lucem atque evidentiam oslendit.... ...Insunt eliam in hoc templo throni et subsellia scamnaque innumcra : in cunctis scilicet animabus in quibus sancti Spiritns résident dona, cujusmodi olim visa sunt sacrosanctis apostolis ; quibus linguœ instar ignis divinœ, et singulis insidentes ai)j)arueiunt, Verura in ipso c^uidem omnium i>rincipe ac pn^eside, totus, ut verisimile est, insidct Christus. In iis vero qui stcundum dignitatis locum obtinent, quatenus quisque disperlita virlutis Christi sanctiquc Spiritus dona capere potest. Subsellia quoquc an^eloruni sunt quonmidam animœ, quorum institutio et cuslodia illis demandala est. Augustum vero magnumt|ue et unicum altare quodnam aliud est, quam summi omnium saceidot s purissima mens prorsusque sanctum s juctorum ? Cui dexter assidens muxi-
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mus ille onni:iini jHii.lircx, ipso scilicot Josus uuigrnitus Doi l'ilius. v (Kuscb., ///s/. eccles.. Il II. X, cap. 4.)
r.horclions maintenant h cnmpléler Vidéi (jue l'on doit so foriuor do la l)asili(nio ch:(5iienne, en citant dos exemples et clos fa' (s. t'.onslanlin avait conmii'nco par convertir en églises deux basiliques vôrilahles, c'est-àdire, ayant eu d'abord une destinition civile, la basilique Scssorionno et celle du Lalran. Ces deux belles basiliijues servirent de point de départ et de modèle. Sainte-Sopliio et Sainte-Dynamie, à Constantinople, avaient la forme de la basilique. ( Voy. Ciampini, De ^acris œdi/iciis a ConstaïUino Majno consiruciis, XXVII, 105; xxix, 161 ; xxxi, 170.)
L'éj^lise de Saint-Pierre et celle de Saint- Paul, à Rome, comme toutes celles qui furent Oc\ties sous le rè^ne df l'empereur Théodose et dans les siècles suivants, pa.tout où les traditions romaines furent introduites avec la relii^ion chrétienne, conservèrent le nom et les t. ails essentiels de la basilique, modiliés seulement d'après certaines exigences particulières.
Ces églises, comme les principales basiliques paibunes, étaient précédées d'un portique d.' colonnes isolées, qai s'est conservé jusqu'à présent à Rome, avec s;i forme priiuitiv:', dins les églises de Saint-Laurent, de Saint-Pau', de Saint-Georges in Vclabro, de Sainte-Marie Transtévcrine,avec quelques luodihcations dans celles de Saint-Jean de Latranet de Sainte-i^Jarie-Majeure. Ce portiijue, d'après certains auteurs, était connu sous le nom de narthex; et il paraît, d'après une mosaïque conservée à Ravenne, dans l'église de Saint-Apollinaiie di Dentro, qu'il n'était garanti de l'air extérieur que par des ndeaux suspendus à des tringles.
Avec le temps, le porche de la basilique chrét.enne paraît s'être développé en un jiortique quadrilatéral. Tels furent à Rome les {lurti'pies de Saint-Pierre, de Saint-Paul, de bdint-Laurent , et à Ravenne, celui de Saint- Ai oUinaire in Classe. On voit encore aujourd'hui, à Rome, ceux de Saint-Clément et des Ouatre-Sainls-Couronnés ; à Ravenne, celui (.o Sa.nt-Jean délia Sagra ; à Mdan, celui de fe.uni-Anibroise ; et à Parenzo, en Istrie, celui de la calliédrale.
La nef était formée de deux rangs de colonnes. Ces colonnes étaient ordinairement enlevées à quelque temple païen, et quand un seul n'en loumiss.dt pas le nombre suUisant, on en empruntait à un ou deux autres; dès lors elles olfraient toutes les variétés po-jSibies, dans la dimension, dans les matériaux, dans la main-d'(LHivre : ici, on leur donnait la hauteur voulue, en y ajoutant tjuelquo partie bâtarde, comme on le voit à Saint-Laurent; là, on les diminuait, en y retrancliant une partie considérable, comme on a fait à Saint-Paul.
Sur les colonnes do la nef s'élevait une haute muraille quisoutei.ait les poutres et les solives du toit central. Elle était percée de fenêtres rondes dansli partie supérieure.
Du pied de cette murai. le parlait un toit
incliné, qui couvrait dans les petites églises un simple rang do colonnes et une aile unique, et dans les jilus grandes, dcuix ailes et une doul)le cfJonnade : tel était Saint-Jean de Lalran, avant d'avoir été défiguré par Rorromini, et Sainl-Piei're, dans son état l>riinilif ; tel est encore Saint-Paul. Le tout était entouré d'une muraille extérieure [lercée de fenêli es à plein cintre. Les premières basiliques chrétiennes n'oIlYaient dans toute leur étendue, si l'on exco[)te les colonnes antiijues, aucune moulure, aucune jiartiQ qui se détachât de leur surface plane el perpendiculaire ; elles ne présentaient, au-desj;us de leurs murailles nues, que la charpente transversale de leur })lafoiidet de leur toit ; elles ressemblaient, en un mot, à de vastes granges que l'on aurait bâties do somptueux matériaux ; mais la simplicité, la pureté, la magnificence, l'harmonie de toutes leurs parties constitutives, donnaient à ces granges un air de grandeur que nous cherchons en vain dans l'architecture plus compliquée des églises modeincs.
Millier dit que dans les anciennes églises il y avait d'abord le porche qui formait une partie des exèdres, et dans lequel, d'après le concile de Nantes, tenu en GS3, il paraît qu'il était permis d'onti-^rrer ks morts. La partie supt'rieure de la nef formait une plateforme élevée de quelques degrés et fermée par une grdie : elle était exclusivement destinée aux membres du clergé et aux chantres. Elle a conservé complètement son ancienne forme dans l'église de Saint-Clément, à Rome, et dans l'ancien dôme de Torcello, à Venise ; mais à Sainî-Laurtnt et à sainte Marie in Cosmedin, à Rome, on ne voit que la plateforme sans la grille.
Pendant le service, les laïques remplissaient les ailes de la basilique, les hommes à droite et les femmes à gauche. Cependant, dans quelques églises, comme à Saint-Laurent, à Sainte-Agnès et aux Quatre-Saint^-Couronués, on sut dès le princip^ménager, sous le toit des ailes, une galerie donnant sur la nef, où les femmes pouvaient assister à l'office encore plus entièrement sé[)arées des hommes. ( iKiope, Hist. de iarchitect., page 86. ) Cet usage fut ensuite universellement adopté en Orient, où, dans tous les siècles, sous l'influence de toutes les religions, la séparation entre les deux sexes fut soigneusement maintenue. Il passa de là dans plusieurs égiises de l'Occident, d'abord dans les pays qui avaient les plus fréquents rapports avec Ci»nstantinoi)le, et [ilustard môme dans les régions cisalpines. On cite comme exemples ù^. cette distribution iniérieure, les églises de Saïut-Marc à Venise, de Saiat-Ambroise à Milan, de Saint-Michel à Padoue, le dôme de Mi.dène et les cathédrales de Zurich, d'Andernach, de Rojipart et de iBonn.
La nef et les ailes do ces basiliques aboatissaient à un mur transversal, qui donnait entrée dans le sanctuaire pai trois arcades, la[)lus grande au centre, en face de la nef, et les deux autres, plus petites, en face do chacune des ailes : c'est ainsi que sont con-
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