‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 87 sur 195 · TAS · texte numérisé non relu

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dehors du vestibule, se trouvait un bassin d'^stiné aux ab'utious {Canliinrus , foàà, tabrum, nympfiœum. La coutume de se laver les mains en entrant dans l'église s'expliquo suflisamment par l'usage ancen de prier les mains élevées et de recevoir la sainte Eucharistie dnns la main. Plus tard, lorsque ces coutumes furent sujiprimées , il semble que l'eau héniti* ail rempl Cf-, par une prati- (|ue de piété, ce qui n'avait été qu'un usage do convenance. D'ailleurs, on peut trouver d('jh une ancienne trace de cette ttansmutation dans le rite grec, qui (irescrit la béni'-diction des eaux (lu bassin le jour <io rF,i)ij)hanio. (Vide (Id.ir, note 1 m nffic. nqnœ he»er/ic/(e.) Sur cette fontaine ou ce bassin, s'élevait souvent un toit ou une petite coupole.

Le nombre des portes pour entrer dans la basiliirue proprement dite était ordinairement de trois. Lorsqu'il y avait trois nefs, chacune des portes doimait' accès h lune des nefs ; mais lorsqu'il n'y avait qu'une seule nef, on pratiqu.ùt néanmoins trois portes, afin que> les hommes et les femmes n'eussent p;iint une entrée ni une issue communes. Ce n'est guère qu'au moyen Age que l'on trouve de grandes églises ayant une porte unique.

Le vaisseau de la basilique, aula, -.«of, ecclesiœ navis, paraît avoir rlé communément divisé en trois nefs, dans le sens de la longueur, par deux rangs de co'onnes ; quelques-unes eurent jusqu'à cinq nefs , avec quatre rangs de colonnes ; enfin il en est qui n'avaient aucune division archifectonique d:ns le sens de la Itngucur. Tels sont presque tous les plans indiqués par Goar.

On a vu, dans les textes cités des Constitutions apostoliques, que, dès l'entrée, les deux sexes étaient séj a- es , sous 1' nspection des surveillants principaux. Celte séparation était poslérieure aux temps apostoliques, couima le fait remarquer ga-nt Jean Chrysostomo {Homil. 73, alias Ik , in Matthœum, Op. tora. VII, pag. 712), et paraît avoir été portée au plus haut degré ensuite par l'Eglise d'Orient. On imaguia d'abord des cloisons à hauteur d'appui, surmontées souvent do rideaux. Saint Charles Borromée s'efforce, en plus d'un endroit , de faire revivre cet ancien usage, et il exige que celte cloisoH soit haute de deux coudées pour le moins^ iMais les Grecs ont le plus souvent exagi'ré cette ancienne précaution , en reléguant les femmes dans des travées ou galeries supérieures. (Gynécées , salaria , vnEpôxx. y.ArT,yo:~ pïva.) Cette mesure , à peu près encore générale aujourd'liui dans les grandes villes, remonte au moins à l'éporpie de saint Grégoire de Nazianze. {Vid. Poem. Somnium de Anastasia.) Saint Jean Chrysostomo, ce|>endant , semble ne parler nue de cloisons eu bois, mais peut-être fait-il allusion aux esl)èces de jalousies ou de grillaijes qui masquaient les travées. (Ftrf. Métaphraste, op. Baron, ann. 57, n. 126.) Du reste, il est f n't possible que ces deux genres dfr séparation existassent simultanément à Constnntinople dans diverses églises. Dans l'Fglise latine, l'usage de ces galeries ou tribunes >upérieu-

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