‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 89 sur 195 · HAS · texte numérisé non relu

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après les avoir vendus, en dfiiinanl à la ligure di'grossie la ressemblance du diM'uiil auquel le sarcoplia^f* élait deslin.'*. Le mauvais genre de la scul[>ture n'est pas une raison pour faire croiri' (jueces marbres n'ont [>as été travaillés par des artistes grecs, car du temps des em|»ereuis, les meilleurs artistes de la (Irèee se lixaient à Koire, de sorte qu'il n'y en restait plus que de très-méaiocres. La'grande quantité de carrières de marbre que' possèdent la Grèce et surtout TAttique, devait naturellement engager les scidpteurs grecs, (]ui éiaieni restés dans leur jtatiie, à exécuter ces bas-reliei's pour l'orn<>ment dos sarcophages, jiarce qu'ils en trouvaient à Rome beaucoup do débit. Nous n'avons insisté sur ce point que parce qu'on y trouve la manière dinlerprolor le mélange des signes chrétiens avec les signes paions sur une foule de sarcopliages antiqies. Les chrétiens, dans le teuqts des persécutiotis, et même dans un tem[)S où le christianismejouissait delà tranquillité, achetaient des sarcophages à moitié faits et y faisaient placer des tigures ou des emblèmes inspirés par la religion chrétienne.

L'usage des bas-reliefs chez les modernes est le même que chez les anciens : on ea voit sur les monuments publics, les églises, les palais, les tombeaux et les meubles. Le moyen i^ge a su imi)rimer un caractère particulier aux œuvres sculptées en ce genre. Au XI' et au xir siède, les bas-reliefs, représentant des {)ersonnages isolés ou groupés, sont d'un dessin grossier et barijare : on y voit toute la rudesse d'un art au berceau, mais aussi toute la naïveté d'un art qui va s'ouvrir des voies nouvelles. Une remarque qui a été faitt^ souvent et avec raison, c'est que la sculpture de simple orneiiientation , (jiu s'api)lique à l'exécution des feuillages et des formes de fantaisie, avait déjà fait des progrès étonnants, que la sculpture de ia ligure humaine était aassi incorrecte et aussi bar^iare qu'il est possible de l'imaginer. Au xu' siècle, un exécutait déjà sur la pierre et sur le bois des rinceaux charmants. yVoy. AHAiŒsyLES.) Au xnr siècle, la sculpture en bas-relief produit des œuvres où brillent la verve et l'imagination des arti^tes : les formes humaines sont mieux senties, et dans tel petit tableau qui décore les cathédrales de Chartres, d'Amiens ou de Reims, ou ne sait si l'on doit admirer davantage la convenancede la composition ou la perfection de l'exécution.

Au XI V et ad xv" siècle , la sculpture en bas-ielief suit le mouvement de l'art de bâtir. On exécuta, à cette de.nière époque, des Ijys-relii.-fs d'une délicatesse extrême sur bois, sur pierre et sur métal, pour orner les autels, les stalles et les autres meubles do l'église. L'art religieux, au xv' et au xvr siècle, i)eut rivaliser avec l'art antique dans cette branche difiicile de la sculpture. Nous ne prétendons pas mettre au même niveau toutes les œuvres de la dernière période de l'art ogival : mais cette période féconde en œuvres de toute espèce nous a légué des bas-reliefo r^ui le peuvent disputer eu iini,

en élégance, eu délicatesse, à tout ce (jue l'on connaît de phis parfait et de plus re non une en ce genre.

11 y a des tombeaux en marbre et en albâtre, sculptés par des artistes de la Renaiss mre, qui surpassent certa'nement jtar le nombre, la variété et la perfection des basr.liefs les plus beaux sarco|)hages de l'anti- (piilé. Connait-on rien de plus ravissant sous ce rapi)ort (jtie le tombeau «les cardinaux d'Amboisc, à la cathédrale de Rouen; de Louis XII, à Saint-Denis, près Paris ; des princes de Savoie, à l'église de Rrou, près de Rourg-en-Rresse ; de François 11, duc de Bretagne, à la cathédrale de Nantes, etc., etc.?

BASSK-LISSK, — Lsjèce de tissu ou de tapisserie faite de soie et de laine, ([uel(]uefois rehaussée d'or ou d'argent, où sont représentées diverses ligures de personnages, d'animaux, de paysages, ou autres semblables choses. C'est la position du métier à tisser qui fait la ditférence de la bosse-lisse et de la haute-lisse.

RASSIN. — Dans son Glossary ofecclesiastical ornament, M. Pugin donne quelques détails sur les bassins en usage dans nos églises. Autrefois ils étaient communément en argent doré, <n cuivre doré, bronze ou laiton ; ils étaient ornés de gravures à la pointe, de feuillages, de ligures, ou de motifs variés de décoration et couverts parfois d'émaux délicats. Les vases de cette nature remontant à une haute antiquité sont aujourd'hui fort rares. A rai)pui d*'S détails que nous venons d'indiquer sur le système de d'coration des bassins destinés à des usages ecclésiastiques, nous donnerons l'exlrait suivant de l'inventaire de l'ancienne cathédrale de Saint -Paul : Duœ pelves argenieœ cum iinagiiiibus regum in fundis dcauraiœ, et seuils, et leunculis simililer deauralis, de dvno Philippi de Eye, ponderis c. Item duœ pelves arynitcœ cum fundis yravatis, et flosculis ad tnuduin ciu is in circuitu gravatis punderantiOus 171 tuio V viarc. x s.

Inventaire de la cathédrale de Lincoln. — Deux beaux bassins en vermeil, ornés de dix doubles roses, disposées autour d'une rose plus grande, au centre de kKjuelle est uno rose d'argent émaillée. L'un de ces bassins pèse 81 onces, et l'autre 79 onces : ils furent donnés l'un et l'autre par lord Roulf Crombwell ; l'un d'eux a le bec du conduit extérieur en forme de tête de lion. — Item, deux beaux bassins en vermeil, unis, avec une rose enchâssée au milieu de chacun deux. Par derrière sont des armoiries, c'est-à-dire, sur le })remier on voit un écusson d'azur , deux chevrons d'or et trois roses d'argent ; sur le second on voit un écusson d'azur, avec un faucon dor, ajustés dans une rosace ; on lit une inscrqition tout autour. [Monasticon, de Dugdale.j

Dans le livre intitulé : Rites de iahbaye de Durham, on ht que devant le grand autel d«5 cette abbaye il y avait trois beaux et g'-ands bassins suspendus à des chaînes d'argent, le premier en face de l'autel, et les deux autres de chaque cùlé. Ces trois bassins d'argent sont garnis à l'intérieur de trois petits bas-

Kiiis (le cuivre jaun<! : au milieu de ces diTnicrs est une poiiitiî (lcstin(''e à supporter un cier-e qui doit l>iûler jnur et nuit , i)uur marquer aue l'abbaye veille toujours en présence de Dieu.

Les bas.sins les plus intéressants et les jilus beaux que Ton connaisse en ce {^cnre , sont ceux qui ont iHtî représentés dans U i-re- . micr volume des Monuments français inédits de Villeniin. Ils sont du xiii" siècle et ornés d'émaux ma;4iiili<pios. , , , , . .

On voit encore dans VAbregé des anitqui- Ic's nationales, iW :^lillin, le dessin d'un trèseurieux bassin du moyen Age. Ce bassui est de bronze doré, émaillé et ciselé. Il servait, selon les ai)|)arences, à laveries mains ; il y a d'un côté des trous pour laisser écouler l'eau par une petite gargouille , en forme de grenouille. Le dessin de la ciselure est diyisé en diilerents cartouches. Dans celui du milieu est un joueur do liar[)e , monté sur une chaise ; à sa droite, est un chanteur, que l'on reconnaît à un rouleau qu'il tient a la main ; à sa gauche est un joueur de violon. Dans les divisions de la rosace qui entoure le compartiment central, on distingue six figures dans des positions diverses. Dans les coins triangulaires , entre les divisions de la rosace , sont des tourelles , dans le genre du xu° siècle : ce qui coiitirmerait l'opinion que ce magnifuiue bassin appartiendrait au xn' siècle, c'estledcssin compose de dents de scie qui en suit le contour intérieur. BATIÈRE. — On dit que le toit d'un clocher est en bature, l(!rs(ju'il ne présente que deux côtés et ])ar conséquent qu'il a un pignon à ses deux extrémités. Les toits en batière sont assez rares : on n'en trouve guère que sur des clochers antérieurs au xii" siècle. BATIR.— Les auteurs qui ont écrit sur l'architecture distinguent l'art de bâtir de l'architecture proprement dite. Sous la dénomination d'arf de bâtir, on comprend 1 art d'exécuter toutes sortes d'édifices et de mettre en œuvre les différents matériaux propres à leur construction. L'art de bAtir est né du besoin, l'art de l'architecture naquit du plaisir ; la science de la construction provient de l'un et de l'autre, et de l'apphcation des sciences du calcul. L'art debàtir doit ses plus grandes variétés aux différents matériaux que l'homme imagine de mettre en œuvre. C'est de la combinaison de trois manières principales de bâtir que s'est formé l'art de bâtir en pierres, en briques et en bois. Quel- (luefois elles se trouvent réunies daHS un môme édifice , c'est-à-dire qu'on y emploie la pierre, la brique et le bois : dans d autres il .n'entre qu'une seule de ces trois matières. Voy. Aur.uiTE(iruRF- .

J5AT1SSEURS. Voy. Coupouations, Ecoles.

BATON. — On donne parfois le nom de bâton îi la moulure que les architectes appellent tore. C'est une moulure longue et droite comme un petit bâton : on la trouve fréquemment employée dans les monuments d'architecture égyptienne , principalement à la base des c(donnos.

Bato.ns-komvls. C'est un ornement appar-

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