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quelques dessins pillorosquos antérieurs au siuislre. Dans un grand nombre <J'édilict>s religieux, les beffrois n'étaient pas assez iso- Ji'S des murailles, et le mouvement des cloches communiquait au clocher et à une partie du monument un ébranlement funeste.
Le grand art qui doit jirésider h rétal)lissement du beffroi cousiste à ajuster ensemble les pièces de charpente dans un assemblage lelJement parf.iit, (ju'en les posant sur des pièces de nois perpendiculaires, l'i^scillation des cloches se fasse sentir le moins |iossible aux nmrailles. On a réparé en ces derniers temps plusieurs bellVois d'une manière tièsingénieuse Nous signalerons s|)écialement ceux de la cathédrale de Tours, de la cathédrale de Sens et de la Trinité de Vendôme. Cette réparation est d'aulant [dus remarquable, qu'elle est plus sinqile et qu'elle annule h peu près romplétenient le mouvement de la cloche, dans ;;esf;'!cheux effVls sur les murs, dont, autremeiit. les ciments se détachent et les pierres s'égiènent à la longue. Voij. AiGL'ii.i.E, Cloche.
BE\iA. - Mot grec, synonyme de sanctuaire; il a été aussi quelquefois employé pour désigner un ambon, ou le siège de l'évoque au fdud de l'abside.
BÉNÉDK/nON. — L'usage de donner la bénédiction au peuple en étendant les mains et en prononçant des paroles qui expriment les souhaits que l'on lait, est très-ancien. 11 en est parlé d.ms saint Ambroiseet saint Jérôme, dans les anciennes liturgies grecques, dans les conciles d'Agde, d'OrléaiiS, dans le IV' de Tolède. Walfrdus, Beinon, Burchard, en font mention. Jean-Ba[itiste Scortia, jésuite, croit, avec saint Isidore, Jansénius de Gand, et plusieurs savants interprètes de l'Ecritiire, que celte coutume est venue des Juifs.
Dans les monuments iconographiques, les pontifes ont été figurés donnant la bénédicdiction, s it à la manière latine, soit à la manière grecque. Dans le premier cas, l'évèciuo étend trois doigts de la main droite, en mémoire de la Trinité; il ferme les deux autres doigts. Dpns le second cas, comme cela se pratique chez les Grecs, l'es èque et le prêtre posent le pouce sur le doigt annulaire ou quatrième doigt et courbe l'index sur le grand doigt ou médius, de manière à représenter le X ellep, les deux premières lettres de xpistoi, Jésus-Christ étant la souîce de toute bénédiction dans l'Eglise.
BÉNITIER. — L Les basiliques et les églises primitives étaient précédées d'une cour ou atrium, où se tiouvait un bassin rempli d'eau vive pour les ablutions. Comme nous l'avons dit à l'article Basilique, ce bassin contenait de l'eau qui souvent était bénite : il fut plus tard transporté sous le nnrihex ou porche, et môme quelquefois à l'intérieur de l'église. La coutume de placer le bénitier de cette manière prévalut à l'é'poque où l'usage de se laver les mains et le visage, avant d'entrer à l'église, tomba complètement en d^»suétude. Les cérémonies ou coutumes liturgiques sont liées les unes aux autres. Lors-
que les fidèles ne prièrent plus les mains étendues et apparentes, ils cessèrent de se laver les mains h la porte des églises.
On trouve assez rarement des bénitiers en pierre de l'époque romano-byzantine. Ils ressemblent alors aux cuves baptismales. On rencontre même assez souvent dans certaines églises des fonts baptismaux antiques transformés en bénitier. Ônehiuefois aussi, le b('nilicr n'est autre chose qu'un vieux chapiteau ou un tronron de coloinie creusé, provenant de l'église {îrimitive, ou de celle qui a précédé l'église qui sert actuellement au culte. On voit aussi parfois des séi)ulcres anli(jui s ou romans consaciés à cet usage.
Ou voyait autrefois dans l'église abbatiale de Saint- Mesmin, à deux lieues d'Orléans, dit M. l'abbé Pascal, un bénitier en marbre, autour duquel était gravée l'inscrij-tion grecque suivante :
ISn"O^ANOMIIMATA:\l n:\IONANOTIN.
«Lave tes péchés, et non pas seulement ton visage. » Une particularité très-remanpiable caractérise cette inscrijition : c'e^t qu'en commençant par la gaucho on par la droite, on retrouve les mêmes termes.
Autrefois, dans l'Angleterre catholique, le bénitier se plaçait à l'entrée de l'église, sous une petite arcade ornée de moulures nombreuses et élégamment groupées. Sous cette arcade plus ou moins profonde, on plaçait un vase contenant l'eau bénite : ce vase était en pierre, en marbre, en plomb, en argile, ou en autre matière solide. Au fond de la niche et au-dessus du bénitier proprement dit, on mettait parfois une statuette de saint. Aujourd'hui, dans celte même Angleterre, qui a renié la foi de ses ancêtres, le bénitier a disparu des églises bâties par des mains catholiques, et occupées présentement {)ar les prétendus réformés. On en trouve néanmoins encore quelques vestiges dans certains édifices religieux, comme au portail méridional de l'église Cotton, dans le pa.. s de Cambridge ; au porche septentrional de l'église de Toriiham, comté de Kent, on remarque un bénitier de cette espèce dans un bon état de conserva ion.
En France, il en existe un fort intéresjant dans l'ancienne cathédrale d'Auxerr,'. Nous eu avons observé plusieurs auti es, soit portés sur des {)édicuies, soit tixés dans la muraille ; mais ils no remontent pas au delà du XV' siècle.
11. Quant aux vases destinés h contenir de l'eau bénite [)our faire les bénédictions et les aspersions dans l'église, ils sont également fort rares. Les bénitiers portatifs sont moins anciens que les bénitiers fixes. Les plus beaux modèles sont ceux que l'on voit dans les peintures duxv' et du xvi' siècle. Ils sont tous en métal, et quelques-uns sont ornés de feuillages et de dessins de fantaisie.
Le Glossaire d" architecture publié par AL Henri Parker en renferme un dessin fort curieux. Le vase est orné de quatre grandes rosaces, au centre desquelles on voit deux figures et deux fleurons. Les rosaces sont encadrées dans uneesi)ècedeguirlanJe cuui-
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j:(«s(''0 tl(! {(•iiillos (rcati. Les roins libres on Iro les ros-icos sont remplis \ku de belles l'cuilles h trois divisions. Lt^ pied, foi-mé de moulures en saillie les unes sur les autres, s'ajipuie sur ([ualrc! corps d'animaux à demi eny-i.ués dans la base, et (]ui rcssembleni îi <|i's liotis. Knfni, Taiisoi qui sert à porter le b/'iiitier est en forme d'areade trilobre, et la I ailie centrale du trilobé est ornée d'une bandelette qui s'enfoub; tout antour.
HI':K(:I":AU ( Voitk un ). — La vuille en b -rceau est celle (pli est ronde et à i)le;n cintre. On a[)pelle bercent surbaissé, une voilteplus basse qu'un demi-cercle, et berceau surhaussé, une voû:e qui excède en hauteur un di'mi-cercle. Les autours donnent une dé.inition ditlerente de celle que nous venons de rapporter. Ainsi l'Encyclopédie, tom. II, art. lierccan, détiiiit la voûte en berceau : « Voûte cylindritpie non interrompue, dont le cintre est formé par une courbe ([uoloonque, et qui ])orte sur deux murs palallôles. » Cette tiernière délinilion est j)lus générale que la première, et s'ap^ilique à des voûtes ogivales, qui ne sont pas d'arôle, comme on en voit un bel et curieux exemple à l'église de la (Iharité-sur-Loire. Il y a un assez grand nombre <le voûtes en berceau, durant la période romano-byzantine, dans les monuments religieux. Nous en avons vu beaucoup (iai.s les égl.ses du centre de la France, soit daiis les cryptes, so!t dans les nefs su[iérieures. Nous citerons un exemple de vonte ronde et à plein cintre à l'église de Preuilly, en Tourairie,dont n. us avons donné la deseViption à l'article Abbatiale ( Yoy. ce mot ). A nsi, ces d -ux exempb'S, celui de Preuilly et celui de la Charité-.^ur-Loire, présentent les deux types les plus tranchés de la voûte en berceau à plein cintre, et de celle à ogive. Voij. Voûte.
BESANT. — Besant est un terme de blason qui désigne un disqie rond d'or ou d'argent; les besantsdecouleur sont a) pelés tonneaux. Par analogie, on appelle bcsanls, des disques sai lants sculptés sur les archivoltes romanobyzantines.
"BÉTYLES. — Monuments druidiques comparés aux monuments des plus anciens peuples de l'Asie, pailiculiôi'ement des Hébreux. Yoy. Diu iniyiE.
HiENSÉANCE (en architecture). — Vitruvc in(li(pjc trois sortes de bienséance enarchiti'cîure. La première, celle qui est relative h la nature des édifices et à la qualité des ôtres ou des personnes pour lesquels ils sont élevés, exige que l'on proportionne à l'état de ces [)ersonnos la richesse des habitations. La Sicondc sorte de bienséance est relative à l'accord li'un édilice et à celui que ses dilférentes parties doivent avoir entre elles : sous ce pointdo vue, bienséance veut dire accord, harmonie. La troisième espèce de bii^nséance est celle de l'usage ou de riiabitude ; elle a rapport aux objets ipi'un long usage a consacres, et dont on ne doit point se permettre de changer les foi'incs ou la di.sposilion.
Dans la construction ou la réparation des
monuments du étions, on no saurait trnp vivomeiil leconnuander aux architectes niodernos do rospoclerles lois de la bienséance artisti(juo. Rion n'est ?i déplorer dans nos églises plus ([ue l'oubli ou le mépris des vieilles traditions consacrées par l'usage de longs siècles. Etre lilèle à la bienséance en arcltilccture, en pareille ciiconstance, e'est suivre la voie tracée par les maîtres anciens; c'est conseivor à nos é.lilices religieux cot enstMuble plein d'un lé et dliarmoide qu'ils doivent à leurs londatcurs et à leurs constiLicteurs p.imilifs. Vuy. Convenance.
BILLETTES. — Petits tronçons de tore, ou bouilin, ou bàlon, dont l'architecture romano-byzantine fait un usage fréqwent d.ms la décoration des arcliivoites et dans le mélange des moulures d'ornementation. Les biliettes sont quelquelbis isolées ; le plus souvent elles sont rangées sur deux lignes, do manière que les saillies de ja première ligne répondent aux vides de la seconde. On a trouvé (}U( Iquefois des billettes carrées ou à plus-leurs pans. Nous citerons sous ce rapport le chœur de la cathédrale do Lincoln, en Angleti'ire. To/y. Batox-rompl.
BISEAU. — On a[i[)elle biseau ou chonfr, in une surface incl.née, ou plate-bande, faite par laièle rabattue d'une pièce de bois équarrie, ou de l'angle d'une pierre taillée. C'est ainsi que dans les premiers temps de rarchileclure ogivale les fenêtres et leurs meneaux sont taillés en biseau à leurs angles, aiin de former une sorte (révasement. On en voit un exemple bien marqué aux fenêtres, -ibsidales (le la cathédrale de T(iUrs. Les prohls taillés en biseau donnent à l'arcliitectuie un caractère de force et de sévé.ité.
BLANCHIR. — Blanchir se dit d' s procédés qu'on em[)loie pour redonner à un édifice sa première blancheur et la fraîcheur de la nouveauté, que Je temps lui a fait perdre. Le procédé le plus coûteux etlei)lus ollicace consiste à regratter les murs, c'esl-ii-dire à emporter leur su])oriicie au moyen du marteau et de la lApe. Ce procédé, qui tend à altérer les membres délicils de l'architecture, surtout la finesse d^'S ornomonls et des prohls doit être sévèrement proscrit dans la reslauialion des édilices religieux, bAlis au moyen âge. Le procédé le j>lus ordinaire, le p.lus expédilif et le moins coûteux, consis'o à passer un lait de chaux sur l'édiUce qu'on vent blanchir, et ensuite une ou plusieurs couches de blanc à la colle. L'inconvénient de ce procédé est d'obstruer les détails des oinements, d'ôter aux piofils leur vivacité, d'arrondir les angles et de donner de la pesanteur à l'architcîcture. Ce [)rocédé doit êlie proscrit aussi sévèrement tiue le premier. \'oy. Bapigeon.
BLASON. Voy. Armoiries.
BLOCACE. — Construction formée par l'agrégation de petites pierres ou de menus moellons ma(;onnés à bain de mortier. On em[)loie le blocige dans la construction des muis très-épais, pour rempUr l'intervalle entre leurs paiomerits com[)osés de pierres de taille ou do moelions picpiés