ET DE PALE0!«T0L0G1£L
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qui De fui complélemenl dévoilé que lo troisième jour (567).
Je tiens à faire Toir que sans toucher à la foi, l'espace ne manque pas pour tout ce que la géologie moderne pense avoir le droit de demander. Je tiens à montrer (et les grandes autorités que je yiens de citer me rassurent parfaitement sur ce poinl} que tout ce qui a étéréclaméf demandé par cette science, a été accordé autrefois par ces hommes qui furent rornement et la lumière du christia* aismeprifflitif, et qui, assurément, n'auraient pas sacrifié une lettre de TEcriture.
« Hais TOUS me demanderez : Qu'est-ce qui rend nécessaire ou utile de supposer «insi quelque période intermédiaire entre l'acte de la création et Tarrangement des cho^s créées telles qu'elles existent maintenant? D'après mon plan, je dois tous ei<* pliquer ce point, et je vais essayer de le faire avec toute la brièveté et la simplicité possi* hies. Depuis peu d'années, un élément nou- Teauet fort important a été introduit dans l'obs^rTalioD géologique, je Teux dire la découverte et la comparaison des débris fossiles. Tous mes auditeurs savent déjà sans doute que dans plusieurs parties du monde on a trouvé des ossements énormes que l'on aTait coutume d'attribuer h l'éléphant, ou mammouth, comme ou disait d'après un mot sibérien qui désigne un animal souterrain fabuleux. Outre ces restes et d'autres semblables, de vastes accumulations de coquillages et des empreintes de poissons dans la pierre» oomme à Monte-Boica, ont été décourertes dans tous les temps et dans tous les pavs. On était dans l'usage de rapporter tout eela au délu^ et d'y voir une preuTe que les eaux avaient couTcrt le globe entier et détruit toute Tie terrestre, en même temps qu'elles aTaient déposé les productions marines sur les continents. Mais peut-être me croirez-TOUs à peine, si ie vous dis que pendant plusieurs années fa plus vive controverse fut agitée dans ce pays-ci (en Italie) sur la question de savoir si ces coquillages étaient des coquillages réels et avaient autrefois renfermé un animal ; ou bien si ce n'étaientque des productions nalurelles,formées |iar cequ'onapi>elaitune puissance plastique île la nature, imitant les formes réelles. Agricola, suivi par le judicieux Andréa Mattioli, affirma qu^uoe certaine matière grasse, mise en fermentation par la chaleur, produisait ces formes fossiles (568). Mercati , en 1574» soutint obstinément que les coquillages fossiles recueillis au Vatican par Sixte-Quint, étaient tout simplement des pierres qui
(567) S. Basu.., Hexamer.^ hom. 2; Paris, i6IS, p. 23; S. C^SAftics, Dial., i, Bihlioth. Pair. Gala.A«»i; ¥eo., 1770, t. VI, p. 57 ; Oriceh., Periétrck.^ lib. IT, c 16, 1. 1"; p. 17i, édiL Bénéd.
(568) f Agriciila sognava in Germania che alla iDrmaûoae di questi corpi fosse concorsa non so anal BUleria piugtie, aie^sa in fermeoio dal calore. Andréa MaUîoli addotlo in Italia i ni'desimi prefindîij. > (BnoGcai, Conchioiogia fo$êile ênbapenmifm, U I*", MUan, 1814. p. v.)
avaient reçu leur configuration de TinOnence des corps célestes (569;; et le célèbre médecin Fallope àssnrsLxX que ces coquillages étaieni formés partout où on les trouvait ^ par le mau^ vement tumultueux des exhalaisons terrestres. Et même ce savant auteur était si opposé à toute idée de dépôts, qu*il soutenait hardiment que les fragments de poterie qui forment le singulier monticule connu de tous tous sous le nom de monte Testaceo, étaient des productions naturelles, jeux de la nature contrefaisant les ouvrages de Tbomme (570). Tels étaient les embarras auxquels ces nommes zélés et habiles se trouTaient réduits pour expliquer les pbéuomènes qu'ils avaient obsenres«
c A mesure que Ton obserra avec plus de soin et d'attention l'ordre et les couches dans lesquelles on trouvait ces restes d'animaux, on s'aperçut qu'il existait un certain rapport entre ces deux choses. On remarqua encore
3ue plusieurs de ces restes étaient enseyeti& ans des situations où l'action du déluge, si Tiolente et si étendue qu'on la suppose, ne saurait avoir pénétré. Car nous devons sup^ poser que cette action s'est exercée à la sur* iSace de la terre et a laissé sur son t^ssag» des signes de perturbation et de destruction, tandis que ces restes d'auimaux ont été trouvés au-dessous des stralîticatioqs qui forment l'écorce extérieure de la terre ; et ces^ couches reposent sur eux avec tous les symptômes d'un dépôt graduel et tranquille. Ensuite, si nous rapprochons ces deux observations l'une de l'autre, en supposant que le* tout ait été déposé par le déluge, nous de* vrons nous attendre à trouver ces débris fossiles dans une confusion complète, tandis qu'au contraire nous cTécouvrons que la coucne la plus basse, par exemple, présente une classe particulière de fossiles ; \nxis les couches qui sont superposées contiennent également des classes tout à fait uniformes do fossiles, quoique dans plusieurs cas ces fos^ siles diffèrent de ceux des dépôts inférieurs» et ainsi jusqu'à sa surface. Cette synétrie de déposition pour chaque couche, tandis qu'elle dinère des précédentes, suppose une succession d'actions exercées sur des matériaux divers, et point du tout une catastrophe coifvulsive et violente* Mais cette conclusion parait mise hors de doute par une découverte encore plus inattendue. Tandis que dans les terrains meubles et partout où le déluge est supposé avoir laissé des traces, nous trouvons les ossements d'animaux appartenant k des genres qui existent actuellement; parmi les fossiles ensevelis h de plus grandes profondeurs rien de semblable ne se découvre.
(569) c Egli niega che le conchiglie b|Mde faUa sieno vere conchiglie, e dopo nn lungbissimo dis-> corso sulla materia e sulla forma sosianziale eoiic'hiode che sono piètre in cotai gnisa coiifigarate dair influenza dei corpi celesii.i (/oid., p. \ni.)
(570) Concepiscc più faciloiente cbe le cbioedola iropietrite siano state generato sul luof|0 dalla fermenlazione, o pure cne abbiano acquistata queU«> fonna mcdianic il movînicnto vcrticoso délie lazioiii terreslri. » (P. vi.)
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DICTIONNÂIBE DE COSMOGONIE
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Au contraire^ leurs squelettes nous tepr^seutent des monstres qui, considérés dans leurs dimensions et dans leurs formes, n*ont pas môme d'analogue parmi les espèces actuellement existantes, et paraissent avoir été incompatibles avec la coexistence de la race humaine.
. « Cette dernière considération mérite quelques explications, parce qu'elle préparera ceux qui n'ontpas étudié cette science & comprendre ces dé:'.ouYertes récentes. Des personnes s'étonneront peut-être qu'à l'inspection de quelques os brisés, on puisse former un jugement sur les animaux auxquels ils appartenaient. U y a quelques années ce problème n'aurait-il pas paru absurde ; reconstruire un animal d'après un de ses os l Et cependant, nous pouvons le dire avec vérité, il a été résolu de la manière la plus complète. H n'est peut-être pas nécessaire d'observer que rinuividualité de chaque espèce d'animaux est si parfaite, que chaque os, presque chaque dent, est suflisamment caractéristique pour déterminer ses formes. L'étude approfondie de ces variétés et les résultats analogues auxquels elle conduit touipurs, furent la base sur laquelle Cuvier posa Ld merveilleux édifice de cette nouvelle science. Les habitudes ou les caractères des animaux, comme j*ai déjà eu occasion de le i^emarquer^ impriment leurs particularités sur chaque portion de leurs formes. L'animal Carnivore n'est pas tel seulement dans ses griffés ou dans ses serres; chaque muscle doit être proportionné à la force et à l'agilité qu'exige sa manière de vivre, et chaque muscle creuse une cavité correspondante ilans l'os qu'il embrasse ou sous lequel il
I)asse. Rien n'est plus curieux gue les anaogies convaincantes quoique inattendues, par lesquelles Cuvier conurme sa théorie; car il montre un rapport constant et toujours
Eroportionné entre des parties oui ne semient avoir aucune connexité, telles que les pieds et les dents.
« Cependant lorsqu'il commença à appli-
3uer ses principes d anatomie comparée aux ébris d^ossements extraits des carrières de Montmartre» il découvrit bientôt qu'on ne pouvait les rapporter à aucune espèce actuellement existante sur le globe. Mais les principes scientifiques qui le guidaient étaient si certains, qu il répartit facilement ces ossements entre différents animaux suivant leurs dimensions et leursstructures diverses; et il prononça qu'ils représentaient des animaux de la classe des pachydermeSfOn à peau épaisse, et très-étroitement alliés au tapir. Il distingua deux genres, découvrit môme plusieurs subdivisions, et leur donna des noms appropriés. Il donna aux deux genres les noms de polœotbtrium ou ancien animal,,
(571) Voyez ses principes dans VExtrait if un ouvrage sur les espèces de quadrupèdes dont on a trouvé (et osumenls dans rintérieur de la terre^ p. 4 ; dans «on discours préliminaire des Recherches sur les os • ^fiifi. foss.^ V. I, p. 58, publié aussi séparément. Voyez encore vol. IIl, p. 9«ct suiv.,pour les procédés suivis da^ns la création, comme il dit, des nouveaux genres
et anoflothtrium ou désarmé, parce quelua était distingué de l'autre par le manque de défenses. Ces résultats ne doivent pas nésDraoins 6tre considérés comme de pures conjectures : car, lorsqu'on a en le bonheur, après (^u'il eut construit à l'aide de semblables analogies le squelette d'un animal, de découvrir un squelette entier ou une partie que l'on ne possédait pas encore,onatrouTé qu'il avait eu constamment raison dans ses suppositions, et je ne pense pas que dans du seul cas on ait eu besoin de modifier sa reconstruction conjecturale (571).
« Dans quelques occasions les naturalistes ont été assez heureux pour découTrir la dépouille de ces monstres, dans un état assez complet i)our dispenser du laborieni procédé que je viens de vous expliquer. Lîspagne, par exemple, a été de bonne heore en possession d'un squelette presque coioplet du megatherium^ comme on rappelle maintenant ; il fut envoyé de Buenos-Arres. en 1789, par le marquis de Loreto, et déposé dans le cabinet de Madrid ; Juan fiautisti Bru publia des planches qui le représeo* tàient. D'autres fragments, etmèmeuneportion considérable aes ossements du méirie animal, ont été depuis apportés en Anjle* terre par M. Parisfi, et présentés par loi as Collège royal de chirurgie ; par bonheur ils servent en grande partie i remplir les ^es du spécimen de Madrid (572). Nous êfous ainsi un animal avec la tMe et les é|»^Qles du paresseux, et cependant avec des nembres et des pieds qui tiennent le milieu enlre ôeux de Tarmadille et du fourmilier. Mais en même temps il doit avoir égalé les éléphants de la plus haute taille, car il avait 13 pieds de long et 9 de haut.
# Plus étranges encore sont les classes dViniroaux alliées aux sauriens ou lézards; les énormes dimensions et les formes presque chimériques de quelques-uns d entre eux seraient a peine conçues par rimaginî- Cion. Le megalosaurus^ comme rajustement nommé le docteur Buckland, avait au mm 30 pieds de long, et même à en juger d'après le spécimen trouvé dans la forêt de Tiljcaie dans le Sussex, il parait, toute réductioo &ite, avoir atteint la longueur efl^ayanle de W ou 70 pieds (578). Vtchthyosaurus ou léanlpoisson, quand il fut découvert en partiei présentait de si étranges anomalies, que Ion pouvait h peine supposer que ses membre appartinssent au même animal. Ce at w qu après des découvertes répétées queCortybeare et de La Bêche produisirent un animal avec la tête d'un lézard, le corps dun Eoisson et quatre nageoires au lieu de pattes. a taille de quelques-uns de ces monstres doit avoir été énorme, comme les spécimcDS du muséum britannique peuvent le prouver
- (572) Voyez une plandie indiquant les pir^ suppléées par chacun de ces spcciinei», ^^l*'., Geohgical Transactions^ nouTcltes séries, ym .^ 1835, planche xliv, avec une description deî«w« par Bf . Clift, p. 437.
(;;73) Ibid,, vol. l, 1823, p. 391.
ET DE PALEOXTOLOGIK.
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aux ohsenàleuts. Plus faalastiqae encore est la Ibrme du pUsiQsaurus ou» comme on le nomme maînlenant avec plus d'exactitude^ emalioêOMruêj ou lézard marin, qui, aux caractères remarqnés dans les autres, joint un cou plus long que celui d'aucun cygne, à reitrémité auquel est une tres-petile tète (574). Enfin, pour ne pas tous arrêter plus longtemps à ces explications, on a découTert un autre animal bien plus extraordinaire, et je pourrais presque dire fabuleux. CoTier lui a donné le nom de piérodaeiyle^ C'est lui qui le i>remier détermina les caractères de cet animal d'après undessla de Collini ; il eut la satisfiietiOB de roir ensuite sa décision confirmée par plusieurs spécimens. U déclare cet animal le plus étrange de Tanden monde: car il arait le corps d'un reptile ou lézard, arec des pattes excessivement longues, manifestement formées comme celles de U cbanTe-souriSy pour déoloyer une membrane au moyen de laquelle il pourait Toler; puis un long bec armé de dents ai^ës; et il doit aroir été couvert non de poiis ni de plumes, mais d'écaillés (575).
m Ces exemples , entre bieji d'autres , peuvent suffire pour vous laire roir que les espèces d'animaux que Ton a trouvées ense- Telies dans la pierre calcaire ou dans d'autres roches, n'ont pas de types correspondants dans le monde actuel ; et si nous tes opposons aux senres existants trouvés dans les couches plus superficielles, il nous faudra conclure que les premiers n'ont pas été détruits par la même révolution qui enleva les derniers de la surface de la terre, à l'exception des couples conservés par l'ordre de Dieu.
. % Quelques naturalistes, malgré les avantages que nos géologues ont tirés des fossiles, même dans la comparaison des couches minéralo^ques, ont persisté à les exclure de la géoloçie comme étrangers à la science (576). Mais il est impossible de fermer les yeux h la nouvelle lumière que ces découvertes ont répandue sur son étude, et par conséquent de'négliger la considération des rapports que I« seîfrnce ainsi élargie soutient avec les récits de l'Ecriture; et puis, quoique notre conclusion puisse paraître négative, elle est, ce me semble, d'une haute importance : car le premier pas dans la connexion d'une science avec la nivélation, après Qu'elle a passé la période tumultueuse des théories informes et contradictoires, est que ses résultats ne soient point opposés à la révélation ; et c'est là dans le lait une confirmation positive. Car, ainsi queje le démontrerai d'une manière plusap- |irofondie dans me a dernier discours, la manière édatante avec «aquelle l'histoire sacrée^ soumise à Texamen des inrestigations les plus diverses, défie tous leurs efforts de dé-
(»74) Voir CeologUal Tramiacltûnê^ voL I, |>p« 43,
i.^75) OêtemaUs fouiU$^ \o\. \\\ p. 56; vol. V, pari. IL» p. 379; mc la Bêchc, dam les Tran$aeiioMS ^épU^iqu$^ vol. Ul. p. il 7.
(576) Par exempl**, le docteur Hac Cullocli, daus
couvrir en elle aucune erreur, forme, par l'accumulation d'exemples variés, une preuve positive extrêmement forte de leur inattaquable véracité. Ainsi, dans le cas présent, SI l'Ecriture n'avait admis aucun intervalle, entre la création et l'organisation du monde, mais qu'elle eût déclaré que c*élaient des actes simultanés ou immédiatement consécutif, nous eussions peut-être été embarrassés pour concilier ses assertions avec les découvertes modernes. Mais au lieu de cela elle laisse un intervalle indéterminé entre les deux, et même elle nous apprend qu'il y eut un état de confusion et de lutte, de dévastation et de ténèbres; elle nous montre la mer dépourvue d'un bassin convenable et couvrant ainsi tantôt une partie de la terre, tan* tôt une antre ; dès lors nous pouvons dira avec vérité que le géologue lit dans ce peu de lignes l'histoire de la terre, telle que ses monuments l'ont établie : une série de déchirements, d'élévations et de dislocations; des irruptions soudaines d'un élément que rien n^enchatnait, ensevelissant des générations successives d'animaux amphibies; un abaissement subit des eaux, calme, mais inattendu, embaumant dans leurs divers lits des myriades d'habitants aquatiques (577) ; des alternatives de terre et de mer, et de lacs d'eau douce ; une atmos|ihère obscurcie par d'épaisses vapeurs carboniquesqui, absorbées graduellement par les eaux, s'edaircirent et produisirent les masses si étendues des formations calcaires, iusqu'à ce qu'enfin arrivât la dernière révolution préparatoire i^our notre création. Quand la terre fut suffisamment brisée pour cette magnifique diversité que 0ieu voulait lui donner, et pour produire ces points d*arrêt, ces barrières que les desseins providentiels avaient d4:^i(^és, Tœuyre de ruine fut suspendue, du moins jusqu'^au jour d'un plus grand désastre \ et la terre domeura dans cet état d'inertie léthargique dont elle fut délivrée par la reproduction de la lumière et l'cBuvre subséquente des six jours delà création, m
Mgr Wiseman continue la démonstration de sa thèse en Taupuyai it sur les influences dynamiques ou forées intérieures qui ont déterminé le surgissement des diverses cbaines de montagnes, qu'il regarde avec M. £lie de Beaumont et tous les géologues comme lacausedes révolutionsde lasurlacodu g[!obe, par les changements que leur formation a opérés dans les limites et le régime des mers, des Jacs, des fleuves, etc. Nous croyons inutile de citer ici ces nouveaux développements et nous pensons que Texlrait oui iirécède suflit bien pour prouver que M,^ NViseman s'est prononcé en faveur de Tbypothèse qui rejette les créations des végétaux et oes animaux des temps géolotn-
80D SysleM of Geolûçg, wiUk a tk€or§ of ^ eartk Loiidoii, 1831, vol. 1« p. 430.
(577) Voir »e La BfcCBE, (|ui a très-bien traité ce
Kint dans ses Rtsearches tuio theoretical Ceoloff, mdon, 1834, cbap. H, p. 242.
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DICilONNAIRE DE COSMOGOr^lE
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ques, aTOc la formation du ciel et de la terre, au delà da point de départ de la narration mosaïque (578).
Concluons par une dernière considération sur la nature du récit sacré.
Si nous cherchons è nous rendre compte du but que s*est proposé Moïse, dans le rCcit de la création, nous ne pourrons dou* tefr a\ïil n*ait voulu surtout prémunir les Israélites contre l'idolfltrie des nations qui les entouraient. On sait que, dans ces Ages reculés, princif>a1ement en Orient, cette iaolAtrie consistait dans le cuite et Tadoration de la terre et des éléments, du soleil, de la lune, de ces corps célestes, pleins de magnificence, qui se meuvent avec une si harmonieuse régularité dans Tespace, et qui paraissent remplir un rôle si important dans révolution de tous les phénomènes de notre monde (S79). Rien n*était donc plus propre è détourner un peuple déjà si enclin à sacrifier aux dieux étrangers, que Je proclamer que ces glot>es et ces astres, et tout ce qu'ils renferment, sont Touvrage d'un créateur unique et tout-puissant, à qui seul doivent être rendus toute gloire i*t tout hommage.
L'objet des communications divines fiiites à Moïse a donc été de nous donner des lu« mières morales, de fixer nos convictions religieuses, de nous donner des règles de conJuite, d'établir des dogmes ou d'imposer des devoirs, conformément aux vues que Dieu s*est proposées toutes les fois qu'il s'est manifesté aux hommes par des révélations, mais nullement de nous ensei* gner les sciences phjsiaues et naturelles, et de nous révéler les (ois par lesquelles il a créé et gouverne l'univers. Qui ne comprend que de telles révélations scientifi-
(578) Parmi les âdTcrsaires de cette interprétation présentée |Mir M||r Wiseman, Desdouits. Buckbnd, Cbalmers, etc., il faut compier M. l'aboé Maiipiêd dans SOR livre : Dîm, Vhamme et k monde (1851), M. Maiipied prétend que des éerivmm catholi^ueê oiU eopié el mû en avant u »ifstème d'interprétation êom dtuuuion^ tans examen^ etc. Sans accepter celte décision nn peu tranchante, nous dirons qne ces écnvaim ont mieux fait de se ranser dn côté de deux illustres savants, comme Buckiand et Mgr Wi*^ setnan, qne d^masiner des théories aussi excentrîqnes one celles de II. Maupied à la solte de M. Cbaubard < Voy. ce mot) et du P. Debreyne (f^09..ee mot). Ces éerivaim catkotiqutê dont M. Maupîed parle avec tant de dédain, sont las des systèmes cosmogoniques h&tis sur la Genèse ; on les compte par centaines, el les derniers venus, comme celui de M. Tabbé Maupied ( Vou. ce mol), ne sont pas les moins propres à les en dégoAter. Ayec une miasi* nation un peu folle, rien ne nous paraît plus facile que de faire une bypotlièse transcendante sur le premier chapitre de la Genèse: mais les romans, même f^eientittqaes et bibliques, ne sont pas du goût de tout le monde.
(579) € Us sont vains , tous les hommes en qui n'est pas la science de Dieu ; car ils n*ont pu, des hiens qui paraissent, s'élever k comprendre celui qui est ; ils n*ont pas, en considérant les œuvres, connu qnel clait Tonvricr.
< Mais le feu, le vent, Tair, la multitude des étoiles, Fabime des eaux, le boleil, la lune, voilà ceux
ques dépassent les Ibrces de lliomne damt les conditions physiques et morales où il est placé ? Il ne s*agit de rien moins, eo effet, que d*embrasser dans ce qu'elles ont de plus intime toutes les œuvres et toates les voies de l'intelligence infinie. M'esi-ct pas demander une communication de l'omniscience? Quel que soit, en effet, le point de la science des opérattous divines auquel Thistorien sacré se serait arrêté, on aurait toujours pu accuser son récit d'imperfection ou d oubli pour Jes choses qu'il anrail passées sous silence. Ainsi, il n'aurait pu se mettre fc l'abri des reproches que jmr une révélation complète de tout ce qu'il va de mystérieux dans les mécanismes des mondes matériels et dans les forces. qui Its mettent en mourement. Mais alors, au lien de quelques chapitres, il lui anrail fallu écrire une encyclopédie des sciences d'une étendue e( d'une profondeur telles, que tout le génie du savant le plus universel pourrait à peine s*en flaire une idée. 11 j a donc une véritable déraison à vouloir trouver, dans le livre sacré, une histoire complète et détaillée des opérations de ia toute-puissance créatrice, lesquelles appartiennent à des époques et à un état de choses qui n'offrent aucun rapport direct ^m res()ece humaine. N'est-il pas d'ailleurs érident que l'imperfection du ianga|$en*aurait jms même permis de les décrire? (r«)f.
BUCKLAND, JOVRS-FÉRIODKS, OtC.)
JOSUÉ , son déluge. — Voy, DEBunii Chaubard.
JOUUS PÉRIODES. — Vers la fin du de^ nier siècle, & raction du déluge auquel ou avait rapporté généralement jusque-là l'eU' sevelissement des fossiles dans tes couches du globe» on substitua un système nouTeao,
qii*ils ont crus les arbitres da monde.
c Si, entraînés par leur beauté, ils les odI regv^ des comme des dieux, qu'ils appreaneDt couibieiie4 plus beau leur dominateur, puisque, souree ^ ^ beauté, il les a créés tous;
c Et s'ils ont admiré la force et le pouvoir des créatures, qu^ils comprennent par là combies «( plus puissant et plus fort celui qui les a faiitt. * (Sap. xiii, 1,2,5^4).
' Le sabéisme était la religion de la plupart des peuples de rOrient. Ce mot vient de tuba, Tuis^ (armée), et désigne les adorateurs de Yarmée ^ deux.
Ce qui vient confirmer encore le sentiment (|M nous émettons ici sur le but que Moisc avait en tuCi dans le récit de la création, cV'st son insistance à recommander , presoue à chaque naee de la Loi, dlionorer la cessation oe» wuvres du Trés-Haiii pf jj cessation de tout travail mautiel le septième jour de chaque semaine. Vntlà, disait-il aux Israébics^ w m«f^H« à laquelle on reconnaîtra le peuple de Oie*. {Exod. XXXI, 15). En effet, ce repos religieui fU»* une profession expresse de rctoiuiuitre rœ4ivre <ic> six jours, de rejeter réteruité du monde, et de k regarder le soleil, la lune el tous les êtres divinise dans la nature par les Egyptiens, les Arabes et » Chaldéens, que comme des masses de matière qm n'avaient d^action et de beauté que ce oiril a^i' P à rEternel de leur en donner |>our Je «rvîcc de» crâlures ifitcili gril les.
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ET DE PALEOtiTOLOGIi;
celui lies p^fiodfi» indéfinitst souieou prin* cipalement parDelac (Voy. ce mol)» et oui consiste à regarder les six jours de la création comme autant de périodes d'une durée indéterminée. Cette opinion acquit un cer* tain crédit après les travaux de Guvier oui pourtant) dans son Diêcoun $ur les révolu^ tUns du. globe (p. 129), se défend d'admettre des créations successives. Cependant il revient .tant de fois sur ces époques, sur la différence entre la création actuelle et les créations anciennes (Diit.f etc., p. 2; 329; ^3 , etc.) (full est impossible de ne pas y sa véritable pensée. Quoi qu'il en soit, logues, qui veulent absolument trou* système cosmogonique dans le preûtre de la Genèse^ continnent d'àce svstème, malgré les nombreuses 'es objections dont il est passible, et lent au texte sacré qu'il torture [rangipent, et du côté des laits de la science kvec Isuelle il ne peut se concilier.
lyssinous, dans sa conférenre sur le déjpie, n'a pjêb pea contribué à faire adoflflr cette opinion par quelques tbéolo* Dans ce discours, le célèbre orateur m tout le système géologiquede Cuvier ^s termes r « Si l'on regarde chacun des j^rs de la création comme une époque indé* ^pmiuée, qui peut savoir quelles modiications, quelles variations la terre a su» dans ces premiers tem|)s ? »
c Ces expressions dubitatives, dit un savant théologien, ne préjugeaient rien, il est vrai; mais les intelligences de second et de troisième ordre acceptent de telles dioses comme des Térités désormais incontestables, parce qu'elles sont appuyées sur I autorité de deux nom.*» illustrés comme ceux de Frayssinous et de Cuvier ; et c'est ce qui arriva : le svstème des périodes indéterminées devint le dogme de tous les iournaux, de toutes les revues dites cathojî<fues, qui l'exploitèrent longtemps comme une mine féconde ; de là il passa dans les ouvrages d'écrivains catholiques, animés d'excellentes intentions ; alors journaux, re« vues, livres pullulèrent à l'envi pour rendre un culte au système devenu leur idole; chacun, sur cette base, exerça son imagi* nation è torturer le texte de Mo'ise pour 7 trouver ce qui n'y est pas, et à saisir quelques lambeaux de faits géologiques pour corroborer l'accord merveilleux des six /pa* queg de Mo'ise avec les couches du globe. Chaque nouvelle empreinte, chaoue nouveau fossile qu*on trouvait dans les assises du sol, était une démonstration qui fai-* sait tressaillir de joie et se pAmer d'ébabissement tous ces zélés défenseurs de la révélation, qui descendaient en esprit dans les profondeurs du sol pour y contempler les diverses assises dont ils n'avaient pas la plus légère notion, et pour y compter les fossiles sans savoir ce que c'était. La plupart de ces faiseurs d'articles et de volumes n'a^ vaicnt aucune notion des sciences naturel-
les, ils n'avaient pas n^émesouvent lu les ouvrages dont ils embrassaient les doctrines, ou bien ils les avaient lus sans pouvoie les comprendre. Faut-il s*étonner maintenant de rencontrer dans presque tou$ ces écrits, les principes scientifiques les plus déplorables, acceptés eomme des vérités; tels que, ^r exemple, le principe panthéiste matérialiste de la transformation des espèces animales et véjgétales (580). »
Le mot ydm qui signifie un jour naturel, et Qu'on a traduit par époque^ a bien, h la vérité, ce dernier sens queluuefois dans l'Ecriture, comme dans toutes les langues,, mais alors le contexte détermine clairement l'acception dans laquelle il convient de le prendre. Or, dans le premier chapitre de la fffRÀe, où ce terme est répété jusqu'à six fois, rien n'indique qu'il doive y recevoir: une signitteation autre que celle qui est la. plus naturelle et la plus commune. Loin de là, les mots ve$pere et mane^ soir et matin, emplojrés pour distinguer le commencement et la fin a un jour ordinaire, démontrent avec une iialpabie évidence qu*il s'agit d'un jour vul^ire et non d*un jour^^période o^ métaphorique ; de sorte qu en supposant à Moïse l'intention de Aire comprendre des jours semblables à ceux qui résultent au-r ^urd'hui de la révolution diurne du globe» il n'aurait pu se servir d'une expressioa plus précise et plus claire.
M. Marcel de Serres cite le quatrièmei verset du second chapitre de la Genèse comme un exemple ae l'emploi du roo4
Îfdm dans le sens d'épofue. En effet, c'est e sens qu il parait avoir dans ce verset, et il nous semble que cette signiûcatioa est peu favorable ici a l'opinion que soutient ce savant. On conçoit très-oien en effet que l'ensemble des six jours de la création puisse être considéré comme formant «ae époque ; mais l'esprit est moins satifait de l'idée qui se présenté relativement à ce verset, quand on regarde les six jours génésiaques comme six époques : on trouve alors qu'il est moins exact de se servir du mot époque pour désigner un ensemble d'époquee^ — Comment^' demande M. Marcel de Serres, d'après l>eluc, comment, en pariant de la première éfioque. Moïse aurait-il pu l'assimiler à des jours de vingt-quatre heures, puisque ceux-ci sont mesures par des révolutions de la terre sur son axe, en présence* du soleil, et que cet astre n'a été disposé qu'à la quatrième époque pour répandre la In^ mière sur la terre ?
Mais pourquoi vous plalt-il de vous embarrasser dans des diliicultés qui n'exis» tent que parce que vous voulez h toute force voir une création là où il n'y a qu'une réorganisation? Vous voulez que le soleil n'ait été créé que le quatrième jour, mais cela n'est dit nulle part. Nulle part il n'est écrit que la substance même du soleil et ' de là lune ait été appelée à exister pour la première fois le quatrième jour; le texte
(580) Dhw^ rhomne et te monde, I. 111, p. 206, par M. l/abN Mavpied.
JFOÙ
DiGTIONNÀIRË Dn COSMOGONIE