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ET DE PALEONTOLOGIE.
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Dièoie mot signifie un une chose» Ut une autre, selon les besoins du système? Moise emploie encore le même terme pour désigner la fin du sixième jour auquel la créalioD de rhomrae, des animaux saurages et domestiques, appartient. S'il y a eu une catastrophe, un boulerersement à la fin de cette *përio(le, comment les animaux actuellement existants, et l'homme principalement, cnt-ils pu échapper à cette rérolution ! Pourquoi d ailleurs ces anéantissements, ces destructions successives d'œuTres dont le Créateur «'était applaudi lui-même après les aroir faîtes, et dont il ayait dit, de chacune en particulier , qu'elle était bonne , et de ioutes ensemble, qu'elles et^eni par faiiemeni bonnes j talde boxa.
Remarquez ce regard complaisant du Créateur sur toutes les cnirres oui viennent de sortir de ses mains : Vidit Deue cuncia quœfecerai et erant valde bona. (G en. i, 31.) Nous appelons l'attention sur ce cuncia qum fecerat.
Bans tout ce récit de Thistorien sacré, si roa^ififfue quand on lui conserve sa simidicité originelle si naturelle et si vraie, il n'est nulle |iart question de destruction ou de substitution aune création nouvelle à une création détruite; et ce dernier verset, si précis et si clair, montre avec la dernière évidence que toutes les œuvres des six jours ^ont là, sous le re^rd du Dieu tout-puis* sanf qui les fit, qui les harmonisa, et qui Jes contemple avec amour : vidU DeuMcancla qaœ fecerai et erant talde bona,
£t cette divine approbation avait été don«> née par le Créateur a chacune de ses œuvres en particulier, au jour où elle fut faite, en sorte que tout concourt à montrer, avec une palpable évidence, qu'il n'y a rien de plus opposé au sentiment des ^éolo^es perio' diêtee que cette formule si précise, et que Ton ne peut sans bouleverser le langage et toutes les idées admettre, dans le récit sacré, ces destructions et ces catastrophes successives suivies de créations nouvelles qui ne sont mentionnées nulle part Plus on médite ce chapitre de la Geniee^
Î lus on le trouve, k chaque Jigne, contraire la théorie des jours - époaues. Moise y divise le temps d'après la méthode judaïque, comptant chaque jour du commencement de la soirée au commencement de la soirée sairaute. Aussi tous remarquerez que dans la formule répétée six fois : factum est vespere et manediesunus. ... secundus,,, terlt«#, etc., le vespere est toujours placé avant le wmne selon la manière de compter des Jui£i et de plusieurs autres peuples anciens. Est-ce pour plus de clarté et de précision que Moïse, emploie pour désigner une tooque dune durée indéfinie, une formule qui ne convient qu'à la désignation du jour ordinaire, et gui en est comme la définition et la caractéristique? Si le vespere signifie la fin d'une époque, il est assez étrange que la fin de la première époque soit mentionnée avant son commencement, Factumque est vespere et'mane^ d'us linm.
Mais on comprend fort bien que, la lumière s'étant manifestée par la volonté de Dieu k l'heure de midi, tradition consacrée par la manière de compter le temps chez les Juifs, etc., la durée qui s*écouIa depuis cette henre jusqu'à minuit ait été appelée soir^ et que la durée depuis minuit jusqu'au midi suivant ait été désignée par le terme de matin. Cet intervalle de temps d'un midi au midi suivant, du commencement d'un soir au commencement du soir suivant, est ce qui formait un jour chez les Juifs. Mais employé pour désigner une époque, ce lan-
Sage ne se comprend plus, le tespere qui ési[jne la fin de 1 époque étant constamment place avant le mane^^jui en désigne le com-* mencement.
Les géologues périodistes ont quelquefois recours S des interprétations qui font bien
Ku d'honneur à leur science ou à leur . nne foi. Ecoutez M. Godcfroy :
. « Bans la Genèse^ chaque |iériode de temps pu chaque ordre de création estpareillcinent limitée entre un soir et un matin : ainsi [ut fait du soir au matin le premier jour , le secondjour^etc.
«Mais les jours naturels, les jours so^ laires sont composés de jour et de nuit, en lemf)s moyen de douze heures de jour et de douze heures de nuit, et entre un soir et un matin il n'y a qu'un demi-jour ou douze heures, et , précisément, cette portion d'un jour naturel, ou ces douze heures comprises entre le soir et le matin sont les douze heu^ res de nuit. »
Alors très-satisfait de son observation
au'il croit ou feint de croire triomphante, ajoute : « Les jours genésiaques ne seraient-ils que des portions de jours? Voudrait-on que les jours de la création né fussent que des jours de nuit? » (P. U.)
Ce dernier trait lui a paru sans doute fortpiauant, mais assurément il n'y a pas un seul de nos lecteurs qui ne le regarde comme une preuve d'ignorance ou de mau-* vaise foi, car il n'y en a pas un seul qui ne sache que la traduction de M. Godefro^ : « Ainsi fut fait du soir au matin le premier jour, le second jour, etc. » est tout sjm* plement un contre-sens. Moise dit : « Et du. soir et du matin se fit le premier jour, le second jour, etc., » c'est-à-dire, que de^ douze heures appelées foir et des douz<} heures appelées mo/tn, se fit chacun des jours génésiaaues.
De telles ressources font peu d'honneur à un svstème.
. A la fin de l'article Godeitrot, nous avons déjà fait voir que le quatrième et le cinquième verset ne j>ermettént aucun dout3 sur l'existence du jour ordinaire dès le premier acte de la Toute-Puissance créatrice. Dieu sépara la lumière des téfkeb'res (ordon^ nasU qu'elles se succédassent Fune à Vautre. ajoute le P. de Carrières), et il donsM à la lumière le nom de jour et aux ténèbres le no» de nuit. Telle est Torigine du grand phéno* mène de la succession du jour et de la nuit; cette succession admirable de la lumière et
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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des ténèbres, Hotse tient à la simaler comme un effet de la puissance du Très-haut ; c*est Dieu qui t'a établie» et si nous en sommes peu frappés, c*est qu*il n'est point de phénomèue avec lequel nous soyons plus familiarisés ; mais pour qui y prend garde, il n'en est point déplus merveilleux. Moïse en précise rinstitution en termes qui ne laissent aucun doute possible. Dieu sépare la lumière des ténèbres à l'instant même où il vient de prononcer le fiât lux; à peine cette sublime parole est-elle dite, que l'ère d'un monde nouveau a commencé, laquelle se composera d'une succession indéfinie de jours et de nuits. Parmi les périodistes, les uns se sont tus sur ces versets^ comme M. Godefroy; les autres ont balbutié, comme M. Marcel de Serres (t. I*% p. 12 et (0). Ils ont compris que cette désignation si incontestable du jour et de la nuit et de leur succession dès le premier jour génésiaque, c'est-à-dire, pour eux, dès la première époque, est une chose assez embarrassante dans leur système. A quoi bon, en effet, mentionner le jour et la nuit et leur succession, trois immenses époques avant la création du soleil, pendant lesquelles la lumière régna sans partage, comme dit M. Godefroy ?
Moïse aurait dû réserver cette mention pour la quatrième époque : c'était si bien là sa place. S*il ne l'a pas fait, c'est aue les jours génésiaques sont des jours orainaires et non des jours-périodes (584).
Il ne fut jamais rien imaginé de plus contraire à l'esprit et à la lettre du récit de Moïse que lesjours-péricdesj ni de plus opposé en même temps à ht science. On veut que les six jours soient six époques; mais pourquoi donc six époques seulement, lors-
jusqu'à Tétage subapennin. Citons les propres paroles du plus savant, du plus eminent paléontologiste de notre époque : < Une première création, dit M. A* (fOrbigny, s'est montrée avec Tétage silurien. Après l'anéantissement de celle-ci, par une cause géologique quelconque , après un laps de temps consiaérable, une seconde création a eu lieu dans l'étage dévonien, et successivement VINGT-SEPT FOIS DES CBiATIONS DIS- TINCTES SONT VENUES BEPEtPLEE TOUTE' LA TBEEB DE SES PLAINTES ET DE SES ANIMAUX , h
là suite de chaque perturbation géologique qui avait tout détruit dans la nature vivante. Tel est le fait, le fait ceetain, mais incompréhensible , que nous nous bornons à constater, sans chercher à percer le mystère surhumain qui Tenvironne (S85). »
« Quand, sur les lieux, dans les étages qui
(584) La forme dn globe terrestre et son aplatis- Mineni aux pôles indiquent suffisamment i^"'u a dû tourner autour du soleil dés Torigioe de» choses. Or, d*aprés la Genè$e , cet astre n'aurait été fait qu*apréâ les végéuux , et , comme on trouve des Ira4'4;8 de végétaux dans les terrains de transition, il s'ensuivrait que la terre aurait tourné sans soleil
'se sont succédé régulièrement, on cherthe le mode de distribution de ces faunes suc* cessives , on trouve toigours que dans les dernières couches de l'étage inférieur s'arrête la faune de cet étage ; que le, elle 8*est entièrement anéantie : car les premières couches fossilifères de l'étage qui le reconm renferment, de suite, des êtres très-différents des premiers, et constituent une faune distincte de la faune de l'autre étage. It résulte de ces faits, que tout le monde peut constater dans la nature, et à tontes les époques géologiaues, que chacun démêlages qui se sont saccédé dans les âges du monde* renferme sa faune spéciale, bien tranchée, distincte des faunes inférieures et supérieu* res, et que ces faunes ne se sont pas snccédé par passage de forme ou par remplacement graduel, mais bien par anéantissemeot brusque. Comme, en effet, on ne rencontre nulle part de transition d'une faune spécifique k une autre, au contact de deux âm successifs ; que les. êtres se sont succède ï la surface du globe, non par modificatkui de formes animales, par passage , mais bioo
[)ar extinction des espèces existantes , et pir e renouvellement des espèces à chaque énoque géologique, l'extinction des espèces d une faune à chaque étage est évidemment un tait général aue contirrae, sar tous les points du globe, l'infection des limites des étages, et qui, en aucune manière, nepeat être révoqué en doute, (586). »
« Sur tous les noints où il v a diseor* dance, dit un peu plus loin le même anteuri nous trouvons les limites tranchées entre les étapes géologiques superposés, et les faunei qu'ils renferment. Sur tous les points où h concordance existe, où les étages se soot succédé régulièrement, dans leur ordre naturel chronolugique, dans tous les terrains jarassiques des côtes du Calvados, des Deui* Sèvres et de la Charente -Inférieure; dans tous les étages jurassiques et crétacés des Alpes ; dans les étages triasiques, jurassi* ques, crétacés et terliaires superposés saas lacune et sans grande discordance, des Vosges jusqu'en Touraine, ou dans vingt-deui étages sur vingt-sept, que trouvons-nous encore? Nous remarquons que sur les points concordants, les étages sont aussi bien marqués, et qu'ils r^iferment, comme leséta^^ discordants, des faunes spéciales distincîeSf s'arrètant aux mêmes limites. Da reste, quand nous voyons que , depuis notre époque, aucune espèce n a disparu de la faone actuelle, on ne pourrait expliquer les fan* nés successives des étages concordants des régions non disloquées sans des effets généraux produits par une dislocation partielle d'un point quelconque. Il est donc évident que Feffet prévu aux causes géologique
pendant toute la période des terrains primiti/i^ et ^ Iranâîlion. L*arffument lire de raplati&semeot v la terre ans pôles est pcremploîre contre TopiaioA des jourê-pénodes,
(585) Court ilém. ât Paiéontotogit^ U II, p. tdl.
(586} Ibid., p. 25i.
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s'est réalisé sur tous les points, puisque des bassins géoIogicTues, restés, pour ainsi dire, intacts, sans dislocation apparente, pendant la plus grande partie des Ages du monde, n'en remennent pas moins des faunes aussi distinctes que les points disloqués. Ce lait reste donc définitirement acquis à la science» que les bunes terrestres et marines ont été anéanties à chaque époque géologique ; que dès lors chaque cnangement chronologique de laune dans les étapes dénote une perturbation géolo^que universelle; et que cesfaunes successives, composées d'espèces, sont les caractères les plus constants qu'on puisse invoquer pour distinguer les divers âges géologiques des couches stratifiées depuis le commencement de Vanimalisation sur le globe terrestre (587). »
Rien ne sera plus facile que de constater ce faiit pour chacun des vingt-sept éta^ifes qui composent Téchelle des terrains fossilifères et dont on trouvera Thistoire dans autant d'articles de ce Dictionnaire.
En présence de ee résultat le plus incontestable de la science, on ne peut que déplorer Taveuglement de ces savants qui s'obstinent â chercher une cosmosonie dans le premier diapitre de la Gèni$e^ et qui ont imaginé les j&urê-époque$f prétendant concilier ainsi avec le teite sacre les découvertes de la science, la formation des terrains et Tensevelissement des fossiles. Quand cette triste théorie s'est introauite, la géologie et la paléontologie étaient encore au berccau« Ces deui sciences ont singulièrement progressé depuis Deluc, et, à mesure qu'elles ont avancé, les difficultés se sont multipliées contre le système prétendu conciliateur. Il M reçD d'abord un orand échec, lorsqu'il y a quelques annéest »^ télescope de Ross fit voir des étoiles parfaites là où Ton prétendait voir de la matière nébulaire et diffuse qui se transformait en- mondes nouveaui, et aujourd'hui enfin ce système reçoit le coup de ^âce par les découvertes de la paléontologie, qui démontre avec la dernière évidence, et par des preuves de fait, que ce ne sont jpas six époques^ six révolubons, six créations seulement qu'il faudrait, pour concilier Moïse avec la science, mais vingtsept au moins pour expliquer la destruction et le renouvellement des êtres organisés, «dmaiix et végétaux, à la surface de notre frianèle.
Dans ces vingt-sept époques, ne sont point comprises la première et la seconde époque, 4m le premier et le second jour de la Genèse. Ces deux époques-là , la science ne peut les atteindre. Aussi l'imagination de nos oosmogonistes y est à l'aise. Toutefois , il s'en faut que ee qu'ils en ont dit soit à l'abri de tout eontrAle, comme nous l'avons montré à l'article GoDBFROT, et comme nous le ferons ▼oir encore à l'article Maegbl de Sbeabs, etc. Afrivé à la troisième époque, l'embarras devient sérieux. Les partisans des joiirv-p^ ricdee ne voudraient , dans les terrains pa^
léozoiques, que des végétaux; Moise ne mentionne, en eflet, le troisième jour, que la création des plantes. Hais, dans ces premiers terrains fossilifères, n'ya-t-11 effectivement que des végétaux? Il le faudrait, pour les besoins du système , mais voilà qu'A s'y trouve une faune de plus de 3,180 es|)èces. Avant l'apparition des êtres organisés , il fal* lait que les continents fussent devenas stables, que les mers fussent circonscrites, que la température f6t propre à l'animalisation.
« Enfin, dit un profond observateur, la Toute- Puissance créatrice se meta l'cBUvre; les continents se couvrent de végétaux : les mers renfermentdans leur sein de nombreux animaux* Tous ces êtres ont-ils été créésà la fois ou successivement? Ont-ils couvert tout le glol>e à la fois ou se sont-ils répandus peu à peu dans les mers? Telles sont les deux graves questions que nous devons d'abord nous adresser, en cherchant à y répondre. Pour que l'harmonie de l'ensemble existât dans la nature , il fallait que tous les êtres fussent créés à la fois , cartons vivent aux dépens les uns des autres On sait que beaucoup d'animaux vivent de débris de végétaux , et que le plus grand nombre se nourrissent u'êtres plus petits: c'est au moins la loi générale actuelle. Ce fait, doit faire croire aprjort , que les plantes et les animaux ont été créés à la fois. Cest aussi ce que présente la nature ancienne* puisque les mêmes couches renferment simultanément un grand nombre d'animaux de toutes les classes et des plantes marines. La première question semblerait donc être résolue, par le raisonnement aussi bien que par les faits, dans le sens d'une création générale simultanée. Pour répondre à la seconde question, les faits viendraient encore f trouver que , lors de cette première animaisation du glol>e, comme à toutes les créations suct^essives qui ont suivi, les êtres ont été créés partout à la fois ; car on trouve, sur tous les points du globe , les mêmes êtres, les mêmes étages, quelle que soit» du reste, la distance des points entre eux ; et les formes animales nées en Europe avec la première animalisation du globe, sont identiques à ci'lies qu'on trouve dans les autres parties du monde. Nous devons d'autant plus le croire que les mêmes résultats se montrent à chacun des étages qui se sont succédé de* depuis le commencement du monde animé jusqu'à présent, et notamment quatre fois dans les terrains paléozoîques.
« Les terrains paléoxoiques avaient des continents et des mers.... Toutes les classes marines y étaient représentées, et il n'y manquait aucune des formes types de classes que nous avons aujourd'hui ; toutes soumises aux mêmes lois que les êtres actuels par rapport à leurs zones de profondeur dans les mers.
« Il n'y avait pas moins d'animation sur les continents : des insectes nombreux re»>irent l'air en nature par des trachées; ues arachnides respirant par des poumons, animaient, de leurs brillantes couleurs » des
iStT) Cemn éUmenlâre de P^éoatologie, L ii, f, SHS.